[Portrait] Huseyin Besok,, le Roi du basket Turc
Portrait
A une époque où les pivots de grande envergure en Turquie sont peu présents, il est arrivé à point nommé. Hüseyin Beşok, un des pivots les plus marquants de son époque, gagnant dans tous les clubs où il a évolué. Surtout, un joueur avec une science du basket phénoménale qui a été capable de repousser les frontières.
DE KARSIYAKA A ISTANBUL, LE DEBUT DE L’ELDORADO POUR BESOK
Dans chaque décennie, dans le sport en général ou au basket en particulier, il existe des creux générationnels. Des manques qui reviennent sur le devant de la scène au sein de clubs non préparés et qui tentent de combler, à l’étranger, ce manque. Dans le basket turc, les grands joueurs, c’est-à-dire au-delà de 2m10, ont toujours été un matériau rare. Certes, il y a eu dans les années 60-70, Hüseyin Alp (décédé en 1983), un solide gaillard de 2m15 qui a même eu par la suite une petite carrière au cinéma face à l’Astérix turc (l’acteur Kartal Tibet, qui jouait le rôle de Tarkan dans une sorte de péplum sauce turque). Dans les années 80, plus grand encore, avec le sympathique Halil İbrahim Kuzucu (décédé en 2007) et ses 2m28 et qui fera une carrière télévisuelle par la suite. Dès lors, au début des années 90, chez les grands ou géants, il n’y a que le pivot Tamer Oyguç qui évolue alors au sein de l’Efes Pilsen (aujourd’hui Anadolu Efes, double tenant en titre de l’Euroleague). Un solide pivot certes mais bien seul dans ce désert turc. Dans ces conditions, il faut chercher le renouveau du côté d’Izmir, sur la côte ouest turc, le joueur pouvant compléter et prendre la relève d’Oyguç dans les années à venir. Avec ses 2m11, Hüseyin Beşok et ses 17 printemps, né en 1975, représentent le joueur à polir pour le basket turc. Au sein du Pınar Karşıyaka, une institution du basket turc (champion national en 1986 et en 2015 au nez et la barbe des clubs d’Istanbul), le jeune Beşok commence à faire ses classes durant deux saisons (entre 1992 et 1994).

Son évolution va prendre un nouveau chemin car le bonhomme tape dans l’œil du mastodonte en devenir d’Istanbul. Surtout de son coach, le précurseur Aydın Örs dont la matrice principale est tournée vers la formation de jeunes joueurs. Un homme qui mérite mille hommages tant il a fait pour le basket turc et qui n’a jamais hésité à lancer dans le grand bain les jeunes qui lui ont rendu au centuple. Dans ces conditions, Hüseyin Beşok intègre alors l’équipe d’Efes Pilsen à partir de la saison 1994-1995. Pas la meilleure saison du club turc vainqueur une saison auparavant du championnat et de la Coupe de Turquie mais qui a vu partir en Italie, son meneur légendaire, le génial n°7 Petar Naumoski. Dans une équipe en transition donc, Beşok trouve sur son chemin Tamer Oyguç et l’Américain Reggie Cross. Mais également l’ossature de l’équipe d’Efes qui va mettre son embargo sur bon nombre de titres dans les années 90 en Turquie. Avec notamment Ufuk Sarıca (coach actuel de Karşıyaka), Volkan Aydın le sniper à trois points du club et un petit jeune arrivé de Novi Pazar en ex-Yougoslavie la même année que Beşok, un certain Mirsad Türkcan. Beşok dont le nom signifie « cinq flèches » apprend et ne fait pas parti outre mesure de l’effectif durant cette saison au contact des quatre autres flèches (Sarıca, Oyguç, Türkcan et Aydın). Cependant, patience car après cette saison à l’envers, coach Örs décide de rapatrier son élève Naumoski d’Italie en lieu et place d’un Chris Corchiani peu en verve lors de la saison 1995-1996. Une décision pleine de bon sens tant les deux parties ne peuvent faire l’une sans l’autre malgré une Coupe Saporta remportée par le Macédonien en Italie. Outre Naumoski donc, Örs oriente son équipe vers de l’impact et du muscle en transférant de Pau-Orthez le regretté Conrad McRae (décédé en 2000) dont les fans turcs parlent encore aujourd’hui avec tristesse. Pour compléter ce tableau, citons enfin Murat Evliyaoğlu arrivé lui de PTT Ankara, aujourd’hui connu comme étant le Türk Telekom, club des télécommunications turques. Une équipe plus complète qui fait corps avec son coach avec deux jeunes d’avenir en la personne de Türkcan et Beşok.
LE TOURNANT DE LA COUPE KORAC ET INSTALLATION PROGRESSIVE DE BESOK
Si Türkcan a eu sa chance plus rapidement notamment lors de la rencontre d’Euroleague du 12 janvier 1995 au Pirée face à l’Olympiakos (victoire turque 79-56 et un Türkcan de feu), Beşok a dû patienter un peu plus longtemps. Le destin aime les rencontres entre les clubs grecs et turcs et pour le pivot turc, ce coup de pouce arrive lors de la phase de groupe de la Coupe Koraç en 1995 face au club grec du Panionios. Mal embarqué, le club turc souffre le martyr face aux coéquipiers du gaucher yougoslave Žarko Paspalj et du meneur grec Georgios Kalaitzis (double vainqueur de l’Euroleague en 2000 et 2002 avec le « Pana » de coach « Obra »). Une véritable partie d’échec qui rend fou tous les joueurs et les coachs mais qui permet à celui d’Efes de lancer comme va-tout dans le (grand) bain le grand « Hüso » Beşok. Dès lors, sur la dernière possession le pivot turc de 21 ans ne s’en laisse pas compter en récupérant la balle sous le cercle. Par la suite, avec un jeu dos au panier puissant, ses grands compas, Beşok se retourne façon Kareem Abdul-Jabbar. Un « hook shot » plus tard et le pivot turc marque le panier de la gagne. Ce qui permet à son équipe de remporter la mise 68-66 et lancer l’acte fondateur du titre européen remporté en mars 1996 face aux Italiens du Stefanel Milano. Une belle saison également qui se solde par un triplé Championnat-Coupe de Turquie-Coupe Koraç pour les hommes d’Aydın Örs.

A partir de là, même si Beşok est utilisé avec parcimonie, petit à petit, le jeune pivot commence à se faire une place et un nom dans l’équipe d’Istanbul. Grâce à son apport de pivot massif, technique et capable de lire le jeu, celui d’Efes devient impossible à déjouer. Avec un Naumoski à la mène et des tireurs à trois points de la trempe d’Ufuk Sarıca, Volkan Aydın et Murat Evliyaoğlu, les exploits s’enchaînent. Pour Beşok, c’est également la découverte de l’Euroleague et des affres des compétitions européennes pour un club turc dont la malédiction frappait souvent à cette époque au stade des quarts de finale. Mais qu’à cela ne tienne, durant sept saisons, Hüseyin Beşok remplit son armoire à trophée et commence à prendre la relève d’Oyguç à partir de la saison 1997/1998 avec plus de minutes de jeu (une bonne vingtaine en moyenne) et des stats (de 8 à 12 points de moyenne jusqu’à son départ en 2001 du club et 4 à 9 rebonds) en hausse. Deux championnats turcs glanés en 1996 et 1997, quatre coupes de Turquie (1996, 1997, 1998 et 2001) et trois coupes du président (1996, 1998, 2000). De plus, un bonheur n’arrivant jamais seul, Beşok intègre durant cette même période l’équipe nationale turque et participera tout au long de sa carrière à quatre Eurobasket (1997, 1999, 2001 et 2003) et un Championnat du monde (2002, aux Etats-Unis). Une période où la fratrie Beşok est également présente dans le championnat turc puisque Faruk, son grand frère, évolue durant sa carrière dans bon nombre de clubs et notamment Beşiktaş. Beşok ferraille durant sept saisons au sein d’Efes Pilsen à batailler face à des golgoths tels que Tanoka Beard, Pete Williams, Quadre Lollis (Ülkerspor), Rashard Griffith, Marc Jackson, Mehmet Okur (Tofaş Bursa), Dallas Comegys, Mitch Smith (Fenerbahçe). Et cela malgré la concurrence dans son club (Derrick Alston, Mark Pope), l’heure du départ sonne bientôt pour le joueur de 2m11.
L’HEURE DU CHOIX POUR BESOK ET DÉCOUVERTE D’AUTRES CULTURES
Dès lors, sept saisons au sein du même club, c’est long mais à 26 ans lors de la saison 2000/2001, il faut faire un choix. Si ses potes Mirsad Türkcan et Hedo Türkoğlu ont tenté l’aventure américaine en NBA avec plus (drafté et jouant avec Sacramento pour Türkoğlu) ou moins (retour en Europe, au Paris Basket Racing après une période américaine tronquée pour Türkcan), Beşok choisit l’Europe pour se développer. Pas trop loin de la Turquie géographiquement parlant pour faire carrière mais au sein d’une équipe qui fait corps avec son pays. Direction Israël donc pour le pivot turc au sein du « club-nation » du Maccabi Tel-Aviv. Tenant du titre de la Suproleague lors de la saison 2000/2001, une compétition dissidente de l’Euroleague, le club israélien a une équipe à faire pâlir d’envie n’importe quelle escouade européenne voire américaine sur le papier.
Pêle-mêle, citons Anthony Parker, le meneur américano-slovène Ariel McDonald, le pivot croate Nikola Vujčić, le meneur israélo-américain Derrick Sharp, le pivot serbe (et israélien) Radisav Ćurčić, l’arrière Tal Burstein et le pivot américain Nate Huffman (décédé en 2015). Bref, du lourd surtout au poste de pivot avec Vujčić, Ćurčić et Huffman et qui promet à Hüseyin Beşok le fin fond du banc du Maccabi même si les deux premiers auront peu de temps de jeu. Pourtant, le Turc est solide, fort et sa saison est loin d’être anodine puisqu’il obtient du temps de jeu derrière Huffman notamment. Bon aux rebonds (il termine troisième avec 66, en total cumulé dans cet exercice derrière Huffman et Parker) et apportant son écot en attaque également (septième meilleur marqueur avec 105 points), Beşok s’en sort avec les honneurs. Pour le Maccabi, du classique en championnat avec un nouveau titre cette saison-là mais une élimination en demi-finale d’Euroleague face au futur vainqueur, le Panathinaïkos du Serbe Dejan Bodiroga et du Turc İbrahim Kutluay meilleur marqueur en finale avec 22 points face au Kinder Bologna d’Antoine Rigaudeau et Manu Ginóbili. Dans une compétition où, individuellement, d’autres Turcs se sont mis en valeur (Mirsad Türkcan, Mehmet Okur voire Asım Pars), Hüseyin Beşok apparaît loin dans la hiérarchie. Qu’à cela ne tienne, la saison suivante peut tenter de sauver cette apparence mais si, une nouvelle fois, Beşok remporte le titre de champion d’Israël avec le Maccabi, aussi bien en championnat qu’en Euroleague, le compte n’y est pas avec des stats en recul en termes de points cumulés (103) et rebonds (56). Surtout, le Maccabi est éliminé en phase de groupes lors des 16èmes de finales où seuls les clubs prenant la première place de leur groupe se qualifient pour le Final Four. Dès lors, après deux saisons somme toute correctes mais pas exceptionnelles non plus, le grand pivot quitte le Maccabi. Direction la Croatie, au Sunce (aujourd’hui KK) Šibenik lors de la saison 2003/2004, club du mythe du basket européen, le regretté Dražen Petrović. Là-bas, pas grand-chose à dire si ce n’est que Beşok passe la majeure partie de sa saison avec une blessure tenace même si son club arrive en demi-finale de la Ligue Adriatique. Suffisant toutefois pour lui permettre d’attraper un vol, direction la France où la LNB va apprendre à découvrir le massif turc lors de la saison 2004/2005.
RETROUVAILLES ENTRE TURCS, TITRES EN PAGAILLE ET DOMINATION SANS PARTAGE
C’est un fait avéré et personne dans le sport turc ne peut le nier. Le Turc et plus encore le sportif est un affectif et a besoin de confiance. Ce qui est désigné au pays par un terme, « duygusal olmak », c’est-à-dire être un sentimental ayant besoin d’avoir autour de soi un lien de confiance est matérialisé dans le sport par cette volonté d’avoir un point d’accroche. Dès lors, en France, Hüseyin Beşok trouve ce point en la personne du « maestro » Erman Kunter au sein de l’ASVEL. Dans une équipe plutôt solide sur le papier avec, outre le pivot turc, le trio de feu composé de l’arrière US Terrell Lyday, du « divin chauve » suisse Harold Mrazek et du pivot croate (avec passeport turc) Tomislav Ružić, celle-ci a plutôt fière allure. Dès lors, tout se passe bien pour l’ASVEL avec un Beşok qui trouve rapidement ses marques au scoring et aux rebonds afin d’aider son club à bien figurer. Avec le Turc, Lyday et Ružić en leaders, l’ASVEL termine à la seconde place de saison régulière derrière Le Mans seulement différencié par le point-average. Sur le plan européen toutefois, pas de miracle mais peut-on parler de miracle quand on affronte le Maccabi, Barcelone, le Žalgiris Kaunas ou Montepaschi Sienne ? Toujours est-il que l’ASVEL termine dernière de son groupe avec 2 petites victoires en 14 journée. Beşok finissant tout de même meilleur marqueur de l’équipe avec 17 points de moyenne, 10 rebonds et 3 passes. En LNB, le Turc ne fait pas non plus dans la dentelle et termine la saison avec 16 points, 10 rebonds et 4 offrandes en moyenne. Si Beşok fait preuve de solidité, son équipe se fait éliminer en demi-finale des play-offs, ce qui sera fatal pour le coach Kunter, débarqué à l’issue de cette saison pourtant pas infâme, loin de là. Hüseyin Beşok, quant à lui, a démontré, après des exercices précédents mitigés qu’il en avait sous la semelle. Surtout, le Turc trouve après le panier de crabe rhodanien, un autre point de chute qui va lui permettre de se révéler lors de la saison 2005/2006.

Plus précisément, dans la Sarthe avec le club orange et bleu dans lequel Beşok retrouve un autre Ružić en la personne de Jurica Ružić ainsi que Kenny Gregory, Jermaine Guice, Eric Campbell, JD Jackson, Alain Koffi, Yannick Bokolo et Pape-Philippe Amagou, des valeurs sûres du championnat français. Pour la petite histoire, un jeune basketteur évolue également dans cette équipe cette saison-là, un certain Nicolas Batum, 18 ans. Sans compter le coach qui n’est autre que Vincent Collet, actuel sélectionneur des « Bleus ». Plutôt pas mal dans cette équipe qui participe également à l’Eurocup (élimination au premier tour). Dès lors, Hüseyin le « Magnifique » se fait un prénom dans le championnat de France et participe activement à cette saison qui va rester dans l’histoire du club. Si Le Mans termine à une piètre cinquième place lors de la saison régulière, la fin de saison se termine en boulet de canon. En Semaine des As pour commencer à Dijon derrière un Eric Campbell décisif sur toutes les lignes et qui termine MVP du tournoi avec 17 points, 6 rebonds et 2 passes en finale face à Bourg en Bresse (victoire 78-60 des Manceaux). Ensuite, en play-offs face de nouveau à Bourg-en-Bresse pour une victoire finale du Mans deux manches à une. Après avoir éliminé l’ASVEL en quarts de finale en deux manches sèches puis le leader de la saison régulière Pau-Orthez, également en deux parties, Le Mans affronte Nancy en finale à Bercy. Dans une rencontre de haute volée, les Manceaux remportent finalement la mise sur le score de 93-88 grâce à une doublette de folie. 26 points pour Beşok et 25 pour Campbell, ce qui permet au club sarthois de glaner un quatrième titre national. Le Turc remportant après la Turquie et Israël, son cinquième titre dans trois pays différents. Avec 15 points de moyenne en LNB assortis de 10 rebonds et 3 passes de moyenne sans compter, en dix parties de coupe d’Europe, les 18 points, 10 rebonds et 3 passes, et on comprend que le natif d’Izmir a vécu une saison splendide. Une domination sans partage du cercle avec des artificiers tels que Campbell et Guice, voilà la recette explosive menée de main de maître par Vincent Collet.
Après cette saison de haute volée, Le Mans ne peut garder davantage le pivot dans son effectif. Ce dernier s’envole donc pour la Pologne et le club de Prokom à Gdynia, au nord du pays, près de la Mer Baltique et de la ville de Gdansk lors de la saison 2006/2007. Au sein de l’équipe polonaise, Hüseyin Beşok reprend ses bonnes vieilles habitudes dans une équipe où l’on retrouve les arrières porto-ricains Christian Dalmau et Lituanien Donatas Slanina en tête d’affiche. Le pivot turc remporte une nouvelle fois un championnat avec son club face au Turów Zgorzelec sans coup férir, victoire quatre rencontres à une. Sur la scène européenne, belle performance également à signaler pour Prokom en Euroleague qui finit dans le groupe A à une cinquième place qualificative pour le groupe suivant. Avec de sacrés clients en face tels que Tau Cerámica (aujourd’hui Cazoo Baskonia), le Dynamo Moscou, l’Olympiacos et Efes Pilsen mais devant Bologne et… Le Mans. Avec, en prime, deux victoires en Pologne et en France face aux Manceaux, Beşok se rappelle également aux bons souvenirs de son ancienne équipe.
RETOUR EN TURQUIE, TOUR DES CLUBS, RETRAITE ET CARRIÈRE
Après six saisons pleines de succès en Europe, Hüseyin Beşok revient en Turquie lors de la saison 2007/2008 à l’âge de 32 ans. Ses meilleures années derrière lui, le pivot écume dès lors les clubs du championnat en allant tour à tour à Galatasaray pour deux saisons (jusqu’en 2009), la seule fois depuis l’épisode du Maccabi entre 2001 et 2003 durant laquelle Beşok évolue plus d’une saison dans un club. Par la suite, entre Ankara (Türk Telekom et Hacettepe Üniversitesi), Izmir (Aliağa Petkim) et Istanbul avec Beşiktaş, durant ces six saisons, entre 2007 et 2013, Beşok alterne sur un mode courant alternatif. Capable de pointes pouvant atteindre jusqu’à plus de 20 points par moments mais également avec de longues absences sur blessure. Malgré tout, ses équipes peuvent s’appuyer sur sa force de frappe et son gabarit même si les genoux commencent à grincer. Dès lors, il boucle la boucle lors de la saison 2013/2014 au Telekom en ayant joué seulement quatre rencontres avec le club d’Ankara. 22 années de carrière au final, de nombreux titres et des performances de choix, Hüseyin Beşok a donc marqué le basket turc et européen de son immense talent.

Surtout, le pivot a parfaitement fait le lien générationnel entre les pivots turcs. Prenant la relève de Tamer Oyguç, l’équipe nationale a pu s’appuyer sur sa force dissuasive sous le cercle. A son tour, par la suite, il a permis à des jeunes joueurs tels que Semih Erden (drafté en NBA par les Celtics en 2008) ou encore Oğuz Savaş (au Fenerbahçe durant neuf saisons) de se révéler. Une relève que prend désormais avec plus de souplesse un certain Alperen Şengün en NBA (2m11 également et qui évolue aux Rockets). Pour Beşok, une histoire de famille également puisque son frère, Faruk, est désormais entraîneur dans un club d’Izmir, à Bornova et son neveu (le fils de Faruk) est également basketteur. Hüseyin, quant à lui, est désormais un cadre dirigeant au sein de la Fédération de basket de Turquie dont le président n’est autre que son ancien coéquipier, Hidayet Türkoğlu. Le vice-président est également un ancien coéquipier de Beşok et Türkoğlu, en la personne d’Ömer Onan. Trois des médaillés d’argent lors de l’Eurobasket 2001 qui a eu lieu en Turquie, et qui fait partie de la meilleure performance jusqu’ici du pays, avec la médaille (toujours d’argent) récoltée en 2010 lors du Championnat du monde qui a eu lieu en… Turquie. Entre histoire familiale, génération de joueurs qui tentent de redorer le blason du basket turc en sélection et tout simplement talent des anciens, Hüseyin Beşok est donc un monument du basket de son pays. Un joueur un peu à l’ancienne par rapport à des Türkcan ou Türkoğlu plus complet mais qui a permis à un poste pas spécialement pourvu en Turquie d’être reconnu. Rien que pour cela, la Turquie dit merci à monsieur Beşok et attend avec impatience que ses successeurs aient un tel palmarès !!



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