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ITW Billy Joe Williams : « L’année du titre européen, je devais jouer à Limoges »

Interview

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

Billy Joe Williams, un joueur rare, dont on ne trouve que peu d’infos sur le net. Il se raconte lors de cette interview en toute honnêteté et franchise avec beaucoup de recul sur le basket mais aussi sur ses choix de carrière.

Basket Retro : Bonjour, Billy Joe, je souhaiterais vous demander comment s’est déroulée votre première rencontre avec la balle orange?

Billy Joe Williams : Quand j’ai eu 16 ans je n’avais qu’une motivation pour le basket-ball, battre mes deux grands-frères. Je suis le plus petit et vous savez ce que c’est , vous êtes le plus faible, le plus mauvais. Ma motivation était seulement d’être meilleur. Et puis un jour, je les ai battus, j’ai donc voulu aller plus loin dans ce sport.

BR : Comment avez-vous été détecté?

BJW : Le basket c’est sérieux aux États-Unis, ça l’est plus maintenant que quand j’avais 15 ans mais c’était déjà sérieux. Je me suis inscrit en high school, une petite high school catholique où j’ai effectué mes trois années. Tout s’est bien passé car j’ai été invité à différents matchs All-star, mais c’était une tout petite high school de la banlieue de Cleveland. J’ai été nommé MVP d’un All-Star Game et des universités ont commencé à s’intéresser à moi à partir de ce moment-là.

BR : C’était le bon moment pour recevoir une bourse et être intégré dans une université?

 » J’ai été nommé MVP d’un All-Star Game « 

BJW : J’ai pu poser un premier pied après ce All-star Game dans le « college world » mais le problème est que les gros programmes ont entendu parler de moi seulement après mon année senior. J’ai toujours eu un seul plan, intégrer Leary Catholic High School de mes deux grands frères et de ma sœur, ce que j’ai fait. Mes parents n’étaient pas très enthousiastes, cela coûtait cher mais j’étais très motivé d’y rentrer pour y jouer au basket. Ni l’un ni l’autre avaient été sportifs, ils ne comprenaient pas mon envie.

BR : Comment s’est déroulée votre carrière universitaire?

BJW : Trois arrières venaient d’être diplômés et ont donc quitté l’université. Nous étions trois nouveaux arrières à intégrer l’équipe, je pensais avoir une bonne opportunité de jouer. Un était parmi le 60 meilleurs joueurs de high school, deuxième arrière, et le second était un All-American dans son junior college, meneur de jeu. Ils leur ont promis beaucoup de choses, et ça, je ne le savais pas. Ils m’avaient signé en premier ne sachant pas si les deux autres allaient signer. Finalement le second signe puis quelques semaines après le troisième arrière signe  aussi.

BR : Étaient-ils meilleurs que vous?

BJW : Le top soixante avait aussi fait partie du même All-Star Game que moi et , sincèrement, je l’avais pas trouvé au niveau pour être dans ce classement. Mais il y avait une grosse hype autour de lui. Le meneur était vraiment très fort, lui. La saison débute, je jouais peu donc je quitte l’équipe. Mais je ne quitte pas le campus. Je me suis dit que j’allais attendre la fin de mon année de freshman puis demander un transfert. Et en décembre, à mi-saison, le point guard se blesse au genoux, out six semaines au minimum.

BR : Mais vous ne faisiez plus partie de l’équipe?

BJW : Non mais ils m’ont rappelé. Je me suis senti mal pour lui mais je me suis dit que c’était ma chance. Et ils m’ont directement fait intégrer le cinq majeur. En deuxième arrière, le titulaire habituel a pris la place de meneur.

BR : Et au bout de six semaines, qu’est-il arrivé?

 » je me suis dit que c’était ma chance « 

BJW : On a tourné à trois sur les deux postes. J’étais à environ vingt minutes de moyenne et dix points. Mais la cassure était faite. Ils ne m’ont pas mis là parce qu’ils le voulaient mais parce qu’ils n’ont pas eu le choix. Ils étaient forcés de me faire jouer. Ça les a contrarié mais j’ai demandé mon transfert en fin de saison. Je suis parti jouer pour Bob Huggins, une légende du coaching en université avec plus de neuf cents victoires, à l’époque à Walsh en NAIA. J’ai été nommé All-American en compagnie de Terry Porter et Dennis Rodman.

BR : Vous n’intégrez pas la NBA mais vous décidez de faire du basket votre métier.

BJW : A la sortie de l’université de Walsh j’ai reçu un courrier, comme tous les All-American de divisions universitaires inférieures, d’un agent allemand. Il expliquait qu’on était assez bons pour faire carrière en Europe. Je suis parti jouer quelques matchs amicaux pour me montrer. Cet agent avait une connexion avec le Président Eisenbach (SLUC Nancy). Lors de ces matchs amicaux j’ai pu jouer avec Pascal Dassonville, Fred Domon, à l’époque joueurs du SLUC Nancy. J’ai également rencontré le coach Roger Tank.

BR : Votre aventure en Europe a donc débuté avec le SLUC Nancy.

BJW : Oui, pour la saison 1985-86. Puis je suis allé jouer à Monaco. Le coach était américain, Bill Sweek. Il avait entendu parler de moi par le coach du Mans, Kenny Grant Sr. Robert Smith jouait là-bas à l’époque. Il était très bon et j’aimais jouer avec de bons meneurs de jeu. Au bout de trois saisons on a atteint notre plafond en terme de jeu. Et on jouait de malchance en playoffs avec les blessures, une année c’est Philippe Szanyel, la suivante Robert… On avait un bon cinq majeur mais le banc n’était pas profond. On ne pouvait pas palier les absences, c’est pour ça qu’on n’a jamais eu de bons résultats en playoffs. Il faut au moins huit bons joueurs pour former une équipe, pas cinq ou six. Et à part Szanyel, nous n’avons jamais eu d’intérieur dominant. Un moment nous avons eu Elvis Rolle, un intérieur qui est arrivé d’Italie car les présidents de nos deux clubs étaient proches mais il n’a pas été désiré par le coach.

BR : Pourquoi ?

BJW : Je pense que Bill n’aimait pas l’idée que ce ne soit pas lui qui ait choisi Elvis et en plus, dès que quelque chose n’allait pas dans le sens d’Elvis, il allait se plaindre au président directement. Une mauvaise idée de mon point de vue, pour être honnête. Ça a envenimé les relations à l’intérieur de l’équipe, ajouté au fait que Monaco avait du mal à payer ses joueurs à leur juste valeur à l’époque. Aimé Toupane est parti, Robert Smith aussi. Moi il me payait, mais je ne sais pas pourquoi moi et pas les autres. Je suis resté aussi longtemps que possible mais les résultats ont commencé à décroitre. Le recrutement était d’un niveau moins bon. Je suis parti quand ils sont descendus.

BR : Quel a été le joueur qui vous a le plus impressionné, celui avec lequel vous avez préféré jouer?

BJW : Plusieurs, Smith, Szanyel, Toupane et Rolle. Mais à nous cinq ce n’était pas suffisant pour faire une équipe. Et ça ne l’a pas fait entre Rolle et le reste de l’équipe. Il montrait ses désaccords avec le coach. Je ne faisais pas ça parce que, vous savez, à la fin de la journée le coach reste celui qui décide.

 » Je suis parti quand ils sont descendus « 

BR : Est-ce que la vie à Monaco vous plaisait? Vous préfériez le climat à Nancy?

© MaxiBasket

BJW : J’ai vraiment aimé Nancy, la place Stanislas, les boîtes de nuit. Monaco, je suis tombé amoureux de cette ville, j’y suis resté cinq saisons. Et les gens parlaient anglais ce qui n’était pas le cas à Nancy. Et moi je ne parlais pas français.

BR : Puis vous quittez Monaco. Pour quel club?

BJW : Paris. Ce fut une situation compliquée. Je devais aller jouer pour Limoges mais finalement j’ai choisi Paris en partie pour Andy Fields qui était un bon ami. Mon agent était Didier Rose à cette époque, très implanté à Limoges. Et il me forçait la main pour aller jouer à Limoges, c’était sportivement le meilleur choix sportif et financier même si Paris était allé loin en playoffs la saison précédente. Mais ma femme à l’époque était américaine et elle préférait vivre dans une grande ville. C’était important que je fasse ce choix pour ma vie de famille mais pas forcément pour ma carrière. J’ai aussi dit non à Cholet.

 » Je devais aller jouer pour Limoges mais finalement j’ai choisi Paris « 

BR : Et compte-tenu des résultats de Limoges, vous n’avez pas été déçu de votre choix?

BJW : Ils ont pris Ken Dancy à ma place mais il n’a pas joué les trois ans que j’étais sensé faire. Je ne sais pas qui l’a remplacé. Je l’ai retrouvé plus tard à Montpellier. Et finalement, l’année du titre européen, je devais jouer à Limoges.

BR : Vous avez pu convaincre Didier Rose?

BJW : J’ai vu, à Paris, l’opportunité de jouer dans une grande ville, pour un club en devenir. J’ai signé sans mon agent, ce qui ne lui a pas plu. Mais il a quand même eu son pourcentage, sans rien faire, mais c’était mon agent depuis dix ans. Finalement on fait une saison très moyenne en championnat mais bonne sur le plan européen. Je n’ai jamais vu ça de ma carrière. Incompréhensible, le truc le plus bizarre que j’ai vu de ma carrière. Par exemple, on gagne contre Banco de Roma et on perd contre Le Mans.

BR : C’était une question de motivation?

BJW : Je dirais aussi la pression. Il n’y avait pas d’attente autour de nous en Europe. Personne n’attend BJW le top scoreur français en Europe mais tout le monde dans le championnat domestique. Et on devait gagner notre championnat. Il y avait Hervé Dubuisson, top scoreur, tout le monde l’aimait. Je suis devenu la raison de nos contre performances. Je n’ai forcé personne pour venir dans ce club. J’ai subi le retour de bâton.

 » J’ai subi le retour de bâton « 

BR : Vous n’étiez pas le seul américain à Paris?

BJW : Andy Fields, Randolph Keys et Abdul Shamsid-Deen sur l’intégralité de la saison.

BR : Pourquoi êtes-vous parti au bout d’un an?

BJW :  Restriction budgétaire, je devais baisser mon salaire de 30% à cause d’un sponsor qui quittait le club. Comme nous l’avons fait avec Andy Fields. J’ai choisi de partir. À Montpellier, une autre grande et belle ville, un bon entraineur . Aucun problème. Mon agent est revenu dans la course et m’a fait signer à Montpellier.

BR : Nouvelle expérience en France. Et vous revenez dans le sud. Qu’en avez-vous retenu?

BJW : La première année s’est bien passée. De super joueurs comme Abbas Sy ou un grand américain naturalisé dont le nom m’échappe. Cecil Rucker, ça m’est revenu. Il aimait la vie de nuit. On a eu une saison « décente », du genre sixième alors que la saison précédente ils avaient fini quinzièmes. Mais c’est très compliqué de créer une alchimie avec autant de nouveaux joueurs en si peu de temps. Nous voulions rester ensemble pour la saison suivante, nous avions battu des équipes que nous n’étions pas censés battre. On fait les quarts de finale en playoffs. Mais à la fin de l’année, je m’entrainais seul dans le gymnase et l’entraineur et son adjoint arrivent, Alain Gilles et Jean-Marc Dida. Ils me disent : « Billy, le Président veut te parler directement à toi seul, au sujet de la saison prochaine ». Ils voulaient passer outre mon agent Didier Rose.

 » Ils voulaient passer outre mon agent « 

BR : Qu’avez-vous répondu?

BJW : Que j’ai un agent dont le métier est de gérer ça. Surtout après ce que je lui avait déjà fait pour Limoges. Je n’avais qu’un an de contrat, les discussions se sont arrêtées là. Je me retrouve au chômage, mais Didier Rose me dit de ne pas m’en faire, une équipe me prendra. Mais pourquoi ce n’est pas déjà le cas? Je voulais retourner à Montpellier mais Didier Rose me disait que ce n’était pas une bonne idée. Après quelques temps, il m’a fait signer à Antibes et a fait faire le chemin inverse à Hugues Occansey. Il me disait qu’aucun club ne se manifestait pour moi. Il a dû signer pour plus que moi. Je me suis senti bête et floué. En plus, comme je suis resté au chômage ils m’ont pris en tant que joker, pour presque rien. Je ne comprenais pas pourquoi l’équipe championne voulait recruter un gars au chômage.

BR : En résumé, Occansey allait reporter beaucoup plus que vous et Didier Rose permettait de recruter un bon joueur à Antibes pour pas cher.

BJW : C’est ça. Il faut dire aussi que je suis parti de Paris avec un an de salaire sans charge, une indemnité de départ pour ne pas faire mes trois ans de contrat. Ça m’a suivi toute ma carrière dans les négociations, ils partaient du principe que comme j’avais touché un bon montant je n’étais plus obligé de demander beaucoup, ce que je valais en fait. Ça m’a choqué, je n’avais eu aucun problème nulle part et on me traite de la sorte.

BR : Avez-vous rejoint Antibes en cours de saison?

BJW : Non, je crois avoir fait tous les matchs de la saison. Superbe équipe : Laurent Foirest, Stéphane Ostrowski, Ron Davis, Arsène Ade Mensah, George Montgomery.

BR : Belle équipe.

BJW : Oui mais je voudrais revenir sur une histoire dont je n’ai pas encore parlé lors de cette interview. Finalement ma carrière a bien commencé mais mal fini. Je me suis blessé au dos en high school. Les saisons étaient plus longues et dures en France et ça n’a fait qu’empirer. À Monaco ça allait mieux mais ils me donnaient de l’apranax et du myolastan. À Paris, ils avaient essayé de dire que je jouais mal à cause du myolastan, ce qui était faux, je n’en prenais plus à l’époque car ça me faisait somnoler, c’était une fausse info de l’Équipe. Je score moitié moins à Paris qu’à Monaco mais on avait une mauvaise équipe. On ne marquait que soixante points au lieu de quatre-vingt-quinze. Comment continuer à scorer vingt quatre points par match?

 » Finalement ma carrière a bien commencé mais mal fini « 

BR : Quand vous avez joué pour Antibes, votre rôle a bien évidemment changé compte-tenu de votre dos, de votre âge…

BJW : Lors de ma première année on perd en finale contre Limoge et Ron Davis joue la majorité du temps, je ne suis que joker. Je me retrouve dans la même situation qu’au college. A la fin de cette saison, mon dos me pose beaucoup de soucis. J’ai fait une chute à l’entrainement et j’ai dû me faire opérer à la fin de la saison 1993. Une opération que j’ai moi-même payée.

BR : Vous poursuivez l’aventure antiboise?

BJW : Ron quittait le club et ils m’ont proposé un contrat de trois ans, ce que j’ai trouvé très loyal de leur part et je le signe. Puis je pars me faire opérer aux États-Unis et à mon retour certaines personnes étaient en colère, très en colère. J’ai re!u différents courriers disant que je n’étais pas professionnel, que mon contrat allait être cassé… Ce n’était pas la fin du monde non plus mais pour eux je ne serais plus le même joueur à cause de ce genre d’opération comme Pierre Bressant qui n’est jamais revenu. Il faut comprendre que j’avais trente-trois ans et que je n’aurais jamais retrouvé de club si je n’avais pas signé avant l’opération, mais j’avais très confiance en ce médecin. Nos relations ont changé à ce moment-là. Vous savez, à partir de mon départ de Monaco j’ai connu beaucoup d’infortunes, parfois en dehors du basket, c’est comme si je ne trouvais aucun endroit où m’établir (Paris, Montpellier). À Antibes, j’ai pu jouer plusieurs saisons à la suite.

© Panini

BR : Votre saison a pu démarrer?

BJW : Nous avons débuté la saison avec Henry James puis nous avons fait signer Michael Ray Richardson. Qui, pour moi, de mon point de vue, jouait aussi au poste de shooting guard. Mais ma saison s’est bien déroulée car j’allais mieux de jour en jour, mes pourcentages et mon scoring s’amélioraient, huit points par match. Même s’ils donnaient plus d’opportunités à Laurent Foirest et tous les autres gars « établis » qu’à moi car je ne jouais qu’environ dix minutes par match. Je me suis fait à ce rôle, je n’avais pas vraiment le choix compte-tenu de mon opération.

BR : Vous ne m’avez pas parlé de votre coach Jacques Monclar. Il s’est depuis reconverti avec succès en commentateur NBA.

BJW : J’étais sa tête de turc, celui qu’il utilisait pour servir d’exemple, je pense que mon opération du dos y est pour beaucoup dans son comportement avec moi. Il misait aussi probablement beaucoup sur moi à la fin de la première saison pour la suivante car Ron Davis n’allait effectuer qu’une seule année de ses trois ans de contrat. Mais il y a eu cette opération. Ils ont eu cette position de club énervé après moi dans la presse et ils se sont sentis obligés de la tenir dans les faits en me le faisant payer ouvertement.

BR : Avez-vous voulu poursuivre votre carrière après vos années à Antibes?

BJW : Je vais vous raconter ce qui est arrivé. A la fin de la saison 1995 beaucoup de joueurs ont quitté l’équipe car personne ne nous voyait gagner le championnat, le club non plus pour être honnête. Mais on le gagne et il a fallu nous verser différents bonus. Le club était déjà en difficulté financièrement. Et le reste des joueurs quitte l’équipe, ainsi que Jacques Monclar et là débarque un nouvel entraineur, Hervé Dubuisson, et son agent avait un joueur à mettre à ma place. Il ne m’a pas voulu dans l’équipe. On m’a demandé de quitter mon appartement alors que j’étais retourné aux États-Unis pour les vacances. Je n’ai pas accepté de laisser mon appartement.

BR : Mais vous étiez sous contrat?

BJW : Évidemment. Une fois rentré, l’agent Kenny Grant Sr m’appelle et me demande si je joue pour Antibes. Non, car je n’étais pas payé. Il me dit que c’est bien car le club de Bologne en Italie s’intéresse à moi. J’étais super excité à l’idée de jouer pour eux. Je pars le mercredi pour m’entrainer avec eux le jeudi puis le vendredi et le samedi ils devaient me donner une décision s’ils s’engageaient ou non. Le vendredi c’était rempli de médias italiens pour venir me voir. De mon point de vue, Antibes avait cassé notre contrat, ils ne me payaient plus et ils avaient déjà joué quatre matchs de championnat. Le GM de Bologne appelle le GM d’Antibes pour lui demander de libérer ma licence FIBA mais Antibes a répondu non car on essaie de le faire revenir.

De mon point de vue, Antibes avait cassé notre contrat « 

BR : Comment a réagi le club de Bologne?

BJW : Ils étaient fous. Et Kenny Grant Sr aussi. Finalement, je retourne à Antibes mais je leur demande un nouveau contrat et les huit moins d’impayés. Ils étaient d’accord mais ils font venir un autre joueur, Karim Gharbi sur mon spot. Et je rejoue deux saisons à Antibes. Fin de l’histoire. C’est une fin de carrière un peu folle. Ce fut difficile. À trente-huit ans, je finis ma carrière mais je fais des allers-retours Antibes/États-Unis. J’allais au gymnase tous les jours m’entrainer quand j’étais à Antibes et à quarante ans, deux ans après, Serge Provillard, le coach, me demande de faire les reste de la saison avec eux. Une de mes décisions les plus dures à prendre, je l’ai remercié pour sa gratitude mais c’était trop compliqué à gérer avec mes enfants aux États-Unis. Et j’ai commencé ma reconversion, dans les assurances au début.

BR : Vous avez obtenu la double nationalité, avez-vous été approché pour jouer en équipe de France?

© Billy Joe Williams

BJW : Fin de saison 1991, je fais une très belle saison et on me propose de faire quelques matchs exhibition avec l’Équipe de France à Limoges, Francis Jordane était le coach. Et je joue plutôt bien dix-huit et vingt points si je me souviens bien. Mais gérer mon été, ma famille, l’éloignement, c’était trop compliqué. J’ai été All-Star une fois en France aussi, je ne l’ai été qu’une seule fois en 1987 à Limoges. Je me suis plaint aux entraineurs que en juin c’était trop tard, j’étais fatigué, je n’avais pas joué depuis le premier tour des playsoffs. Ils ne m’ont jamais rappelé. J’ai pris beaucoup de décision en fonction de ma famille.

BR : Pour conclure, notre coutume chez Basket-retro est de vous laisser le mot de la fin, c’est à vous :

BJW : Je veux remercier tous les fans. La France fera toujours partie de moi. J’ai apprécié ce pays, les joueurs, le basket ici mais surtout les fans. Il faut donner beaucoup de crédit au basket français, déjà à mon époque, beaucoup de joueurs français avaient énormément de qualité mais ils n’étaient pas assez reconnus.

 

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" Il est nécessaire de connaître le passé pour comprendre le présent...", contribuer à BasketRetro me permet de transmettre ma passion.

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