[Portrait] B.J Armstrong, gueule d’ange au royaume des Dieux
Portrait
Si votre camarade de classe le plus cool lors de vos années collège jouait au côté du joueur NBA le plus cool de la meilleure équipe NBA, qu’est-ce que ça donnerait ? B.J Armstrong, voilà ce que ça donnerait. C’est en tout cas ce que l’on pouvait penser au début des années 90. Par son physique, joueur d’une équipe mythique, B.J Armstrong aura traversé cette décennie avec succès.
L’été sanglant des émeutes de 1967 se termine dans la ville de Detroit, quand vient au monde Benjamin Roy Armstrong Jr le 9 septembre. Fils unique d’un couple de la classe moyenne, le surnommé B.J grandira dans cette ville dont le long et inexorable déclin industriel était amorcé. Armstrong y connaîtra une scolarité studieuse et sans histoire, avec d’excellents résultats. Il y développe aussi une passion, commune à l’ensemble de la ville, le basket. D’ailleurs Motor City possède son équipe locale en NBA, les Pistons. Durant les années 70, les Pistons sont une équipe banale de la conférence est, traversant la décennie sans grands faits d’armes. C’est pourtant en fan assidu que le petit B.J va suivre cette équipe, au gré des matchs regardés en famille. Il partage aussi cette passion avec le baseball. Mais c’est bien la balle orange qui occupe ses journées. Et à Detroit, on joue dur. Il faut se battre, au sens propre comme au figuré. Armstrong est doué. C’est un joueur malin, pugnace, avec un vrai talent. Il continue de développer son jeu en high school.
En 1981, les Pistons recrute un jeune meneur originaire de Chicago. Il s’imposera de suite en étant All Star dès sa première année. Son nom, Isiah Thomas. Armstrong le prendra en modèle et tentera de l’imiter lors de son passage à la Brother Rice high school.
Son jeu flamboyant attire l’œil d’un programme universitaire, celui des Iowa Hawkeyes coaché par George Raveling, ancien entraîneur de Washington State. B.J Armstrong commencera sa première année sur le banc, à apprendre derrière le senior Andre Banks, avec 8 minutes par match en 29 matchs. La seconde saison, Armstrong entre dans le 5 majeur, aux côtés du futur NBAer Kevin Gamble. L’équipe est dirigée par Tom Davis, qui arrive de Stanford. Il restera 13 ans sur ce banc. Cette saison est un succès, l’équipe terminant avec un bilan de 30 victoires et 5 défaites. Le tournoi NCAA se profile pour les Hawkeyes. Le trio d’arrière Armstrong, Gamble et Roy Marble Jr tourne à plein cette année, avec une attaque de feu (87.3 points par match, 6ème NCAA). Ils échoueront après 3 victoires contre le UNLV (Nevada Las Vegas), emmené par Armen Gilliam. La 3ème année sera aussi très solide malgré la perte de Gamble et la troupe de Davis échouera au troisième tour contre l’université d’Arizona. Armstrong aura été impérial avec 7 passes décisives et 27 points en 34 minutes, et un solide 3/7 à 3 points. Cela restera insuffisant contre Steve Kerr et Sean Elliott. Après 12,4 points, 4,2 passes en 28.4 minutes pour sa seconde saison, B.J Armstrong a augmenté ses standards pour passer lors de la troisième année à 17,4 points, 4,6 passes le tout avec 45.3 % à 3 points, en 4 tentatives en moyenne par match. B.J se fait un nom au sein de la Big Ten. Sa saison senior sera du même standing, avec 18.6 points, 5,4 passes en 32 minutes. Son aventure universitaire se terminera au second tour NCAA contre NC State porté par les 40 points de Rodney Monroe. Armstrong lui clôture avec 20 points et 5 passes. Il aura terminé 2 fois meilleur joueur de son université, et verra son maillot retiré en 1992. Encore aujourd’hui, il est le 7ème meilleur passeur et 7ème meilleur marqueur des Hawkeyes.
LE TAUREAU PAR LES CORNES
Projection draft maintenant pour B.J. Meneur scoreur d’un mètre 88, son physique frêle (moins de 80 kilos) peut faire douter, mais B.J a de solides atouts. Une vraie activité, une adresse de loin fiable, une capacité a créé son shoot. Cette cuvée n’est pas spécialement fournie en meneur de jeu.
A quelques centaines de kilomètres de Detroit, un homme élabore une stratégie pour battre … les Pistons. Jerry Krause. Les Bulls de Michael Jordan ont été éliminés ces 2 dernières années par les Pistons d’Isiah Thomas, en demi-finale de conférence, puis en finale, avant le sacre de Detroit face aux Lakers. Exit l’entraîneur Doug Collins, remplacé par son assistant Phil Jackson. Krause a un plan : entourer au mieux sa star. Il a commencé avec les drafts intelligentes de Scottie Pippen et Horace Grant. En cette année 1989, les Bulls possèdent 3 choix de draft au premier tour. En 6ème choix, les Bulls prennent l’intérieur Stacey King, futur souffre douleur d’His Airness.
Krause sélectionne B.J Armstrong en 18ème position. Lorsqu’il fût interrogé sur les raisons de son choix, Jerry Krause déclara : »Parce que j’aimais son tir. Je voulais un autre Paxson. BJ est vraiment quelqu’un de formidable aussi. »
En effet, le poste de meneur de jeu des Bulls est occupé par John Paxson. Ce poste n’est pas exactement celui que l’inconscient collectif pourrait penser. Jouer aux côtés de Jordan a un coût, encore plus pour un meneur. Dans une époque où le point guard organise et gère le jeu, celui des Bulls doit confier ce rôle à Jordan et se contenter de se placer au mieux en exploitant ce que le jeu lui donne, souvent des miettes. Paxson a su intelligemment utiliser son shoot. Armstrong en back-up devra en faire de même. Voilà ce que l’on attend de lui.
Sa première saison se déroule depuis le banc, dans un rôle de seconde option sur le poste de meneur. B.J est perdu.

‘’Regarde, il y a bien une raison pour laquelle les Bulls ont vu passer une demi-douzaine de meneurs ces dernières années. Et qui est le seul à être resté ? Paxson, sans doute le moins meneur de tous. Tu ne peux pas jouer meneur avec Jordan à côté.’’
Ces mots sont de Sam Vincent, originaire de Detroit, qui a lui-même occupé ce poste. En cette première année, Armstrong ne sait où se placer. Dès qu’il a la balle, Jordan lui réclame. Il en vient à attendre sur le terrain. Bilan, il dispute 81 match pour 16 minutes en moyenne, 2.5 passes et 5.6 points. Il ne shoote que très peu à 3 points. Les Bulls pousseront les futurs champions à un 7ème match en finale de conférence.
‘’Je suis le seul gars des Bulls dont la famille souhaite voir les Pistons gagner’’. Armstrong en rigole. Cette année d’apprentissage lui permet d’observer Paxson, et de voir ce que l’on en attend. Pippen s’affirme, Jordan martyrise les nouveaux. L’été 1990 est décisif pour les Bulls, qui bossent sérieusement leur condition physique afin de muscler leur jeu pour affronter cette rugueuse équipe de Detroit. Armstrong le passe avec … Thomas et Joe Dumars à Detroit.
Seconde saison. Le numéro 10 des Bulls prend de la consistance. Il dispute l’intégralité des rencontres pour 21 minutes, 8.8 points et 3.7 passes. Les Bulls terminent premier de la conférence Est, et après avoir terrassé les Pistons 4-0, battront les Lakers de Magic Johnson 4-1 en finale NBA. Armstrong aura participé aux 17 matchs de playoffs, avec en point d’orgue sa performance de 18 points et 10 passes dans la destruction des Knicks lors du game 1 au premier tour, 126 à 85. Il est sur le toit du monde. Enfin pas selon lui, puisque sa plus grande fierté est d’avoir obtenu son diplôme universitaire, et même d’avoir poursuivi ses études… après la signature de son contrat professionnel en cours du soir à Chicago ! Prudent, B.J cherche déjà à se former pour l’après basket.
La saison 1992 commence sous les meilleures auspices. Paxson perd de l’influence, et Armstrong aura le droit à 3 titularisations en 82 matchs, pour 23 minutes, 9.9 points, 3.2 passes tout en shootant à 40 % de loin. A mesure qu’il s’impose, la frustration monte. Il ne se sent pas considéré et cherche à chaque entraînement à marcher sur John Paxson. Mais rien y fait, la confiance de Jackson en lui est limitée, le jugeant parfois trop orgueilleux dans son jeu. Comment mener une équipe en 1992 quand votre arrière tourne à 6.1 passes, et votre ailier à 7 passes ? ‘’Tout est tellement facile pour lui » admirait Armstrong à propos de Jordan. ‘’Il sait faire tout ce que les autres font, en mieux. Il est vraiment fort. Je pense même qu’il est trop fort’’. Armstrong en est venu à lire des bouquins sur les génies, afin de mieux comprendre son coéquipier. Si sur le terrain l’entente est difficile, il développe une vraie relation extra sportive avec Jordan, avec qui il s’entend bien. Ils iront chercher un nouveau titre contre les Blazers, Armstrong ayant droit à une vingtaine de minutes en playoffs.
PARMI LES ETOILES
Pour le lancement de la saison 1993, B.J a contraint le staff, par ses performances (aidé par les genoux de Paxson), à l’intégrer au 5 de départ. Il devient le meneur titulaire de la meilleure équipe du monde. Mais les Bulls commencent à s’essouffler, et la saison n’est pas de tout repos. Ils terminent en 57-25. B.J aura disputé lui une excellente saison statistique, avec ses 82 matchs habituels, dont 74 titularisations, 30 minutes pour 12.3 points, 4 passes et le meilleur pourcentage à 3 points de l’année avec 45.3 %. Jordan lui laisse quelques tickets shoots, et le corner gauche devient son spot. Grâce à sa bouille d’ado, il bénéficie d’une vraie cote d’amour auprès des fans. Il est sélectionné au concours à 3 points du All Star Game, mais n’y brillera pas. Les Bulls terminent en apothéose avec un three-peat. Armstrong aura laissé son emprunte avec 21 points lors de l’interminable game 3 (triple prolongation), et 18 points avec un 4 sur 5 à 3 points dans le match 6. Il prend une place à part entière de cette équipe à la notoriété des Beatles, boostée à l’international suite aux J.O de Barcelone.
Mais tout à une fin, et Jordan mettra à exécution ses paroles qui avaient prêté à sourire en cours de saison. Fin de carrière. Les Bulls se lance dans une saison 1993-1994 sans leur star, la star. On les annonce à peine à l’équilibre, peut être même pas en playoffs. Renforcés par Toni Kukoc, et après un départ compliqué (7 défaites pour 4 victoires), les Bulls réagissent superbement et arrivent au All Star Game avec un bilan de 34 victoires et 13 défaites.

Fait historique, 3 Bulls sont sélectionnés pour le match, et Armstrong est de la partie. Il est élu titulaire par les fans. Il est même premier parmi les arrières à l’est. Devant ceux de l’Ouest en nombre de votes. Devant… non, faisons plus simple. Seuls Shaquille O’Neal et Charles Barkley recueillent plus de voix que le frêle meneur des Bulls ! Pour couronner le tout, il est de nouveau invité au concours à 3 points. Air Jordan aux pieds, contrats sponsors, B.J est partout. Le parcours s’arrêtera contre les Knicks en demi-finale de conférence, dans des circonstances qui laisseront des traces …. 14.8 points à 44.4 % à 3 points, complétés de 3.9 passes pour cette saison réussie.
Fort d’un nouveau contrat, l’effectif partiellement renouvelé (Bill Wennington, Ron Harper, Steve Kerr en renfort et perte d’Horace Grant), les Bulls attaquent une nouvelle saison. Mais la machine est grippée. Pippen est exécrable, Harper est (pour l’instant) une déception, Jackson s’interroge sur la suite, et B.J ne se sent toujours pas considéré à sa juste valeur. ‘’A croire que les collégiens votent pour le All Star Game’’, voilà comment Phil Jackson a accueilli la sélection de son meneur, l’année passée. Les Bulls peinent à être à l’équilibre. Les échos d’un possible retour de Jordan renforcent la pression médiatique.
RETOUR DU ROI ET FIN DU FILM
Un matin, B.J reçoit un appel d’His Airness. ‘’Que fais-tu ce matin ?’’ Armstrong répondit qu’il allait s’entraîner, comme chaque matin. »Rendez-vous pour un petit-déjeuner. Et si je venais m’entraîner avec vous ? Tu es vieux et à la retraite, je te battrais facilement maintenant, Michael’’. Direction le centre d’entraînement des Bulls, ou Jordan s’entraina avec l’équipe, et terminera par un petit un contre un contre B.J. Le train est en marche. Le come-back est en route. Mais en coulisse, Jackson a déjà un accord avec Jerry Reinsdorf, propriétaire des Bulls, pour renouveler l’intégralité de l’effectif par rapport au premier three peat. B.J est déjà sur le départ, malgré une nouvelle saison de 82 maths à 14 points et 3 passes de moyenne.

L’histoire avec les Bulls touchait à sa fin. B.J Armstrong fût donc désigné lors de l’expansion draft menée par la NBA pour la création des Toronto Raptors et des Vancouver Grizzlies. Il sera d’ailleurs le premier joueur sélectionné par les Raptors, dirigé par Isiah Thomas. Il s’en suit un lock-out de 3 mois. Une fois celui-ci passé, B.J se rendit à Toronto. Thomas reçoit Armstrong avec John Salley dans un bel endroit de Toronto. Il tente de les convaincre de l’intérêt du projet. B.J annonce : ‘’Zeke, j’apprécie, mais il faut que tu me fasses sortir d’ici. Je ne peux pas jouer ici.’’ Quand un ancien joueur de Chicago, originaire de Detroit, s’adresse à un ancien joueur de Detroit, originaire de Chicago, ils s’entendent. Isiah Thomas trouve donc une porte de sortie à Armstrong. Ça sera les Golden State Warriors. Les Warriors sortent de l’air TMC run and gun, et Rick Adelman est sur le banc. Tim Hardaway et Chris Mullin sont toujours là, aux côtés du jeune Latrell Sprewell. Armstrong s’installe sur le banc. Après 13 défaites en 19 matchs, B.J intègre le 5 en lieu et place d’Hardaway qui galère en ce début d’année, du fait d’une relation détestable avec Rick Adelman. B.J gardera ce rôle jusqu’à la fin de l’année. Hardaway lui quittera les Warriors pour le Heat en février, contre Chris Gatling et Kevin Willis. Armstrong termine cette saison avec 82 matchs dont 64 titulaires, 28 minutes, 12.3 points, 4.9 passes et 47.3 % à 3 points. Dont un record en carrière de 35 points contre les Rockets avec sa nouvelle équipe.
La saison suivante, Armstrong démarre sur le banc, la place de titulaire revenant à Mark Price, fraîchement arrivé des Washington Bullets. Malheureusement, après 577 matchs de suite (un seul manqué lors de la saison rookie), Armstrong se blesse au genou gauche. Sa blessure nécessite une intervention. Pourtant, à la mi-janvier, B.J avait inversé la tendance en prenant la place de Mark Price dans le cinq. Le résultat est mitigé. 14 matchs à partir du 14 janvier, pour 5 victoires et 9 défaites. Armstrong peine. Sa saison s’arrête le 16 février. On est quasiment à la fin de l’histoire avec les Warriors. Après 4 matchs lors de la saison 1997-1998, B.J est envoyé aux Hornets de Charlotte contre l’iconique Muggsy Bogues et Tony Delk. Il rejoint une belle équipe menée par Glen Rice. Anthony Mason, Bobby Phills, Vlade Divac, Dell Curry …, l’équipe dirigée par Dave Cowens est solide et obtient de bons résultats avec David Wesley à la mène. Corey Beck est second meneur, et Armstrong complète ce duo. 62 matchs avec 12.5 minutes, et 3.9 points. Mais cette saison là, l’insolent Armstrong va aussi avoir son heure de gloire. Après avoir terminé la saison 4ème à l’Est avec 41 victoires et 31 défaites, les Hornets sortent les Hawks en 4 matchs au premier tour. B.J joue très peu. Vient ensuite la demi-finale de conférence contre les Bulls, dans leur dernière danse. C’est là que B.J rentre en scène. Après une première défaite au United Center, Dave Cowens joue la carte Armstrong, qui connaît très bien le système des Bulls. Grand bien lui fasse. B.J est chaud, il joue 27 minutes pour 10 points et 2 assists. Mais surtout, il crucifie les Bulls à 30 secondes du terme, alors que MJ défend sur lui. Tête de raquette, il prend l’écran de Divac, Jordan est en retard, Armstrong accélère, Luc Longley monte trop tard sur lui, panier. B.J parle. A Jordan, à Pippen, au banc, à Jackson. Les Hornets rentrent avec une victoire.

Mais comme le dit Glen Rice ‘’ Jordan n’a pas besoin d’essence pour démarrer et on vient de lui en donner’’. MJ confiera dans ‘’The last dance’’ : ‘’B.J valait mieux que ça. SI tu me cherches, tu me trouves. Je devais donc le détruire’’.
On revoit les images de Jordan avec une batte et … un cigare dans le vestiaire, évoquant le fait de trash talker alors que tu mènes devant au score. Il se chargera personnellement d’Armstrong lors du game 3. Le résultat est connu d’avance. 1 sur 7 pour Armstrong avec une défense serrée du maître, et une victoire des Bulls 103 à 89. 27 points pour His Airness. La série était pliée. 2 défaites plus tard, et malgré 14 points dans le match 4, Armstrong était en vacances. C’est presque la fin de cette courte histoire avec les Hornets. Après plusieurs mois de lock-out, la NBA reprend et B.J repart avec les Hornets. Après 10 matchs et 18 minutes de moyenne jouées par match, Armstrong devient une victime collatérale du trade de Glen Rice aux Lakers, en échange d’Eddie Jones, et Elden Campbell. Il fait le trajet avec J.R Reid. Ou plutôt, il ne le fait pas, puisqu’il est coupé le jour même.
Armstrong s’engage alors avec le Magic d’Orlando, dans un projet mêlant revanchards , jeunes espoirs et valeurs sures. Entouré de Penny Hardaway, Nick Anderson, Horace Grant, B.J Armstrong prend place … sur le banc, aux côtés des frères Wilkins, Dominique et Gerald, et regarde cette équipe emmenée par le légendaire Chuck Daly.
Entre blessures et explosion de Darell Armstrong, il disputera 22 matchs de saison régulière et 2 de playoffs dans un rôle insignifiant.
Armstrong a 32 ans. Son corps commence à être un problème, et son rôle amoindri. La fin approche. Alors il décide de retourner ‘’chez lui’’, là où tout a commencé, dans une équipe en totale reconstruction. Direction les Bulls de Chicago pour un dernier tour de piste.
Cette équipe coachée par Tim Floyd est à l’agonie. Seulement 27 matchs pour le numéro … 11 des Bulls le 10 ayant été retiré en hommage à Bob Love. 18 titularisations et des statistiques correctes dans ce marasme avec 21.6 minutes pour 7.4 points et 2.9 passes par match. La mire est toujours réglée, puisqu’il tourne à 44.8 % à 3 points.
C’est la fin pour lui. Il deviendra dans la foulée assistant GM au Bulls, en soutien de Jerry Krause. En 2003, c’est … John Paxson qui deviendra directeur des opérations basket des Bulls. B.J fera 2 saisons en qualité de scout, et enfin agent NBA, notamment de Derrick Rose. Il aura par la suite quelques passes d’armes avec son ancien coéquipier Paxson.
Des titres, une vraie gueule, du bagout, B.J Armstrong mena une carrière pleine et intense, qui aura marqué une génération entière d’adolescents tout heureux d’avoir ‘’un des leurs’’ dans la meilleure équipe du monde.
STATISTIQUES EN CARRIERE :
747 matchs NBA
9,8 points (42,5 % à 3 points.), 3,3 passes en 23,8 minutes
Récompenses :
3 fois champion NBA (1991, 1992, 1993)
Meilleur pourcentage à 3 points 1992-1993 (45,3 %)
2 participations au concours à 3 points (1993, 1994)


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