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L’histoire des séries : Milwaukee Bucks vs Miami Heat

NBA Playoffs

Montage Une : Anthony Jeffrey pour Basket Rétro

D’ici quelques jours, les playoffs 2021 font leur entrée. Pour bien vous préparer, Basket Rétro vous a concocté un menu complet avec un retour dans l’histoire de la NBA en se basant sur les affiches actuelles et leurs confrontations. Place à Milwaukee-Miami.

Entre Miami et Milwaukee, vous aurez très peu de choses à vous mettre sous la dent sur le plan historique. Les deux franchises n’ont jamais été au top au même moment. Le club floridien est né en 1988, exactement pendant le début du déclin des Bucks qui sortaient d’une décennie 80’s très solide. Une longue période de disette qui se termine partiellement à la fin des années 90 avec le trio Ray Allen, Glenn Robinson, Sam Cassell. A Miami, c’est l’arrivée de Pat Riley en 1995 aux commandes qui va changer le destin et l’image de la franchise. L’ère d’Alonzo Mourning et Tim Hardaway dans un style guerrier typique du coach gominé, la draft de Dwyane Wade en 2003, le transfert de Shaquille O’Neal en 2004 et le premier titre en 2006. S’ensuit encore un temps de vache maigre où seul Wade donne de l’intérêt autour de ses performances individuelles exceptionnelles. L’été 2010 est à marquer au fer rouge, LeBron James et Chris Bosh signent pour former le « Big Three » le plus intriguant dans l’histoire de la NBA. Quatre ans ensemble, quatre finales, deux titres.

FIRST MEETING – 2013

Monta Ellis face à Lebron James @ Getty Images

Milwaukee atteint les playoffs en 2013 malgré un bilan négatif (38-44). Pas de chance, ils vont devoir servir de casse-croûte aux champions en titre qui ont roulé sur la concurrence tout le long de la saison régulière (66-16). Les meilleurs joueurs des Bucks? Monta Ellis, Brandon Jennings ou encore Larry Sanders. On ne pouvait pas demander pire question suspense. Ils ont beau s’accrocher au cours de la première période du G1 (-7), le retour des vestiaires est cinglant et le résultat est sans appel, 110-87. Sans forcer, James n’a jamais tenté aussi peu sa chance en playoffs dans sa carrière (9/11). Au match suivant, Milwaukee rehausse sa défense, mais comme l’attaque ne décolle pas, le score final est toujours en faveur de Miami. Jennings garde confiance « Nous n’avons rien à perdre ». 11/35 aux tirs pour le gaillard, il va peut-être falloir réajuster la mire pour éviter la sentence du coup de balai. Dans le Wisconsin, les deux leaders offensifs sont encore aux abois et c’est les gardes chasse qui doivent se mettre au turbin. Ils tiennent l’espace de douze minutes avant que la machine de guerre HEAT ne se dérouille. Ray Allen rappelle à ses anciens fans qu’il a encore un shoot capable de détruire n’importe quelle défense (23 pts – 5/8 à 3pts en sortant du banc). Il fallait bien cela pour faire oublier la triste soirée de Wade (1/12). « C’est notre carte maîtresse cette année, notre profondeur de banc ».

Avec un genou capricieux, « Flash » doit se reposer et laisser ses coéquipiers finir le job pour le G4. Une consigne respectée et parfaitement exécutée par Lebron James qui a marché sur la défense adverse (30 pts – 8 rbs – 7 asts – 3 stls) et encore une partie de feu d’Allen (4 paniers primés) pour enfoncer le clou. Le coach des Bucks, Jim Boylan, est admiratif: « Quand vous pouvez vous permettre de garder un gars de la carrure de Dwyane Wade sur le banc et réaliser une performance comme celle-ci, ça démontre leur statut de champion ». De ce fait, il s’agit ici du seul sweep infligé à un adversaire en playoffs sur l’époque du trio majeur.

Un petit mot pour décrire Brandon Jennings? 13,3 pts à…29,8%. Il avait inscrit 26 points dans le Game 1, il n’en a marqué que 27 unités lors des trois rencontres suivantes.  Pas mal pour un type qui déclarait avant le début de la série que Milwaukee allait gagner la série en six manches.

LA DÉTRESSE DES DAIMS – 2020

Milwaukee a gardé un goût amer dans la gorge après la défaite de l’an dernier en finale de conférence face aux surprenants Raptors, après avoir mené 2-0! 2020 annonce la révolte et Giannis Antetokounmpo veut le titre suprême qui n’a plus été en vue dans le Wisconsin depuis 1971 à l’époque de Lew Alcindor et Oscar Robertson. Deuxième trophée de MVP consécutif ainsi que défenseur de l’année, « The Greek Freak » n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Si Orlando avait surpris en allant remporter le G1 au premier tour, les Bucks ont passé le rouleau compresseur pour conclure la série proprement. La Floride garde son dernier atout avec Miami qui se dresse sur leur route. 2020 est une exception à la règle. Nous sommes alors en pleine pandémie du Covid et pour éviter les contaminations, les équipes doivent évoluer dans « la bulle », un dispositif particulier organisé à Disneyworld. Aucune équipe ne peut donc bénéficier de l’avantage du terrain, tout le monde est logé à la même enseigne. Pas de spectateurs. Dans ce contexte spécial, Miami se présente comme le poil à gratter, l’équipe chiante à jouer. Des guerriers qui ne reculent devant rien autour de leur leader, Jimmy Butler. Le mec qu’on disait à la limite de l’ingérable avant son arrivée au Heat, prouve en ce match pourquoi Pat Riley a eu raison de lui donner les clés de la boutique. 40 points dont 14 dans le dernier QT, le patron. Bien épaulé par Goran Dragic (27 pts) et le pivot Bam Adebayo (12 pts – 17rbs), Butler a donné le ton face à un Giannis encore tendre (à une passe du triple double tout de même) et trop fragile sur la ligne des lancers (4/12).

Jimmy Butler à l’action @ Getty Images

Au G2, Milwaukee prend un coup sur la tête d’entrée en encaissant 38 points dans le QT1! Butler partage la gonfle avec ses coéquipiers, le danger vient de partout. Dragic, Jae Crowder, le jeune Tyler Herro et l’artilleur Duncan Robinson font pleuvoir les missiles. La fin de la rencontre est tendue et se termine sur deux actions controversés. Menés de trois longueurs, Milwaukee s’en remet à Khris Middleton pour l’égalisation et se voit siffler en sa faveur une faute inexistante. L’all-star convertit ses lancers et quand Butler a le ballon de la gagne, c’est un nouveau coup de sifflet plus que litigieux qui résonne dans la salle, pile poil au buzzer. L’intéressé ne se fait pas prier et tue le match sur la ligne. La compensation de l’action précédente. Milwaukee se retrouve dans une position délicate en étant mené 2-0.

Le G3 joue sur nos nerfs, enfin surtout ceux des fans des Bucks. Leur équipe est largement en tête avant le dernier acte. Un 40-13 désastreux dans les gencives vient leur offrir un silence mortuaire. Un record NBA pour le plus grand écart dans un quatrième QT. Butler joue encore le rôle du bourreau (17 de ses 30 pts). Au rang des accusés, Giannis est pointé du doigt. Une ligne de stats brut de qualité (21 pts – 16 rbs – 9 asts), mais moins belle si on s’y attarde sérieusement (7/21, 0/7 à 3 pts). L’intéressé y croit encore, même avec un déficit de 3-0 « personne ne l’a fait dans l’histoire, mais ça peut-être nous ».

La poisse va continuer. Une légère entorse au G3 et voilà que ça empire au bout d’une dizaine de minutes. Un départ turbo (19 des 30 premiers points de son équipe) et voilà que la cheville crie au secours. Malgré quelques coups de chaud de Robinson et Crowder, Miami s’incline pour la première fois dans cette série en subissant la performance courageuse de Middleton (36 pts). Les Bucks évitent l’humiliation, mais pas la sortie prématurée. Giannis out pour le reste de la compétition, la lutte est inégale. La polyvalence de l’effectif floridien en vient à bout en cinq manches. La seule consolation qu’on puisse retenir à Milwaukee, c’est la défaite face au futur finaliste. Triste sort.

L’Acte III va avoir lieu dans quelques jours. Les Bucks n’ont pas la pression d’un statut de favori et peu de monde croit en eux. C’est peut-être justement ce qui leur faut pour passer le cap. Quand à Miami, le rôle de l’« Underdog » ne les quitte pas. Et ce n’est pas Jimmy Butler qui dira le contraire. « Peu importe le classement, une fois en playoffs, je m’occupe du reste ». La série indécise par excellence.

BILAN ALL TIME DE LA SERIE

Source : Land Of Basketball

LES HIGHLIGHTS DE LA SÉRIE DE 2013

LES HIGHLIGHTS DU GAME 5 DE 2020 PAR BEINSPORT

 

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About Anthony "Pred" Saliou (516 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 15 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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