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ITW Vincent Masingue : « Avec les Cardiac kids, on était des frères ».

Interview

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

Vincent Masingue, intérieur rugueux,  jouer majeur de notre championnat pendant plus de 15 ans prend le temps, avec Basket Rétro de revenir sur sa riche carrière, sur ses exploits mais aussi ses regrets et déceptions. Sans langue de bois.

Basket rétro : Vous débutez en région parisienne, à Chatou. Votre famille pratiquait le basket?

Vincent Masingue : Non, je n’avais pas de famille dans le basket. J’ai essayé beaucoup de sports mais aucun où je ne me sentais vraiment à l’aise. Et j’ai découvert le basket, je faisais 20cm de plus que tout le monde, ça m’a facilité la vie. J’ai persévéré et j’ai aussi eu la chance d’être dans une ville, Chatou, dont l’équipe jouait en Pro B. Je suis allé voir un match et j’ai été contaminé, à vie. J’ai débuté directement en club, pas sur un playground. J’étais dans le public lors d’un match et quelqu’un de l’encadrement est venu me voir, m’a demandé si je jouais, j’ai répondu non, et il m’a proposé de venir à un entraînement. J’étais supporter avant de devenir joueur.

BR : Quelles étaient vos qualités premières? L’adresse? Les coups de coudes?

VM : Je faisais surtout 20 cm de plus que tout le monde et j’attrapais bien le ballon. Après, je n’ai jamais été un génie du jeu, mais je courais bien. Je gagnais les cross de l’école, plus jeune. J’ai une bonne caisse, un bon volume.

BR : Vous débutez à Levallois en tant qu’espoir?

VM : Je débute cadet aspirant. J’ai fait des essais à Pau aussi où j’ai été pris mais j’ai choisi la proximité. J’ai été pris en charge par deux grands éducateurs/coachs, Sylvain Lautié qui m’a identifié et fait venir à Levallois, qui a beaucoup cru en moi et Ron Stewart. Ils ont beaucoup compté dans mon développement en tant qu’homme et en tant que basketteur.

BR : Vous avez partagé le même maillot en 1993/94 avec des joueurs emblématiques de notre championnat, Michael Brooks et Terence Stansbury puis Freddy Hufnagel la saison suivante. Que vous ont-ils appris?

VM : On a eu une chance énorme. On est arrivé directement avec de grands professionnels qui ont joué en NBA. Terence Stansbury nous a fait rêver, incroyable au niveau clutch, spectacle, élégance. Moustapha Sonko aussi. J’ai défendu sur Michael Brooks pendant des années à l’entrainement. Il me démontait ! S’il pouvait me casser en deux il le faisait, parce qu’il me respectait, il m’en faisait baver pour apprendre. C’était un gars excentrique, d’une forte intensité. Il nous a tous insufflés une éthique de travail. Larry Krystkowiak aussi. De très bons modèles.

« Terence Stansbury nous a fait rêver, incroyable au niveau clutch, spectacle, élégance »

BR : Cette équipe a aussi marqué un tournant dans le jeu. L’inspiration de la NBA, du 3X3 se faisait plus forte.

VM : J’étais dans cette vague de nouveaux joueurs, le début du sport roi, à la mode, en grande partie grâce à la Dream Team. Nous, les Cardiac Kids, on avait un style de jeu différent, en press tout terrain. Il faut dire que notre meilleure arme en défense était nos « cannes ». Ron Stewart a compris que pour gagner, il fallait tenter quelque chose de nouveau, une zone press tout-terrain pendant tout le match. Ça nous a permis de gagner des matchs, d’effectuer des retours incroyables. Après, quand tu joues de grosses écuries, c’était moins simple.

Cardiac Kids

BR : Sans vous manquer de respect, cette équipe n’était pas programmée pour jouer les premières rôles mais vous avez eu de très belles saisons.

VM : Oui et on a eu la chance d’avoir James Scott et Hubert Register avec nous. Hubert s’est vite blessé, ce qui m’a permis d’obtenir plus de temps de jeu et James était un arrière d’une efficacité incroyable. Dans un bon jour il était inarrêtable. Il a été clutch toute la saison. Feignant aussi, mais d’une énorme gentillesse. Il a pris ce rôle de grand frère de cette bande de jeunes. Un super mec. Tout cela conjugué nous a permis de réaliser de belles saisons.

BR : Quel type de coach était Ron Stewart?

VM : Pour moi comme pour tous les Cardiacs Kids, Ron nous a façonné, aidé à passer à l’âge adulte, à éviter les bêtises Entre 15 et 20 ans, en région parisienne, tu as plein d’opportunités pour partir dans tous les sens. Quand tu as le basket, la chance d’avoir un sport, que tu rencontres des éducateurs qui vont plus loin que simplement t’entrainer. Lui et Sylvain Lautié nous ont appris à travailler, qu’on n’a rien sans travail quand on veut faire une carrière professionnelle, dont on rêvait tous. Il a aussi amené ce coté américain avec l’audace, le culot. Il faut jouer ses chances à fond et ça peut passer, même si on n’est pas les meilleurs.

« il faut jouer ses chances à fond et ça peut passer, même si on n’est pas les meilleurs »

BR : Il semble difficile de s’imposer pour un intérieur dans cette équipe. Pourquoi choisissez-vous de partir en N2, à Bondy?

VM : C’est un prêt qui m’avait été conseillé par Jean-Pierre Staelens, paix à son âme, à l’époque directeur sportif de Levallois. Il nous a tous donnés une approche du haut niveau. Après une année en espoir où je n’ai pas été très brillant, il m’a proposé ce tremplin pour ma carrière. C’était un peu dur à accepter mais j’ai pu jouer 30 minutes par match et être coaché par Savo Vucevic. Il a complété ma vision du basket : académique par Sylvain Lautié, américaine par Ron Stewart et yougoslave avec Savo. Être plus technique, plus roublard, jouer avec le mental, l’adversaire, provoquer, défier. Une autre vision du jeu qui m’a beaucoup apporté .

BR : Vous revenez à Levallois qui est redescendu en ProB depuis votre départ. On vous garantit un rôle important dans l’équipe?

VM : L’équipe était exsangue financièrement. Ils ont donc mis les jeunes sur le parquet. C’est là que ça commencé, les Cardiacs kids et les anciens comme Jim Deines, Moustapha NDoye.

BR : Quelle était l’ambiance entre vous les joueurs?

VM : On était des frères, on mangeait, sortait, passait nos vacances ensembles. On s’est rencontré au club de Levallois entre 12 et 15 ans. On avait le même rêve et au bout de 4 ou 5 ans, on se retrouve tous en pro, ensemble. On voyait nos potes dans les autres équipes qui nous dominaient en espoir mais qui ne jouaient pas en Pro, alors que nous si. Une chance de dingue de jouer, d’avoir cette opportunité. C’était l’époque des premiers Bosman, mais nous on n’avait que des JFL.

BR : Cette expérience a-t-elle façonné ta carrière et ta vision des équipiers ? Es-tu devenu plus professionnel dans un sens ou moins impliqué sur ce qui se passe hors du gymnase?

VM : Un peu les deux en fait dans le sens où jouer à Levallois n’était finalement pas la vraie vie d’un basketteur professionnel. On a vécu un rêve de potes entre potes. Même si on n’avait pas été payés on aurait joué, voire on aurait payé pour jouer dans l’équipe. Puis on est tous partis dans différents clubs, avec des collègues de travail. On a chacun appris les contraintes du professionnalisme.

« On a vécu un rêve de potes entre potes »

BR : Vous êtes champions de ProB à la fin de la saison 1997/98 et vous accédez à la ProA. Votre rôle évolue-t-il?

VM : Je me suis pris le professionnalisme en pleine face, ça n’a pas été simple, surtout au début où j’ai peu joué, je n’ai pas été bon. La découverte de la pression, d’un encadrement très impliqué qui exige des résultats. Je ne me suis pas senti dans mon assiette. Je me sentais bien en tant qu’homme car j’ai rencontré des gens formidables, des joueurs qui ont marqué le basket français comme les frères Gadou, Freddy Fauthoux, Stéphane Risacher, certains avec qui je suis encore lié. J’ai beaucoup d’amour pour la région aussi. Mais niveau basket j’étais barré par Ronnie Smith, Róbert Gulyás. Puis, à l’arrivée de Gheorghe Mureșan pour effectuer sa pige durant le lock-out NBA, j’ai décidé de quitter le club en cours de saison, je ne voulais pas être troisième rotation. C’était rare de le faire à l’époque.

BR : Quelles étaient les différences entre Ron Stewart et Claude Bergeaud ?

VM : Deux visions différentes du basket. Claude intellectualise beaucoup le basket. C’était un coach qui – à l’époque car ça a changé durant sa carrière – misait moins sur la formation. Ça n’a pas été une histoire d’amour entre nous. J’étais le choix du Président Seillant. Nos chemins se sont recroisés en équipe de France et à l’ASVEL où notre relation s’est beaucoup améliorée.

BR : Vous participez à l’Euroligue. La différence de niveau avec la ProA était importante ?

VM : J’ai découvert l’Euroligue, les matchs devant 6000 personnes. Je finissais ma formation. L’Euroligue est un niveau au-dessus physiquement, techniquement, tactiquement. Il y avait un gouffre entre le niveau moyen de la ProA et l’Euroligue. Tu vois bien que nos meilleures équipes du championnat français se font étriller si elles ne sont pas au top.

BR : Quel joueur rencontré en Euroligue vous a le plus impressionné?

VM : Pas forcément impressionné, je n’en ai pas qui me vient à l’esprit. Mais Muresan que j’ai rencontré à Pau, un super mec, un joueur impressionnant.

BR : Vous quittez Pau Orthez en cours de saison. C’est une décision qui vient de vous ou du club?

VM : J’ai demandé à mon agent de trouver une solution pour que je joue plus. J’avais encore deux ans de contrat à Pau que je ne suis pas allé chercher. C’était très bien comme ça. J’ai été prêté, j’ai triplé mes statistiques, je suis tombé au bon endroit au bon moment. Dans une équipe dans le doute, qui avait besoin d’un intérieur comme moi. Je suis arrivé avec une motivation incroyable et déterminé à montrer que je pouvais jouer. On a fait une super fin de saison. Ca prouve qu’il y a de bons joueurs qui sont au mauvais endroit. Et inversement si tu te trouves là où tu dois être, tu performes. Une première aventure dans le Sud-est.

« J’ai été prêté, j’ai triplé mes statistiques, je suis tombé au bon endroit au bon moment »

BR : Pourquoi le SLUC?

VM : Sylvain Lautié était coach à l’époque et m’a appelé, harcelé, pour que je vienne au SLUC. Un super projet avec plein de joueurs que je connaissais déjà, avec qui j’étais content de rejouer.

L'Est Republicain 2

BR : La première année, vous formez avec Cyril Julian et Fabien Dubos une raquette 100% JFL. C’était déjà rare à l’époque?

VM : C’était cool, on avait une belle équipe et une belle alchimie. Tout était facile finalement avec mes coéquipiers. On a fait une année magnifique ponctuée par la dernière coupe Korac en 2002. L’ambiance à Nancy était incroyable, notamment pour la finale de la coupe Korac. C’était le feu, l’électricité dans l’air. Lors du match retour, j’ai joué tout le match (24 points et 14 rebonds). C’est ce match qui a lancé ma carrière sur un autre niveau. C’est aussi ce que j’étais venu chercher à Nancy.

BR : La saison suivante Cyril Julian fait ses bagages. Vous devenez le patron de la raquette nancéienne ?

VM : Je prends une partie de ses minutes. J’étais bien, j’ai saisi l’opportunité. J’ai joué avec de grands noms du Basket lors de mes années SLUC : Cyril Julian, Keith Jennings, Randolph Childress, Jojo Garcia, Max Zianveni, Tariq Kirksay…).

BR : Vous devenez All Star. Vous êtes friand de ce genre de « fête du Basket »?

VM : Je ne suis typiquement pas un joueur de All Star Game. On ne peut boudiner personne, ce n’est pas drôle. C’est toujours flatteur d’être reconnu quand tu donnes le meilleur de toi-même mais ça n’a jamais été un objectif pour moi. Mes objectifs étaient plus l’équipe de France.

BR : Justement, vous intégrez l’équipe de France (27 sélections entre 2002 et 2006). Quelles sont les différences avec la vie en club?

VM : On a fait des supers campagnes et vécu des super moments. J’ai d’abord connu Alain Weisz puis Claude Bergeaud. Se retrouver entre Français, partager nos expériences, c’était de chouettes moments.

BR : A quelles compétitions avez-vous participé?

VM : J’ai fait des campagnes de qualification. Pour chaque championnat d’Europe, j’ai toujours été coupé dans les derniers. Et la fois où je n’aurais pas dû être coupé, je me suis blessé au mollet 15 jours avant le début de l’Euro 2005. On ne me diagnostique rien et je continue à jouer. Finalement c’était une déchirure de 16cm. J’étais plus que déçu qu’on ne me dise rien et qu’à cause de ça, l’Euro me passe sous le nez. J’ai refait une dernière campagne où j’ai été coupé en dernier avec mon ami Stephen Brun.

BR : J’ai lu que tu disais, qu’à part le public de Nancy, les salles te sifflent. C’est dû à quoi d’après toi? C’est sont des bouh ou des sifflets admiratifs tu penses ?

VM : Ils me sifflaient car je bousculais leurs joueurs. C’était de l’amour en fait, leur façon de me le déclarer.

BR : Pourquoi quittez-vous Nancy en 2005 ?

VM : C’était mon choix, je ne supportais plus de travailler avec Jean-Luc Monschau, personnage que je n’appréciais pas. On gagne la semaine de As en 2005 et on perd en finale du championnat contre Strasbourg. Claude Bergeaud arrive alors à l’ASVEL. J’avais bien aimé travailler avec lui en équipe de France donc je signe.

BR : Vous êtes nommé capitaine pour votre seconde saison. Vous donniez de la voix dans les vestiaires?

VM : Je parlais français, plutôt bien pour parler aux journalistes. En fait, je ne sais pas réellement pourquoi j’ai été nommé capitaine. Mais j’arrivais sur mes 27 ans, je travaillais beaucoup et assidûment, j’en faisais plus. Les coach aiment bien ces gars qui montrent l’exemple. Après capitaine au basket ce n’est pas un rôle très important comme au rugby par exemple.

BR : Vous réalisez deux belles saisons régulières (2ème puis 4ème). Qu’est-ce qui vous a manqué pour aller plus loin en play-offs?

VM : Ca aurait mieux tourner, on aurait pu gagner mais les autres ont été meilleurs. J’ai le regret de ne rien avoir gagné dans ma période villeurbannaise. On a fait des bons parcours aussi en coupe d’Europe. J’ai fait deux belles saisons.

BR : Qu’est-ce qui vous a amené à Toulon?

VM : C’est un choix de vie. Jusqu’à ma période villeurbannaise, le basket était ma priorité dans la vie. Là, j’ai fait un choix de cadre de vie. J’ai toujours aimé le soleil, la mer, le Sud. A Villeurbanne il m’arrivait de partir pour faire 3 heures de planche à voile près de Toulon et j’avais entrainement le lendemain. J’avais un grand manque et d’autres aspirations après le basket. J’avais envie de commencer à profiter de la mer, quitte à signer dans un club moins prestigieux, avec un salaire moindre que ce qui m’était proposé ailleurs. J’ai refusé des propositions supérieures de meilleurs clubs.

BR : C’est là que tu réalises tes plus belles années au scoring (en particulier 2007/08 avec 16pts et 10,5 rbds par match). Ton rôle était différent de celui que tu tenais dans tes anciens clubs?

VM : Cette équipe avait besoin d’un rebondeur, qui faisait des bons écrans et rentrait quelques shoots. J’ai pris le rôle à fond au point d’être meilleur rebondeur du championnat, un challenge personnel. Une belle façon aussi de prouver que je n’étais pas venu là que pour le soleil. On avait une belle équipe, on a même fini 6ème. Les déplacements étaient un peu folkloriques. Je venais de Villeurbanne qui commençait à se structurer comme les grands clubs d’Europe, avec les Spurs comme modèle et des envies d’Euroligue. A l’époque, Gilles Moretton était déjà proche de Tony Parker. Ils investissaient déjà beaucoup dans la structure.

Eurosport

©Eurosport

BR : Finalement peu de clubs investissaient dans leur structure à l’époque, ce qui a fait redescendre Nancy en ProB par exemple.

VM : Oui, Nancy mais aussi beaucoup de clubs. Les réalités économiques d’une saison sur l’autres, les montées ou descentes, ça peut changer énormément de choses au niveau du club. Il faut donc pouvoir s’implanter de manière durable.

BR : Très belle saison 2011 pour ta dernière saison au HTV, particulièrement au trophée des As. Tu as beaucoup joué à partir de la blessure du pivot titulaire Rick Hugues. 35 ans c’est le plus bel âge pour un basketteur (Lebron James a 35 ans actuellement)?

VM : Clairement à 35 ans si t’es à ton meilleur c’est que tu as loupé quelque chose avant. L’expérience t’aide à optimiser tes gestes, à être plus efficace. Tu as une autre approche mais à 35 ans, tu es cuit.

« L’expérience t’aide à optimiser tes gestes, à être plus efficace »

BR : Tu as gardé des attaches dans la région ? Des business ?

VM : J’avais une boîte de nuit dans le coin avec des potes, pour le fun. Après ma dernière année à Levallois, j’ai passé mes diplômes de skipper et je suis parti en voyage autour du monde.

BR : Vous n’avez pas choisi de rester dans le basket? Pour quelles raisons?

VM : Aucune envie, non. J’avais le rêve de voyager depuis mes 30 ans. C’était vraiment ce que je voulais faire, rien ne pouvait m’en empêcher.

BR : Le tour du monde en bateau, comme Boris Diaw?

VM : C’est différent, lui il fait des allers/retours. Il a un capitaine, un autre type de bateau. Boris a des dons en tout, il se met à faire de la plongée, de la vidéo, il excelle dans tout ce qu’il fait. Il a des facultés, il a toujours réussi à trouver le chemin du succès.

BR : Malheureusement, vous êtes obligé de mettre un terme a cette saison, et à votre carrière suite à une une blessure au dos. Était-ce une blessure chronique ?

VM : J’avais signé un an et j’ai fini en rampant. J’étais usé, mon corps m’a porté jusque là, mais pas plus loin.

BR : Lors de ma dernière interview, avec James Banks, nous avons parlé d’une équipe dont il a fait partie : la PlayBoy all American Team. Avez-vous eu ce genre de sollicitation lors de votre carrière de joueur?

VM : On ne m’a jamais sollicité pour ce genre d’événement, non merci. En revanche, j’ai été élu plus beau gosse de la ProA par Basket News en 2001. Mon meilleur titre individuel (rires).

8emeArtStudio

©8emeArtStudio

BR : Que vous reste-t-il de votre carrière aujourd’hui ?

VM : Enormément de choses. Cette façon de savoir comment obtenir ce que tu veux, faire ce qu’il faut pour y arriver. Savoir supporter et gérer différentes émotions et surtout mes amis dans le basket. Je suis très riche de ça. Des joueurs, des kinés, des médecins, des gardiens de salle, journalistes, présidents, sponsors. Ceux dont je suis les plus proches restent les Cardiacs Kids, on est très souvent en contact.

« Ceux dont je suis les plus proches restent les Cardiacs Kids, on est très souvent en contact »

BR : Aucun rapport avec votre surnom Bang Bang? D’où vient-il?

VM : Ca vient exclusivement du basket, tout le reste n’est que légende. Ca vient de Ron Stewart et du speaker de Levallois. Un coup à droite, un coup à gauche, ça fait bang bang. Certains m’appellent encore comme ça aujourd’hui.

BR : Et ceux qui passaient entre vous et Cyril Julian aussi dans la raquette du SLUC?

VM : Voilà, exactement. C’était dangereux.

BR : Notre coutume chez Basket-retro est de vous laisser le mot de la fin, c’est à vous :

VM : C’est pour moi une façon de remercier les acteurs, les gens de l’intérieur du basket. Le basket m’a apporté énormément au niveau sportif et au niveau humain. Je salue bien chaleureusement ceux qui ont l’occasion de me lire.

Propos recueillis par Arnaud Lefèvre pour Basket Retro.

Merci à monsieur Vincent Masingue pour sa gentillesse et sa disponibilité lors de cet entretien.

 

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" Il est nécessaire de connaître le passé pour comprendre le présent...", contribuer à BasketRetro me permet de transmettre ma passion.

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