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ITW Claude Bergeaud – Part 1 : « Mon passage à Pau a marqué l’histoire de ce club »

Interview

Après Pascal Donnadieu, Basket Rétro est allé interviewer un autre coach du basket français, ex-sélectionneur de l’équipe de France pendant 4 ans : Claude Bergeaud. Dans les locaux de Ma Chaîne Sport dans lesquels il est désormais consultant de la Pro A, l’ex-technicien est revenu sur sa découverte du basket, sa carrière d’entraîneur à Pau-Orthez, et les jeunes qui l’a lancé : les frères Piétrus et Boris Diaw. Entretien du 23 novembre dernier, première partie.

Claude Bergeaud avec ballon (c) Iconsport

Claude Bergeaud avec ballon (c) Iconsport

Basket Rétro : Tout d’abord, comment avez-vous découvert le basket ?

Claude Bergeaud : C’est toujours un concours de circonstances. Je vivais dans le milieu rural. L’instituteur du village est un maître référant. Tout le monde écoutait ce qu’il disait. Il nous a envoyés vers tous les sports collectifs : le rugby car je suis du Sud-Ouest, le football et le basket. Quand nous avons déménagé, j’étais tout petit, un voisin est allé au basket en civil. A l’époque, on appelait ça aller jouer en civil. On jouait en scolaire ou en civil, c’est-dire en fédérale. Ce voisin jouait dans le club qui était à côté de mon village, Pamiers dans l’Ariège : l’Union Olympique de Pamiers.

J’ai pris goût au basket car il y avait 1/ un défi collectif, 2/ un challenge d’adresse. Il y avait cette frustration de ne pas marquer des paniers. On pouvait tout seul s’amuser à jouer au basket. Je réussis, je rate, je réussis, je rate. J’avais ma propre évaluation immédiate, chose qu’on ne peut pas faire au rugby. On n’a pas la possibilité. On a un ballon et des poteaux. A part botter, on ne peut pas faire grand-chose. Dans mon département de montagne, il fait très très froid. C’est ce qui m’a conditionné. On passait 4 mois au football et au rugby surtout l’hiver sur des terrains boueux, gelés. Et au basket, quand on est jeune, on est toujours à l’intérieur, à l’abri. On peut toujours jouer. Pas de matchs annulés et reportés. La combinaison de tous ces éléments fait que je me suis dirigé progressivement sur le basket. Et quelques prédispositions à être bon joueur m’ont amené à devenir leader d’une équipe. J’ai pris mon plaisir ainsi. Et c’est parti.

BR : A quel âge commencez-vous à jouer ?

CB : C’est juste avant de rentrer en 6ème. Donc 11-12 ans. Par contre j’ai continué à jouer au football et au rugby, moins assidûment, en même temps que le basket jusqu’à l’âge de 16 ans. A partir de cet âge, il a fallu faire un choix. On est en seconde. Il y a les études. On va jouer au rugby. C’est compliqué. Et là j’ai définitivement basculé sur le basket.

BR : Puis vous ne faites pas de carrière professionnelle.

CB : Non moi j’étais à un niveau qui est celui actuellement de Pro B. Il n’y avait qu’une division professionnelle. Et on était au niveau en dessous. Les joueurs les plus payés ne gagnaient même pas 1000 euros. Ils devaient toucher à l’époque entre 500 et 800 euros. Il n’y avait pas de joueurs professionnels dans la deuxième ligue. Par contre, tout le monde avait un boulot et donc travaillait.

BR : Vous dites avoir joué au basket au niveau scolaire. Pour viser plus haut, une carrière professionnelle ne vous a pas tenté ?

CB : Pression familiale. Mes parents étaient agriculteurs. C’était le milieu paysan, un peu pauvre. Il fallait que les enfants travaillent pour sortir de ce « merdier ». Toute ma vie, j’ai lutté. J’ai su cela que très tard. Je ne voulais pas rester là, faire le boulot de mon père 365 jours par an, 10-12 heures de travail par jour. Moi je voulais vraiment partir. C’est pour cela qu’ils m’ont poussé à faire des études. Et je n’ai jamais pu décrocher, c’était difficile de mener les deux. J’ai fait des études professionnelles dans le sport pour devenir professeur d’éducation physique.

BR : Pour revenir sur votre pratique du basket, quel type de joueur étiez-vous durant votre carrière ? Shooteur ? Rebondeur ? Quelqu’un de défensif ?

CB : C’est plutôt défensif. L’équipier qui mettait beaucoup d’énergie. Et progressivement j’ai été grand assez tôt. Puis je me suis stabilisé. Dans les petites divisions, j’ai joué pivot. Mais avec ma taille pour pouvoir jouer à ce niveau, qui était un très haut niveau de basket, je suis devenu meneur de jeu. Et un meneur faiseur de jeu. Je faisais jouer les autres. Marquer ne m’intéressait pas forcément. Peut-être que je n’étais pas forcément un joueur spécialement adroit.

BR : Et actuellement, trouvez-vous du temps pour continuer à jouer ?

CB : J’ai quand même beaucoup pratiqué jeune sur des sols très très durs. Et mes articulations à la fois cartilage et tendons ont été un petit peu entamé. J’ai 55 bientôt 56 ans. Pour pouvoir s’entretenir, c’est compliqué. Mais dernièrement au Maroc, j’ai joué. Je me suis aperçu qu’il y a des restes. Il reste des choses quand même (rires).

Claude Bergeaud (c) lequipe.fr

Claude Bergeaud (c) lequipe.fr

BR : Qu’est ce qui vous a donné envie de faire du coaching au basket ? Quel a été le moment clé ?

CB : Le moment clé, c’est lorsque je suis arrivé dans ce club dont je vous ai parlé qui s’appelle l’Union Olympique de Pamiers (UOP). Il y avait un référent à l’époque : le prof de gym qui m’avait accueilli dans le lycée. Il obligeait quelque part tous les gens d’une catégorie supérieure à venir aider dans les entraînements d’une catégorie inférieure. Dès que j’ai été minime, à l’âge de 13-14 ans, on entraînait les poussins. Quand on était cadets, on entraînait des benjamins. A l’âge de 18 ans, sur l’orientation professionnelle, je me suis dit qu’il fallait que je m’occupe de l’entraînement. Quels sont les métiers ? C’était celui de professeur d’éducation physique. Comme par hasard, je le suis devenu. Cela ne m’a pas plu car on enseignait pleins de disciplines et c’était très global.  J’avais besoin d’être un spécialiste. Et c’était dans le basket.

BR : Comment devenez-vous assistant de Pau de 91 à 97 ?

CB : Il y a eu deux clubs dans ma vie : Pamiers et l’Elan Béarnais. Je venais d’arrêter le coaching à Orthez. On n’a pas continué. En fait j’y suis resté 25 ans. Je travaillais beaucoup dans le club d’Orthez. Quand je suis devenu entraîneur-joueur, là j’ai lancé des gamins de 18 ans. Pierre Seillant, par l’intermédiaire d’un ami, a su que j’étais un entraîneur et que je m’occupais vraiment des jeunes, je faisais de la formation. Comme le club est passé d’Orthez à Pau, il fallait reconstruire dans le centre de formation des jeunes à Pau. Il a donc pensé à moi. L’aventure a démarré à ce moment-là. J’ai été adjoint de Michel Gomez puis en charge du centre de formation et adjoint de l’équipe professionnelle pour préparer les matchs de championnat.

BR : Par la suite, vous devenez head coach de Pau de 97 à 2002. Même question que précédemment, comment vous propose t-on ce poste ?

CB : J’étais adjoint de Jacques Monclar qui n’a pas été conservé. Le président a souhaité me donner l’équipe. Au départ, j’étais vraiment surpris d’une décision comme celle-là. Mon idée était de repartir plus bas à partir d’un club de Nationale 1 ou de Pro B pour monter. Mon modèle était Guy Roux et de faire une carrière comme la sienne. J’étais propulsé et poussé un petit peu. Comme quoi des fois, alors qu’on a pas trop confiance en soi, boom c’est parti. Et je suis devenu coach en 97 de Pau jusqu’en 2002.

BR : Assistant à Pau de 91 à 97, coach de Pau de 97 à 2002 puis on vous rappelle en 2012 jusqu’en 2015. Sur ces plus de 10 ans à Pau, quel bilan faites-vous de votre passage dans ce club ?

CB : Il est positif. De 92 à 96, on a vécu une période sans titre. On démarre avec des gros moyens en 96-97. Mais pas de titre. Le club était très pressé. Il fallait absolument faire quelque chose sur le front européen. On est trois fois champion de France très rapidement. C’était un passage très très intense mais un peu contradictoire. On perdait du monde au guichet. A l’époque, il y avait 8 millions de personnes qui venaient à tous les matchs. La raison ? On gagnait trop facilement. Il y avait ce contraste, ce paradoxe. On est reparti sur un autre style. On s’est dit qu’économiquement ça devient difficile, on va donc lancer des jeunes avec la génération des frères Piétrus, Boris Diaw, et Artur Drozdov. Et de nouveau, on a été champion de France sur la première année avec ces jeunes. Coup de maître.

C’est un passage qui est très positif dans ce que j’ai pu amener dans ce club. Ce n’était pas que du basket. On a eu beaucoup de projets. Je suis même actionnaire de ce club. Je suis devenu le directeur général pour relancer une économie en 2008 au moment où Pierre Seillant a pris sa retraite. C’est un passage qui a marqué quand même l’histoire de ce club.

BR : Vous dites avoir amené plus que le basket. C’est à-dire ?

CB : Un entraîneur est quelqu’un qui assure au club un rayonnement qui dépasse simplement le secteur sportif. Il y a celui-ci mais aussi le secteur économique, le secteur communication. Il doit rayonner dans d’autres secteurs. Au-delà de l’équipe professionnelle, nous avons monté une grande école de basket, de formation. Avec le club de Pau Nord-Est, nous avons fait une union au départ, une fusion avec le regretté Bruno Tarricq, mon ami qui est décédé au moment où nous étions en train de construire quelque chose d’énorme, d’explosif.

Ensuite on s’est rapproché du secteur associatif et caritatif. On a crée l’association l’Elan à fleur de Pau. J’en suis l’initiateur pour être très près de tous les gens qui veulent se faire connaître. Il n’y a pas qu’une élite. Il y a une base énorme de gens aujourd’hui qui sont les fondations de club.

Sur son arrivée à Pau en 91 : « Pierre Seillant, par l’intermédiaire d’un ami, a su que j’étais un entraîneur et que je m’occupais vraiment des jeunes, je faisais de la formation. Comme le club est passé d’Orthez à Pau, il fallait reconstruire dans le centre de formation des jeunes à Pau. Il a donc pensé à moi. L’aventure a démarré à ce moment-là. J’ai été adjoint de Michel Gomez puis en charge du centre de formation et adjoint de l’équipe professionnelle pour préparer les matchs de championnat.

BR : Vous avez donc coaché longtemps à Pau. Quel type de coach étiez-vous ? Vous prôniez plus un jeu défensif ou plus offensif ? Cela dépendait forcément des profils de joueurs que vous avez à disposition. Ya t-il eu une évolution dans votre manière de coacher ?

CB : C’est un sujet à lui tout seul. Cette question est fondamentale dans l’évolution de carrière d’un entraîneur. Au départ, vu l’exigence de l’Euroligue, qui s’appelait au tout début les championnats d’Europe des clubs, une équipe qui ne défend pas, elle n’existe pas. Le recrutement des joueurs était fait pour amener de la dimension physique. L’athléticité, nous l’avions. Le physique, c’est tout ce qui est au sol. C’est la « viande », l’impact. On a été obligé de construire des équipes défensives par les hommes et les stratégies au plan individuel et collectif. Mais je connaissais l’ « aficione » qui est chez nous la passion qu’il y a autour du basket dans le Sud-Ouest. C’est une région très festive. Il faut que la fête soit sur le jeu, sur le terrain. Les gens n’aiment pas un jeu fermé, bridé qui n’est pas un jeu d’attaque. Il a donc fallu à la fois faire des assises défensives mais aussi développer un jeu rapide permanent. Nous avons surtout développé à l’époque le passing game : jouer, jouer et jouer sur la vitesse et principalement sur celle des passes.

Aujourd’hui, compte tenu de la culture des joueurs maintenant dans ces dernières années, où ma philosophie, ma vision a changé, le management et la formation des joueurs va changer. Aujourd’hui, c’est prendre les qualités des joueurs, sans forcément les faire travailler et évoluer, et les mettre au service d’un système que l’on va choisir pour les joueurs. A l’époque, c’était un problème de système, on y mettait les joueurs dedans. Aujourd’hui, on prend des joueurs, on crée quelque chose pour que chacun puisse être efficace dans quelque chose le plus simple possible. L’aspect individuel prend le dessus sur celui collectif.

BR : Ya t-il des coachs du passé ou actuel qui vous ont inspiré quand vous aviez entrainé ?

CB : Oui. Par ma vision multiple, très varié, je pense être aussi un autodidacte, quelqu’un qui se forme. En premier lieu, j’ai eu une approche universitaire. J’ai été prof d’EPS. J’ai eu des référents universitaires qui m’ont donné des méthodes de recherche : développer des problématiques, trouver des solutions, comment les éliminer, en trouver d’autres. Mon ex-épouse, Nathalie Etienne, était internationale de basket avec plus de 100 sélections. Elle a eu des référents par le passé comme Joe Jaunay. Il a gagné 8 titres avec les filles de Clermont. C’était une sommité du basket. Fin des années 70, j’ai eu la  chance de rencontrer des gens comme Gérard Bosc, DTN. Lorsque je suis arrivé à Pau, il y a eu Michel Gomez à côté de qui j’ai travaillé, Frédéric Sarre. Toutes ces connaissances font ce que je suis aujourd’hui et m’ont construit au contact de ce monde.

BR : Vous avez coaché les jeunes frères Piétrus, Boris Diaw. Vous avez décelé dès le départ qu’ils allaient réaliser une grande carrière en Europe et en NBA vous qui les avez formés ? Vous le ressentiez dès les premiers jours lorsque vous les voyez à l’entraînement.

CB : Pour Mike Piétrus oui. A ce moment là lorsqu’il arrive à 15 ans à Pau, « Whaou ». (il siffle).

BR : La NBA pour lui direct ?

CB : On n’y pense pas à ce moment-là.

BR : Faire une carrière en Europe ?

CB : Ça va devenir un énorme joueur. Lui on va le mettre vite. Il n’avait pas 18 ans. Pour moi, il était déjà sur le terrain. Son frère Flo à ce moment-là en a 19.  Pour la première fois, je me dis « Whaou ca va être difficile ». Flo a une énergie pas possible. Il contestait les arbitres, des fautes. Par contre, je dis qu’il va falloir façonner ce cœur. Il avait une envie, une détermination extraordinaire. Et le talent de Boris, la question qu’on se posait est « est-ce qu’il va devenir le joueur d’impact lié au potentiel qu’il nous montre ». Assez rapidement, tous au bout d’un an, on a dit « on a des pépites ». On va essayer de les garder. (il tape dans ses mains). C’est allé trop vite. La médiatisation était partie. Les scouts ont commencé à arriver. Malgré tout, le club de Pau a récupéré beaucoup d’argent sur les transferts lorsque Mike et Boris sont partis en NBA. Puis Flo est parti en Espagne.

Florent Pietrus - Boris Diaw - Mike Pietrus, trois jeunes lancés par Claude Bergeaud à Pau (c) guenael64.free.fr

Florent Pietrus – Boris Diaw – Mike Pietrus, trois jeunes lancés par Claude Bergeaud à Pau (c) guenael64.free.fr

BR : Vous n’êtes pas surpris de l’ascension de ces trois joueurs suite à leur départ de Pro A même si Mickael Piétrus a disparu des radars à un certain moment.

CB : Oui Mike n’a pas eu la carrière qu’il méritait peut-être lié à des choix qu’il a fait. Flo, c’est une carrière exceptionnelle même si comme il le dit dans son bouquin (que j’ai lu qui est exceptionnel) qu’il est frustré qu’on ne l’ait pas préparé à pouvoir aller en NBA. Si aujourd’hui, j’en suis convaincu, on l’avait fait jouer au poste qu’il voulait, c’est-à-dire, au poste 3, il aurait peut-être raté sa carrière. C’est-à-dire qu’il ne serait pas devenu un joueur de basket de haut niveau. Mais c’est parce qu’on l’a positionné dans la boîte, mis près du cercle, à la bagarre, ce qu’il adorait, qu’il a pu devenir le joueur qu’il est aujourd’hui.

BR : Initialement, vous vouliez absolument faire évoluer Flo Piétrus au poste 4 ?

CB : Ah oui. Tout le monde, les agents disaient autour de lui « Poste 3, faut qu’il aille en NBA ». Il ne pourra pas jouer, poser le pied au sol, partir au dribble. Tout ça est un travail que l’on a quand on est jeune. Là ce n’était pas possible avec Flo.

BR : Parlez-nous de votre quotidien lors de ses années de coaching à Pau. A quoi ressemblaient vos journées. Quel était le management de vos joueurs. Comment gérer les egos des joueurs qui peuvent se plaindre de leur temps de jeu ?

CB : Pau-Orthez, avec une grosse culture de l’entrainement, a eu la chance, le loisir de toujours prendre des bons joueurs. Quand on les recrute, on les prend en amont d’une belle éthique de travail et d’esprit collectif. Si on ne veut pas avoir de souci, en amont du recrutement, je dis à tel joueur, « moi je te prends mais au départ tu peux pas jouer 30-35 minutes ». Au départ, vu l’équipe que nous avons, que je veux faire, tu vas être la rotation de ce joueur-là. Il est possible la première année que tu es 10-12-15 minutes de jeu, pas plus. Si les choses sont clairs au départ, le gars ne peut pas venir nous voir pour nous dire après «  vous m’aviez dit que »…  Alors que si on dit « oui chez nous, tu vas jouer ». On rentre dans la séduction, la séduction. Là on va au devant de problèmes. Le joueur a une carrière à faire, on a un engagement avec ce joueur. C’est le flouer que de lui promettre des choses qu’on ne tiendra pas. Lorsqu’on a recruté les jeunes, on ne leur a rien promis au niveau du temps de jeu.

Ensuite, le travail aujourd’hui d’un coach est pratiquement 70 % de temps consacré à un entretien individuel  avec les joueurs. Et 30 % sur du briefing collectif : vidéos. A l’époque, c’était totalement l’inverse. On parlait à tout le monde. C’est le moule commun. Il y avait 3 étrangers et 8 français. Tout le monde venait du même milieu. Le discours était commun. Les Français parlaient aux Américains et leurs expliquaient que le coach voulait ceci, cela. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus compliqué. L’origine de formation est tellement hétéroclite qu’on doit aller sur de la relation individuelle : le rôle, la mission, les attentes, les félicitations, les critiques, les vidéos, et l’entrainement. Il y a une grosse individualisation pour faire performer les joueurs. Cela nous prend beaucoup de temps. Ensuite, il y a la grosse partie collective avec les entraînements une à deux fois par jour.

Sur Mike Piétrus, Flo Piétrus et Boris Diaw, trois joueurs qu’a lancé Claude Bergeaud à Pau : « Mike va devenir un énorme joueur. Il n’avait pas 18 ans. Pour moi, il était déjà sur le terrain. Son frère Flo à ce moment-là en a 19.  Pour la première fois, je me dis « Whaou ça va être difficile ». Flo a une énergie pas possible. Il contestait les arbitres, des fautes. Par contre, je dis qu’il va falloir façonner ce cœur. Il avait une envie, une détermination extraordinaire. Et le talent de Boris, la question qu’on se posait est « est-ce qu’il va devenir le joueur d’impact lié au potentiel qu’il nous montre ? ». Assez rapidement, tous au bout d’un an, on a dit « on a des pépites ».

Vendredi, découvrez la seconde partie de l’entretien avec Claude Bergeaud. L’ancien coach de Pau nous parlera de son passage de 4 ans à la tête de l’équipe de France ainsi que de ses souvenirs de la NBA. Stay Tuned.

Propos recueillis par Richard Sengmany

Montage Une : Laurent Rullier

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About Richard Sengmany (376 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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