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Le temps-mort de Francis Jordane – « Dream Team USA : la seigneurie des panneaux »

Témoignage

Montage Une : Aurélien Sohard pour Basket Rétro

Grande figure du coaching français, notre consultant Francis Jordane, est en 1992 le sélectionneur de l’équipe de France qui affronte à Monaco la Dream Team, en phase de préparation. Pour ce grand événement, il nous plonge dans les coulisses de cette aventure unique. Témoignage. 

La Dream Team est le pseudonyme attribué à l’équipe nationale de Basket Ball des USA qui a participé aux JO de Barcelone en 1992. Pour la première fois de son histoire, cette prestigieuse sélection américaine a regroupé les meilleurs joueurs du championnat professionnel de la NBA. Elle a outrageusement dominé la compétition olympique et remporta avec panache la médaille d’or en gagnant tous ses matchs avec un écart moyen de 43,75 points. La Dream Team a été considéré, à juste titre, comme étant la plus grande équipe de Basketball de tous les temps. Pourtant, tout a été dit, écrit, radiodiffusé et télévisé sur le parcours de cette brillante équipe mais son exceptionnelle prestation aura marqué, pour de nombreuses années, la planète basket dont elle est devenue une référence incontestable et toujours d’actualité. Alors pourquoi ce flash back sur ce phénomène mondial dont on parle de nos jours comme un exemple sans précédent dans le basket de haut niveau mondial ? Tout simplement pour se rappeler des circonstances originelles de la création de cette « machine » d’engagement et de combat qui balaiera toutes les incertitudes sur la suprématie du basket nord américain sur le plan mondial.

RAPPEL HISTORIQUE DE LA CREATION DE CETTE EQUIPE DE REVE

A l’occasion du mondial de 1986, la participation des professionnels américains avait été refusé (31 voix à 27). Le CIO et la FIBA envisageaient alors d’un commun accord souverain, trois ans plus tard en 1989, l’intégration des joueurs de la NBA pour 56 voix pour et 13 contre à participer à la prochaine olympiade de 1992 à Barcelone. De l’avis de nombreux experts chevronnés, l’équipe de l’ex-Yougoslavie qui régnait en maître en s’appropriant deux tournois mondiaux (1978 aux Philippines et 1990 en Argentine) ainsi que plusieurs titres européens dont 1991 à Rome était la seule formation capable de rivaliser avec les stars américaines. Cependant, à la grande surprise des observateurs du basket international, lors des JO de Séoul, en 1988, la défaite de Team USA en demi-finale face à l’URSS 76-82 provoqua une onde de choc négative dans le basket outre atlantique et une vexation légendaire des adeptes US de la balle au panier. Les responsables de USA Basketball décidèrent donc d’utiliser et d’appliquer les récentes dispositions exécutoires autorisant la présence des professionnels américains et répondre positivement afin de venger cet affront.

CONTEXTE STRATEGIQUE OPERATIONNEL

Le staff et les joueurs – Le staff : Le coach des Pistons de Detroit Chuck Daly a été nommé entraineur en chef, assisté par Mike Krzyzewski de l’Université des Blues Devils de Duke, de PJ Carlesimo de Seton Hall et de Lenny Wilkens des Cavaliers de Cleveland (ayant coaché le plus de matchs en NBA). La sélection a été constitué des meilleurs joueurs professionnels du moment excepté Isiah Thomas qui méritait intrinsèquement sa place au sein de la Dream Team mais dont la candidature recevait un véto formel de certains joueurs majeurs dont Michael Jordan qui ne souhaitaient pas jouer avec lui. La présence de Christian Laettner de Duke était lié à son appartenance au Basket Universitaire qu’il représentait au sein de cette fabuleuse Dream Team . Sa composition : Michael Jordan et Scottie Pippen des Chicago Bulls , John Stockton et Karl Malone des Utah Jazz , Magic Johnson des Los Angeles Lakers , Larry Bird des Boston Celtics , Patrick Ewing des New York Knicks , Chris Mullin des Golden State Warriors , David Robinson des San Antonio Spurs, Clyde Drexler des Portland Blazers et Charles Barkley des Philadelphia 76ers .

LA PREPARATION DE LA DREAM TEAM

Elle débuta par un stage à La Yolla près de St Diego au cours duquel elle effectua un scrimmage de 20 vingt minutes face à une équipe de jeunes joueurs américains dont Grant Hill, Bobby Hurley, Allan Houston, Montross, Mashburn et Chris Webber pour ne citer que les plus représentatifs en s’inclinant contre toutes attentes 54 – 62 dans ce premier test amical. Ce fut le seul match, n’ayant pas eu sa durée légale, perdu depuis la création de la Dream Team, toute compétition confondue. Le tournoi de qualification pré olympique des Amériques qui se déroula à Portland du 26 juin au 5 juillet 1992 révéla une excellente entrée en matière de Team USA retrouvant ses fondements collectifs et son efficacité individuelle puisqu’elle remporta les six rencontres fixées au calendrier avec un écart spectaculaire de 51,5 en moyenne par match. Les résultats : USA – Cuba : 126 – 57, USA – Canada : 105 – 61, USA – Panama : 112 – 52 , USA – Argentine : 128 – 81, USA – Porto Rico : 119 – 81; USA – Vénézuela : 127 – 80.

Avant de rejoindre la capitale catalane, pour disputer la phase finale des Jeux de 1992, la Dream Team joua son seul match amical sur le territoire de la principauté de Monaco, précédé d’un stage en commun avec les tricolores pour affiner les stratégies offensives contre les défenses collectives de zone usitées sur notre continent européen. Dans cette rencontre d’exhibition, la Dream Team s’imposa face à l’équipe de France (dont j’étais le coach) sur le score de 111 à 71 au terme d’une rencontre disputée dans un excellent esprit où les bleus de Stéphane Ostrowski jouèrent leur va-tout avec sérieux, sans démériter, contre les meilleurs joueurs du monde.

LES RESULTATS DE JEUX :

Tour préliminaire :

États Unis – Angola : 116-48

Etats Unis – Croatie : 103-70

Etats Unis – Allemagne : 111-68

Etats Unis – Brésil : 127-83

Etats Unis – Espagne : 122-81

Quart-de-finale :

États Unis – Porto Rico : 115-77

Demi-finale :

États Unis – Lituanie : 127-76

États Unis – Croatie : 117-85

Pour la Dream Team USA, « PERDRE PEUT ATTENDRE ! ».

Avec la Dream Team, « on joue » , « on flotte », « on se balade » entre rêve et réalité. Un rêve bien trop réel pour n’être qu’un rêve.

Source pour les photos : America’s DreamTeamThe Quest for Olympic Gold by Coach Chuck Daly with Alex Sachare.

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About Francis Jordane (14 Articles)
Ancien sélectionneur de l'équipe de France. Educateur, formateur et surtout un vrai passionné

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