Nando De Colo, itinéraire d’un Génie discret
Portrait
Il existe des joueurs dont la grandeur ne se mesure ni au bruit médiatique ni aux gestes spectaculaires, mais à la constance, à la précision et à la maîtrise. Nando de Colo appartient à cette catégorie rare. En plus de vingt ans de carrière, l’arrière français s’est imposé comme l’un des joueurs majeurs du basketball européen moderne. Retracer son parcours, c’est comprendre comment un perfectionniste du jeu est devenu bien plus qu’un champion : une référence.
LE BASKET, UNE AFFAIRE DE FAMILLE, DU PAS-DE-CALAIS AU MAINE-ET-LOIRE : NAISSANCE D’UN COMPÉTITEUR
Nando de Colo est un basketteur qui a marqué durant 20 saisons le basket français et européen. C’est aussi un homme de parole et qui tient ses promesses. En septembre dernier, « Basket Rétro » avait participé à la Supercoupe de basket préfigurant le début de la saison. Lors d’une interview avec des journalistes et suiveurs, le natif de Sainte-Catherine-lès-Arras, à l’époque à l’ASVEL, avait clairement évoqué le fait que cette saison 2025/2026 pouvait être sa dernière. Sans se cacher, avec franchise et une lucidité confondante, il avait laissé percer une certaine lassitude notamment vis-à-vis des ambitions de son club d’alors. Dès lors, l’annonce qui est intervenue début avril 2026 n’est que le prolongement d’une saison qui l’a vu passé de l’ASVEL à Fenerbahçe, en Turquie.

Cependant, avant de parler du joueur, il faut parler de la famille De Colo. Avant même les parquets professionnels, le basket était déjà une langue familiale chez les De Colo. Son père, Bruno, ancien joueur du Portel, et sa mère, Nicole Letien, passée par le niveau professionnel puis le coaching, transmettent très tôt à Nando une culture du jeu fondée autant sur la rigueur que sur la passion.
Nando de Colo naît le 23 juin 1987 à Sainte-Catherine-lès-Arras, dans le Pas-de-Calais. Le Nord, cette terre de caractère et de rigueur, forgera autant l’homme que le joueur. Dans un environnement familial où le travail est une vertu cardinale, de Colo développe une force de caractère et une capacité à ne jamais flancher dans les moments décisifs. Bruno, le père, a su trouver le juste équilibre entre son rôle de coach et celui de parent : « Sur le terrain j’étais le coach, à la maison j’étais le papa ». Une formule simple, presque évidente, qui cache pourtant la sagesse d’un homme qui a compris que pour que son fils devienne grand, il fallait lui laisser l’espace de grandir seul.
A Cholet, l’un des meilleurs centres de formation français, De Colo affine ce qui deviendra sa signature : lecture du jeu, précision technique, patience. Sous Erman Kunter, il apprend à penser avant d’agir, à contrôler le rythme plutôt qu’à le subir. Ses premières saisons ne sont pas celles d’une explosion immédiate, mais d’une montée méthodique. De Colo progresse sans brûler les étapes, jusqu’à s’imposer comme l’un des jeunes arrière les plus prometteurs du championnat.
Il fait ses débuts professionnels en Pro A lors de la saison 2006-07. A un âge où les jeunes cherchent encore leur place dans des effectifs établis, Nando De Colo dispute 26 rencontres et apporte son écot (7,8 points, 2,5 rebonds et 2,2 passes) dans une équipe qui comprend Taj Gray (qui évoluera à Chalon et Roanne notamment) Steed Tchicamboud et le totem Jim Bilba, 38 ans, qui dispute alors sa dernière saison professionnelle. Cholet termine à la 7ème place de la saison régulière et sera éliminé par le futur champion, Roanne, en deux manches lors des quarts de finale des playoffs.

Sur le plan statistique, ses premières saisons sont donc celles d’un joueur qui monte en puissance progressivement, sans brûler les étapes. La Pro A est une ligue exigeante et physique et De Colo prend le temps d’observer et de comprendre les attentes. Durant deux saisons, entre 2007 et 2009, il double ses stats à tous les niveaux : 14,9/2,9/3,5 lors de la saison 2007/2008 et 14,7/3,6/3,3 en 2008/2009. Cholet accroche de nouveau les playoffs (élimination en quarts face au Mans) mais termine à la 9ème place en 2009.
Ses performances à Cholet lui valent rapidement une première sélection en équipe de France en 2008. Une première étape qui en appellera d’autres. En attendant, après trois saisons dans le Maine-et-Loire l’heure est au départ. Prochaine étape, l’Espagne puisque Nando pose sa valise à Valencia en 2009.
VALENCIA, LE LABORATOIRE DE LA RÉVÉLATION EUROPÉENNE ET GRAND SAUT AUX ÉTATS-UNIS
L’Espagne (et son championnat, la Liga ACB) a ceci de particulier qu’elle constitue depuis des décennies une sorte de Graal pour les basketteurs européens souhaitant se mesurer à l’élite continentale sans franchir l’Atlantique. Le Pamesa Valencia, club structuré, ambitieux, offre à De Colo le cadre idéal pour confirmer son talent naissant sur une scène plus large.

Là-bas, l’arrière nordiste prend véritablement son envol européen en s’affirmant comme l’un des éléments clés d’une équipe compétitive. Dans une équipe qui comprend notamment l’Australien Matt Nielsen, aujourd’hui assistant coach aux Spurs, le jeune (22 ans) et futur catalan Victor Claver ainsi que la légende locale Rafa Martinez qui portera la même liquette durant 11 ans. Sa première saison épouse les contours de celle de Martinez puisque les deux joueurs affiche la même moyenne de points (13,7) en championnat. En terminant à la 4ème place, Valencia affronte Unicaja Malaga et se fait éliminer en quarts de finale des playoffs d’ACB. Petite déception pour le Français largement contrebalancée par le titre remporté en Eurocup lors de la saison 2009/2010. Après deux phases de poules rondement menées, les Valencians éliminent les Grecs de l’Aris Salonique en quarts puis une autre équipe grecque, le Panellinios, lors de la demi-finale du Final Four disputée dans la salle des Basques de Vitoria. La finale face aux Allemands de l’Alba Berlin n’est qu’une formalité et Nando De Colo (7 points, 5 rebonds et 2 passes) remporte son premier trophée européen (67-44). Le Français, en compagnie de son coéquipier Nielsen, figure aussi dans le top 5 des joueurs de la compétition. Mention spéciale enfin pour Florent Piétrus, également dans l’effectif composé par le coach croate Neven Spahija.
La saison 2010/2011 est presque un copié-collé de la précédente puisque Valencia (Power Electronics Valencia) termine à la troisième place de saison régulière. En playoffs, le club est éliminé face aux Basques de Bilbao en quarts de finale. Seul changement notable, un léger recul statistique pour De Colo qui termine la saison à 10,7 points, 2,4 rebonds et 2,2 passes. Les arrivées du serbe Duško Savanović, du massif pivot lituanien Robertas Javtokas ainsi que d’Omar Cook redistribuent les cartes du scoring et répartissent les rôles en attaque. Cependant, le Français découvre l’Euroleague pour la première fois de sa carrière. Son équipe réussit à sortir des phases de poules qui se termine là encore en quarts de finale face au Real Madrid du trio Felipe Reyes-Sergio Llull-Sergio Rodriguez. Malgré une belle résistance, les Valencians s’inclinent trois manches à deux.
Pour sa dernière saison en Espagne, en 2011/2012, de Colo continue de porter son club dans le haut du panier de la Liga ACB. Le Brésilien Tiago Splitter débarque dans l’effectif, ce qui permet au nordiste et ses coéquipiers de terminer à la 4ème place de saison régulière. En playoffs, Nando et les siens brisent le plafond de verre et éliminent le club de Donosti Gipuzkoa Basket 2001 (2-1). En demi-finale, Barcelone les élimine (3-1) et De Colo en termine avec le championnat espagnol sur 13,1 points de moyenne et une expérience bien utile pour la suite de sa carrière.
Pas étonnant que l’appel des États-Unis se fasse plus de plus insistant. Comme tout grand joueur européen de sa génération, la tentation de la NBA finit par se présenter. Pour De Colo, elle prend la forme des San Antonio Spurs, la franchise la plus intelligente de la ligue, celle qui a su mieux que n’importe quelle autre intégrer les talents internationaux dans un système cohérent et gagnant. On pense évidemment à Tony Parker, son compatriote et aîné, qui règne alors dans l’équipe texane. Sur le papier, il arrive dans un contexte hyper favorable. Les Spurs comprennent le basket européen et ont permis l’intégration des joueurs européens dans un système commun.

Mais la réalité de la NBA est cruelle pour les joueurs qui n’ont pas immédiatement le statut de franchise player. Malgré ses qualités indéniables, De Colo peine à trouver le temps de jeu suffisant pour s’exprimer pleinement dans un effectif texan déjà pourvu en talent. Il est ensuite transféré aux Toronto Raptors dans une transaction qui semble davantage relever de la logistique managériale que d’une reconnaissance sportive.
« Tout a eu un impact dans ma carrière d’une manière ou d’une autre. Il ne faut jamais dire jamais. »
Deux saisons en NBA donc, entre 2012 et 2014. Deux saisons d’apprentissage intense, de confrontation quotidienne avec les meilleurs joueurs du monde, de découverte d’un basket différent dans son rythme, son physique et ses exigences athlétiques. « Toutes mes étapes ont été importantes », dira-t-il plus tard avec ce recul serein qui caractérise les grands champions. Et c’est peu dire que ces années américaines, même si elles ne constituent pas le chapitre le plus brillant de sa carrière, ont contribué à forger le joueur qu’il deviendra par la suite. L’adversité, quand elle est bien digérée, est la meilleure des formations
APRÈS LA DÉCEPTION AMÉRICAINE, ARRIVÉE AU CSKA MOSCOU : LE RÈGNE D’UN LEADER
En 2014, Nando de Colo signe au CSKA Moscou, en Russie. Durant cinq saisons, son aura change et il devient un joueur dominant au sein d’un effectif pléthorique. La vraie plaque tournante du club russe, c’est lui et personne d’autre. C’est à Moscou que Nando de Colo change définitivement de dimension.
Le CSKA de cette époque est un mastodonte à l’effectif monstrueux. Club de l’Armée rouge à l’origine, les rouges et blancs dominent et ne laissent que des miettes derrière eux. C’est une armada constituée de joueurs de premier plan à tous les niveaux à travers un collectif rodé comme une mécanique de précision. Entraîné par le coach grec Dimitris Itoudis, De Colo n’est pas impressionné : il prend le pouvoir et les rênes du jeu offensif. Sa première saison complète en Euroleague en 2014/2015 le voit déjà figurer parmi les meilleurs joueurs de la compétition, avec une moyenne de plus de 14 points et de plus de 3 passes décisives par rencontre. Le CSKA, toujours redoutable, atteint le Final Four et termine à la troisième place de la compétition. En parallèle, De Colo est couronné MVP de la VTB United League, le championnat local, premier acte d’une série de distinctions qui ne va cesser de s’allonger.

La saison 2015-16 est celle de la consécration absolue et Nando est au sommet de son art. Ses chiffres en Euroleague sont stratosphériques. Il termine meilleur marqueur de la compétition avec un total de 525 points marqués en 27 rencontres quand l’Américain Malcolm Delaney du Lokomotiv Kuban n’en marque que 504 en 31 rencontres. Il remporte le trophée Alphonso Ford, récompense décernée au top scorer de la saison régulière. Il est également sacré MVP de l’Euroleague et permet au CSKA Moscou de remporter le titre européen, 101-96 face aux Turcs de Fenerbahçe. Il est enfin désigné MVP du Final Four. A 28 ans, il assoit sa domination européenne lors de cette saison exceptionnelle.
Il réitère la performance lors du Final Four de 2019 avec à la clé, un nouveau titre européen avec le CSKA. Il termine cette saison à la troisième place en termes de points (501) derrière le premier, Mike James. De Colo semble apprécier la Turquie puisque son équipe remporte le trophée face à l’Anadolu Efes (91-83). Un deuxième titre d’Euroleague obtenue contre une équipe turque, c’est une régularité de métronome.
FENERBAHÇE ET L’ASVEL : L’ART DE DURER AU SOMMET
Deux Euroleague remportées face à des clubs turcs, la stat n’est pas banale. Quoi de plus logique finalement de le voir signer à l’été 2019, à 32 ans, avec le Fenerbahçe Istanbul. Un club mythique du basket turc et européen, habitué des derniers carrés d’Euroleague depuis plusieurs années. Il retrouve une équipe qu’il connaît bien et une compétition qu’il a dominée. Son premier exercice à Istanbul le voit encore performer à très haut niveau, avec presque 16 points de moyenne sur 24 rencontres d’Euroleague, avant que la pandémie de COVID-19 ne vienne interrompre brutalement la saison au printemps 202

La saison 2020/2021 confirme que le temps n’a aucune prise sur lui. Trente-deux rencontres d’Euroleague disputées à 15,8 points, 3,9 passes décisives et 3,2 rebonds de moyenne. Ces performances de « clutch player » confirment que De Colo est de ces joueurs qui se transcendent quand l’enjeu monte. Malheureusement, en Turquie, il ne remporte qu’une Coupe (en 2020) et l’équipe ne performe pas en Euroleague avec une élimination en quarts face au CSKA (3-0). En championnat, ce n’est pas mieux puisque les « Canaris » sont dominés par l’Anadolu Efes du duo Vasilije Micić et Shane Larkin.
A l’issue de la saison 2021/2022, après trois saisons à Istanbul émaillées par une fracture d’un métacarpe en décembre 2021, il prend la décision de rentrer au pays. Direction l’ASVEL, club présidé par Tony Parker, son compagnon de route en équipe de France. Un retour aux sources, une façon de boucler la boucle tout en restant au plus haut niveau.
Avec l’Asvel, les saisons en Euroleague sont compliquées puisque l’équipe n’y performe pas. En championnat, même combat mais l’essentiel est ailleurs. Le public vient observer le talent français dans toute sa splendeur. Durant quatre saisons, ses stats (même en baissant de 15 à 8 points de moyenne entre 2022 et fin 2025), confirme son statut à part. Celui du second meilleur marqueur de l’Euroleague avec plus de 5000 points (14 points de moyenne), seulement dépassé par l’Américain Mike James, une nouvelle fois. Un record qui en dit long sur la longévité, la régularité et l’intensité d’une carrière hors normes.
LES RECORDS POUR L’ÉTERNITÉ
En Euroleague, Nando de Colo s’est imposé comme l’un des joueurs les plus efficaces de l’ère moderne. Régulièrement présent parmi les leaders historiques en évaluation, en adresse aux lancers francs et en production offensive, le Français a également intégré le cercle très restreint des joueurs capables d’approcher les standards du « 50-40-90 », symbole ultime d’efficacité et de polyvalence.
Ces statistiques ne sont pas l’œuvre d’une seule saison faste ou d’un alignement de circonstances favorables. Elles sont la somme de vingt années de compétition au plus haut niveau, de sacrifices consentis loin de chez soi, de choix forts et assumés. Elles disent quelque chose de profond sur l’homme derrière le joueur. Un perfectionniste, un compétiteur acharné qui n’a jamais relâché la rigueur de son entretien physique ni l’intensité de son engagement sur le terrain.
Nando De Colo figure parmi les légendes européennes au même titre que les glorieux anciens que sont Šarūnas Jasikevičius, Theodoros Papaloukas, Dimítris Diamantídis, Dejan Bodiroga ou Vasilis Spanoulis.
L’ÉQUIPE DE FRANCE OU LA FIDÉLITÉ AU MAILLOT BLEU
Parler de De Colo sans évoquer longuement le maillot tricolore serait une grossière erreur. Car si sa carrière en clubs est brillantissime, sa contribution à l’équipe de France n’en est pas moins remarquable. Au niveau stat, il compile 209 sélections pour 2194 points. Ce chiffre, à lui seul, raconte une histoire de fidélité, d’engagement, de disponibilité sans faille pour la nation.
L’Eurobasket 2011 en Lituanie lui permet d’obtenir sa première médaille internationale en senior. La France accède en finale mais s’incline (98-85) face à l’Espagne de Pau et Marc Gasol. Une médaille d’argent qui marque les débuts en compétition officielle d’une génération promise à de grandes choses.
Celui de 2013 en Slovénie est le sacre d’une génération. La France est guidée par Tony Parker mais De Colo y joue un rôle crucial en sortie de banc. Ce qui permet à l’Équipe de France de glaner son premier titre européen en battant la Lituanie en finale sur le score de 80-66. De Colo, contribue à l’effort collectif et c’est la récompense des années de travail qui se matérialise.

Deux ans plus tard, lors de l’Eurobasket 2015 organisé à domicile, la France accroche le bronze. De Colo est alors désigné dans l’équipe-type du tournoi avec notamment Pau Gasol, reconnaissance individuelle méritée pour un joueur qui monte en puissance au sein des Bleus.
La Coupe du Monde 2019 apporte une nouvelle médaille de bronze. L’arrière français y performe notamment lors de la rencontre pour la troisième place face à l’Australie (67-59) en inscrivant 19 points. Les Jeux Olympiques de Tokyo 2021 sont atypiques puisqu’ils ont été retardés d’un an pour cause de pandémie. La France de Nando (34 ans) bouscule le basket mondial avec une finale face aux États-Unis perdue d’un souffle (82-87). Lors de la phase de poule, les Bleus avaient même battu les Américains, c’est dire la crainte inspirée à leurs adversaires. La médaille d’argent est amère mais magnifique, preuve que l’équipe de France peut désormais tenir tête aux meilleurs sur la plus grande scène du monde.

Les Jeux de Paris 2024, devant le public français, offrent une nouvelle finale olympique et une nouvelle médaille d’argent aux Bleus (défaite 87-98 face aux États-Unis). De Colo, 37 ans, joue pour son pays, dans son pays, dans une dernière grande compétition internationale. Difficile d’imaginer plus bel épilogue pour un international tricolore.
LES MOTS QUI COMPTENT, RETRAITE ET HERITAGE D’UN CHAMPION ET D’UN HOMME
Il est parfois des hommages qui en disent plus que n’importe quelle statistique. Quand Edwin Jackson, son coéquipier à l’ASVEL, prend la parole pour rendre hommage à De Colo après son 5000e point en Euroleague, ses mots résonnent comme un verdict irrévocable : « Pour les jeunes qui veulent apprendre le vrai basket, regardez, inspirez-vous de Nando De Colo ! » Le vrai basket, tout est dit. Celui qui se joue avec la tête autant qu’avec les jambes, celui qui valorise les coéquipiers, celui qui fait gagner les équipes.

Car c’est peut-être là la définition la plus juste de ce qu’est Nando De Colo en tant que joueur. Un basketteur complet au sens le plus noble du terme. Un arrière qui distribue le jeu comme un meneur, un leader silencieux dont l’influence sur ses équipes dépasse largement ce que la feuille de statistiques peut retranscrire.



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