WNBA 1997-2026 . Infographie
Infographie
Jamais en France le démarrage de la saison WNBA n’a suscité autant d’attente et de curiosité qu’en ce printemps 2026. La présence de 12 Françaises dans divers effectifs y est sans doute pour quelque chose, mais pas que. C’est le moment de revoir les bases à travers les 30 ans de la ligue en infographies.
Seules quatre franchises des huit initiales ont survécu. Faute de rentabilité, les Cleveland Rockers d’Isabelle Fijalkowski, le Charlotte Sting, les Sacramento Monarchs et surtout les Houston Comets, vainqueur des quatre premières saisons, ont jeté l’éponge et reposent aujourd’hui au cimetière des franchises disparues. C’est la loi des ligues fermées, on y naît, meure, change d’adresse, de nom et de propriétaires. Démarré à huit, la WBA a compté jusqu’à seize équipes de 2000 à 2002. Aujourd’hui, elles sont quinze avant l’arrivée de Cleveland en 2028, Détroit en 2029 et Philadelphie en 2030.

LES MEILLEURES DES MEILLEURES
La WNBA, comme la NBA délivre en fin de saison régulière ses récompenses individuelles avec son lot de polémiques qui font parti du jeu. Il ne figure que deux étrangères parmi les seize lauréates, l’Australienne Lauren Jackson, (trois fois), et la Bahamienne Jonquel Jones. Doit-t-on élire dans cette liste une GOAT ? A’ja Wilson ou Lisa Wilson ? A moins que Candace Parker ou Cynthia Cooper postulent également. Comme chez les garçons, le débat est aussi stérile que stupide.

ENFIN DES GAINS
Il y eu trois tentatives de lancement d’une ligue professionnelle féminine avant que la puissante NBA s’appuyant sur le succès du basket féminin aux Jeux Olympiques d’Atlanta, se risque dans l’aventure. Contrairement à ses prédécesseurs, la NBA fait preuve de patience et n’attend pas une rentabilité immédiate. 28 ans après sa saison initiale, la ligue a tout juste trouvé l’équilibre en 2025 après une année de perte record, moins 50 millions. Mais en 2024, la nature du déficit n’est en rien semblable à ceux des années précédentes. De 1997 à 2023 la WNBA a survécu et même connu une progression lente malgré un déficit systémique.

Le peu de recettes dû au peu d’affluences en salle et la faiblesse des droits télé et des revenus marketing ne compensaient pas les dépenses de fonctionnement. En 2024, ce sont les investissements, (salles plus vastes, jets privés, structures d’entraînement…) qui creusent le trou. Quand on investit, on a confiance en l’avenir. Avec les nouveaux droits télé, (Disney/ESPN, Amazon, ABC), les nouveaux partenariats sponsoring et les affluences en pleine croissance, 2026 devrait être la première saison bénéficiaire.



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