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[Reportage] Staples Center : C’était la maison de Kobe…

Reportage

Montage Une : Luca Cerutti pour Basket Rétro

Bienvenue au Staples Center ! En octobre 2019, la salle utilisée par les deux équipes de Los Angeles a fêté ses vingt ans. Vingt ans marqués par des joies, des titres et des exploits. Vingt ans marqués par de grandes émotions, des déceptions et des échecs. Vingt ans marqués par des joueurs, bien sûr, du Shaq à Leonard, de Griffin à Gasol. Vingt ans sublimés par un homme, Kobe Bryant. Aujourd’hui, Basket Rétro vous présente les lieux dans un reportage exclusif.

IL FAUT SOUFFRIR POUR VIVRE LE RÊVE !

Si l’Amérique est le pays du basket, Los Angeles en est l’une des capitales mondiales. C’est aussi une mégalopole de plus de 18 millions d’habitants où la circulation ferait passer le périphérique parisien pour un jeu d’enfant. Il faut en avoir conscience avant d’assister à un match au Staples Center, situé en plein « downtown » !

Après avoir testé deux méthodes, le métro semble bien plus indiqué, même si les transports en commun ne sont pas non plus un point fort de la ville. Dans votre voiture de location –absolument indispensable lors d’un séjour à LA- vous perdrez de longues heures et devrez au bout du compte payer une place de parking au prix fort.

Quel que soit la solution empruntée et l’énervement accumulé en chemin, l’arrivée aux abords du Staples Center redonne le sourire. Mieux, elle fait battre le cœur et rougir le teint. L’endroit déborde de passion pour la balle orange et procure d’indescriptibles émotions. Les rues et les bars sportifs sont bondés, les locaux d’ESPN illuminés, et le tout est accompagné d’une agréable odeur de saucisses grillées.

L’enthousiasme est certes plus grand les soirs de matchs des Lakers, le prix du ticket est d’ailleurs deux fois plus élevé pour voir les « Purple and Gold »  mais les équipes d’animations des Clippers multiplient les événements et attirent aussi beaucoup de monde.

Quelle que soit la somme que vous avez payé (toujours moins importante que pour le NBA Paris Game !), vous serez bien reçus et respectés. En Amérique, le client est roi et la NBA souhaite avant tout que vous viviez « une expérience unique ». Ainsi, lorsque votre serviteur a connu un problème de téléphone juste avant d’entrer, il a pu compter sur un agent des Clippers pour se connecter à internet et récupérer son billet en ligne !

Staples Center 29 octobre 2019

A quelques heures du coup d’envoi, c’est l’émulation devant le Staples Center ! Crédit Photo: Alexandre Taillez

LE STAPLES CENTER, HALL OF FAME DES LAKERS

Lorsqu’un rédacteur de Basket Rétro se déplace aux Etats-Unis pour assister à un match NBA, comme ce fut déjà le cas à Chicago il y a quelques années, il ne peut faire autrement que de s’attarder sur toutes les références historiques qu’il y voit. Devant le Staples Center, ce sont surtout les Lakers qui sont à l’honneur, à tel point qu’on se croirait presque devant leur propre « Hall of Fame ».

On compte en effet pas moins de cinq statues de légendes de la franchise.

Jerry West, Elgin Baylor, Kareem Abdul-Jabbar, Magic Johnson et Shaquille O’Neal sont immortalisés et seront sans doute bientôt rejoints par Kobe.

La reproduction du Shaq accroché à un panier est la impressionnante mais celle de Magic est probablement celle connaissant le plus grand succès populaire.

Jerry et Elgin

Jerry West et Elgin Baylor sont là pour rappeler les exploits des années 60 [Crédits photos: Alexandre Taillez]

Kareem et Magic

Kareem Abdul-Jabbar et Magic Johnson ont émerveillé L.A lors des années 70 et 80 [Crédits photos: Alexandre Taillez]

Shaq

Shaquille O’Neal, lui, a offert trois titres aux Lakers entre 2000 et 2002 [Crédit photo: Alexandre Taillez]

Il faut quoi qu’il en soit patienter un moment devant chacune d’entre elles pour pouvoir prendre une photo souvenir. Ne vous en faites pas si vous êtes seul ou si vous souhaitez poser avec vos proches, la bienveillance règne et vous trouverez facilement quelqu’un pour prendre le cliché !

Chick Hearn, commentateur historique des Lakers, a aussi droit à sa statue en cet espace baptisé « Star Plaza », où l’on trouve aussi son collègue Bob Miller, spécialiste de la NHL, les hockeyeurs Wayne Gretzky et Luc Robitaille et le boxeur Oscar De La Hoya.

Aucun Clipper à l’horizon et il risque de ne jamais y en avoir puisque la deuxième franchise de Los Angeles déménagera prochainement dans une toute nouvelle salle.

La différence culturelle entre Lakers et Clippers se remarque aussi à l’intérieur du Staples Center. Les premiers présentent fièrement leurs seize bannières de champion et leurs onze numéros retirés tandis que les seconds jouent la carte du présent avec des affiches à la gloire de l’équipe actuelle et un slogan ambitieux : « LA our Way ».

numéros retirés

Les étoiles de Los Angeles [Crédit photo: Alexandre Taillez]

champions

Les bannières de champion des Lakers. En bas à droite, une seule bannière représente les cinq titres obtenus lorsque la franchise évoluait à Minneapolis. [Crédit photo: Alexandre Taillez]

LA OUR WAY

Pas de titre mais de l’ambition pour les Clippers ! [Crédit photo: Alexandre Taillez]

Il en va de même dans l’atmosphère des matchs. Ceux des Lakers sont surtout animés par l’enthousiasme des 19 000 spectateurs dont beaucoup portent un maillot « rétro » frappé du numéro 32, 8 ou 34. Le 13 de Wilt Chamberlain est également bien représenté dans les gradins. Lawrence Tanter, speaker attitré de la franchise, ne peut s’empêcher d’évoquer Shaquille O’Neal au micro quand Anthony Davis termine la soirée avec 40 points et 20 rebonds, rappelant les plus belles heures du début du siècle.

Les rencontres des Clippers donnent quand-à elle lieu à une multitude de shows et de prouesses techniques mais les jerseys aux couleurs de l’adversaire, les Spurs en l’occurrence lors de notre séjour, sont anormalement nombreux.

LE KOBE CENTER

Non, Los Angeles n’a pas (encore ?) décidé de renommer son arène, qui, en plus des matchs de ses équipes NBA accueille également de prestigieux concerts et diverses cérémonies musicales.

Non, Kobe n’a ni gagné seul, ni même été le meilleur joueur de chaque championnat remporté par les Lakers.
Entre 2000 et 2002, soit lors des trois premières saisons disputées au Staples Center, Shaquille O’Neal était l’élément majeur de l’équipe, raflant au passage un titre de MVP de la saison régulière et trois titres de MVP des finales.

Mais Kobe, tout de même un élément clé de ces années glorieuses, est resté. Il en a bavé mais est parvenu à remettre son équipe au premier plan. Entre temps ? D’autres moments légendaires, des cartons à foison, 81 points en un match et des buzzer beaters par paquets de dix.  Même après la consécration et les deux nouveaux titres acquis en 2009 et 2010, Kobe a continué de marquer le Staples Center de son empreinte.

Il y fut MVP du All-Star Game en 2011 grâce à ses 37 points (à 14/26 !) et ses 14 rebonds. Un événement auquel la cité des anges est habituée puisque le gratin du basket américain s’y était déjà réuni en 2004 et y est à nouveau revenu en 2018.
Lors de la saison 2012/2013, à 34 ans, il marquait encore 27,3 points de moyenne (+ 6 passes et 5,6 rebonds !) et permit surtout à son équipe d’arracher les playoffs après un run dantesque au début du printemps. Ce run est sans doute à l’origine de sa rupture au tendon d’Achille le 12 avril 2013, mais, là encore, Kobe parvint à rendre ce moment légendaire en tirant ses lancers francs malgré la douleur…et en revenant à la compétition quelques mois plus tard ! Cerise sur le gâteau le 13 avril 2016 avec les 60 points inscrits à l’occasion de son dernier match. Un match gagné grâce à lui dans les deux dernières minutes.

pancarte Kobe

A Los Angeles, on se souviendra toujours des exploits de Kobe Bryant, comme le prouve cette photo « grand format »  encore accrochée au mur dans les coursives du Staples Center.  [Crédit photo: Alexandre Taillez]

Quand le public angelinos vient applaudir les Lakers, il peut donc voir les deux numéros utilisés par Kobe lors de sa carrière suspendus au plafond. Le 8 et le 24 sont là depuis la cérémonie organisée en son honneur le 18 décembre 2017. Aucun autre joueur de l’histoire de la NBA ne peut se vanter d’un tel honneur.

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Deux numéros retirés pour un seul joueur : Kobe méritait bien cet honneur ! [Crédit photo: Alexandre Taillez]

Un peu moins de quatre ans après le départ de Kobe Bryant à la retraite et trois mois après notre visite, le public du Staples Center a connu les douleurs les plus violentes de son histoire lorsque son héros est mort. Un héros qui venait encore assister régulièrement aux matchs et saluer son successeur et ami, LeBron James. Jamais un match n’a semblé aussi difficile à jouer que celui opposant les Lakers aux Portland Trail Blazers le 31 janvier 2020, cinq jours après la tragédie ayant aussi coûté la vie du joueur mais également de la jeune Gianna Bryant, l’une de ses filles, et de sept autres personnes.

Le 24 février, sa famille et ses proches se sont réunis dans cette salle de basket où Kobe avait tant brillé pour lui dire un dernier adieu. En vingt ans, le Staples Center était bel et bien devenu la maison de Kobe…

Alexandre Taillez pour Basket Rétro

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