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ITW Katarina Ristic : « Ce que nous avons vécu avec Villeneuve d’Ascq est vraiment incroyable »

Interview

Katarina Ristic (c) esbvalm.fr

Recrutée à la dernière minute par Villeneuve d’Ascq pour devenir la doublure de Virginie Bremont, Katarina Ristic a parfaitement tenu son rôle au sein de l’effectif de Fred Dusart. Championne d’Europe avec l’ESBVA le mois dernier dernier, la joueuse slovène a gentiment accepté de répondre aux questions de Basket Rétro et nous évoque avec simplicité son fabuleux parcours depuis qu’elle est tombée amoureuse de la balle orange.

Basket Rétro : Comment as-tu découvert le basket ? Qu’est ce qui t’as réellement donné envie de faire une carrière professionnelle ?

Katarina Ristic : Mon papa voulait absolument que je privilégie l’école et les activités extra-scolaires parce que mes parents travaillaient beaucoup .. Ainsi, afin de ne pas prendre de mauvaises habitudes, mon adolescence a été rythmée par le sport que je pratiquais après mes journées d’école. J’ai donc eu la chance de faire du karaté, puis de la la gymnastique et du basket. Mais finalement, je suis tombé amoureuse de la balle orange à l’âge de 10 ans.

BR : Pour ceux et celles qui ne te connaîtrait pas, quelle type de joueuse es-tu sur le terrain ? Comment décris tu ton jeu ?

(c) Fred Moisse - LFB

(c) Fred Moisse – LFB

KR : Je suis une petite meneuse de jeu très rapide (sourires…). Mais je me définis plutôt comme une joueuse plutôt généreuse avec mes coéquipières en leur offrant un maximum de passes décisives. Mais je te rassure, quand la possibilité s’offre à moi de shooter, je me fais plaisir.

BR : Tu as débuté ta carrière professionnelle en Slovénie dans ton pays à KK Škofja Loka en 2006-07. Comment s’est déroulé ta première signature en tant que professionnelle ?

KR : Pas tout à fait ! J’ai véritablement signé mon premier contrat professionnel en 2007 en Pologne. J’ai donc joué loin de mon pays d’origine et de ma famille. C’était la toute première fois que je quittais mes proches, et je peux te dire que j’ai vécu une année très difficile. J’ai été très soucieuse pendant un long moment, mais finalement tout s’est véritablement bien passé. Je suis très heureuse de faire ce très beau métier, même si parfois ma famille me manque énormément. Mais j’ai la faculté de pouvoir m’adapter très facilement à ce genre de situation.

BR : Tu es très bien placée pour nous en parler ! Parles nous un peu du basket slovène. Peux-tu nous en dire plus de la différence de culture basket entre la France et ton pays d’origine (les entraînements, le style et niveau de jeu, l’ambiance dans les salles, les supporters)

« Le championnat slovène manque littéralement de budget et de moyens, à un point qu’il n’y a quasiment pas de supporters. Et ne parlons pas du niveau pratiqué, c’est largement inférieur à la LFB »

KR : C’est totalement incomparable avec la France ! Le championnat slovène manque littéralement de budget et de moyens, à un point qu’il n’y a quasiment pas de supporters. Et ne parlons pas du niveau pratiqué, c’est largement inférieur à la LFB. C’est un petit pays, célèbre pour la qualité de ces sportifs, mais qui n’a pas beaucoup de moyens, alors beaucoup cherchent à partir. Je pourrais même te dire qu’il n’y a aucun avenir dans le basket slovène, ce qui a pour conséquence le départ de nos meilleurs potentiels vers l’étranger. A cela, j’ai donc décider de quitter la Slovénie afin de vivre de ma passion, et j’en suis très heureuse.

BR : Depuis que tu es professionnelle, tu as joué dans une dizaine de clubs. Voyager autant est-ce purement volontaire ou un simple concours de circonstances. Comment as tu vécue cette carrière aussi mouvementée ?

KR : Je suis professionnelle depuis douze ans, et cela fait 8 ans que j’ai quitté mon pays. J’adore ce mode de vie ! Je découvre de nouveaux pays, des nouveaux mode de vie, de nouvelles expériences, et surtout je rencontre des personnes formidables que je n’oublierai jamais. Si c’était à refaire, pour rien rien au monde je reviendrais sur mes choix. Je vais tout simplement là, ou je peux m’exprimer sportivement et professionnellement.

BR : Tu es arrivée en France en 2014 à Villeneuve d’Ascq, comment s’est déroulée ta signature et ton intégration ? Comment trouves tu le public français ?

KR : Je me suis blessé au genou un an auparavant en Italie (ASD Basket Parme) pour la deuxième fois, et il était donc difficile pour moi de revenir sur un parquet avec beaucoup de temps de jeu. J’ai souvent joué un rôle de première meneuse. Voilà pourquoi j’ai décidé de signer en France, puisqu’on me proposait le rôle de back-up de Virginie Bremont. J’ai vraiment vécu une année formidable, durant laquelle mes coéquipières m’ont toujours soutenu. Le public français est vraiment génial ! Nos fans ont toujours un sourire à nous offrir, de l’énergie à revendre et une gentillesse remarquable.

« Ce que nous avons vécu avec Villeneuve d’Ascq est vraiment incroyable, et c’est surement le plus grand accomplissement de ma carrière »

BR : J’imagine que l’Eurocup remportée il y a un mois, est probablement ton meilleur souvenir de ta carrière ? Racontes nous cette belle aventure ?

KR : C’est vrai, tu as totalement raison ! Ce que nous avons vécu avec Villeneuve d’Ascq est vraiment incroyable, et c’est surement le plus grand accomplissement de ma carrière. Notre équipe était vraiment basée sur un collectif, peu importe le combat. Il y avait vraiment une alchimie autour de cette équipe, que ce soit sur ou en dehors des parquets. C’est probablement notre secret de réussite.

Villeneuve d'Ascq, grand vainqueur de l'Eurocup -c) FIBA Europe - Fred Moisse

Villeneuve d’Ascq, grand vainqueur de l’Eurocup -c) FIBA Europe – Fred Moisse

BR : Ton contrat avec ESVA est terminé. Quels sont tes projets pour la saison prochaine ? As-tu quelques pistes sur le nom de ton futur club ?

KR : Je ne sais pas encore. Nous verrons bien !

BR : Parmi toutes les joueuses, entraîneurs, et coéquipières que tu as croisé, quels sont celles qui t’ont le plus marqué dans ta carrière ?

KR : Je dirais sans hésitation, mes coéquipières de cette année ! Et surtout ne me demandes pas de choisir (sourires…). Des filles vraiment géniales !

BR : Et des coachs, des adversaires ?

KR : Je dirais que la plus belle chose qui me soit arrivée est d’avoir affronté une coriace adversaire lorsque je jouais en Suède. C’était en 2013, lorsque je jouais pour les Vikings de Solna. Nous sommes alors en demi-finale, durant laquelle j’affronte ma plus grande rivale, une véritable ennemie. Nous étions à l’époque deux meneuses très régulières en championnat. Malgré notre haine de l’une envers l’autre, nous nous sommes retrouvées coéquipières l’année suivante au MBK Ružomberok en Slovaquie. Et depuis, nous sommes devenues les meilleures amies du monde.

KatarinaRistic

(c) Katarina Ristic

BR : Abordons désormais la NBA. Quels sont tes premiers souvenirs de la NBA ?

KR : Mes premiers souvenirs de NBA datent de l’entrée de Kobe Bryant dans la Grande Ligue. A l’époque, j’étais vraiment tombée amoureuse de son jeu. Mais il y a vraiment longtemps. Aujourd’hui, je ne regarde plus autant la NBA, comme je le faisais. il y a tellement de nouveaux jeunes joueurs, que je ne sais même plus qui est qui.

BR : Un fan inconditionnelle de Kobe Bryant ?

KR : Totalement ! Je serais toujours un grande fan de Kobe et des Lakers !

BR : Y a t-il un match marquant et historique de NBA qui te vient à l’esprit : play-offs, performance d’un joueur, un All Star Game par rapport à cette période ?

KR : Oui bien sur ! Le Lakers vs Kings de 2002, lorsque Robert Horry plante un tir à trois-points au buzzer. Impressionnant. Et bien évidemment les 81 points de Kobe Bryant.

BR : Quel serait le 5 majeur idéal de toute l’histoire de la NBA pour toi ? C’est pas forcément un cinq classique.

KR : Difficile ! Je dirais Kobe Bryant, Isaiah Thomas , Michael Jordan, Lebron James et Paul Pierce

BR : Possèdes-tu des produits dérivés NBA, du basket européen : maillots, casquettes, goodies… ? As-tu gardé tous tes maillots que tu as porté en carrière.

KR : Je possède beaucoup de maillots de Kobe Bryant, que je ne porte plus. Et oui j’ai bien grandi depuis… (Rires). Personnellement, j’essaie de conserver mes propres maillots des clubs avec lesquels j’évolue, mais je finis toujours par les offrir à mes fans.

Un grand merci à Katarina Ristic pour sa disponibilité, sa gentillesse et sa bonne humeur.

Montage Une : Clément Demontoux

Propos recueillis par Patrick Parizot

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About Patrick Parizot (760 Articles)
Fondateur et rédacteur en chef de Basket Retro. Grand passionné de la balle orange et surtout adepte du basket en tout genre. Apprécie particulièrement le basket vintage et notamment celui des années 70.

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