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[Portrait] Nenad Markovic, retour de l’enfant prodigue

Portrait

Montage Une : Aurélien Sohard pour Basket Rétro

La JDA Dijon tient enfin son entraîneur en la personne du Bosnien Nenad Marković. Un technicien qui connaît bien la France et son basket puisqu’il a évolué dans l’hexagone durant trois saisons à la fin des années 90, au C.S.P. Limoges. Un changement d’époque pour le club dijonnais qui accueille un entraîneur désormais plus expérimenté et qui sait s’adapter à toutes les situations.

MARKOVIC, UN « EUROPEAN-TROTTER »

Une page se tourne prochainement à la J.D.A. Dijon avec le départ programmé en fin de saison de son entraîneur, Laurent Legname, en poste depuis 2015. Un coach qui a grandement contribué à la mise en avant du basket dijonnais poursuivant le travail initié par son prédécesseur, Jean-Louis Borg. Le travail n’étant pas complètement fini puisque les Dijonnais sont leaders actuellement de la L.N.B., sous réserve que celle-ci puisse arriver à son terme avec la grève entamée par les joueurs. Quoiqu’il en soit, en Côte-d’Or, une nouvelle page va donc s’écrire à partir de la saison prochaine. Avec l’arrivée d’un ancien du championnat de France et que les plus férus de balle orange connaissent certainement. Nenad Marković, 53 ans depuis peu, va prendre les rênes d’un club en constante évolution. Un retour aux sources pour le natif de Doboj, ville située aujourd’hui en Bosnie-Herzégovine et qui représentait tout ce que le basket de l’Ex-Yougoslavie possédait en talents purs. Dès lors, si les « cousins » Serbes avec les Aleksandar Đorđević, Predrag Danilović et Vlade Divac ou Croates avec les Toni Kukoč, Dražen Petrović et autres Dino Radja sont davantage connus, la Bosnie n’en demeure pas moins une terre de basket à son échelle.

Nenad Marković, époque K.K. Bosna (Crédit photo : crna-hronika.info)

Pour Nenad Marković, issu d’une double culture serbo-croate, comme souvent dans les Balkans, et né dans l’entité serbe de l’actuelle République serbe, le basket a commencé dans le club phare de la région. Le K.K. (Košarkaški klub) Bosna qui a sorti de sa pépinière des joueurs tels l’ailier Emir Mutapčić, qui est devenu entraîneur et a fait principalement carrière en Allemagne. L’arrière décédé en 2001 Mirza Delibašić, ancien du Real Madrid dans les années 80 et toute une flopée de joueurs qui passeront, pour bon nombre d’entre eux en Turquie. A l’instar du pivot Dževad Alihodžić (Ülkerspor), l’ailier Samir Avdić (Tofaş Bursa), le meneur Adis Bećiragić, connu sous le nom turc d’Aziz Bekir (Ülkerspor) et enfin l’ailier Gordan Firić. Des bons joueurs de clubs qui ont pu se développer au sein de ce club malgré les soubresauts de la fin de la Yougoslavie approchant. Pour Marković, ce sera une occasion de se former, d’apprendre la culture basket et ses fondamentaux durant quatre saisons (entre 1988 et 1992) notamment collectifs avant d’aller tenter sa chance ailleurs. Dans un premier temps, lors de la saison 1992/1993 plus au nord, en Italie, dans l’équipe de Trieste. Une manière indirecte de rester proche de sa terre de naissance puisque cette ville se situe à la lisière de la Croatie et de la Slovénie. A partir de là, on remarque une constante assez récurrente dans la carrière de l’arrière puisqu’il ne va rester en Italie qu’une seule petite saison.

Par la suite, sa carrière prendra la forme d’un tour du sud européen qui va l’emmener tour à tour en Espagne à Llíria (1993), du côté de Valence, puis à la Joventut Badalone (durant une saison en 1994/1995), en Catalogne. En Israël ensuite au sein de l’autre club de Tel Aviv, l’Hapoel (entre 1995 et 1996) et dans le club de l’Hapoel Eilat à la pointe sud d’Israël durant une courte pige en 1996. Ainsi qu’un crochet rapide en Suisse à Lugano en 1995. Trois saisons, sept clubs différents dans quatre pays : difficile d’inspirer de la stabilité avec un tel pedigree. Une des constantes de sa carrière future que de ne pas vouloir ou pouvoir rester plus d’une saison dans un club.

CSP LIMOGES ET MARKOVIC, STABILITE MUTUELLE COMMIUNE ET PRESENCE EN SELECTION NATIONALE

Pourtant, en 1996 et durant trois saisons pleines, le Bosnien va trouver sa pleine mesure au sein d’un club habitué à des soubresauts et avec une culture basket hors du commun. En posant ses valises lors de la saison 1996/1997 au sein du C.S.P. Limoges, Nenad Marković va trouver un temps de jeu conséquent, une équipe ambitieuse, une ville férue de basket et une sélection nationale. Et ce, durant trois saisons pleines et entières entre 1996 et 1999. Dans une équipe limougeaude à fortes têtes, Marković va se trouver comme un poisson dans l’eau, entouré par le regretté Frédéric Forté, Yann Bonato, Frédéric Weis, Hugues Occansey et Marc M’Bahia lors de sa première saison. Coaché par un entraîneur expérimenté, le Monténégrin et futur turco-italien Bogdan Tanjević, le C.S.P. finira sa saison deuxième de Pro A derrière Pau-Orthez. Avant de tomber en demi-finale de play-offs 2-1 face aux futurs Champions de France, le P.S.G. Racing d’un certain Richard Dacoury, ex-capitaine de Limoges. Sur le plan européen, Marković et les siens réussiront même à se qualifier pour le Top 16 et seront défaits, dans le format aller-retour, 2-0 par les Grecs du Panathinaikos.

Nenad Marković sous la tunique de Limoges. Il y restera trois saisons et quittera le club avant le triplé du C.S.P. en 2000 (Crédit photo : Getty Images)

La saison 1997/1998 verra les Limougeauds, renforcés par l’arrivée du meneur américain Jerome Allen et du revenant pivot naturalisé Willie Redden, terminer à la quatrième place en saison régulière. En play-offs, cette fois, Limoges va prendre sa revanche sur le champion en titre, P.S.G. Racing. Après une qualification 2 victoires à zéro, les coéquipiers de Marković réussiront l’exploit d’éliminer Lyon-Villeurbanne en trois manches (2-1) en demi-finale. En finale toutefois, pas de miracle puisque Pau-Orthez sera sacré Champion de France en deux manches avec un sacre obtenu à Beaublanc. Avec 13 points de moyenne, deux fois plus de matchs joués que la saison précédente (28 contre 15), 2 rebonds et 3 passes décisives, la saison de Nenad Marković va prendre de l’ampleur. Fer de lance de l’attaque du C.S.P., le Bosnien va améliorer ses statistiques et devenir l’arme numéro 1 de son équipe la saison suivante. Dès lors, en 1998/1999, Limoges va repartir à la bataille avec le pivot anglais John Ameachi afin d’obtenir le titre qui fuit le club depuis 1994. Hélas, si Marković va continuer sur sa belle lancée, le C.S.P. ne va pas vraiment tenir la cadence aussi bien en championnat (avec une piètre septième place) qu’en play-offs avec une lourde défaite lors du premier match (92-59,) face à Lyon-Villeurbanne et une piteuse élimination dès les quarts de finale. Une saison noire qui ne sera que révélatrice du barnum de la saison 1999/2000 pour Limoges. Entre une lutte pour sa survie, la rébellion des joueurs et le fameux triplé Championnat-Coupe de France et Coupe d’Europe. Mais c’est une autre histoire pour Nenad Marković, bien loin de ces problématiques qui auront marqué tout un club.

Cette stabilité aura permis au joueur de se montrer sur la scène nationale et européenne mais également en sélection nationale. Ce sera une constante de la carrière de Marković, sa présence au sein de la sélection de Bosnie-Herzégovine, qui va participer à trois Championnats d’Europe. Tout d’abord en 1997, en Espagne où Marković va briller lors des trois rencontres de sa sélection. Versés dans le Groupe A en compagnie des mastodontes grecs, russes et turcs, la Bosnie va perdre les trois rencontres mais sans démériter. Avec un Marković en feu avec respectivement 20 points contre la Russie de Vasily Karasev (55-65), 17 contre la Turquie (70-62) de Mirsad Türkcan, premier joueur turc à être drafté mais qui aura le malheur de tomber sur la saison du lock-out en N.B.A. lors de la saison 1998/1999 (voir le livre d’Anthony Saliou sorti récemment). Sans compter les 26 points contre la Grèce de Giorgos Sigalas qui aura chaud jusqu’au bout (78-76). L’édition en France en 1999 sera, à peu près du même tonneau notamment contre les futurs Champions d’Europe italiens avec 26 points de Marković et une courte défaite 64-59. Quant à l’édition en Turquie en 2001, elle marquera le chant du cygne pour Marković avec d’autres joueurs prenant la relève en sélection tels que le génial joueur passé notamment par Fenerbahçe, l’arrière Damir Mršić.

DEPARTS EN GRECE ET EN ESPAGNE, MEME DESTIN ET NOUVELLE VIE EN MARCHE

En quittant donc le C.S.P. pour l’Espagne et Valence, Marković va rejoindre une solide formation et faire équipe notamment avec le pivot Tanoka Beard, une référence européenne en termes de rebonds. Cependant, le Pamesa Valence va finir à la cinquième place de la Liga ACB et se fera éliminer en… quart de finale face à Estudiantes Madrid (3-0). Une sorte de copier-coller de sa saison précédente pour Marković qui va être un des meilleurs marqueurs de son équipe. Qu’à cela ne tienne, en reprenant ses bonnes vieilles habitudes de ne pas rester dans le même port plus d’une saison, Marković va s’engager lors de la saison 2000/2001 chez… Estudiantes Madrid, preuve que son talent aura marqué ses adversaires. Une saison qui va être la copie conforme de sa saison à Valence puisque les Madrilènes des frères Reyes (Alfonso et le jeune Felipe) vont finir à la sixième place et être éliminés par les Basques de Tau Ceramica (3-1) avec un Marković encore présent et fiable. Après ce périple espagnol, Marković va découvrir un nouveau pays, la Grèce. Un pays fanatique de basket et qui permet au Bosnien de goûter à des ambiances plus chaudes et parfois plus délétères. Sa carrière en Grèce va durer trois saisons entrecoupées d’un passage, de nouveau, en Espagne, à Murcia et comptabiliser deux clubs : le Panionios et le grand Olympiacos. Lors de la saison 2001/2002, chez le premier nommé et avec le meneur français Laurent Sciarra, Marković va revivre la même étape que sa carrière limougeaude et espagnole, à savoir : terminer à la cinquième place en saison régulière et se faire éliminer en quart de finale par Iraklis Salonique cette fois. Avec une moyenne de 14 points, il sera tout au long de la saison, encore une fois, une valeur sûre pour son équipe.

Par la suite, Marković va retrouver une équipe avec de plus grandes aspirations dès 2002. L’Olympiacos et son armada de joueurs confirmés tels que le serbo-grec Milan Tomic vainqueur de l’Euroleague en 1997, le pivot espagnol Ignacio De Miguel, l’arrière croate Veljko Mrsic et d’un petit jeune de 17 printemps en devenir, un certain Giorgos Printezis, qui remportera l’Euroleague avec son panier à la dernière seconde face au C.S.K.A. Moscou, en mai 2012. Une équipe qui va finir troisième de saison régulière et se faire éliminer en demi-finale par l’AEK Athènes. Après un nouveau passage la saison suivante, en 2003/2004, Nenad Marković va finir par boucler la boucle de sa carrière chez lui, dans son club d’origine du K.K. Bosna en 2006 et reprendre les rênes du club dans la foulée. Près de 20 ans de carrière, un professionnalisme et une rigueur qui lui ont permis de se faire une place au sein du basket européen. Un jeu fluide et une capacité à marquer et à faire marquer bien utile à toutes ses équipes. Cependant, outre son expérience limougeaude, difficile de voir le joueur tenir plus d’une saison au sein du même club, dans un sport où la stabilité est importante. Mais cela prouve surtout une force de caractère et une adaptation hors du commun pour se tirer de situations périlleuses et être efficace en toutes circonstances. Marković, en tant que joueur aura donc connu une quinzaine de clubs, six pays mais ne va pas quitter ses anciens clubs aussi rapidement.

Un autre paradoxe du joueur qui va embrasser une carrière de coach en débutant celle-ci, tout d’abord à Bosna donc mais surtout, durant deux saisons chez les Grecs du… Panionos, en banlieue d’Athènes. Une saison 2007/2008 exceptionnelle pour ce club peu connu et qui va finir en Euroleague, en compagnie des deux géants du pays, le « Pana » et « l’Oly » dans un match de qualification contre Maroussi dantesque. A l’instar d’un match de tennis, en cinq rencontres et une victoire finale 3-2 pour le Panionos de Marković. Pour le néo-technicien, un bon début dans le coaching en perspective et qui va finir, avec le même club, deux ans plus tard sur une nouvelle qualification en play-offs. Mais avec une élimination lourde face au « Pana ». Qu’à cela ne tienne, la carrière d’entraîneur de Nenad Marković est lancée après une courte expérience, toujours en Grèce, au sein du club de K.A.O.D., disparu aujourd’hui.

LA TURQUIE, GRAND CHALLENGE POUR COACH MARKOVIC

Si Nenad Marković a connu l’Espagne, l’Italie, Israël et la Grèce en tant que joueur, la Turquie va être son terrain de jeu en tant que coach principal. Dans une ligue turque toute aussi puissante que celle de Grèce avec Anadolu Efes, Fenerbahçe, Galatasaray, Beşiktaş ou Pınar Karşıyaka, le Bosnien va dans un premier temps signer pour deux saisons pleines dans le nord de pays. Sur les bords la Mer Noire précisément et dans le club de Trabzonspor, davantage connu pour ses bouillants supporteurs lors des rencontres de foot mais qui a eu durant une dizaine d’années son club de basket. Entre 2014 et 2016, Marković va donc se frotter aux clubs stambouliotes et réussir lors de sa première saison à qualifier son équipe pour les play-offs turcs. En terminant à une belle sixième place, Trabzonspor ira même en demi-finale après avoir éliminé le club d’Istanbul, le Darüşşafaka en deux manches. En demi-finale toutefois, l’Anadolu Efes aura raison de cette belle première saison qui aurait même pu finir sur un titre européen. En effet, Trabzonspor jouera lors de cette saison la finale de l’Eurochallenge dans un duel franco-turc déséquilibré sur le papier. En accueillant le Final Four à domicile, le Trabzonspor pensait avoir fait le plus dur. Mais ce sera sans compter sur la J.S.F. Nanterre de Pascal Donnadieu et Mam Jaiteh qui vont s’adjuger le titre sur un panier à la dernière seconde sur un panier inespéré de T.J. Campbell. Résultat des courses, victoire de Nanterre 64-63 et une occasion ratée pour Marković de remporter son premier trophée en tant que coach.

Coach Markovic @ Getty Images

Dès lors, la seconde saison sera plus poussive pour Trabzonspor qui va finir à une onzième place sans relief. L’occasion pour son coach cependant de parfaire son C.V. dans un club plus structuré et avec des moyens un peu plus importants. Direction Izmir, à l’ouest de la Turquie, pour Marković qui va découvrir une autre ambiance avec le Pınar Karşıyaka. Un club qui a pris une nouvelle dimension lors de la saison 2014/2015 en devant champion de Turquie avec notamment un Bobby Dixon de feu à la mène et un coach charismatique, Ufuk Sarıca. Mais rien n’ira lors de l’arrivée de Marković pour l’échéance 2016/2017 puisque le club d’Izmir va finir à une neuvième place hors de ses ambitions et le technicien Bosnien ne sera d’aucun secours à son club. Contesté par le bouillant public de Karşıyaka, résultats décevants et élimination en phase régulière, Nenad Marković ne va donc pas faire long feu et sera débarqué du club pour manque de résultats. Mais pour peu de temps puisque l’Espagne dont il possède accessoirement la nationalité lui permettra de rebondir sur l’ile de Tenerife et de belle manière. En remportant une Coupe Intercontinentale face au club vénézuélien de Guaros de Lara (76-71), Marković va dépoussiérer son armoire à trophée de belle manière. Avec une équipe compétitive et des joueurs reconnus tels que le pivot espagnol Fran Vázquez ou l’arrière polonais Mateusz Ponitka ancien joueur du… Pınar Karşıyaka d’un certain Nenad Marković.

RETOUR AU BERCAIL… TURC

Il était donc écrit que coach Marković voudrait bousculer son image et se refaire une nouvelle vie en tant que coach. Si, outre son expérience de deux saisons à Trabzonspor, ce dernier n’a jamais tenu plus de deux ans dans un même club, sa signature à Gaziantep va aller à l’encontre des clichés. Il faut planter le décor du club choisi par le technicien. Situé à une encablure d’un pays en guerre depuis une dizaine d’années, la Syrie, Gaziantep est la dernière grande ville turque avant la frontière où bon nombre de réfugiés ont voulu trouver refuge fuyant les massacres, la misère et les bombes. Reprenant la suite du coach grec Stefanos Dedas dont le mandat de deux saisons a permis au club turc de se qualifier pour les play-offs, Marković va pouvoir construire une équipe et avoir du temps pour mener à bien ses ambitions. Grâce à des investissements locaux reprenant la suite d’un club de foot tombé en déliquescence, Gaziantep basketball va devenir une équipe reconnue dans le championnat turc. Sous le mandat du Bosnien, chaque saison permettra au club de se maintenir voire de plus viser plus haut. Pour sa première saison, en 2017/2018, Gaziantep va finir 14ème et éviter la relégation de peu.

La saison suivante, une belle cinquième place et une élimination de justesse face à Galatasaray en play-off. Par la suite, une onzième place sera obtenue mais sans compter avec l’arrêt de la saison pour cause de pandémie. Dès lors, la saison 2020/2021 va permettre de poursuivre une progression avec une 8ème place et une qualification en play-offs de nouveau. Mais surtout, Marković va mettre sur le devant de la scène une vieille connaissance en la personne d’un ancien de Nanterre. Vainqueur de l’Eurochallenge à Trabzon donc, Mam Jaiteh va devenir la star du championnat turc en compagnie de la nouvelle pépite nationale, le pivot de Beşiktaş, Alperen Şengün.

« Des plus épanouis sur les parquets du championnat turc depuis qu’il arbore le maillot de l’équipe de Gaziantep, Mouhammadou Jaiteh (2,11 m, 25 ans) a été récompensé. Il a en effet été élu meilleur joueur de la semaine de l’ING Basketbol Süper Ligi grâce à ses récentes performances, toutes plus impressionnantes les unes que les autres. En 11 rencontres disputées au sein du championnat turc cette saison, il affiche une moyenne de 15,4 points à 67% de réussite aux tirs et 11,5 rebonds pour 22,1 d’évaluation en 31 minutes de jeu. Une saison magnifiquement lancée, dans la continuité de la précédente, lors de laquelle il était monté en puissance avec l’Avtodor Saratov ». Mam Jaiteh, absolument stratosphérique à Gaziantep, en Turquie, sous la houlette de coach Marković (Crédit : bebasket.fr)


Des statistiques exceptionnelles avec 16 points, 11 rebonds et deux passes décisives en moyenne, Jaiteh a largement pu profiter de liberté accordée par son coach. En se reposant son meilleur joueur, Marković et Gaziantep ont pu réussir à se qualifier pour les play-offs avec 15 victoires pour 15 défaites. Seulement éliminés par le futur Champion de Turquie et d’Europe, l’Anadolu Efes de Rodrigue Beaubois et Adrien Moerman. Une belle saison couronnée de succès malgré le contexte et avec une équipe relativement jeune avec beaucoup de novices à ce niveau. Ainsi que la présence de Marko Tomas, ancien de Fenerbahçe pour donner de l’expérience à une équipe qui se sera bien battue tout au long de la saison. Surtout, avec le départ acté de coach Marković, il faudra reconstruire du côté de l’équipe turque derrière un technicien qui sera finalement resté quatre saisons (un record dans sa carrière) au même endroit.

QUID DE MARKOVIC A LA JDA ?

S’il est naturellement très difficile de tirer des plans sur la comète et de savoir si un entraîneur, avec une nouvelle méthodologie, dans un nouvel environnement et des joueurs différents va réussir, il existe des raisons de le penser. Tout d’abord, Nenad Marković a pu emmagasiner de l’expérience dans un championnat turc réputé difficile en raison de la densité des équipes. Coacher face à des équipes d’Euroleague n’est pas chose aisée et le Bosnien s’en est bien tiré globalement avec le peu de moyens dont il disposait. Ensuite, si l’on songe à la présence d’un Mam Jaiteh qui fut le joueur principal de son équipe la saison écoulée, le meneur de Dijon, le fantastique David Holston aura le loisir de travailler avec un entraîneur faisant confiance à son meilleur joueur. Enfin, le fait de connaître le championnat de France est un plus car la carrière de Marković est complète et pleine. Entre tous les pays visités, la sélection nationale et son A.D.N. de joueur, la mayonnaise peut prendre à Dijon (désolé).

Annonce de l’arrivée de Nenad Markovic par la JDA Dijon @ JDA Dijon

Dijon est un club en constante progression et doit passer un cap dans sa maturité et son expérience, le timing semble donc parfait pour Marković et le club qui, s’ils réussissent à bien se connaître, pourront faire de grandes choses ensemble. Expérience d’un côté et culture basket ancrée, envie d’aller encore plus haut de l’autre, reste désormais à voir la saison prochaine comment vont évoluer les deux parties. La saison prochaine sera donc celle d’une transition contrôlée qui peut permettre à Dijon de s’implanter davantage comme une place forte du basket français. Nenad Marković, en termes d’implantation ne dira sûrement pas le contraire.

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About Volkan Ozkanal (11 Articles)
Fan de basket européen, d'Anadolu Efes, de Fenerbahçe du KK Partizan Belgrade et du CSKA Moscou, je voue un culte à l'immense Željko Obradović ainsi qu'à Petar Naumoski, grâce à qui j'ai appris à aimer la balle orange. Passionné également d'histoire, j'essaye de transmettre ma passion à travers Basket Retro.

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