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David Rivers offre à l’Olympiakos son premier titre d’Euroligue en 1997

Euroleague

David Rivers et Olympiakos vainqueur de l'Euroligue en 1997

Aujourd’hui, focus sur le parcours et la victoire finale de l’Olympiakos Le Pirée lors de la saison 1996-1997. Le club grec remportait alors pour la première fois l’Euroligue grâce à David Rivers, MVP du Final Four et joueur bien connu de notre championnat de France de Pro A. 

Après deux années passées en Pro A dans le club d’Antibes, David Rivers poursuivait son expérience en Europe et prenait la direction de la Grèce en 1995 où il signait un contrat avec l’Olympiakos. L’ancien back-up de Magic Johnson aux Lakers y passera deux saisons avant d’y revenir en 2000. Nous allons nous intéresser plus particulièrement à sa deuxième saison au sein du club grec : celle en 1996-1997.

PHASES DE GROUPES : PLUSIEURS POINTES A 20 POINTS ET PLUS

Cette saison-là, son équipe, coaché par Dusan Ivkovic (première saison à la tête du club grec) jouait l’Euroligue. Au premier tour de la phase de poules (24 équipes réparties en 4 groupes de 6, soit 10 matchs joués par chacune : 5 matchs aller – 5 matchs retour), lui et ses coéquipiers ont connu des difficultés. Lors des matchs de ce premier tour, si Rivers alignait souvent une dizaine de points par match, il avait fini deux rencontres à plus de 20 points :

  • 23 points + 3 rebonds et 3 passes le 3 octobre 1996 face au Spirou Club Basket (Région Wallonne) lors de la victoire en prolongation (79-72)
  • 27 points + 2 rebonds et 1 passe le 12 décembre 1996 face à l’Estudiantes lors de la défaite des siens 87-78
David Rivers vers le panier sous le maillot d'Olympiakos (c) Redvoice fr

David Rivers vers le panier sous le maillot d’Olympiakos (c) Redvoice fr

Avec 5 victoires et 5 défaites au premier tour, Olympiakos terminait à la 5e place du Groupe B dans ce premier tour. Pas d’élimination à cette époque-là. Les 3 derniers de chaque poule retrouvaient les 3 premiers d’une autre poule dans ce qui était la deuxième phase de groupes (les 3 premiers du Groupe A croisaient les 3 premiers du B et vice versa. Même chose pour les Groupes C et D) 4 nouveaux groupes étaient alors constituées (E,F,G et H). Les équipes jouaient leurs 3 nouveaux adversaires qu’ils n’avaient pas joué lors de la première phase de groupes (match aller-retour soit 6 matchs).

Olympiakos devait cravacher pour obtenir sa place dans le Top 16 (les 4 premiers de chacune des nouvelles poules se qualifier ensuite pour les 8e de finale qui se jouaient au meilleur des trois matchs). Et le club du Pirée réussissait à en faire partie en finissant troisième du Groupe E.  Et le bilan est positif. Avec 4 victoires et 2 défaites, il cumule 9 succès et 7 revers à cet instant dans cet Euroligue. 

Sur deux des quatre victoires dans cette seconde phase, David Rivers inscrit 20 points et plus :

  • 20 points à 9/17 face au Maccabi pour une victoire 69-60 + 6 rebonds le 23 janvier 1997
  • 25 points à 7/10 face à Milan pour un succès d’Olympiakos 87-84 le 13 février 1997 + 3 rebonds et 4 passes
David Rivers avec son ex-coach à Olympiakos Dusan Ivkovic (c) Twitter

David Rivers avec son ex-coach à Olympiakos Dusan Ivkovic (c) Twitter

Olympiakos figurait parmi les 16 meilleures équipes et jouait son huitième de finale face au Partizan Belgrade. Moins marqueur, laissant les shoots à son coéquipier Nakits lors de ce match couperet à l’aller (27 points), Rivers n’en restait pas moins un joueur complet. Il finit la première rencontre de cette phase finale avec 14 points à 5/9 aux shoots, en prenant en plus 7 rebonds et distille 5 passes, le tout en 40 minutes. Grâce à son bel apport, Olympiakos s’imposait à l’aller sur le parquet de Belgrade : : 81-71.

Mais les Serbes égalisaient à une manche partout en gagnant d’un point (61-60) devant les 15 000 spectateurs dans la salle du Pirée. Le 11 mars 1997, Rivers avait éprouvé des difficultés lors de cette seconde manche : 11 points à 3/8 aux shoots, 2 rebonds et aucune passe.

Les matchs se suivaient et ne se ressemblaient pas pour l’ancien joueur d’Antibes. Rivers était métamorphosé dans le match d’appui. Grâce notamment à ses 21 unités à 7/13 (meilleur scoreur de son équipe et de la rencontre), ses 2 rebonds et 5 passes, Olympiakos se hissait en quart de finale de l’Euroligue. Les Grecs arrachaient une victoire de 5 unités sur le terrain bouillant de Belgrade : 74-69.

UN QUART EXPLOSIF 100 % GREC : OLYMPIAKOS – PANA

Et le quart de finale que allait jouer David Rivers au meilleur des trois matchs s’annonçait des plus brûlants et intenses. Ses coéquipiers d’Olympiakos défiaient leur ennemi juré qu’il rencontrait depuis des lustres dans le championnat de Grèce : le Panathinaikos d’Athènes. Et c’était une véritable démonstration le 27 mars 1997 lors de la manche aller de cette demi sur le parquet d’Athènes. Décadence totale, défense désordonnée, adresse faiblarde du Pana, tous ces éléments tournaient à l’avantage de Olympiakos. Ils humiliaient sur le propre terrain du Pana les joueurs athéniens de 20 points : 69-49 avec un score large en deuxième mi-temps (39-20). David Rivers était une nouvelle fois en forme en finissant meilleur marqueur du match avec 17 points à 4/8 aux tirs, 7/7 aux lancers-francs, 2 rebonds et 5 passes.

Quelques jours plus tard, le 1er avril 1997, même si Rivers était moins en vue qu’au premier match (12 points à 3/8 aux shoots, 4 rebonds et 5 passes), ses coéquipiers sécurisaient la qualification pour le Final Four en s’imposant à domicile 65-57. Le Pana, malgré la défaite, évitait au moins une autre humiliation.

Avec du recul, David Rivers était serein à l’idée d’aborder le Final Four comme il l’avait évoqué sur le site de l’Euroligue : « Nous avions été éliminés la saison d’avant (ndlr : éliminé par le Real Madrid en quart de finale en 1996). Lors de la saison 1996-1997, les journalistes et les médias étaient chaleureux avec nous. J’ai gardé mon cap et dit tout ce que en quoi je croyais : que nous gagnerions le titre. Pour moi le plus dur était passé une fois qu’on avait atteint ce niveau qu’est le Final Four. Quand nous en sommes arrivés là, je me suis senti calme et à l’aise. Je savais donc que le plus dur était derrière nous. Je n’ai pas pensé que gagner serait difficile. Nous avions relevé les challenges de toute cette entière saison. Nous avons surmonté les obstacles. Ainsi, en se qualifiant, ce qui était l’étape la plus compliquée, j’étais capable de rester calme et concentré jusqu’à que je fasse habituellement ce que j’avais à faire quand nous sommes arrivés au Final Four ».

Pour en savoir plus sur l’interview qu’il a donnée sur le site de l’Euroligue, cliquez ici. Rivers parle notamment de la rivalité entre Olympiakos et le Pana qu’il a connu lors du quart de finale en 1997.

Les Grecs d’Olympiakos prenaient ainsi la direction de Rome et de l’Olympic Arena pour le Final Four (FF). C’est leur troisième FF de l’histoire après Tel Aviv 1994 et Saragosse 1995. Ils se retrouvaient au côté de l’ASVEL Villeurbanne, le FC Barcelone et le Smelt Olimpija.

RIVERS LUMINEUX AU FINAL FOUR

C’est face à ce club slovène justement (qui dispose dans ses rangs de Rasho Nesterovic, Arriel Mcdonald entre autres), qu’Olympiakos jouait sa demi-finale le 22 avril 1997. Rivers signait sa meilleure performance ce soir-là au scoring : 28 points à 8/13 dont 2/3 à trois-points, 2 rebonds et 4 passes en 31 minutes de jeu. Grâce à sa réussite aux tirs, Olympiakos gagnait le match 74-65 et Rivers emmenait son équipe en finale d’Euroligue, la troisième dans l’histoire du club. L’autre finaliste était le FC Barcelone qui s’est débarrassé de l’Asvel sur le score de 77-70.

RIVERS, MVP DU FINAL FOUR ET OLYMPIAKOS SUR LE TOIT DE L’EUROPE

David Rivers avec le trophée Euroligue en 1997 (c) insidehoops.comLe soir du 24 avril 1997, Olympiakos n’avait qu’une idée en tête : conjurer le sort qui s’acharnait sur le club. Le Pirée voulait accrocher cette victoire après avoir connu deux défaites d’affilée en finale : en 1994 face à Badalone (59-57) et en 1995 face au Real Madrid (73-61). Et leurs vœux ont été exaucés. Olympiakos gagne aisément face au Barça grâce à une superbe deuxième mi-temps 42-29.

Tous les médias mettaient en avant le duel de meneur entre Rivers et  Sasha Djordjevic. Victoire finale 73-58 grâce à l’inévitable David Rivers qui rendait une copie parfaite pour son dernier match d’Euroligue de cette saison 1996-1997 : 26 points à 7/12, 11/14 aux lancers-francs, 6 rebonds et 3 passes.  Son vis-à-vis Djordjevic a été inexistant ou presque : 6 points à 2/11.

Avec deux prestations superbes délivrées à ce niveau de la compétition dans un Final Four, David Rivers méritait amplement le titre de MVP de ce FF d’Euroligue. En additionnant ses points, rebonds, passes et pourcentage de tirs, ses moyennes dans ces catégories de stats surtout au scoring sont admirables : 27 points, 15/25 aux tirs soit 60 % de réussite, 4 rebonds et 3,5 passes. Bonne pioche pour Olympiakos de l’avoir convaincu de signer dans ce club puisqu’avec lui, il remporte leur premier titre d’Euroligue après ses deux défaites en finale.

Sur le site de l’Euroligue, David Rivers était revenu sur ce Final Four et cette victoire en 1997 : «  Je n’ai pas beaucoup de souvenir en réalité de ce moment. Nous avions bien joué collectivement. Nous avons donc gagné et soulevé le trophée de la Coupe d’Europe qui est le plus désirée. Je me souviens plus du moment où je regardais la ligne de touche en apercevant mon coach Dusan Ivkovic, sans expression. Lui et son assistant ainsi que le banc de mon équipe, c’était comme s’ils faisaient partie du match eux-mêmes. C’était beau ».

LA FINALE OLYMPIAKOS – FC BARCELONE DE 1997 DANS SON INTÉGRALITÉ 

Ecrit par Richard Sengmany

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About Patrick Parizot (732 Articles)
Fondateur et rédacteur en chef de Basket Retro. Grand passionné de la balle orange et surtout adepte du basket en tout genre. Apprécie particulièrement le basket vintage et notamment celui des années 70.

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