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[NBA All-Star Game] La sélection des « oubliés » des années 90.

All Star Game

Pour cette semaine spéciale All-Star Game sur Basket Rétro, direction les années 90. Au programme une sélection un peu particulière et non exhaustive des joueurs n’ayant jamais participé au match des étoiles au cours de cette décennie. Mais ça c’est joué à rien. Blessures, mauvais timing, mauvais caractère ou tout simplement pas au niveau, nous allons essayer de comprendre pourquoi ils n’ont pas reçu d’invitation.     

Certains joueurs que nous allons retrouver dans cette sélection fictive avait surement les épaules suffisamment larges statistiquement pour prétendre à jouer un All-Star Game. Mais pour diverses raisons, bonnes ou mauvaises, ces joueurs sont restés devant leurs postes de télévision durant le All-Star Break. Je n’ai pas la prétention d’avoir toutes les infos ayant poussé untel ou un autre en dehors des sélections officielles. J’ai juste eu envie de revenir brièvement et en toute décontraction sur certains joueurs marquants qui auraient pu endosser le jersey à l’étoile. D’un point de vue technique, la sélection ne vaut que pour les années 90, et elle n’est le reflet que de mes choix personnels. Quelques joueurs présents ont tout de même participé au « Rising Stars Challenge » (ex Rookie Game), ou à certains concours en marge du All-Star Weekend. Mais je considère ici que seul compte le grand match qui oppose la sélection de la conférence Est à celle de l’Ouest. Et à ce petit jeu, aucun des membres du roster que nous allons vous dévoiler n’a eu l’honneur de fouler un parquet pour un match du All-Star Game. J’ai également essayé d’avoir un roster équilibré au niveau des postes, histoire que tout ça soit le plus probable possible. Si bien entendu on considère qu’une sélection fictive s’étalant sur une dizaine d’années soit plausible. Et ça, forcément c’est pas gagné et vous allez devoir m’aider en faisant preuve d’un peu d’imagination.

Voilà, le décor est désormais planté, passons aux choses sérieuses et à notre sélection des « oubliés ».

ARVYDAS SABONIS – pivot – Saison « All-Starisable » : 97/98 –

A tout seigneur tout honneur, démarrons 8f93696c9568f7e65125637e7e57fd71cette sélection avec l’un des plus beaux joyaux de la couronne du basket européen, la légende Sabonis. Alors oui, celui que l’on considère comme le meilleur pivot européen de l’histoire est arrivé très tard en NBA, et dans un état très loin du neuf. Mais quand même, une sélection au « vrai » All-Star Game n’aurait pas fait tâche sur son CV. On ne peut pas en dire autant de sa sélection au « Rookie Game » en 1996 alors qu’il est âgé de 31 ans. Il ne joue que 4 minutes mais inscrit 8 points et gobe 3 rebonds, largement suffisant pour démontrer son talent. Sa véritable sélection, il aurait pu y prétendre pour l’édition 1998, pour ce qui reste sa saison la plus aboutie en NBA. Avec 16 points et 10 rebonds au compteur en moyenne, nul doute que que le lituanien fait partie de la discussion. Mais la concurrence envoie du lourd avec les déjà bien installé O’Neal et Robinson pour protéger le cercle de la conférence Ouest. Et quand derrière la relève propose des types du calibre de Duncan et Garnett, difficile de remettre en cause la hiérarchie. Mais tout de même, Arvydas Sabonis en All-Star sur le parquet du Madison Square Garden, ça aurait eu de la gueule.

JOE SMITH – ailier fort – Saison « All-Starisable » : 96/97 –

Avoir l’étiquette de numéro un de la draft NBA1 n’est pas toujours facile à porter, et les échecs et les carrières foireuses de ceux que l’on pensent être des futurs cracks sont nombreux. Joe Smith fait partie de cette catégorie, à l’exception prêt que ces débuts dans la grande ligue sont plutôt prometteurs. 15 points et 7 rebonds lors de sa première saison, de quoi intégrer le « Rookie Game » en 1996 où il confirme avec 20 points et 6 rebonds. La saison suivante il propose 19 points et 8,5 rebonds. Assez pour être de la fête à Cleveland ? Non répondent les coachs. Malone et Kemp seront les starters, et il passe derrière le surprenant Tom Gugliotta qui fait cette année là une grosse saison à Minneapolis décrochant ainsi sa seule sélection All-Star. Plus étonnant statistiquement parlant, Smith se fait doubler par le tout jeune Kevin Garnett, qui n’affiche pourtant pas encore des stats de folie (17 points et 8 rebonds de moyenne pour KG). Question de charisme peut-être ? En tout cas c’est le début de la fin pour Joe Smith. Sa ligne statistique ne fera que dégringoler au fil des saisons. Le train est passer. A défaut de compter une sélection au All-Star Game, l’ailier en provenance de la fac de Maryland peut se consoler avec sa collection de Jersey, lui qui écumera 12 franchises différentes au cours de sa carrière.

CEDRIC CEBALLOS – ailier – Saison All-Starisé : 94/95  All-Starisable : 95/96 –

Oui, je sais, Cedric cedricceballosCeballos compte une sélection All-Star. Mais combien de temps a t-il passé sur le parquet ? Réponse, nada. Mais Cedric a un mot du médecin. Pourtant Ceballos connaît bien les rouages du All-Star Weekend, puisqu’en 1992, grâce à un dunk les yeux bandés il s’adjuge le « Slam Dunk Contest ». En 1994, l’ailier quitte les Suns pour les Lakers où il carbure au super. Il boucle sa première saison à Los-Angeles avec un joli 22 points et 8 rebonds de moyenne par match. De quoi se faire inviter au match des étoiles, qui se déroule à Phoenix dans son ancienne salle. Joli clin d’œil (sans le bandeau) du destin. Mais Cedric se pète le 3 février, soit 9 jours avant la grande messe. Timing parfait. Il revient fin Mars et rate le coche. Partie remise pense t-on à l’époque au vu de son jeune âge et de son développement régulier. La saison suivante Ceballos affiche les mêmes standards en terme de stats. Alors, All-Star ? Et bah non, raté, il se fait souffler la place par Sean Elliot qui affiche des statistiques individuelles moins florissantes que les Lakers, mais Elliot joue aux Spurs. La franchise texane tourne bien, et pour ne rien arranger, le All-Star Game se joue à San Antonio. Sean Elliot profite du totem d’immunité, et s’affiche en régional de l’étape. Ceballos remet son bandeau sur ses yeux pour ne pas nous montrer ses larmes.

3.Clips_RON HARPER – arrière – Saison « All-Starisable » : 93/94 –

Avant de terminer sa carrière au service des collectifs dans lesquels il a évolué pour au final ramasser 5 bagues sur ces 5 dernières saisons, Ron Harper était un véritable scoreur. Aux CAVS puis aux Clippers, Ron enquille les stats et termine même sa « rookie season » à plus de 22 points de moyenne. Au cours de l’exercice 93/94 il tourne à 20 points, 4 assists et 6 rebonds, de quoi postuler sérieusement à une place de remplaçant pour le All-Star Game. Mais les Clippers où il évolue sont une équipe de bas étage, et Danny Manning est déjà dans la place pour représenter (à l’époque) le maillon faible des clubs de L.A. C’est le tout jeune Latrell Sprewell, 21 ans en 1994, qui prend le second spot d’arrière shooteur derrière Clyde Drexler. Sprewell faire preuve de respect pour les anciens ? Vous êtes sérieux là ?

ROD STRICKLAND – meneur – Saison « All-Starisable » : 97/98  

Pour vous donner rapidement un aperçu du préjudice subit, je signalerais juste que « Hot Rod », comme on le surnomme, c’est 18 points et 9,3 passes décisives de moyenne entre les saisons 93/94 et 97/98. Et malgré ce combo bien complet comme on les aime, jamais Rod Strickland ne trouvera grâce aux yeux des fans et des coachs. Même à 31 ans, lorsqu’il finit l’exercice 97/98 meilleur passeur de la ligue avec 10,5 assists par match il n’apparaît pas dans le roster de la sélection de l’équipe de l’Est. Que le mec se fasse doubler dans la conférence Ouest par Stockton, Payton ou encore Jason Kidd, ça peut se comprendre. Mais puisqu’il à quitté Portland pour Washington, Strickland est désormais éligible à l’Est pour l’édition 1998 qui se prépare. Rien ne va plus, faites vos jeux ! Mais à l’Est rien de nouveau, Strickland reste à la maison. Plébiscité par les fans, c’est un « Penny » Hardaway cassé en deux qui prend place à la mène dans le cinq. La saison de « Penny » se terminera d’ailleurs à la suite de ce match (qui aRodStrickland-3085 dit sa carrière) où il ne jouera que 12 minutes.

L’autre Hardaway, Tim hérite du second rôle de meneur. Surement pour services rendu. Le genre de critère qui aurait du amener Strickland au match des étoiles cette année là. Un match qui se déroulait en plus dans sa ville de naissance, New-York. Un plaisir auquel ne goûtera pas ce natif du Bronx. On lui reproche peut-être encore cette passe aveugle lors du game 7 des demi-finale de conférence 1990. Une passe aveugle foireuse sur la dernière possession des Spurs qui élimine la franchise texane des playoffs. A moins que ça ne soit son conflit avec la direction des Spurs en 1991-1992 au moment de signer un nouveau contrat qui le pénalise en coulisses. « Hot Rod » est affecté par sa non sélection et déclare qu’il ne participerai pas aux prochains All-Star Game, même si il y était convié. A 32 ans ses stats commencent à régresser et il ne fera plus jamais partie de la discussion.

ISAIAH RIDER – arrière – Saison  » All-Starisable » : 94/95 –

JR Rider 1En voilà un qui même sans avoir porter le maillot du match des étoiles, fait partie intégrante de l’histoire du All-Star Weekend . La faute à son  » East Bay Funk Dunk « , ce fameux dunk entre les jambes qui lui permit de remporter le Slam Dunk Contest de 1994 durant son année rookie. Cette même année il participe au premier « Rookie Game » de l’histoire. Le début d’une idylle avec le All-Star Game pour Rider ? Pas vraiment. La saison suivante, il s’affirme comme un scoreur fiable et tourne à plus de 20 points de moyenne sous le jersey des T-wolves. Mais Rider est un mec à problèmes. Depuis l’université sa réputation n’est plus à faire, et en Décembre 1994, soit en pleine campagne de votes pour le All-Star Game, il se fait suspendre par sa direction à cause d’un conflit avec son entraîneur. Difficile alors d’envisager les coachs le sélectionner comme remplaçant pour l’édition 1995. D’ailleurs lorsque Cedric Ceballos déclare forfait pour le match, on préfère rappeler Dikembe Mutombo. Presque du poste pour poste en somme. En prime, cette édition se déroule à Phoenix, et l’enfant chéri « Thunder Dan » profite d’être à la maison pour s’incruster dans le cinq malgré une saison moyenne (15 points et 4 assists de moyenne pour Majerle). Allez c’est rien Isaiah, les vrais Bad Boys ne font pas le All-Star game de toute façon.

JIM JACKSON – arrière – Saison « All-Starisable » : 94/95

jim-jackson-autographed-dallas-mavericks-magazine-photo-2Encore un arrière, encore un scoreur, un peu dans la même veine que Isaiah Rider. L’avantage de Jackson sur Rider, c’est que les stars, lui ça le connait Jackson, demandait un peu à Toni Braxton la plantureuse chanteuse de R’nB ce qu’elle en pense. Du coup on se dit que Jackson a toutes les qualités pour intégrer le match des étoiles. Avec presque 26 points de moyenne par match, 3 double double à mi-saison ou encore des cartons à 50 pions comme le 26 Novembre 1 994 à Denver, Jackson possède le profil statistique idéal pour intégrer cette saison là le match des étoiles. Mais comme pour Rider, se pose le soucis de la jurisprudence du joueur qui évolue à domicile. Et pour le coup, c’est Dan Majerle qui profite de l’appui des fans locaux, l’édition 1995 se déroulant à Phoenix. Mitch Richmond lui est un habitué des sélections All-Star, et sa présence sur le banc n’a rien de scandaleuse.

La hype Sprewell bat son plein et les fans votent pour l’explosif et spectaculaire arrière qui brigue ainsi une place de titulaire. Plus de créneau pour Jackson. Quoi, qu’est ce tu dis Jim ? Ah, tu peux glisser au poste 3, et comme ça tu remplacerais Cedric Ceballos blessé. Bonne idée, mais ils ont pris Mutombo pour un remplacement poste pour poste. Et puis au poste 3 tu es barré par Detlef Schrempf de Seattle. Comment ça il ne tourne qu’à 19 points et 4 assists. Et le quota de joueur européen Jim, tu y as pensé ? 10 jours après ce rendez-vous manqué avec le All-Star Game, Jim Jackson balance 44 points dans la défense des Bullets. Nous sommes le 21 février. Le 24 il se blesse à la cheville et met un terme à sa saison. Tu vois Jim, t’as bien fait de te reposer au lieu d’aller faire le fou à Phoenix.

SAM PERKINS – intérieur- Saison « All-Starisable » 91/92 –

sam-perkinsSam Perkins possède à son tableau de chasse pas mal de titres et plusieurs records. Mais le All-Star Game ne s’est jamais offert à celui que l’on surnomme  » Big Smooth « . Pourtant il connaît du beau monde. Champion NCAA avec Jordan ou finaliste malheureux en 1991 aux côtés de Magic, Sam Perkins est du genre à côtoyer le gratin. Il remettra même ça sous le jersey des Supersonics en étant l’un des lieutenant du duo Kemp/Payton au millieu des années 90. Sa polyvalence et le fait qu’il soit capable d’évoluer des postes 5 à 3 ne l’aidera pas à intégrer le match des étoiles. J’aurais aimé voir  » Big Smooth » et sa nonchalance se balader du côté du All-Star Game. En 1 992 par exemple. Pour fêter la sélection comeback de « Magic », et pour accompagner son coéquipier James Worthy. Avec 16,5 points et 8,8 rebonds de moyenne, l’idée n’a rien d’une ineptie. Mais c’est Otis Thorpe, qui avec des stats quasiment similaires (17 points et 10 rebonds) vient compléter le roster de la sélection de l’Ouest. Le pire c’est que Thorpe ne jouera que 4 minutes. Pour faire ça, il aurait pu laisser la place à Perkins. Mais Perkins s’en fout, il était déjà médaillé d’or olympique, et désormais, depuis 2008, son nom est inscrit au Hall of fame. Tout en  douceur, comme d’habitude pour « Big Smooth « .

TONI KUKOC – ailier – Saison « All-Starisable » : 98/99 –

Exister au milieu du roster des Bulls fût un défi hi-res-3e3ff866c8f4200a2250a87ea451c649_crop_northpermanent pour Kukoc. Et rien que pour avoir su résister et être parvenu à se faire une place, il aurait mérité une petite sélection pour le All-Star Game. Sa meilleure copie il va la rendre au cours de la saison 1998/1999 où il devient le leader d’une équipe des Bulls déglinguée, orpheline de ses stars. Kukoc surnage au milieu de ce désastre collectif et propose une ligne de stats efficace et complète. 18,8 points, 7 rebonds, 5,3 passes décisives et 1 ballon volé par match. Un aller simple pour le match des étoiles pour Toni ?? Bah non, parce que c’est une saison de lockout, et le All-Star Game prévu à Philadelphie est annulé. Comment on dit pas de bol en croate ?

DAMON STOUDAMIRE – meneur- Saison « All-Starisable » : 96/97 –

Damon2Pour faire simple et mettre directement les pieds dans le plat ; j’accuse Terrel Brandon, le meneur des CAVS, d’avoir purement et simplement piqué la place de la « Super Souris » de l’Oregon pour le All-Star Game 97. Une édition qui se déroulait, tiens donc, à Cleveland ! On nous prend pour des jambons ou quoi ? Ce nabot de Brandon a juste été retenu parce qu’il habite à côté de la salle. Point. Il fallait un produit local, et c’est lui qui a été tiré au sort. Et pourquoi pas Vitaly Potapenko tant qu’on y est ? Cette année là, « Mighty Mouse » envoi du lourd pourtant, mais il joue à Toronto, et forcément, les spots ne sont pas encore vraiment braqué sur cette nouvelle franchise. En plus l’année précédente, il annonce la couleur lors du rookie game où il est élu MVP avec 19 points et 11 assists.

Avec 20,2 points et presque 9 caviars de moyenne par match sur la saison, Stoudamire devait être de la fête de 1997, un point c’est tout. Dernier pied de nez au talent de notre « super souris », Alonzo Mourning se blesse, et ne pourra pas être de la partie. C’est un mec du backcourt qui sera rappelé en la personne de Joe Dumars. Un hommage plus qu’une sélection à mes yeux. Tout ça appuie plus que jamais ma thèse du complot. Nous sommes face à un traumatisme que je traîne encore au fond de mon cœur depuis mon adolescence. Mon aversion pour les CAVS doit surement trouver sa source dans ce coup monté. Faut pas s’étonner qu’après ça on retrouve notre « Mighty Mouse » en cure de désintoxication où en possession de stupéfiants. Quand le All-Star Game passe en mode tapette à souris, ça pique.

TYRONE MUGGSY BOGUES – meneur – Saison « All-Starisable » : 89/90 ou 93/94 –

Muggsy_Bogues_2011-05-27_10-14-27J’ai décidé de laisser parler le cœur et d’inclure ce bon vieux Muggsy à ma sélection. C’est tellement de souvenirs. Synonyme des Hornets et de tout les produits dérivés qui prirent d’assaut nos magasin de sports. Quand je ferme les yeux et que je repense à Bogues je revois des couleurs flashys et tout ces clichés improbables de Muggsy affrontant les géants. Il insufflait un vent d’espoir au peuple des gens normaux comme vous et moi, les personnes qui ne dépassent que difficilement (ou en grugeant) les 1m75. Alors rien que pour ça, je veux Mugsy au All-Star Game. Mais si dans mes souvenirs d’ado’ boutonneux il est titulaire, ça donne quoi sur le papier ? Vous voulez du concret, pas du romantisme, et je vous comprends. Alors tout d’abord il aurait pu prétendre à l’édition 1990.

Il boucle la saison 89/90 avec une moyenne de 9,4 points et 10,7 passes décisives par match. Insuffisant pour rejoindre Miami, là ou se déroule la fiesta. Il est à relever que bizarrement, l’équipe de l’Est, à laquelle postulait Bogues ne compte qu’un seul meneur de jeu dans ses rangs, tandis que l’Ouest en aligne quatre. Mugsy est énervé, et la semaine qui précède le All-Star weekend, il tourne à 12,6 assists par match avec un pic à 18 caviars contre Boston. Prenez ça les géants ! Bogues remet la machine en marche après une saison moisie en 1990/1991 . Au passage ça c’est ballot quand même de foirer la saison où il avait l’occaz’ d’activer l’option « produit local », puisque en 1991 le All-Star Weekend s’invite au Charlotte Coliseum. C’est en 93/94 que Mugsy repointe le bout de son museau à la fenêtre du All-Star Game, avec une saison en double double. 10,8 points et 10,1 passes décisives. Not enough ! Bj Amstrong et Mookie Blaylock lui piquent les spots de meneur. Mouai, permettez moi de ne pas être convaincu, surtout par Amstrong et ses 3,9 assists par match. On parle de meneur ou pas là ?

BRYANT REEVES – pivot – Saison All-Starisable : Nan je déconne –

bryantreevesIl fallait un peu de barbac pour muscler la peinture de ma sélection. Et mes pensées se sont naturellement tournées vers Bryant  » Big Country  » Reeves. Je me souviens encore de son arrivée à Vancouver et des espoirs placés dans le trio qu’il formait avec Mike Bibby et Shareef Abdur-Rahim. Le rêve fût de courte durée. Reeves défendra la raquette des Grizzlies avec abnégation pendant 6 saisons avant de finir sa carrière sur blessure. On retiendra tout de même son exercice 97/98 qu’il conclu avec une moyenne de 16,3 points et 7,9 rebonds. Pas si dégueu’ que ça. Et puis au moins, avec  » Big Country » sur le banc, c’est un peu plus facile de s’identifier. Une bouille d’Irlandais, une brosse millimétrée coupée au laser à faire pâlir de jalousie Ivan Drago et un physique de catcheur ouest-allemand. On serait même pas surpris de voir le type sortir une bière de son sac pour trinquer avec le premier rang. Le partage et la fraternité, c’est aussi ça le All-Star Game. Tu as tout compris Bryant, bienvenue dans la team !

-Coach : EARVIN « MAGIC » JOHNSON- Saison « All-Starisable » : printemps 1994-

29 Mar 1994: Los Angeles Lakers head coach Earvin (Magic) Johnson exhorts his team during a game against the Minnesota Timberwolves at the Great Western Forum in Inglewood, California. Mandatory Credit: Stephen Dunn /Allsport Mandatory Credit: Stephen DIl fallait bien quelqu’un pour driver tout ce petit monde. Et pour rester dans les clous de la thématique, c’est un coach qui n’a jamais eu une sélection All-Star sous ses ordres que l’on devait dégoter. Et qui mieux que « Magic » pouvait s’y coller ? Le type connait le All-Star Game comme sa poche. Il s’offre même le luxe d’être sélectionner en tant que joueur quand il ne joue plus, alors on peut l’envisager en tant que coach, même si il ne coache plus. D’ailleurs, avec seulement 16 matchs à son CV, peut-on dire qu’il a déjà commencé ? Quoiqu’il en soit, il amènera de l’expérience à notre sélection, et si quelqu’un se blesse, on peut même envisager une apparition pour dépanner. Pour le niveau de jeu, on part un peu dans l’inconnu avec Magic aux commandes, mais de toute façon c’est le All-Star Game, l’important c’est que l’on propose des high-lights en pagaille. Promis Earvin, ça ne salira pas ta carte de visite. Et puis de toute façon avec un bilan de 5 victoires et 11 défaites en 1994, on ne peut pas dire que ta carrière de coach soit vraiment partie sous les meilleures auspices. Remercie moi plutôt d’avoir pensé à toi. Et si tu arrives à tirer quelque chose de ce petit groupe, on pourra reparler de toi en tant que head-coach. Et pourquoi pas même sur un banc lors du All-Star Weekend. Crois moi, personne ne refusera une touche de Showtime..

Nous voici donc arrivé au terme de la sélection. Une sélection qui je le rappelle se base avant tout sur des choix purement personnels, avec tout ce que ça implique en terme de mauvaise foi. N’hésitez pas à proposer vos noms et vos avis dans les commentaires de l’article ou sur les réseaux sociaux. Ça sera une belle occasion de débattre et de se rappeler ensemble de cette époque où le banga coulait à flot et où le fluo était de bon goût. Pour terminer j’ajouterais quelques noms ayant participé à la discussion : Jalen Rose (plutôt performant dans les années 2000), Dino Radja (je le déteste cordialement), Mahmoud Abdul-Rauf (le concours de lancer-francs n’existe pas), Derek Harper (j’avais déjà un Harper), Laphonso Ellis (parce que Mutombo parvenait toujours à s’incruster), Drazen Petrovic (il l’aurait été sans aucun doute un jour). Il ne me reste plus qu’à vous donner rendez-vous l’an prochain pour la sélection des « oubliés » de la première décennie des années 2000.

Crédits photos : NBA.com/abovetherim.com/hoopshabit.com

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About Waka Bayashi (94 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

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