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[Jeux Vidéos] Basketball Nightmare : le All-Star Game version film d’horreur par Sega.

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Vous êtes tellement fans de la balle orange que vous en rêvez la nuit ? Alors installez vous confortablement, car c’est exactement le postulat de départ du jeu que nous allons vous présenter aujourd’hui sur Basket Rétro. Et si à tout hasard il arrive que vos rêves se transforment en cauchemar, alors une petite partie de Basketball Nightmare sur Sega Master System devrait vous plaire. Fermez les yeux et remontez le drap, le cauchemar va commencer !

Nous mettons le cap aujourd’hui sur l’année 1989. Pendant que les Pistons de Detroit décroche le titre et que la draft NBA propose des joueurs aussi explosifs que spectaculaires comme Tim Hardaway ou Shawn Kemp, la console Master System de Sega accueille un petit jeu de basket sans prétention : Basketball Nightmare. Un jeu dont l’originalité s’appuie sur une idée de base plutôt drôle. Jugez plutôt.

CAUCHEMAR DANS LES VESTIAIRES

BNVous êtes dans le rôle du capitaine de l’équipe de basket du collège. Et votre ambition est de remporter le titre national, c’est vrai que ça en jette auprès des filles dans la cour. Il faut bien admettre que si vous êtes titulaire d’un quelconque titre UNSS, ça vous ouvre pas mal de perspectives d’avenir. Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à notre jeu. Alors que vous êtes en pleine préparation intensive en vue du grand championnat, vos pensées et votre vie ne tournent qu’autour de la balle orange. Vous êtes « basketbalissé » du matin au soir. Formatés pour la victoire, jusque dans vos rêves.

C’est ainsi qu’un soir, après une dure journée d’entrainement, vous divaguez encore au basketball. Au point qu’a peine assoupi, vous voilà au milieu d’une forêt en compagnie de vos coéquipiers, en train d’affronter une équipe de loups-garous. Pour le coup, niveau pilosité, James Harden et sa barbe peuvent aller se rhabiller. Voilà donc la trame principale de Basketball Nightmare. Vous participez à un grand tournoi où vous rencontrez des équipes de  créatures mystiques. On vous a déjà parlé des loup-garous. Il faudra aussi compter sur les vampires ou encore les cyclopes. Les autres teams trouvent leurs origines dans la mythologie et la culture populaire japonaise. Au programme Kappa (divinité à l’apparence de tortues), Tengu (des dieux qui couplent une peau rouge avec un appendice nasale hors de propos) et Yama-Uba (on désigne ainsi les femmes sorcières vivant dans les montagnes). C’était la minute culture de Basket Rétro.

Il est cocasse de noter que les développeurs aient insisté sur ses divinités japonaises, alors que le jeu sortira uniquement en Europe, au Canada, ainsi qu’au Brésil. Avec des adversaires aussi fantaisistes que le bestiaire proposé ci dessus, il va s’en dire que les lieux où se dérouleront les parties seront à l’image de vos opposants. Forêts, chutes d’eau, grottes ou encore jardin de temples chinois, même le plus mal famé des playgrounds New-Yorkais passerait pour un jardin d’enfant à côté de ces lieux insolites. Au passage prévoyez un gros budget sneaker, vos semelles vont fumer sévère vu les revêtements pratiqués !

IL EST SYMPA TON JERSEY, MAIS C’EST QUOI CETTE TACHE DE GRAS ?

BN1Oui, on est tous d’accord, sur le papier le jeu de Sega vend du rêve. Basketball Nightmare s’offre même le luxe d’avoir une réalisation graphique de premier plan. Bon on relativise, nous sommes en 1989, mais quand même. Les décors sont bien réalisés, colorés et détaillés. Il en va de même pour les sprites des joueurs. Fin et précis, on les distingue facilement, et ils sont vraiment jolis avec leur look SD (ndlr : SD= Super Deformed, style graphique utilisé surtout dans le manga, et qui représente le personnage avec une tête beaucoup plus grosse que son corps).

Alors quoi, Basketball Nightmare c’est le jeu qu’il nous faut ? Et bien pas vraiment en fait. D’abord l’animation est vilaine. Les sprites ont beau êtres jolis, ils disparaissent tellement souvent qu’on a même pas le temps de les regarder. Ça clignote de partout, et l’action en devient aussi confuse que la technique au lancer-franc de Dwight Howard. Mettre en place une quelconque tactique relève de l’incongru. Vous ne pouvez pas choisir à qui passer le ballon et c’est vraiment un énorme bémol. Explication. Vous remontez la gonfle, vous voyez un de vos joueurs seul sous l’arceau, vous imaginez déjà la belle passe décisive, vous pressez le bouton A, et puis patatra, votre joueur donne le ballon a votre ailier qui est marqué à la culotte dans le corner. Ça c’est dans le meilleur des cas, sinon il peut aussi filer le cuir à votre pivot qui est encore dans votre camp. Hop là, un retour en zone et ballon à l’adversaire. Le genre d’action qui a le don de vous foutre les nerfs. Puisqu’on parle de retour en zone, il est important de noter que certaines règles sont appliquées. Et oui, on peut être le buveur de sang le plus assoiffé de l’Europe de l’Est et vouloir jouer dans les règles de l’art. Marchés, retours en zone, shoots à trois points, sorties, ou encore charges sont au programme. Un autre détail tire le jeu de Sega vers le bas, c’est sa musique. Aussi oppressante qu’une défense de Gary Payton, elle aura vite fait de vous rendre dingue, surtout qu’elle couvre les bruitages du ballon.

SOYEZ SYMPAS QUOI, LIBÉREZ LES BÊTES !!

basketball_nightmareOn a presque fini le tour de propriétaire. On se devait tout de même d’évoquer un des gros points forts du jeu, voir son plus bel atout. Lorsque vous approchez du panier et que vous enclenchez votre saut, une superbe animation va illuminer l’écran. Ses phases de dunks sont vraiment splendides. Même aujourd’hui elles font encore leur petit effet, alors imaginez à l’époque. On vous laisse vous faire votre avis via les screenshots de l’article, mais vous pouvez nous croire sur parole. Il est vraiment dommage pour ce jeu que son gameplay soit entaché par les problèmes de clignotements et par son impossibilité à diriger la direction de vos passes.

Vos phases offensives ressembleront rapidement à une course en solitaire et l’ennui s’installe, malheureusement. Et ne comptez pas vous rattraper en jouant avec vos potes. Le mode versus existe, oui, mais on ne peut pas incarner les monstres et autres divinités. WTF !! C’est la bonne idée du jeu, et les mecs se sont dit qu’il était plus logique d’offrir aux joueurs le choix entre des équipes nationales pour s’étriper. Merde, un bon game 7,  Vampires contre Cyclopes aurait eu tellement de charisme. Bah non, vous devrait vous rabattre sur une finale de coupe Vache qui rit entre Cuba et la Chine. Une drôle d’idée que de ne pas permettre aux joueurs de sélectionner les monstres. Faisons contre mauvaise fortune bon cœur, et signalons que parmi les nations disponibles, la France est belle est bien présente. Un lot de consolation en somme.

CHOIX DOUTEUX, POSTER, FRED WEISS ET VINCE CARTER

Basketball Nightmare9

Basketball Nightmare est un jeu que l’on peut difficilement qualifier. Ni bon ni mauvais, il souffre de plusieurs carences que ses points forts ne parviennent pas vraiment à rattraper. Les idées sont bonnes et font souffler un vent de fraîcheur sur un genre qui à l’époque peine à exister. Cependant il se voit handicaper par des choix bizarres, comme celui d’écarter du mode versus ce qui fait l’essence de la cartouche, à savoir la possibilité de jouer contre des adversaires fantasmagoriques. C’est un peu comme si tu joues aux Celtics et que tu t’entraînes au quotidien avec Larry Bird, mais on te dit qu’il ne joue pas les matchs parce qu’on a oublié de valider sa licence.

T’es un peu sur les nerfs, normal. A côté de ça, une petite partie de temps en temps ne se refuse pas. Voir les persos’ monter au dunk dans une gerbe de couleurs chatoyantes et de pixels modélisés à la perfection reste un moment joyeux qui nous rappelle le bon vieux temps des eighties, lorsque nous étions jeunes et beaux et que le basket se jouait encore en short moulant. Soyons beaux joueurs et offrons une seconde chance à Basketball Nightmare. Juste parce que l’illustration de sa boîte est vraiment classe. Un détail pour certains, mais à une époque où les jaquettes des jeux se limitait souvent au strict minimum ce n’est pas rien. Alors si on devait vous donnez un vrai conseil, procurez vous le jeu, ressortait le tout les 6 mois, et accrochez donc au mur le visuel de sa couverture. Allez, faites un effort, il doit bien rester une petite place entre votre poster life-size de Jordan et la photo de Vince Carter qui passe au dessus de la tête de Fred Weiss. En parlant de cauchemar justement..

LE GAME 1 DU JEU EN VIDÉO 

Montage Une : Laurent Rullier

Crédits photos : emunova.net/segamag.com/deviantart.net

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About Waka Bayashi (94 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

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