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Les Charlotte Hornets, un retour qui ne manque pas de piquant

Franchise History

En se faisant sortir des playoffs la nuit dernière, les Charlotte Bobcats ont non seulement quitté la compétition, mais aussi et surtout ils quittent définitivement le paysage de la NBA. En effet, même si l’info était tombée il y a quasiment un an, validée à l’époque par David Stern himself, il restait un détail à régler avant que le retour des mythiques Charlotte Hornets soit effectif. C’est désormais chose faite avec cette élimination précoce des Bobcats. Les frelons seront de retour dès le début de la saison prochaine. Basket Rétro ne pouvait passer à côté du come-back de l’une des franchises les plus mythiques des nineties.

hornets 1Toute la Caroline du Nord réclamait le retour des Hornets. Les anciens fans de la ruche (le surnom que l’on donnait au Charlotte Coliseum, la salle où les Hornets évoluaient à l’époque) peuvent déjà commencer à bourdonner de plaisir. La saison 2014 s’annonce piquante, surtout après l’encourageante saison régulière que viennent de proposer les joueurs de Steve Clifford. Mais avant toute chose, petit come-back sur la première vie des Charlotte Hornets.

Nous sommes en 1988, et depuis le départ des Pumas (une équipe qui jouait en ABA)  au milieu des années 70, Charlotte ne possède plus d’équipe de basket professionnelle. Si la région est réputée pour le niveau de jeu de ses universités, l’absence d’une franchise NBA est une véritable hérésie. Le problème sera donc réparé avec la mise en place des Hornets qui rejoignent la NBA pour la saison 1988/1989 en même temps que trois autres nouvelles franchises. C’est sous l’impulsion de George Shinn, un entrepreneur de la région que l’équipe verra le jour. C’est le 5 avril 1987 que la nouvelle tombe. Stern contacte Shinn par téléphone pour l’informer que son projet est retenuLa franchise devait dans un premier s’appeler  » Spirit « , mais à la suite d’un vote, les fans en décideront autrement. Le nom Hornets fait alors référence à la résistance de la ville contre l’envahisseur britannique. C’est ainsi que Lord General Cornwallis avait déclaré au sujet de Charlotte lors de la Révolution américaine :

 » There’s a rebel behind every brush, it’s a veritable nest of hornets  » ( » il y a un rebelle derrière chaque buisson, c’est un véritable nid de frelons « )

hornets2Pour leur premier match au Charlotte Coliseum, les Hornets s’inclinent face aux Cavs sur le score de 133-93. La première saison est compliquée pour la jeune franchise. Le coach Dick Harter doit composer avec un effectif de piètre qualité, et le premier exercice est bouclé avec un triste bilan de 20 victoires pour 62 défaites. Grâce à un effectif qui s’enrichit en profitant des premiers tours de draft, l’équipe progresse petit à petit. L’engouement populaire pour la franchise est palpable. Dès la saison 90/91, le Charlotte Coliseum enregistre la meilleure affluence de la ligue. Les Hornets pourront compter sur un public fidèle durant les années 90.

Pendant 9 saisons d’affilée, le Coliseum affichera complet. La salle peut recevoir à l’époque 24 OOO fans. D’un point de vue sportif les Hornets franchissent un à un les paliers. Leur bilan en saison régulière progresse pour finalement être positif pour la première fois en 92/93 ( 44 victoires pour 38 défaites). Cette même année Charlotte atteint les demi-finales de la conférence Est, ce qui restera pour toujours sa meilleur performance (niveau qu’ils atteindront encore à trois reprises). Les renfors successifs de Kendall Gill, Larry Johnson puis Alonzo Mourning ne sont pas étrangers à cette embellie sportive.  Sous la houlette du coach Dave Cowens la saison 96/97 est bouclée avec le meilleur bilan de l’histoire de la franchise : 54 victoires et 28 défaites. Cette même année, le MVP du All-Star Game sort tout droit du roster des Hornets, il s’agit de l’ailier Glen Rice. La fin des années 90 sera marquée par une demi-finale de conférence en 98. En 1998/1999 Dave Cowens cède sa place à Paul Silas sur le banc après un début de saison catastrophique. Le nouveau coach parvient à équilibrer un bilan qui semblait bien mal engagé. Silas reconduira les Hornets en demi-finale de conférence en 2000 après avoir signé le meilleur début de la franchise (16 victoires pour 7 défaites).

Les Hornets emmenés alors par Jamal Mashburn et le jeune Baron Davis se feront sortir par les Bucks. Cette année là sera également marqué par le décès dans un accident de voiture du jeune joueur Bobby Phills. Le 9 Février son maillot frappé du numéro 13 est retiré. C’est au même niveau de compétition que l’on retrouve la franchise de Caroline du Nord la saison suivante. Cette fois encore les frelons seront éliminés en demi-finale. Face aux New Jersey Nets, les Hornetshornets 3 jouent leur dernier match officiel en tant que franchise de la ville de Charlotte. Un match qui se soldera par une défaite 95-103. Les Hornets déménageront un temps à la Nouvelle-Orléans avant que le nom Hornets ne soit définitivement abandonné, laissant place aux Pelicans. On pensait vivre alors la fin de l’histoire. Mais finalement, les Hornets renaîtront la saison prochaine, prenant la place des Bobcats. Des chatons qui n’auront donc rien prouvé sportivement en 10 saisons et qui n’arriveront jamais à atteindre le degré de sympathie de leurs prédécesseurs. A aucun moment les Bobcats ne parviendront à reproduire l’engouement que pouvait générer la franchise historique de Charlotte. Il faut dire que dès sa création, et malgré des résultats pas toujours fameux, les Hornets pouvaient compter sur des joueurs charismatiques et/ou sympathiques. Personne n’a oublié la campagne de pub’ de Larry Johnson déguisé en  » GranMama «  et encore moins le fameux Tyrone  » Mugsy  » Bogues qui affrontait les géants du haut de ces 1m59. Deux exemples d’atouts non négligeable lorsque l’on souhaite jouir d’une bonne côte de popularité auprès des fans. Vous voilà donc prévenu,  il ne vous reste plus que quelques mois pour ressortir du placard vos plus jolies vestes bleues turquoises et violettes. Les Hornets, la mascotte Hugo et le flashy sont de retour en Caroline du Nord, par contre, pour le bon goût, encore un peu de patience.

ILOgpZU

LES CHARLOTTE HORNETS SAISON PAR SAISON

  • 88/89 : 20 victoires pour 62 défaites
  • 89/90 : 19 victoires pour 63 défaites
  • 90/91 : 26 victoires pour 56 défaites
  • 91/92 : 31 victoires pour 56 défaites
  • 92/93 : 44 victoires pour 38 défaites (demi-finaliste de conférence)
  • 93/94 : 41 victoires pour 41 défaites
  • 94/95 : 50 victoires pour 32 défaites (élimination au premier tour)
  • 95/96 : 41 victoires pour 41 défaites
  • 96/97 : 54 victoires pour 28 défaites (élimination au premier tour)
  • 97/98 : 51 victoires pour 31 défaites (demi-finaliste de conférence)
  • 98/99 : 26 victoires pour 24 défaites
  • 99/00 : 49 victoires pour 33 défaites
  • 00/01 : 46 victoires pour 36 défaites (demi-finaliste de conférence)
  • 01/02 : 44 victoires pour 38 défaites (demi-finaliste de conférence)

LES COACHS

(ces statistiques ne prennent pas en compte les matchs de playoffs)
  • DICK HARTER (88/90) : 28W et 94L pour122 rencontres
  • GENE LITTLES (89/91) : 37W et 87L  pour 124 rencontres
  • ALLAN BRISTOW (91/96) : 207W et 203L pour 410 rencontres
  • DAVE COWENS (96/99) : 109W et 70L pour 179 rencontres
  • PAUL SILAS ( 99/02) : 161W et 120L pour 281 rencontres

RECORDS ET RÉCOMPENSES

  • 1992 Rookie of the year : Larry Johnson
  • 1994 meilleur sixième homme : Dell Curry
  • 1997 MVP du All-Star game : Glen Rice
  • 1991/1992/1993 Rookie first team : Kendall Gill/Larry Jonhson/ Alonzo Mourning
  • 1997 Manager de l’année : Bob Bass
  • Meilleur marqueur de la franchise : Dell Curry (9 839 points)
  • Meilleur passeur de la franchise : Mugsy Bogues (5 557 Assists)
  • Meilleur rebondeur : Larry Jonhson (3 479 rebonds)
  • Meilleur contreur : Alonzo Mourning ( 684 contres)

LISTE DES JOUEURS MARQUANTS :

Kelly Tripucka, Kendall Gill, Rex Chapman, Mugsy Bogues, Larry Johnson, Alonzo Mourning, Dell Curry, Scott Burrel, Anthony Mason, Glen Rice, Jamal Mahsburn, Kennyh Anderson, Robert Parish, Jerome Moiso (juste pour nous), Vlade Divac, BJ Armstrong, Vernon Maxwell, Otis Thorpe, P.J Brown, Derrick Coleman, Eddie Jones, David Wesley, Bobby Phills, Baron Davis

LA PRÉSENTATION DU MAILLOT EN 1988

LES HORNETS DEVOILENT LEUR NOUVEAU LOGO

Crédits photo : NBAE/Getty Images/SI

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About Waka Bayashi (94 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

1 Comment on Les Charlotte Hornets, un retour qui ne manque pas de piquant

  1. Très très bon recap sur cette franchise 🙂

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