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Carlos Boozer : le lieutenant solidement fragile

Portrait

Illustration Une : Adrien PMMP pour Basket Rétro

L’américain né en Allemagne Carlos Boozer est une tête bien connue des fans des Jazz ou des Bulls. Deux fois All Star avec le Jazz en 2007 et 2008, l’ailier fort à la barbe a toujours montré de solides qualités et le potentiel d’être un grand poste 4 de la ligue sans jamais confirmer les attentes l’entourant. Entre blessure, manque de travail et défaites, voyons ce qui a manqué à ce joueur pourtant talentueux pour s’imposer.

DES ANNEES UNIVERSITAIRES REUSSIES

En 1999 et après 2 titres de champions d’Etat avec son son lycée, Carlos Boozer fait partie des joueurs qui ont le choix entre les meilleures universités du pays dont UCLA et Duke. C’est au final pour l’équipe entrainée par le légendaire Coach K qu’opte l’intérieur, où il jouera avec un de ses futurs coéquipiers aux Bulls : Mike Dunleavy Jr et un certain Shane Battier. Malgré son apport offensif (18 ppm lors de sa dernière année) et son titre NCAA, Boozer fait les frais de son manque d’implication en défense et de sa lenteur et se retrouve drafté par les Cavs en 2002 à la 35ème place. Voici son rapport de pré-draft :

Boozer avec ses coéquipiers de Duke (Google Image)

« Boozer a montré qu’il était en difficulté contre des joueurs plus grands que lui. Pour sa défense, il jouait pivot à l’université.. Sa mécanique de tir a besoin d’être revue. Des soucis en défense. Sa vitesse est correcte mais reste lente, ce qui peut le rendre en retard sur certaines actions et l’obliger a faire faute. Beaucoup remettent en question son éthique de travail. Il était en léger surpoids l’année dernière, même si il a joué toute l’année avec envie et concentration » thedraftreview.com

UNE MAUVAISE ENTENTE AVEC SA DIRECTION

Aux Cavs, Boozer aura connu un certain jeune prometteur (Google Image)

Après 2 saisons avec les Cavs dont la dernière où il finira avec 15 points de moyenne pour 11 rebonds, la volonté de la franchise est clairement de le conserver et de faire grandir l’ailier fort avec le rookie de l’année LeBron James. Mais un premier quiproquo public apparait dans la carrière de Carlos Boozer. « J’ai décidé de faire confiance a Carlos et de lui montrer le respect qu’il nous a demandé, mais il n’a rien montré en retour. » déclara le propriétaire de l’époque Gordon Gund. Après avoir totalement nié avoir donné un accord oral à sa direction quant à sa re-signature, Boozer décida de s’engager avec les Jazz de l’Utah du regretté Jerry Sloan.

DES HAUTS TE DES BAS

En six saisons au Jazz, Boozer s’est imposé comme le joueur majeur de l’équipe. Premier au scoring et aux rebonds, il se montre aussi très intéressant dans le playmaking. Six saisons comblées de réussite : 2 sélections pour le All star game, une première série de playoff légendaire avec 41 points au game 2, 35 points et 14 rebonds au match 7 contre les Rockets qu’il éliminera encore une fois la saison suivante. Une finale de conférence perdue contre les Spurs en 2007 qui l’empêchera d’affronter son ancienne équipe. Mais avant ses succès, la première chose qui vient en tête quand on évoque son passage dans l’Utah est surtout ses blessures récurrentes. Blessures qui le tiendront loin des terrains pendant la moitié de ses deux premières saisons. Une hygiène de vie et une éthique de travail une nouvelle fois pointées du doigt publiquement par sa direction. Après une dernière saison une nouvelle fois ratée à moitié pour cause de blessure, le scoreur du Jazz fait ses cartons et pose le pied dans la raquette des Bulls avec un certain Derrick Rose.

LE FROID DE WINDY CITY

Alors que les Bulls étaient à la recherche d’un franchise player au dessus de D.Rose, ils ont raté le coche avec Lebron James et Dwayne Wade. Puis avec Bosh. C’est donc avec l’étiquette de roue de secours que Boozer arrive dans l’Illinois rejoindre son ancien coéquipier Kyle Korver. Il aura pour rôle d’épauler son meneur au scoring, et le jeune français Joakim Noah aux rebonds, ce qu’il fera à merveille en étant deuxième de l’équipe dans chacune de ces lignes de stats. Son rôle second est aussi d’apporter de l’expérience dans la jeune raquette qu’il compose avec Jooks et Taj Gibson. Mais cette « réussite » dans sa stat line cache des problèmes. Premièrement, son implication défensive proche du néant. Dans sa carrière il n’a jamais été au delà d’un contre par match de moyenne et ne dépasse pas non plus plus d’une interception par match. Dans une équipe au profil défensif établi, il est le maillon faible qui coûte des points. Deuxième soucis, encore une fois les blessures à répétition lors de la première saison ainsi que sa forme physique le rendant plus faible que son opposant. Son rendement en playoffs est lui aussi très loin de ce qu’on pouvait attendre d’un joueur de son expérience. Quand on voit le gros contrat qu’il avait (80M de dollars sur 5 ans), on comprend mieux pourquoi les fans des Bulls l’ont longtemps sifflé et hué. C’est même le vestiaire mené par Derrick Rose qui va approuver et soutenir son trade lors de sa dernière année de contrat qui l’enverra vers les Lakers en échange de Pau Gasol, avec qui les Bulls deviendront la meilleure défense de la ligue. Après un passage d’une petite saison aux Lakers et une pige en Chine, Boozer prendra sa retraite en 2017 avant de jouer pour le Big 3, la ligue de vétérans 3 contre 3 de Ice Cube.

Pour conclure, il est clair que Boozer est un talent gâché. Malgré un potentiel offensif évident, son manque d’effort et de de travail cumulé à ses pépins physiques auront eu raison d’une carrière qui aurait pu être bien meilleure et honorable. Comme une impression qu’il n’a jamais trouvé sa place dans une équipe alors qu’il aurait pu être un très bon role player offensif du même acabit que Boris Diaw (sans l’intelligence défensive évidemment), lui qui était loué pour ses prouesses balle en main.

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