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ITW Emmeline Ndongue – Part 2 : « Le plus important au basket est de s’amuser »

Interview

(c) Olivier Martin

Suite aujourd’hui de notre entretien avec Emmeline Ndongue. Pour Basket Rétro, la jeune retraitée a continué à évoquer sa carrière puis s’est confié sur les récentes performances de l’équipe de France, ses projets depuis son retrait des terrains et la NBA. Deuxième partie.

Basket Retro : Vous avez croisé plusieurs générations en équipe de France. Peut-on dire que vous étiez un relais entre l’ancienne et celle qui arrivait au fil du temps ?

Emmeline Ndongue : Je ne sais pas si j’étais un relais. L’équipe de France s’est reconstruite après le désastre au championnat d’Europe en 2007. C’est à partir de 2008 qu’elle s’est vraiment reconstruite. De 2002 à 2007, j’étais pas un élément majeur. Du coup, c’est compliqué d’être un relais dans ces conditions là. On a surtout aussi changé d’entraîneur. Ce qui est sur, c’est que pendant toute la période Pierre Vincent, avec Endy Miyem, Caps (Céline Dumerc), on connaissait déjà sa façon de fonctionner grâce au fait qu’il soit coach à Bourges et sélectionneur de la France. On était un relais pour les joueuses qui arrivaient. En peu de temps, on doit juste comprendre ce que le coach demande. Et que ce soit Caps ou Endy, on était là pour que les choses soient pas forcément mieux comprises mais en tout cas pour mettre les choses en place, et servir un petit peu d’exemple.

Après un relais entre les différentes générations, je dirais oui dans le sens où je savais ce que le coach attendait de nous. C’est plus dans mon rôle défensif que j’étais un relais. C’est Laetitia Moussard qui me disait qu’elle m’avait laissé les clés de la maison. Ça m’a toujours fait rire. C’est d’ailleurs la première nana avec qui j’ai partagé ma chambre en équipe de France quand je suis arrivé au Temple-sur-Lot. Ça m’a fait toujours fait sourire qu’elle me dise : « quand j’en termine avec l’équipe de France, je te laisse ma place ». J’ai récupéré son numéro (le 14). C’est plutôt sympa.

Emmeline N'Dongue en action avec l'équipe de France (c) jean-pierre fouquet et ann-dee lamour - LeBerry.fr

Emmeline Ndongue en action avec l’équipe de France (c) jean-pierre fouquet et ann-dee lamour – LeBerry.fr

BR : Pour ceux et celles qui vous ne connaîtrait pas, quelle type de joueuse étiez-vous sur le terrain ? Comment décrire votre jeu ?

END : Un défenseur de prime abord. C’est ce qui me définit avec mes très longs bras, segments. Je fais le pompier. Quand la fille fait son maximum et qu’elle a besoin d’aide, je suis là avec grand plaisir. En revanche, je ne supportais pas les filles qui ne faisaient pas l’effort de défendre ou les erreurs défensives alors que tout le monde les faisait et moi la première. C’est vrai que j’avais un peu de mal et je lançais des regards de travers un peu des fois. Ce qui me définit bien, ce sont mes coudes. Ils étaient saillants. A priori il y a certaines de mes adversaires qui s’en souviennent. J’étais aussi une passeuse. Un peu moins sur la fin de carrière puisque j’avais compris que s’il y avait un panier c’était pour qu’on shoote et marque. Mais j’adorais ça faire des passes qui vont bien, voir les décalages, comprendre ce qui se passe et faire la passe au bon moment.

BR : Quelles qualités et défauts ressortaient de la part de vos coéquipières, vos coachs en général durant votre carrière ?

END : Le gros défaut, c’est que j’ai la larme facile autant quand je suis contente ou énervé. Quand j’étais plus jeune, moins sur la fin de carrière, je prenais vite la mouche. Ça pouvait être un peu compliqué. Quand je me braque, je me braque bien. Des fois, il suffit d’un rien. Là maintenant, ça va beaucoup mieux. Je dirais que sur les 5-6 premières années de ma carrière, ça pouvait être difficile à la fois pour les joueuses et les entraîneurs. On me voyait très rarement aux entraînements facultatifs voire pas du tout sur la fin de carrière. Je faisais très rarement du travail en rab. J’étais jamais la dernière à rigoler. Ça pouvait se transformer en coté négatif quand je déconcentrais un petit peu à l’entraînement. Ça devrait être un côté positif pour tout le monde, j’étais réellement là pour m’amuser. Le basket est pour moi un jeu dans lequel on doit prendre du plaisir. Et c’était réellement le cas. Tant que j’avais des coéquipières autour de moi, je m’éclatais.

BR : Parmi toutes les joueuses, entraîneurs, et coéquipières, adversaires que vous avez croisé, quels sont ceux et celles qui vous ont le plus marqué dans votre carrière ?

END : Oui forcément, celles avec qui j’ai appris le basket : Yannick Souvré et Cathy Melain. A l’intérieur, je dirais Ana Kotocova et Laetitia Moussard. Avec Yannick, elle a toujours été dure avec les jeunes. Mais elle a eu raison. C’est-à-dire que j’étais pas la joueuse la plus heureuse à m’entraîner avec elle. Je me suis prise 2-3 remarques et j’ai pleuré 2-3 fois. Quand je regarde rétrospectivement, je la remercie d’avoir fait ce qu’elle a fait. Ça m’a endurci et appris le basket tout simplement. Que ce soit avec elle ou Cathy, j’étais forcément entre de bonnes mains. Ce sont deux joueuses qui m’ont marqué. Jouer avec Caps, c’est plutôt cool même si elle a son petit caractère. Avec Endy Miyem, c’est génial car on se connaissait, se complétait. Quand on connaît une joueuse par cœur, c’est un vrai plaisir de jouer avec elle. Le problème est que je peux citer plein de joueuses. Dès que je connais les joueuses, j’adorais jouer avec elles. Si on parle basket, je vais parler d’elles. Si on parle hors basket, je dirais Maria Stinsen qui est devenue une de mes supers potes, Emmanuelle Hermouet, Clemence Beikes, Marion Laborde. C’est compliqué comme question (rires).

Le dernier match d'Emmeline N'Dongue avec Bourges (c) Stéphanie Para

Le dernier match d’Emmeline Ndongue avec Bourges (c) Stéphanie Para

BR : Et parmi les coachs ?

END : Il y a Alain Weisz qui m’a appris à avoir confiance en moi quand j’étais à Aix-en-Provence. Je pense que c’est grâce à lui que j’ai passé un cap avec le fait d’être intérieur numéro 1. Puis par rapport à la confiance et le temps de jeu qu’il m’avait apporté. Ensuite, il y a Pierre Vincent et Valérie Garnier. Et Olivier Hirsch, s’il n’était pas venu me chercher… Il m’avait fait faire des trucs quand j’étais espoir. C’était assez tordu (rires). Au bout du compte, il avait bien raison.

Des joueuses marquantes dans ma carrière ? « Oui celles avec qui j’ai appris le basket : Yannick Souvré et Cathy Melain. A l’intérieur, je dirais Ana Kotocova et Laetitia Moussard. Avec Yannick, elle a toujours été dure avec les jeunes. Mais elle a eu raison. C’est-à-dire que j’étais pas la joueuse la plus heureuse à m’entraîner avec elle. Je me suis prise 2-3 remarques et j’ai pleuré 2-3 fois. Je la remercie d’avoir fait ce qu’elle a fait. Ça m’a endurci et appris le basket tout simplement. Que ce soit avec elle ou Cathy, j’étais forcément entre de bonnes mains. Ce sont deux joueuses qui m’ont marqué. Jouer avec Caps, c’est plutôt cool même si elle a son petit caractère. Avec Endy Miyem, c’est génial car on se connaissait, se complétait.

BR : Avez-vous le souvenir de votre pire déplacement en carrière ?

END : Oui ce sont souvent des déplacements qui sont horribles. Au final, on en rigole bien avec les filles en fait. C’était un déplacement je crois à Orenburg en Russie. C’était il y a 4 ans juste avant les vacances de Noël. C’était en hiver et tous les avions étaient restés au sol. Il y avait des tempêtes de neige dans toute l’Europe. On est parti d’Orenburg pour aller à Moscou. Une fois à Moscou, notre vol est retardé de 4 heures, quelque chose comme ça. On avait une correspondance ensuite, je crois c’était à Munich. Et je dis à celui qui nous accompagne que ça serait bien de vérifier qu’un avion sur place nous attendrait car après on devait jouer à Toulouse. Il s’en occupe pas plus que ça.

Quand on arrive à Munich ou Francfort, je ne sais plus, au moment où on atterrit, on arrive dans le hall, l’avion décolle. Du coup, on se retrouve avec un groupe de 7 personnes. Je ne sais quelle heure il était mais on avait plus de vol qui repartait sur Paris comme il y avait les intempéries. Il y avait une file d’attente, un truc de fou pour que tous les passagers soient replacés dans un vol. On attend patiemment. On les laisse un peu s’organiser. Au bout du compte, ils font une réservation avec trois vols différents pour trois groupes différents. Ils partent à des heures différentes. Le premier et deuxième vol partent et le nôtre ne part pas. Sachant qu’on avait déjà passé une nuit sur place, il y avait plus de vol le soir. On a été donc replacé dans un autre vol. On avait aussi pris le train pour aller je ne sais plus où. On a attendu toute la journée dans l’aéroport. Il se passe toujours rien.

On a ensuite un vol le matin un direct pour Toulouse. Le lendemain matin, on prend enfin l’avion, on arrive sur place à Toulouse. Le président était descendu en mini bus. Il nous disait que ce n’était pas une situation drôle et si on était suffisamment fraîches pour jouer. Sinon on annule le match. On lui dit qu’on n’a pas fait tout ce déplacement pour annuler le match au final. Il y a des bagages qui avaient été perdus. C’est un déplacement qui a duré 72 heures. On arrive totalement défoncer à Toulouse, on gagne le match. Après on a été en vacances. On était les femmes les plus heureuses de la Terre car on pouvait enfin rentrer chez nous. On était à bout de nerf très clairement. Ça nous a permis de goûter à la nourriture allemande, c’était bien sympa. J’étais dans un groupe où il y avait Paoline Salagnac, Pierre Vincent, Hervé Bouty. Au bout du compte, on a réussi à s’en sortir. Sur le moment, c’était la vraie galère.

BR : Quelle différence faites-vous dans l’évolution du basket féminin au niveau tactique et technique entre vos débuts et celle d’aujourd’hui ? En presque 15 ans de carrière, avez-vous noté des changements ?

END : Oui j’ai commencé avec les 30 secondes (rires) puis 24. Plus sérieusement, le jeu est beaucoup plus physique et rapide qu’avant. Ce sont les deux évolutions du basket. Les intérieures étaient un peu moins mobile avant, un peu moins « je sais tout faire ». Maintenant, les joueuses sont polyvalentes. Et peu importe leur taille. C’est quelque chose qui est assez intéressant. On ne cantonne plus la grande à poser que des écrans et prendre des rebonds. Elle sait faire autre chose. Puis l’évolution vient du fait que les générations changent. Elles n’abordent plus le basket et l’individu de la même façon. Elles sont beaucoup moins cloisonnées. En règle générale, les filles sont beaucoup moins timides qu’avant. Elles s’affirment plus.

Emmeline N'Dongue pour son dernier match en carrière avec Bourges (c) clubtango partenaires.com

Emmeline Ndongue pour son dernier match en carrière avec Bourges (c) clubtango partenaires.com

BR : Quel regard portez-vous sur l’équipe de France féminine de basket et celle masculine ? Avec leurs bons résultats respectifs (Vice-championne olympique aux JO de Londres en 2012, vice-championne d’Europe en 2013 pour les filles. Champion d’Europe 2013 et médaille de bronze au Mondial 2014 pour les garçons) les voyez-vous s’installer comme des équipes dominatrices dans les 5 ans qui suivent sur la scène européenne et mondiale ?

END : Dominatrices, non je pense pas. Quand on parle de domination, c’est quelque chose qui s’installe dans la durée. Autant au niveau européen, c’est quelque chose de faisable, autant au niveau mondial, c’est plus compliqué car forcément la densité est plus importante. Chez les filles ou chez les garçons, il y aura toujours ce problème des Etats-Unis. Chez les filles, on aura toujours le problème de l’Australie. Chez les gars, il y aura toujours les rivaux des pays de l’Est et l’Espagne. Là-dessus, c’est assez compliqué. En revanche, on tend à s’améliorer et à monter d’un cran sans être forcément au summum. C’est compliqué vu le niveau des autres pays. Rester au plus haut niveau, c’est faire des podiums. Et ça c’est faisable. Après le top du top et dominer, non. Il y aura toujours les Etats-Unis pour nous rappeler que c’est eux les plus forts. Ça va être difficile de les déloger.

BR : Quels conseils donneriez-vous à de jeunes basketteuses qui rêvent de vivre une carrière comme la vôtre, de connaître le monde pro ?

END : Ça dépend toujours de ce qu’on souhaite réellement. Quoi qu’il arrive, le plus important, c’est de s’amuser, de prendre du plaisir. On sait jamais ce qui peut arriver. Si on est féru de basket, qu’on veut en faire son métier absolument, il va falloir travailler. Y a pas 50 cas possibles, c’est-à-dire qu’à la base, on a des aptitudes qui font qu’on va être repérée. A partir du moment où c’est le cas, il faut travailler d’autant plus pour ne pas décevoir et augmenter son niveau de jeu. Ça ne sert à rien d’être repérée si ce n’est pour la suite, faire n’importe quoi. Ou soit on n’a à la base pas d’extraordinaires aptitudes et il faut les développer. Quoi qu’il arrive, il faut travailler comme un malade.

Dans les deux cas, le travail est important. Le travail ne peut pas être constant si on n’a pas de plaisir. Moi personnellement, si je n’avais pas eu de victoires qui vont avec tout le travail que j’ai abattu, j’aurais pas été là-dedans. Si j’avais pas eu le plaisir de jouer avec mes coéquipières… des fois on n’a pas gagné mais on a juste fait un super match car on s’est compris. Même si le résultat n’est pas là, tout s’est passé comme on le voulait. On a pris plaisir à jouer. Du coup, on sent qu’on n’a pas travaillé pour rien. C’est ça qui est le plus important.

Après, bosser à l’école, c’est assez important dans la mesure où il y a une certaine intelligence de jeu à avoir. On ne la construit pas uniquement dans le basket mais aussi autour ce sport. Deux choses importantes : s’éclater et travailler à l’école.

 » Si on est féru de basket, qu’on veut en faire son métier absolument, il va falloir travailler. Y a pas 50 cas possibles, c’est-à-dire qu’à la base, on a des aptitudes qui font qu’on va être repérée. A partir du moment où c’est le cas, il faut travailler d’autant plus pour ne pas décevoir et augmenter son niveau de jeu. Ca ne sert à rien d’être repérée si ce n’est pour la suite, faire n’importe quoi. Ou soit on n’a à la base pas d’extraordinaires aptitudes et il faut les développer. Quoi qu’il arrive, il faut travailler comme un malade ».

BR : Vous avez récemment pris votre retraite. Quels sont vos souhaits d’après-carrière : le coaching, rester dans le basket, un métier en lien avec votre DEUG en mathématiques ?

END : Pas du tout dans le coaching. Je pense que je n’aurais pas le calme nécessaire. Faire de l’entraînement m’irait. Le coaching pendant les matchs ne me correspondraient pas. Ensuite j’ai un deug en maths. C’était pour être prof de maths. Entre-temps, on est passé à bac+5 pour accéder et passer le niveau du concours. J’ai changé d’orientation. J’ai un bachelor en communication. Je recherche plutôt à me reconvertir dans cette branche.

Sinon mon actualité est que je me présente avec un coéquipier aux élections départementales sur un canton à côté de Bourges : la Chapelle-Saint-Ursin. Je suis sur ce mandat de Conseillère générale qui je l’espère sera effectif après les élections. Je fais aussi un peu de commentaires sur Sport+ quand on me le demande. Je fais de la présence en plateau. Je co-anime dans le Cercle, l’émission sur la Ligue Féminine, ce qu’Edwige Lawson-Wade faisait très bien l’an passé. Je papillonne de droite à gauche. Ça me plaît.

Hommage du public de Bourges à Emmeline N'Dongue au prado (c) Stéphanie Para

Hommage du public de Bourges à Emmeline Ndongue au Prado pour son dernier match (c) Stéphanie Para

BR : Abordons désormais la NBA. Quels sont vos premiers souvenirs de la NBA ?

END : (rires) Vous vous adressez à la mauvaise personne. Je suis pas beaucoup le basket et je ne suivais pas le basket en général avant. Là maintenant je suis plus le basket français et européen. J’avoue que ma culture est assez limitée en ce qui concerne la NBA. Sinon, j’avais des petites cartes quand il y avait Maxi Basket. J’avais celle de Kevin Garnett. J’ai pas d’énormes souvenirs NBA car je m’y intéresse pas des masses. Mais l’an dernier je me suis levée dans la nuit pour regarder les finales car il y avait les frenchies des Spurs. C’est compliqué de suivre un match NBA à 3h du mat. Sinon, j’ai croisé Kobe Bryant à Los Angeles. Je lui ai fait la bise. C’est une fierté. Après bien sur je suis une fan absolu des images rétros sur Jordan.

BR : Cela dit, y a t-il un match marquant et historique de NBA  qui vous vient à l’esprit : play-offs, performance d’un joueur, un All Star Game par rapport à cette période ?

END : Il m’est arrivé un petit peu à l’époque où la NBA était encore diffusée sur Canal, de regarder les matchs retransmis les mercredis matin. Mais depuis que les Français y sont en NBA, forcément je regarde un peu plus. Je suis les résultats pour voir ce qu’ils ont fait, voir leur temps de jeu, les classements de leur équipe. Les matchs des playoffs et finales sont bien plus intéressants que ceux de la saison régulière. Durant cette période, c’est pas vraiment un basket que j’affectionne particulièrement. Je regarde plus ceux des playoffs et des finales surtout quand il y a des Français dans le lot.

BR : Pouvez-vous me citer 5 joueurs qui composerait votre 5 majeur idéal de toute l’histoire de la NBA pour vous ? C’est pas forcément un cinq classique.

END : Oui quand même (rires). Il y a des limites. Je mettrais Jordan en premier. Pour faire des passes, je mettrais Boris Diaw. A la mène, je mets Jason Kidd. A l’interieur, Shaquille O’Neal. Et Kobe Bryant.

BR : Possédez-vous des produits dérivés : maillots, casquettes, goodies ? Avez-vous gardé tous vos maillots que vous avez portés en carrière ?

END : Ca marche avec tout. Quand je vais au ciné, je garde les tickets. Pareil quand je vais voir un spectacle. Pour le basket, j’ai un maillot de chaque équipe dans lesquelles j’ai joué, de chaque saison, de chaque championnat. J’ai tous mes maillots de l’équipe de France. Sinon, c’était par exemple il y a 2-3 ans, je sais plus quand on s’est fait éliminer en coupe de France et je me suis débarrassé du maillot. J’ai aussi toutes les accréditations. J’ai aussi les t-shirts en règle générale qu’on nous offre dans les cérémonies, les packages. Ça me fait office de pyjama (rires). Je suis une collectionneuse un peu aiguë. Je me dis que c’est ma mémoire à moi.

BR : J’en viens à ma dernière question. Je vous laisse le mot de la fin.

END : D’accord (rires). Je sais pas quoi ajouter. Je vous remercie de m’avoir interviewé. Je dirais que le jeu européen est bien plus construit. Certains diront que c’est parce qu’il y a moins de capacités athlétiques. Je pense pas que ça soit le cas. C’est un jeu qui me correspond, que j’affectionne un peu plus. Peut-être qu’en regardant d’autres matchs NBA, je changerais d’avis. Ça m’étonnerait quand même. Sinon éclatez-vous. C’est le plus important au basket. S’amuser.

Merci à Emmeline Ndongue pour sa disponibilité pour Basket Rétro.

FICHE D’IDENTITÉ :

  • Né le 25 avril 1983 à Auxerre
  • 1m90
  • Française
  • Pivot
  • 196 sélections en équipe de France

CLUBS

  • 1999-2004 : CJM Bourges
  • 2004-2006 : Aix-en-Provence
  • Été 2006 : Sparks de Los Angeles
  • 2006-2014 : CJM Bourges

SON PALMARÈS

1/ En club :

  • Euroligue 2001 avec Bourges
  • Eurocoupe 2006 avec Aix
  • Championne de France : 2008, 2009, 2011, 2012, 2013 avec Bourges
  • Coupe de France : 2008, 2009, 2010, 2014 avec Bourges
  • Tournoi de la Fédération 2001, 2007, 2008 avec Bourges

2 / Sélection nationale :

  • Médaille d’argent aux Jeux olympiques 2012 de Londres
  • 3e au championnat d’Europe 2011
  • Championne d’Europe 2009 à Rīga (Lettonie)
  • Médaille d’argent au championnat d’Europe 2013 en France

3/ Son palmarès dans les compétitions de jeunes :

  • Médaille de bronze championnats d’Europe espoir 2003

4/ Distinctions personnelles :

  • Désignée MVP de la finale Coupe de France 2010
  • Participation au All-Star Euroligue 2010
  • MVP de la saison régulière 2011
  • Chevalier de l’ordre national du Mérite en 2013

L’HOMMAGE DU PRADO POUR SON DERNIER MATCH

Montage Une : Clément Demontoux

Propos recueillis par Richard Sengmany

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About Richard Sengmany (365 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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