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ITW Aymeric Jeanneau – Part 1 : « J’étais un joueur assez réfléchi sur le terrain »

Interview

Basket Rétro a eu le privilège de s’entretenir avec un ancien joueur de Pro A et de l’équipe de France : Aymeric Jeanneau. L’ex-meneur nous raconte notamment son parcours dans son club formateur de Cholet, en Pro A et de son passage en équipe de France en évoquant Tony Parker, Boris Diaw, Florent Piétrus et Vincent Collet. Première partie.

Basket Rétro : Comment avez-vous découvert le basket ?

Aymeric Jeanneau : J’ai découvert le basket tout naturellement. Mon papa jouait au basket comme ma mère et mon grand père. Mon petit frère s’y est mis aussi. Mon grand-père avait monté le club de Saint-Fulgens en Vendée. On passait nos weekends dans la salle de basket de ce club. On est donc une famille très basket. Etant petit, j’ai aimé le basket. J’ai des photos à la maison où à 2 ans, j’ai un petit ballon sur la petite table. J’ai commencé mes premiers entraînements à 5-6 ans.

Aymeric Jeanneau (c) sigbasket

Aymeric Jeanneau (c) sigbasket.com

BR : Votre carrière a commencé à Cholet. Comment êtes-vous repéré par le club ?

AJ : En troisième, je suis dans un collège à la Roche-sur-Yon en Vendée. Le Comité Départemental avait monté une section basket. On était 3 garçons et 7 filles. De là, j’avais un entraîneur qui a demandé au club si je pouvais faire quelques entraînements à Cholet Basket. Jean-François Martin, à ce moment-là qui est responsable des minimes de Cholet, lui dit « non j’ai assez d’arrières, j’ai pas forcément besoin de quelqu’un d’autre ». Lors d’un tournoi international à la Roche-Sur-Yon, mon papa va voir l’entraîneur Martin et lui dit « essayez-le à l’entraînement, on n’habite pas loin ». Combiné avec la demande de mon entraîneur de la section basket, et mon papa qui a dit au coach Martin, « regardez-le pendant 2-3 entraînements et vous verrez », Jean-François Martin a dit « ok venez ».  Sur les 3-4 entraînements que j’ai dû faire, j’ai pu taper dans l’œil de l’entraîneur. Et on m’a appelé pour me dire que j’étais retenu pour évoluer en minimes. A l’époque c’était décalé d’une année, c’était comme si je jouais en cadet première année. Et en seconde, je suis rentré à Cholet Basket.

BR : Vous êtes resté plus de 10 ans à Cholet (1987-1995). Quels souvenirs vous gardez de ce passage dans ce club où tout a débuté ?

AJ : J’en garde un très très bon souvenir. Premièrement, c’est mon club formateur. C’est quelque chose qui reste quoi qu’il arrive. J’y ai passé une dizaine d’années. C’est un club qui est familial. Il l’est encore aujourd’hui, par rapport à d’autres clubs à l’époque. Il a l’envie de faire jouer les jeunes joueurs du centre de formation. Etant local, habitant à une demi-heure, en ayant toute ma famille, c’est vrai que c’était des moments de vie fortement agréables. La famille était proche de nous. J’évoluais dans un contexte qui m’était favorable. On m’accordait beaucoup de chances. J’étais le petit jeune formé au club. Parmi les souvenirs, on a gagné des coupes de France, on a joué l’Euroligue. Je suis monté petit à petit pour m’affirmer comme meneur important de l’équipe. Dans mes années de formation, c’est des souvenirs avec de très bons amis. Et découvrir le monde professionnel à partir du club dans lequel j’ai pu vraiment m’affirmer et progresser, c’est un bon souvenir. Je dirais pareil pour tous les clubs par lesquels je suis passé. Cholet Basket était un club qui avait des moyens, des ambitions. Quand j’étais petit, c’est un club que j’allais voir en arrivant le plus tôt possible aux matchs pour avoir une bonne place car la Meilleraie était pleine à chaque fois. Forcément devenir joueur professionnel dans le club où on a idolâtré des joueurs, est fort.

Aymeric Jeanneau avec les Cadets-94-95 de Cholet basket (c) Cholet Basket com

Aymeric Jeanneau avec les Cadets-94-95 de Cholet basket (c) Choletbasket.com

BR : A cette époque, avez-vous croisé la route d’Antoine Rigaudeau qui était à Cholet en pro de 1987 à 1995 ?

AJ : J’ai croisé la route d’Antoine mais je me suis jamais entraîné avec lui. Une fois, étant jeune, je n’ai pas vraiment fait l’entraînement mais j’ai assisté à une séance en servant de passeur. C’était Laurent Buffard qui entraînait et j’étais content de faire les passes. Dans la salle, souvent j’allais voir les entraînements des pros dès que j’avais fini l’école à midi. A 12h30-12h45, j’allais voir le dernier quart d’heure de leur entraînement. Antoine, je l’ai croisé quelquefois dans le club. Mais j’ai pas eu cette chance de vraiment le côtoyer un petit peu sur le terrain. Ca aurait été vraiment un rêve de pouvoir pratiquer avec lui le basket et qu’il me donne 2-3 petits conseils. A cet âge-là et à ce moment-là, ça reste ancré au fond de moi-même de l’avoir vu s’entraîner aussi longtemps, aussi dur, aussi fort qu’il a fait : mettre des petites marques sur le parquet à 50 cm derrière la ligne des 3 points, puis 1m, 1m50 derrière, pour faire des séries de shoots tout le temps. De pouvoir le voir travailler, c’était un régal. Ca m’a donné envie, m’a montré le chemin du travail à accomplir pour réussir.

BR : Vous avez joué dans d’autres clubs français (Le Havre, Asvel, Strasbourg). N’est-ce pas un regret de ne pas avoir découvert des championnats étrangers ? Avez-vous eu de réelles offres pour partir à l’étranger à un moment de votre carrière ?

AJ : C’est pas un regret. Je suis très heureux de la carrière que j’ai pu faire. Au départ, j’ai pas vraiment eu l’opportunité de m’expatrier. Après mon départ de Strasbourg en 2006, c’est à ce moment-là que je vais signer à l’Asvel, car il y avait un bon projet qui me donnait envie. Peut-être que si j’avais voulu aller à l’étranger, absolument à ce moment-là, j’aurais pu entamer des discussions, et essayer de trouver un club. Ce qui est sûr, j’étais pas le premier choix des clubs étrangers. C’est-à-dire à la mi-juin, mi-juillet, il y avait pas de contrats sur la table, et à signer. Si j’avais cette opportunité, peut-être que j’aurais réfléchi différemment. Si je signais, il fallait que certains clubs ne réussissent pas à faire signer les joueurs qu’ils souhaitaient. Peut-être que j’aurais pu trouver quelque chose et vraiment me mettre sur le marché des étrangers, chose que je n’ai jamais faite car j’ai eu une vie de famille très jeune. J’ai toujours sécurisé le contrat avant de me retrouver avec un contrat moins bien ou des choses un petit peu difficiles. J’ai jamais vraiment cherché à aller à l’étranger. Après avoir signé à l’Asvel, j’ai eu des contacts de clubs qui se sont rapprochés de moi. Mais très vite la porte s’est fermée. J’ai fait un bon parcours à l’Asvel. C’est pas un regret mais vivre une expérience à l’étranger m’aurait plu, c’est clair.

BR : Vous avez endossé le maillot bleu entre 2004 et 2009. Quels souvenirs gardez-vous avec la sélection nationale ?

AJ : L’équipe de France, c’est quelque chose d’à part. J’ai arrêté de jouer. Et le seul moment où j’avais envie de rejouer, c’est quand j’ai pu voir cette équipe à Strasbourg l’été dernier. Ca me redonnerait envie de jouer aujourd’hui. J’ai le souvenir du premier match que j’ai joué avec la France. C’est Alain Weisz qui m’appelle le jour du baptême de ma fille. Il me dit, « écoute on a un match le mardi, Jo Gomis est blessé, est-ce que tu peux venir  ? S’il te plaît, viens vite ». C’était au Mans. Dès le lundi, j’ai fait mon sac. J’étais arrivé, et j’avais joué. J’avais fait un bon petit match pour ma première sélection. Puis j’ai fait beaucoup de campagnes au début. J’étais présélectionné mais sans jamais aller au bout. C’est seulement en 2006, où je fais ma première campagne au championnat du monde avec Claude Bergeaud. On fait des matchs amicaux, de préparation, c’est déjà des supers moments très très forts. On joue avec les meilleurs joueurs. On est médiatisé. Ma première compétition en bleu est un magnifique souvenir que j’en garde. Il y a eu des bons et des moins bons moments. On représente un maillot, un pays. On ressent des frissons quand on met le maillot, entend la Marseillaise. On se doit de réussir. C’est pas un club mais une sélection. On n’y va avec d’autres sources de motivation que la performance individuelle. La performance collective est tout de suite mise en avant.

Aymeric Jeanneau en équipe de France (c) Sport24-LeFigaro

Aymeric Jeanneau en équipe de France (c) Sport24-LeFigaro

BR : Vous avez côtoyé les grands joueurs et des leaders en équipe de France. Je vais vous en citer et vous allez me dire votre ressenti sur chacun. Commençons par Tony Parker. Vous saviez qu’il excellerait dans les années à venir pour le basket français et en NBA.

AJ : Par rapport à mon premier match en bleu, Tony n’y était pas. C’était Laurent Sciarra. Côtoyer Tony un peu plus tard, il était déjà un grand joueur du fait qu’il réussisse autant et passe autant de temps avec l’équipe de France. Personne pouvait dire et savoir que Tony allait avoir cette aura en équipe de France, être le leader emblématique qui a un discours magnifique. Sans lui, ça serait peut-être autre chose. Qui pouvait dire ça ? Peut-être pas beaucoup. Aujourd’hui, il représente quelque chose d’exceptionnel. On peut le remercier. A un moment où le basket existait moins sur le plan médiatique, Tony a surgi par ses exploits aux Etats-Unis, et ses passages en équipe de France. C’est incroyable. Je me rappelle d’une campagne en 2003, dans les matchs de prépa, tout le monde voulait voir Tony. Le côtoyer, ça était très très riche. De voir une star people en sélection où il est obligé d’avoir son garde du corps, d’aller dans les salons privés, c’est forcément une expérience enrichissante. C’est quelqu’un d’extraordinaire. C’est génial de l’avoir pu côtoyer.

« J’ai le souvenir du premier match que j’ai joué avec la France. C’est Alain Weisz qui m’appelle le jour du baptême de ma fille. Il me dit, « écoute on a un match le mardi, Jo Gomis est blessé, est-ce que tu peux venir  ? S’il te plaît, viens vite ». C’était au Mans. Dès le lundi, j’ai fait mon sac. J’étais arrivé, et j’avais joué. J’avais fait un bon petit match pour ma première sélection ».

BR : Un des autres grands patrons c’est Boris Diaw. Quels souvenirs gardez-vous de ce joueur avec qui vous avez joué.

AJ : C’est différent de Tony. Même si son statut a changé avec le championnat d’Europe, la Coupe du monde, Boris a été un grand joueur de basket mais pas people. Boris est d’une simplicité, d’une gentillesse extraordinaire, abordable. C’est le grand ou petit frère, on s’attache à des personnages comme lui. C’est la générosité qu’il a sur le terrain. C’est ce qu’il dégage totalement en dehors. C’est un grand leader par sa prestance, sa façon d’être. Vocalement, je pense qu’il l’est plus qu’à l’époque. Son aisance du jeu, sa personnalité, fait qu’on est obligé de le respecter.

BR : Florent Pietrus.

Il est moins vocal que Boris et Tony. Flo c’est un leader de par son engagement. Il le représente toujours aujourd’hui. C’est quelqu’un de très facile à vivre. On est obligé de s’entendre avec lui car c’est un compétiteur très très dur. Il ne veut pas lâcher. Il veut être le meilleur. C’est pas qu’il veut faire mal. C’est pas le mot. Mais il veut gagner. Il va au bout de son envie. Là-dessus, c’est tellement respectable qu’on le suit. Il a pas besoin de dire des grands mots, des grands discours ou d’expliquer le basket à qui que ce soit. On a juste à être à ses côtés. Ca aide, transcende les autres à être meilleur. Quand Flo se bat sur 10 ballons de suite, y en un qui se présente devant nous, on va se battre 10 fois de plus. On a vu les exemples avec Flo et ça reste encore aujourd’hui.

BR : Vincent Collet, actuel sélectionneur de la France, était votre coach à l’Asvel et Strasbourg. Quels souvenirs gardez-vous de lui ?

AJ : C’est quelqu’un qui vit basket. Il a un sens du basket hors du commun.Il est d’un niveau technico-tactique où il travaille, décortique tout ça. Il est là-dessus très très fort. Là où il est encore meilleur, il arrive à faire adhérer les joueurs à ce qu’il a envie d’avoir. C’est loin d’être facile. Il échange beaucoup avec les joueurs. Lorsqu’il arrive à faire comprendre ce qu’il veut à ses joueurs qui adhèrent à son projet, il excelle et encore plus aujourd’hui. Je pense surtout que ça lui a servi, en équipe de France. C’est extraordinaire. Il arrive aujourd’hui à adhérer l’ensemble de son effectif. Ca se sent en équipe de France. Il y a des joueurs qui viennent, qui changent. On a vu à la Coupe du Monde des nouveaux joueurs. C’est pas seulement l’intérêt collectif mais aussi l’intérêt individuel. Vincent Collet a réussi à mener ses groupes vers son projet.

Il y a deux choses sur lui. C’est sa façon dont il explique les choses aux joueurs sur le terrain. C’est le temps qu’il passe avec eux dans les vidéos. Ensuite sur le terrain, il est très très fort de par sa pédagogie, son apprentissage et de faire comprendre aux autres ses volontés. C’est le coach français que tout le monde veut avoir dans son groupe. C’est vrai qu’il est très très bon.

BR : En parlant de l’équipe de France, vous avez été médaillé d’argent au Championnat d’Europe juniors en France en 1996. Pour ceux qui le savent pas, à cette époque, étiez-vous favori ou outsider ? Etait-ce une victoire inattendue ?

AJ : On n’était pas favori c’est sûr. On avait un groupe qui venait de se construire. L’été précédent, on avait changé d’entraîneur. Dans cette équipe, on avait deux stars : Jo Gomis et Jérome Moiso. Il y avait des joueurs talentueux et très respectueux des consignes. Ils savaient s’adapter et se mettre aux services des forts joueurs qu’il y avait dans cette équipe. On avait une défense de feu à l’image de notre entraîneur Erik Lehmann. Petit à petit, on a pris de la confiance. On faisait partie des bonnes équipes de la compétition c’est sûr. Mais de là à dire qu’on irait en finale… On espérait aller dans le dernier carré. On l’a fait. On avait éliminé la Grèce qui était une équipe très forte à l’époque. On se retrouve en demi-finale face aux Belges puis les Croates en finale. On était une équipe de soldats, de guerriers. On avait une certaine part de talents. On avait des arrières comme Florent Eleleara, Frederic Moncade, Jo Gomis et moi. On jouait avec deux arrières en pression tout terrain. C’est un régal de jouer quand on est jeune. Ces moments-là restent des souvenirs exceptionnels.

BR : Ya t-il d’autres souvenirs de votre carrière qui sortent du lot ?

AJ : Le premier titre de champion de France est exceptionnel avec Strasbourg. J’ai envie de dire aussi tous les premiers titres. Mon premier titre de champion de France en minimes à 15 ans reste vraiment des moments de partage. Des défaites aussi sont des moments riches dans une carrière. Je garde en mémoire aussi une défaite face au Mans avec Cholet où je perds un ballon très important à 10 secondes de la fin en quart de finale de playoffs lors de la belle. J’étais un jeune joueur pro. Ça nous élimine. C’est des moments difficiles à vivre mais tellement importants qui m’ont permis de devenir un bien meilleur joueur après. Un autre bon souvenir ? Y en a tellement que c’est difficile d’en partager un plus qu’un autre.

Aymeric Jeanneau, vainqueur Coupe de France en 1998 avec Cholet (c) cholet basket.com

Aymeric Jeanneau, vainqueur Coupe de France en 1998 avec Cholet (c) cholet basket.com

BR : Pour ceux qui vous connaissent pas, quel type de joueur étiez-vous sur le terrain ? Comment décrire votre jeu ?

AJ : J’étais un joueur assez réfléchi sur le terrain. Peut-être trop des fois au risque de perdre mon instinct. On m’a dit que j’étais un meneur un peu à l’ancienne sur ma fin de carrière. C’est-à-dire meneur gestionnaire, capable de réfléchir pour trouver des solutions, d’être un vrai relai de l’entraîneur sur le terrain. Je n’étais pas assez scoreur pour être le joueur d’une trempe au-dessus. J’avais ses qualités certainement en moi mais que j’ai jamais réussi à exprimer avec trop de retenue dans mon jeu. Je pense avoir été un bon passeur. J’avais des qualités athlétiques pour un meneur blanc. J’avais un jeu d’un-contre-un qui était assez performant lors de mes premières années de carrière. J’ai changé après pour devenir un joueur beaucoup plus gestionnaire avec une certaine intelligence du jeu.

« Je garde en mémoire aussi une défaite face au Mans avec Cholet où je perds un ballon très important à 10 secondes de la fin en quart de finale de playoffs lors de la belle. J’étais un jeune joueur pro. Ça nous élimine. C’est des moments difficiles à vivre mais tellement importants qui m’ont permis de devenir un bien meilleur joueur après ».

BR : Ya t-il des joueurs, des entraîneurs qui vous ont le plus marqué dans votre carrière et votre évolution ?

AJ : Oui beaucoup. Il y a mes premiers entraîneurs de formation qui m’ont aidé à Cholet. Ensuite j’ai passé beaucoup de temps avec le coach Eric Girard dans ma carrière pro. Il a donc beaucoup compté pour moi dans la réussite de ma carrière. C’est indéniable. Il a réussi à me donner ma chance et à me redonner confiance à un moment de ma carrière. Lorsque j’avais 30 ans, Vincent Collet est un coach qui m’a permis de continuer à me faire progresser. Côté joueurs, à Cholet, Valéry Demory a été mon joueur mentor avec Paul Fortier. Ils ont compté énormément. Je les ai côtoyés très jeune. J’étais encore espoir. J’ai joué aussi avec Stéphane Ostrowski. Ce sont des joueurs qui ont marqué ma carrière. Quand on est jeune, on a besoin de repères. Et ces joueurs m’en ont donné pour travailler, me construire, avoir la vision du jeu, d’apprendre le professionnalisme. C’était une grande aide dans ma carrière par rapport au coté professionnel que je pouvais avoir. J’en oublie certains car il faudrait plus de temps pour revenir là-dessus.

BR : Et des adversaires sur lesquelles il était difficile de défendre ?

AJ : C’était un régal de jouer face à Delaney Rudd. J’étais très jeune à l’époque quand il était là. Je pouvais absolument pas l’arrêter. Quand il devait me voir face à lui, il devait sourire, et se dire « ah ça va je vais avoir quelques minutes de repos » (rires). C’était un moment fort de jouer face à lui. Il y a aussi Shawnta Rogers contre lequel j’ai aimé jouer. Je savais que c’était difficile. C’était un petit meneur très dur, vicieux, violent et terriblement fort. C’était toujours des matchs difficiles en jouant face à lui. Qu’on perde ou qu’on gagne, j’adorais. Je prenais beaucoup de plaisir à me surpasser par rapport à lui.

Dans la deuxième partie à découvrir dès vendredi, Aymeric Jeanneau nous a fait partager d’autres souvenirs en carrière. Il nous a parlé de la NBA, du basket français et de ses activités de consultant à la télé et au club de Strasbourg.

Montage Une : Clément Demontoux

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About Richard Sengmany (375 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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