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La carte du mois : Shaquille O’Neal rejoint enfin Team USA

NBA Card

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Retro

Ces deux-là ont dû attendre 1994 et les championnats du Monde pour rejoindre Team USA et le Canada qui s’apprêtait au passage à prendre beaucoup de place dans l’univers basket mondial avec l’expansion NBA (deux nouvelles équipes rejoindront un an plus tard la grande ligue, basées à Vancouver -aujourd’hui les Grizzlies de Memphis- et Toronto). Ah oui mais finalement pas tout-à-fait pour le premier puisque bien que remplaçant de Tim Hardaway (blessé), il devra laisser sa place à Kevin Johnson en raison d’une blessure au tendon d’Achille. Jamais nous n’aurons eu la chance de voir Isiah Thomas sous les couleurs de Team USA.

Quant à celles et ceux qui imaginent la tronche de la Dream Team avec le Shaq en lieu et place de ce bon Christian qui n’avait rien demandé à personne, je vous arrête tout de suite… je vous vois, je vous entends, on n’est pas venus ici pour souffrir, ok ?!

Pourtant, l’équipe constituée de grands noms peine à imposer le nom de Dream Team II que les médias aimeraient lui coller. Plus les années passent et plus il semble difficile d’associer le concept d’équipe de rêve à cette association de joueurs stars.


Les USA gagnent et finissent quand même par imposer quelques gifles à la Grèce (97-58) en demi-finale et un +46 qui pourrait gêner à la Russie en finale. Mais aujourd’hui, qui se souvient des images de cette compétition ? Pas grand monde, il faut bien l’admettre… Ils ont gagné certes, assez largement, mais sans la folie et l’impact majeur de leurs confrères de 1992.

Le Shaq termine néanmoins meilleur joueur de la compétition -avec seulement 17 minutes de temps de jeu moyen et 18 points dans la musette !-, dans le meilleur cinq (aux côtés de ses coéquipiers Reggie Miller et Shawn Kemp).

Niveau cartes puisque c’est ce qui nous intéresse présentement, le big cactus est un des joueurs qui aura durablement marqué le Hobby étant évidemment régulièrement collectionné dans le Monde entier. Mais, pâtissant (sûrement) de son poste de pivot et pas, à mon humble avis, au niveau qu’il aurait mérité vu son palmarès et surtout son impact majeur sur la NBA. Cela, sans compter son image qui a largement dépassé le sport (sponsoring avec Reebok et la production de sneakers cultes, son expérience au cinéma –Blue Chips, He got game, Scary Movie…-, dans la musique, les jeux vidéo, le business -les anecdotes de sa prise de positions dans les entreprises Apple et Microsoft sont cultes- avant de voir son image grandir encore plus en tant que consultant pour la NBA après sa carrière de joueur.)

La carte du mois, la 1994 Upper Deck USA #54 n’est pas la plus esthétique et encore moins la plus rare (j’essaye aussi de ne pas présenter que des Rookie Card…) mais sans nulle doute une des cartes qui aura le plus traîné dans les classeurs, les poches ou les portefeuilles des jeunes ados français en 1994.

Ce qui reste marquant dans cette collection dite « américaine » sortie en France à l’été 1994 est qu’elle a largement été diffusée à un certain pic de la popularité de la collection de cartes de basket en France. Jordan n’était plus là et de nouvelles têtes commençaient à prendre de la hauteur (Kemp, Hardaway et donc le Shaq…) et les collections « françaises » (Collections Upper Deck Collector’s Choice et Fleer traduites et adaptées pour le marché français) commençaient à sérieusement faire pâle figure face à la concurrence des nombreuses collections américaines. (Topps, Skybox et les autres collections Upper Deck et Fleer, entre autres)


Cette nouvelle série accessible financièrement (le paquet n’étant « seulement » que deux fois plus cher que les Collector’s Choice) était donc une passerelle évidente, dans une intersaison sans collection, pour définitivement faire pencher les kids français vers des collections plus chères, plus premium.

MVP Basket dans son édition d’août 1994 propose la collection en VPC.


Sans mémo (ni carte signée, ni jersey card), mais avec ce subset de « parallèles » portant chacune un logo « gold medal », et un insert « Chalk talk » comprenant un hologramme avec la tête de Don Nelson qui apportent le peu de pseudo rareté nécessaire à la traque de complétude pour les jeunes collectionneurs.
A la rentrée de septembre 1994, le premier qui dégainait des cartes de cette collection devenait le boss de la récré. Inutile de blaguer avec lui, il avait déjà quelques longueurs d’avance et son classeur serait le plus convoité pour tous les curieux et les envieux.

O’Neal fait partie des collections les plus légendaires des grandes années (1996-2000) et rejoindra même l’éditeur Topps au début des années 2000 en tant que « spokesman » pour un partenariat qui mettra à l’honneur le renouveau (autographes, memorabilia…) du Hobby sous les couleurs d’équipes non moins légendaires (Lakers puis son parcours, à Miami, Phoenix, Boston et même Cleveland avec LeBron James -oui oui, même si vous voulez oublier, ce duo a bien existé !-)

Shaquille O’Neal mérite que l’on revienne sur d’autres de ses cartes cultes, nous en aurons sans aucun doute l’occasion ultérieurement. Mais pour quelques centimes, vous pourrez acquérir aisément les cartes de ce set qui ont, je vous l’assure, fait rêver un bon paquet d’ados et ont participé à leur manière à faire aimer et collectionner les cartes à énormément de jeunes qui gardaient précieusement dans une petite boite à trésors un exemplaire d’une Shaq, Kemp ou Larry Johnson. Et rien que pour ça, elle avait sa place aujourd’hui sur Basket Retro !

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