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[ITW] – Adrien Pommepuy et Vincent Reculeau « Ce qui est fou avec Magic, c’est qu’on ne dit plus Earvin ! »

Interview

Montage Une : Adrien PMMP pour Basket Rétro

Les surnoms… Respectivement rédacteur et illustrateur pour Basket Rétro, Vincent Reculeau et Adrien Pommepuy ont fait d’une appellation familière que l’on substitue au véritable nom d’une personne un livre ! C’est un bijou et c’est chez Amphora. Interview !

Basket Rétro : Comment vous est venu l’idée de ce livre ?

Adrien Pommepuy : Cela faisait longtemps que je voulais faire un livre. Et le confinement est venu… Avec Vincent, cela faisait aussi longtemps qu’on collaborait. On s’entendait bien et on a plein de points communs. On a le même métier, on vit dans la même région alors j’ai proposé à Vincent ce format-là sous forme de 365 portraits courts et illustrés. Vincent m’a tout de suite dit que cela le tentait et il a trouvé le thème.

Vincent Reculeau : Oui c’est vrai, j’ai trouvé le thème. J’avais envie d’ajouter un petit quelque chose en plus à ces portraits illustrés et j’ai trouvé cette idée de surnoms. Cela a orienté notre livre de manière ludique en plus de parler histoire du basket et culture américaine.

Sur Basket Rétro, j’y suis depuis 2019. J’avais écris pendant mes jeunes années et le projet de Basket Rétro m’a vraiment motivé. Vincent Reculeau

BR : Nos lecteurs ne le savent pas forcément, mais vous êtes de la « maison », vous collaborez à Basket Rétro.

VR : Sur Basket Rétro, j’y suis depuis 2019. Patrick Parizot m’a contacté via Twitter. J’écris sur l’histoire de la NBA. J’avais écris pendant mes jeunes années et le projet de Basket Rétro m’a vraiment motivé.

AP : Pour moi, c’est un peu la même chose. Patrick m’a contacté et quand j’ai réussi à me dégager du temps, je me suis laissé tenter par l’aventure Basket Rétro. J’illustre les articles par des bandeaux. Parfois, je propose des sujets que je trouve intéressants et je les illustre.

BR : Vous avez mis combien de temps à réaliser ce livre ?

VR : On s’est lancé en octobre 2020 lors du second confinement. Comme nos soirées étaient devenues plutôt calmes, j’ai commencé à écrire… Les premiers jets m’ont pris 3-4 mois environ. Adrien a fait une trentaine d’illustrations et on a contacté un éditeur. Nous étions alors en février 2021. Cette démarche, c’était un peu envoyer une bouteille à la mer… Notre travail allait-il être reconnu et apprécié ? Les éditions Amphora nous ont tout de suite fait un retour positif. La signature du contrat s’est faite bien plus tard mais on avait répondu à notre question initiale : notre travail plaisait. On a achevé notre travail en juin 2022. Pour Adrien, cela a été un marathon de plus d’un an et pour moi, cela a été plutôt un sprint initial de 3-4 mois. Ensuite, bien sur, il y a toujours de la correction ou de l’agrémentation des textes.

AP : On a travaillé en parallèle, c’est vrai. Moi, j’allais moins vite mais à chaque fois que je terminais un portrait cela nous a donné l’occasion de revenir sur ce portrait en question pour y apporter, au besoin, des modifications. Du coup, il y a toujours eu du mouvement, de la création dans la réalisation du livre. On avait une sorte de « rétrocontrôle » qui a enrichi finalement les portraits. De la même manière, nos discussions m’ont amené à rajouter ou à enlever des éléments d’illustrations. C’était un jeu de ping-pong en fin de compte même si parfois je ne m’interdisais pas de ne rien à dire à Vincent pour lui faire des surprises du rendu final (il se marre). Et puis, à la fin comme c’était un sprint, j’avais un peu la tête dans le guidon.

Ce que j’aimais bien, c’était mettre en couleur des joueurs des années 50-60. A cette époque là, la photo couleur n’existait pas. Forcément, pour les maillots on se doute de la nature de cette couleur mais pour des éléments autour de l’illustration, j’ai du être inventif. Adrien Pommepuy

BR : Vos contacts étaient quotidiens finalement, cela a facilité vos recherches ?

VR : Je confirme. On a été en contact quotidien. Souvent c’était même plusieurs fois par jour. Les feedbacks sont précieux dans ce genre de projets alors nous devions communiquer. Même pour ce qui semble du détail. Ce travail, nous l’avons fait main dans la main. On était parti sur une base de 365 portraits, comme les jours de l’année et puis finalement on est redescendu quelque peu. On a sorti des joueurs, on en a rentré d’autres. On a harmonisé au niveau des équipes. On a choisi forcément d’intégrer les meilleurs joueurs mais aussi les meilleurs surnoms. Chacun a été maitre de sa matière cependant.

AP : Je ne pourrais pas dire mieux (il se marre). De part notre connaissance de la NBA, on s’est enrichi l’un l’autre. C’était pour résumer une longue conversation ininterrompue de plus de 2 ans. Mes sources, ce sont beaucoup de photos. Ce que j’aimais bien, c’était mettre en couleur des joueurs des années 50-60. A cette époque là, la photo couleur n’existait pas. Forcément, pour les maillots on se doute de la nature de cette couleur mais pour des éléments autour de l’illustration, j’ai dû être inventif. J’ai beaucoup aimé colorier des éléments sans couleur autre que le noir et blanc. Cela permet de mettre à égalité les époques et cela nous a permis de mettre un joueur des années 50 à côté d’un joueur actuel par exemple.

Mais on rend hommage également à des joueurs que le public a peut être oublié ou ne connaît pas. Et je trouve cela intéressant parce qu’on ne voulait pas parler que des stars. Adrien Pommepuy

BR : Dans tous ces portraits, certains ressortent-ils ?

AP : Moi, j’aime bien les surnoms qui sont devenus des prénoms que l’on n’imagine plus dissocier du joueur. Cela peut être Bam Adebayo, Penny Hardaway ou Rip Hamilton. En fait leur surnom est quasiment devenu leur prénom et cela me plait beaucoup. Ce qui est fou avec Magic Johnson, c’est qu’on ne dit plus Earvin.

VR : J’aime bien les surnoms qui riment avec les prénoms comme Clyde de Glide. Et puis je suis aussi très friand des joueurs des années 70. Ce sont beaucoup de surnoms que j’ai trouvé grâce à mes recherches et je suis certain que les lecteurs vont faire de belles découvertes. Certains de nos premiers lecteurs nous ont dit avoir appris d’ailleurs avec ce livre, et ce même pour des joueurs célèbres.

AP : On a pris environ 200 des joueurs les plus connus. Mais on rend hommage également à des joueurs que le public a peut être oublié ou ne connaît pas. Et je trouve cela intéressant parce qu’on ne voulait pas parler que des stars. Les surnoms ont aussi ce côté culture américaine. Et puis, pour certains portraits, ce sont des joueurs de bout de banc…

BR : Comment avez-vous fait pour structurer votre livre ?

VR : Ce n’est pas le jeu des sept familles, c’est le jeu des neufs chapitres (il se marre) ! On a regroupé des sous-familles en familles pour ne pas avoir trop de chapitres. Sans tout dévoiler, on a la nature, le business, le terrain, la guerre ou la religion. Des joueurs de différentes périodes y sont mélangés via une relation entre eux. Le classement se fait plus par le « fun » que par la chronologie.

A : C’était sympa à faire ce classement et puis cela correspond aussi à un vrai travail en commun cette étape de structuration du livre. c’est une sorte de grand plan de table à un mariage. Qui va t’on mettre à côté de qui ? Est-ce qu’ils vont se parler ? Ont-ils quelque chose à se dire ?

Je l’ai contacté par twitter parce que oui, il suit mon compte. Et je me suis dit pourquoi pas… Il a souvent parlé de son amour du basket lié à la Dream Team. Vincent Reculeau

BR : Votre préface est de Thomas Pesquet…

A : Quand on a eu l’éditeur, Vincent m’a parlé de la préface… Et, je n’avais aucune idée à qui demander de faire cette préface. Et Vincent me dit qu’il connaissait Thomas Pesquet… Evidemment je ne l’ai pas cru ! Moi, je n’avais jamais fait la corrélation entre Thomas et le basket. Il suit mon compte twitter m’a dit Vincent (il se marre).

VR : Thomas Pesquet… Je l’ai contacté par twitter parce que oui, il suit mon compte. Et je me suis dit pourquoi pas… Il a souvent parlé de son amour du basket lié à la Dream Team. Et, je me suis dit que cela pouvait coller avec notre projet alors je l’ai contacté en février 2021 juste avant qu’il ne parte en mission. J’ai attendu qu’il rentre pour lui envoyer un second message (il se marre). Et puis, il a dit oui ! Je ne sais pas si c’est une grande surprise parce que parfois dans la vie, il y a des choses incroyables qui ne s’expliquent pas et qui arrivent. Et moi, et c’est inexplicable, j’y croyais ! Je pense qu’il a accepté par passion pour le basket US. Il a une énorme culture basket et on a intégré Thomas dans notre vaisseau spatial des surnoms. On a pas eu l’occasion d’échanger à part par message. Maintenant, si on feuillette un jour le livre avec lui ce serait une nouvelle étape formidable. Mais là, j’en parle et je n’en reviens toujours pas !

AP : Il a accepté et je suppose qu’il s’est retrouvé dans notre projet au travers son histoire à lui. Et puis ce qu’il écrit dans sa préface, cela l’humanise beaucoup. Il a une proximité avec nous car nous découvrons la NBA quasiment ensemble au final, dans les années 90.

Parce que ce sera peut être la seule fois de notre vie qu’on pourra sortir quelque chose de pareil. Je me répète mais je voulais savourer chaque moment. Ce livre, c’est aborder la NBA sous un autre angle. Adrien Pommepuy

BR : Qu’est-ce que vous retenez de votre aventure ?

VR : Avec Adrien, on se connaissait grâce à Basket Rétro et au final, on se met à écrire un livre ! C’est assez dingue et génial à la fois ! C’est une aventure humaine de deux ans dont le résultat nous plaît : c’est beau et coloré (il se marre) !

AP : Tout les deux, on s’est dit en écrivant le livre : « Il faut qu’on en profite ». Faire des collaborations texte/illustration, c’est déjà assez rare mais là c’est un bouquin donc on voulait en profiter au maximum. Parce que ce sera peut être la seule fois de notre vie qu’on pourra sortir quelque chose de pareil. Je me répète mais je voulais savourer chaque moment. Ce livre, c’est aborder la NBA sous un autre angle.

VR : Pour revenir au livre, je pensais que cela allait être un livre « très basket » mais au delà il y a la culture américaine. On peut explorer l’histoire de la Ligue au travers des portraits parce que finalement, nous parlons de tous les grands évènements de l’histoire de la NBA. Mais, la musique ou le cinéma américain ne sont pas laissé de côté, au contraire. Tout cela s’imbrique grâce aux portraits. Cela peut paraitre simple un surnom mais avec 329 surnoms, tout s’imbrique. Cela crée un puzzle qui raconte une histoire qui se révèle au travers de pleins de petites histoires. Jamais je ne me serais dit qu’il y avait autant de surnoms qui évoquent les animaux, les marvels, les armes, la religion ou le sexe. Cela part dans tous les sens en fait et cela nous a permis de créer plein de sous-chapitres à l’intérieur de nos chapitres. Comme quoi, parfois, faire les choses avec son cœur, cela marche. Cela montre la personnalité de celui qui a suivi deux inconnus dans un projet fou. C’est le co-pilote (il se marre) !

Propos recueillis pour Basket Rétro par Guillaume Paquereau. Merci à Adrien et Vincent pour leur disponibilité.

Le livre est en vente ici !

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About Guillaume Paquereau (67 Articles)
Amoureux de Gozilla depuis mon plus jeune âge, je suis devenu fan des Suns ! De Sir Charles à Dan Majerle en passant par Nash, via Stoudemire pour aller jusqu'à Devin Booker : PHX a le monopole de mon coeur. Je veux du soleil !

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