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La carte du mois : Fleer 1986 n°57 de Michael Jordan, Rookie Card ou pas ?

Cards

Montage Une : Anthony Jeffrey pour Basket Rétro

Reprenons les bases ! Enfin… pas vraiment puisque nous n’allons pas parler de « base card » mais bien de la Rookie Card certainement la plus connue et la plus culte jamais éditée en basket. Sans surprise, il s’agit d’une carte de Michael Jordan qui, depuis près de 40 ans fait vibrer tous les collectionneurs du Monde. La fameuse Fleer 1986 numéro 57 Rookie Card de Michael Jordan.

Avant toute chose, revenons quelques instants sur le concept de Rookie Card qui ne parlera peut-être pas à tout le monde. La Rookie Card dite « RC » est une carte éditée dans la première saison d’un joueur. Historiquement, le nombre d’éditeurs (marques) et collections étant très limité, il n’existait qu’une seule Rookie Card. Puis petit à petit, lorsque le marché a évolué, avec l’émergence au début des années 90 de nouvelles marques ayant pu obtenir la licence NBA (Skybox, Upper Deck, Topps…), le nombre de cartes arborant le fameux « RC » a explosé.

Les Rookie Card n’avaient finalement rien de très spécial, à part ce petit logo indiquant qu’il s’agissait d’une Rookie Card. Mais les collectionneurs se sont vite attachés au concept. Beaucoup jouant sur l’aspect nouveauté pour faire naître la demande alors que bien souvent, ces cartes étaient produites à grands volumes. Les éditeurs ont tout chamboulé au début des années 2000 en transformant la recette RC à toutes les sauces. On trouve donc aujourd’hui des cartes signées -entre autres- nommées RC.

Revenons à notre RC la plus connue. Lorsque l’on évoque la carte n°57 du set Fleer de 1986, le design coloré très innovant pour l’époque parle facilement aux collectionneurs. C’est surtout la combinaison entre le design et la photo choisie pour l’avant de la carte qui en fait ici une carte culte.  

Un choix de photo iconique donc, termine de rendre la carte si spéciale puisqu’on peut y voir Michael Jordan dans les airs, dans une position qui lui est propre, à l’attaque du cercle. De nombreux collectionneurs ont d’ailleurs cherché depuis, de quel match cette image provenait, sans jamais retrouver les archives vidéo de l’action. Il est très probable que ce dunk provienne d’un match de 1984, cf les maillots. La présence d’Otis Birdsong dans les rangs des Nets de New Jersey au premier plan aide aussi à limiter le choix à seulement deux matchs de cette année. Le 14 décembre 84 ou le 16 janvier 85. Archivistes, à vous de jouer ! (source : https://www.blowoutforums.com/showthread.php?t=1442271)

UN DESIGN COPIE ET RE-UTILISE A PLUSIEURS REPRISES

La Rookie Card de Michael Jordan est sans aucun doute la carte la plus copiée de l’histoire des trading cards de basket, voire même de sport en général.
De tous temps, cette carte a eu le statut de « graal » du collectionneur de Jordan mais pas seulement car elle a eu le loisir de servir d’investissement refuge pour de nombreuses personnes depuis déjà 15 ans.

Une carte qui d’ailleurs justifie à elle-même l’utilisation d’un service d’authentification et de grading pour se la procurer. Il existe tellement de contrefaçons d’un niveau exceptionnel que peu de collectionneurs se risqueraient aujourd’hui à acheter une RC de Jordan « raw » (carte non gradée par une entreprise spécialisée).
La Rookie card de Jordan élève même le niveau de vigilance des collectionneurs à un autre stade car les cases (boitiers protégeant une carte gradée) sont à leurs tours copiées, ce qui complexifie encore plus l’analyse et la démarche d’achat. Tout ça pour une carte de basket… oui… cela peut paraître surprenant mais outre l’aspect culte de la carte, on parle aussi bien souvent gros sous.

Heureusement, de nombreuses sources d’informations partagent les retours de collectionneurs pour déterminer l’authenticité de sa carte.

Upper Deck (récupérant les droits de Fleer après la banqueroute de l’éditeur courant des années 2000) réutilisera à plusieurs reprises le célèbre design du « cadre » du set de base Fleer 1986, par exemple en 2008-09 pour honorer les rookie de la même année.

UNE CARTE COMMUNE PAS SI RARE ?

Pourtant, cette carte est loin d’être rare. Cette collection d’entrée de gamme ayant été diffusée à des centaines de milliers d’exemplaires, accessibles pour une bouchée de pain, est trouvable quotidiennement sur les sites de ventes aux enchères ou sur les groupes de collectionneurs spécialisés. Mais à quel prix ?

En effet, depuis une vingtaine d’années, son tarif n’a fait qu’évoluer très fortement, jusqu’à atteindre aujourd’hui des sommets pour une version en parfait état. Plusieurs centaines de milliers de Dollars, rien que ça.

Cette mode d’investissement sur les Rookie Card a mis du temps à prendre car même si les collectionneurs de RC ont toujours existé, ces cartes n’étaient vraiment pas difficiles à trouver. Nombreux sont ceux qui regrettent aujourd’hui de ne pas avoir misé quelques centaines de Dollars sur des versions en parfait état (notées 10) lorsqu’elles étaient encore accessibles.

La spécificité de ce set (Fleer 1986) et les technologies de l’époque font qu’il existe énormément d’exemplaires mal centrés. Coupées trop hautes, ou trop basses, l’enjeu pour les collectionneurs les plus attentifs et maniaques est évidemment d’obtenir la carte en parfait état, ce qui mécaniquement devient de plus en plus compliqué.
Sans compter les centaines (milliers ?) d’exemplaires collés sur des armoires, déchirés, broyés dans les poches des écoliers, grignotés par des souris dans les greniers ou simplement oubliés dans des boites à trésor et qui ne demandent qu’à être libérés, par des petits-enfants curieux traînant là et découvrant pour le coup de réels trésors pécuniaires, plus que simplement des souvenirs de la jeunesse de leurs parents / grands-parents. Les histoires du genre pullulent aux Etats-Unis, principalement à propos de cartes de baseball plus vieilles. Eux, c’est Babe Ruth, nous, ce sont plutôt des Panini 1994 (dont on parlera bientôt !) de Richard Dacoury qui remontent. Pas le même registre et surtout moins évident d’en tirer le prix d’une maison…

Enfin, cette collection n’était évidemment pas disponible en Europe, ce qui a limité sa diffusion et donc la chance que quelques p’tits gamins frenchies puissent en récupérer, dès leur sortie. Ils en ont eu du bol les Américains quand même !

Aujourd’hui, pour obtenir une Rookie Card de Jordan en était relativement moyen (6-6,5-7), il faudra compter entre 5000 et 6000$.

VRAIMENT LA PREMIERE ROOKIE CARD DE JORDAN ?

Voilà bien un débat éternel qui animera encore longtemps les collectionneurs de cartes. La Fleer n°57 de 1986 est-elle vraiment la Rookie Card de Jordan ? Jordan n’ayant pas débuté en 1986 mais bien en 1984…. Ah ! En effet, Fleer ne détenait pas la licence NBA en 1984 et c’est bien la marque -qui n’aura pas fait long feu- Star qui avait édité dès 1984 une première « carte » du GOAT. La différence majeure étant que les cartes Star étaient insérées dans des sachets plastiques transparents. Leur contenu étant connu. On achetait donc volontairement le paquet contenant les cartes des Bulls, des Pistons ou des Lakers… Là où évidemment, chez Fleer, il fallait avoir plus de chance pour tomber sur une carte de Jordan. (la RC de Jordan était présente en moyenne 2 fois dans chaque boite de cette collection, contenant 36 packs).

D’ailleurs, à noter que Jordan est présent deux fois dans cette collection. Une pour la fameuse Rookie Card dont nous venons de parler et l’autre, pour une carte « sticker », un subset qui s’ajoutait à la collection de base. Ce sticker, au format carte est apprécié mais beaucoup moins recherché.

ET LES CHEWING-GUM ?

Ce petit truc en plus des cartes des années 80… les chewing-gum ! Puisque Fleer était bien à l’origine une marque de confiserie, rapidement spécialisée dans la pâte à mâcher, ils avaient eu la brillante idée (NON !) d’y insérer un chewing-gum, directement dans le paquet, à même la première carte. Les gamins de l’époque étaient ravis. Les collectionneurs d’aujourd’hui beaucoup moins. Heureusement, la RC de Jordan n’était jamais positionnée en première, puisque c’est le sticker qui devait supporter le poids du chewing-gum…

Aujourd’hui, il est amusant de constater que certains -riches ou très joueurs- collectionneurs / investisseurs s’amusent à défier les statistiques pour trouver et sortir eux-mêmes d’un paquet une RC de Michael Jordan. Défi ultime, encore relativement accessible puisqu’un pack neuf, scellé coûte environ 5000$ (contre 40cts à leur sortie). Des exemples de collectionneurs chassant cette carte sont disponibles sur YouTube. A la clé, parfois de la déception et de temps à autres de belles explosions de joie. Ce qu’on aimerait voir toujours, lorsque l’on parle de trading cards !

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Trading cards addict

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