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Sans stars NBA, le Team USA termine 3ème du Mondial 98

Coupe du monde

Focus sur le mondial de 1998, année où la Grèce a organisé les championnats du monde. Le pays a sans doute été déçu de ne pas accueillir sur ses terres la Team USA, composé initialement des stars de la NBA. Mais en raison du lockout, l’équipe américaine a envoyé des joueurs universitaires et d’autres évoluant en Europe pour défendre son titre mondial acquis en 1994. Ne parvenant pas à décrocher l’or, elle terminera à la troisième place.

Quatre ans après le sacre mondial glané au championnat du monde 1994 au Canada, Team USA s’est présenté au Mondial 1998 en Grèce avec une équipe inédite. Cette situation fait suite à un conflit entre le syndicat des joueurs de la NBA et la direction de la ligue américaine, ce qui a conduit à un lockout. L’équipe était composée initialement de Tim Duncan, Tim Hardaway, Vin Baker, Gary Payton, Terrell Brandon, Kevin Garnett, Tom Gugliotta, Grant Hill, Allan Houston, Christian Laettner, Glen Rice, et Chris Webber. Aucun de ces joueurs évoluant en NBA n’était donc autorisé à participer à ce championnat mondial.

DES JOUEURS NBA REMPLACES PAR « THE DIRTY DOZEN »

Exit donc les stars de la NBA et place à des noms moins ronflants. Mise à part Brad Miller qui allait évolué aux Charlotte Hornets cette année là, ses coéquipiers jouaient tous en université, dans les ligues mineures américaines ou en Europe (Russie, Grèce, Italie, Allemagne, France, Slovénie, Espagne) : Trajan Langdon, Michael Hawkins, Kiwane Garris (trois joueurs passés par la NBA), Jason Sasser, Jimmy King, William Edwards, Jimmy Oliver, Wendell Alexis, Gerard King, David Wood, Ashraf Amaya. Cette équipe, coachée par Rudy Tomjanovich, est baptisée « the Dirty Dozen » (en référence au film Les Douze Salopards) car ses joueurs sont très tenaces et n’hésitent pas à travailler dur pour le bien du collectif.

Ces douze joueurs ont été choisi à partir d’une liste de 30 joueurs : Chucky Atkins, David Booth, Earl Boykins, Tim Breaux, Acie Earl, Richard Hamilton, Bernard Hopkins, Troy Hudson, Nate Huffman, Tim Kempton, Warren Kidd,Randy Livingston, Gerald Madkins, Richard Manning, Mike McDonald, Larry Stewart, Mateen Cleaves.

Team USA 1998 and staff with Rudy T (c) mikewells. com

Team USA 1998 and staff with Rudy T (c) mikewells. com

Pour Rudy Tomjanovich, malgré l’absence des joueurs majeurs NBA, son équipe est ambitieuse et n’a qu’une volonté, soulignait-il à quelques semaines du début de la compétition pour cbsnews.com :

« Nous sommes confiants à l’idée que ce groupe peut et sera compétitif sur le terrain. Ce sera une équipe qui essaiera de gagner le championnat du monde ».

UNE EQUIPE MOINS OFFENSIVE…

Cette équipe dite de « seconds couteaux » passe le premier tour (4 groupes de 4 où les 3 premiers se qualifient au second tour) sans éclat offensif, aspect auquel on était habitué avec les autres sélections américaines par le passé (Dream Team de 1992 ; Dream Team 2 de 1994). Placé dans le Groupe C, ils gagnent deux matchs aisément sans toutefois atteindre la barre des 100 points (83-59 face au Brésil ; 88-62 face à la Corée). Bémol tout de même dans ce même premier tour avec la défaite de deux points face à la Lituanie (84-82). Ce qui ne les empêche pas d’accéder au second tour (les 12 équipes qualifiées du premier tour sont réparties en 2 groupes de six où les 4 premiers se qualifient pour les huitièmes), étape durant laquelle ils remportent trois victoires de plus face à l’Argentine (87-74) ; l’Espagne (75-73) ; l’Australie (96-78). Finissant première du groupe, elle rencontre l’Italie en quart de finale. Victoire serrée des américains sur les italiens : 80-77.

Jimmy King (c) mblog daum.net

Jimmy King (c) mblog daum.net

… QUI LAISSE FILER SA PLACE EN FINALE

En demi-finale, elle se frotte à la Russie (66-64) le 8 août 1998 pour un remake de la finale au Mondial 1994 où les russes avaient perdu sévèrement de 46 points (137-91). Sur cette demi-finale de 1998, les américains avaient pourtant le match en main pour accéder une nouvelle fois à une finale d’un Mondial. Or, à trois minutes de la fin du quatrième quart-temps, leur avance de 10 points (64-54) va fondre dans ce laps de temps. Ce qui va permettre à la Russie de revenir à 64-64. A 34 secondes de la fin, les Etats-Unis prennent le rebond et demandent un temps-mort. Les américains laissent défiler le temps réglementaire pour marquer un panier jusqu’à la fin du temps de la possession. Mais Michael Hawkins est averti pour une faute offensive. A 10 secondes du terme, la balle est rendue à la Russie qui en profite ainsi pour passer devant grâce à un lay-up de Sergei Panov (66-64). Sur cette action, la défense américaine ne réagit pas assez vite et laisse le joueur russe pénétré facilement dans la raquette. Il reste trois secondes à jouer. Plus de temps mort possible pour les Etats-Unis. Sur leur dernière action, ils marquent un panier à trois points par Wendell Alexis mais après le buzzer. Panier refusé logiquement qui aurait été un final incroyable pour Team USA. Fin du match. Les joueurs russes s’enlacent et sautillent ensemble sur le parquet de l’Olympic Indoor Hall. Ironie du sort, ce sont ces mêmes russes qui avaient été défait quatre ans auparavant au Mondial 1994 en finale face à la Dream Team 2. Sergei Babkov aura été le bourreau des Etats-Unis dans ce match avec 30 points inscrits (5/8 à deux points et 4/6 à trois points et 8/8 aux lancers-francs). Du coté américain, Gerard King termine avec 10 points, 6 rebonds et Jimmy Oliver, 9 points et 6 rebonds.

Sur le site du nytimes.com, Ashraf Amaya se montre désarçonné :

« Nous nous sommes simplement tirés une balle dans le pied. Et beaucoup de gens à la maison ont pensé que nous allions le faire (ndlr : perdre le match). Nous avions l’occasion de faire démentir tout le monde. Et ne pas le faire (ndlr : gagner le match) me rend vraiment en colère. Je dirais que la Dream Team les aurait probablement battus de 50 points. Mais nous ne sommes pas la Dream Team. Il n’est pas juste de faire la comparaison ».

LE BRONZE POUR SE CONSOLER

Mais Team USA se consolera en décrochant la médaille de bronze contre la Grèce : 84-61. Sans ses meilleurs atouts, Team USA parvient à se hisser à une honorable troisième place. Jimmy Oliver et Wendell Alexis ont été les meilleurs scoreurs du tournoi avec respectivement 11,8 points et 11,6 points par rencontre. Gerard King, meilleur rebondeur avec 5,3 prises par match et Steve Hawkins, le meilleur passeur avec 4,1 ballons donnés décisifs par match. Sur l’ensemble de la compétition, Team USA était nettement moins impressionnante sur le plan offensif par rapport aux autres années : 82,1 points par rencontre contre 120,1 pour l’équipe en 1994. Quant à la Russie, elle finira une nouvelle fois à la deuxième place en perdant la finale contre la Yougoslavie, champion du monde (64-62).

LA DEMI-FINALE USA – RUSSIE EN IMAGES

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About Patrick Parizot (752 Articles)
Fondateur et rédacteur en chef de Basket Retro. Grand passionné de la balle orange et surtout adepte du basket en tout genre. Apprécie particulièrement le basket vintage et notamment celui des années 70.

5 Comments on Sans stars NBA, le Team USA termine 3ème du Mondial 98

  1. Mon seul regret concernant cette équipe, c’est que David Booth ait été coupé lors du dernier stage de préparation. Il fut MVP Pro B avec Toulouse en 1996 avant d’être meilleur marqueur Pro A avec Dijon en 1997. Qu’il ne soit pas en sélection n’est pas un scandale en terme de niveau de jeu, mais j’aurais eu tellement envie de le voir jouer avec les USA =)

    Aimé par 1 personne

  2. Merci pour le recap de cette équipe trop peu connu et sous-côté, j’aimais beaucoup Wendell Alexis avec l’Alba Berlin. Par contre à moins que ce soit qui me trompe, Brad Miller ne jouait pas en NBA, il a rejoint les Hornets pour la saison du lock-out mais auparavant, il sortait de l’université et a même fait une pige en Italie.

    Aimé par 1 personne

    • Richard Sengmany // 16 août 2014 à 16 04 27 08278 // Réponse

      Merci pour votre commentaire. En effet, vous avez raison au sujet de Brad Miller. C’est après le mondial et sa pige en Italie à Livorno qu’il s’envole aux Charlotte Hornets en 1998.

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