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[Dossier] Les rookies en finales NBA

NBA Finals

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

Quand on pense aux rookies en finales NBA, le premier à venir en tête pour beaucoup est Magic Johnson. Et à juste titre, son Game 6 lors des finales 1980 est probablement la performance la plus impressionnante réalisée par un rookie à ce stade des playoffs. Pourtant, d’autres débutants n’ont pas à rougir de leurs premiers playoffs et de ce qu’ils ont accompli. Retour sur leurs meilleures performances.

Dans cet article sont considérés comme rookies les joueurs dans leur première saison en NBA et sans avoir joué précédemment dans une autre ligue professionnelle américaine. Ainsi nous ne reviendrons pas sur les 40 points de George Mikan lors du sixième match des finales 1950 car il avait déjà deux saisons NBL et une saison BAA à son compteur. Avec ce critère, on a un total de 149 rookies ayant pris part à au moins un match de finales NBA dans l’histoire soit plus de deux rookies par saisons. Tous n’ont évidemment pas eu un impact sur ces finales et seuls 60 d’entre eux ont participé à tous les matchs des finales en 69 saisons. C’est en revanche suffisant pour trouver des rookies avec un impact indéniable.

1950 : LA PRIÈRE EXAUCÉE 

Pendant ces finales, les Minneapolis Lakers se présentent face aux Syracuse Nationals (ancêtres des 76ers) avec quatre rookies, qui participeront tous à l’ensemble des matchs. Parmi eux on retrouve le meneur Slater Martin, mais s’il deviendra un septuple All-Star par la suite, ses premières finales sont relativement discrètes. En revanche l’ailier fort Vern Mikkelsen, à tout juste 21 ans, s’affirme déjà comme la troisième option offensive derrière George Mikan et Jim Pollard avec ses 12,5 points par match. Mais malgré ce trio, les Lakers sont à la peine, car les Nationals ont l’avantage du terrain et l’une des salles les plus hostiles de la ligue. Heureusement pour eux, lors premier match de la série à Syracuse, un autre rookie Bob Harrison va changer le cours de ces finales en inscrivant un buzzer-beater de plus de 12m alors que le score était de 66-66 :

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Bob ‘Tiger’ Harrison, Game 1 des finales 1950

Les Nationals ne se relèveront pas de ce coup de massue. Chaque équipe remportant par la suite ses matchs à domicile, les Minneapolis Lakers s’imposent 4-2 dans la série lors des premières finales NBA de l’histoire. Ce tir est le seul buzzer-beater inscrit par un rookie en finale NBA. Cependant, on peut mentionner Jim Neal qui inscrit lors des finales 1954 le seul autre tir de la gagne pour un rookie (vidéo ci-dessous) à quelques secondes de la fin du match. Le hasard voulant que ce soit un joueur des Nationals qui l’inscrivent face aux Lakers cette fois ci.

1956 : LE CATALYSEUR

Dans les années 1950, les Philadelphia Warriors possèdent deux des armes offensives les plus létales de la ligue : Neil Johnston et Paul Arizin. Pendant la saison 1954-55 ils sont respectivement premier et deuxième au classement des meilleurs scoreurs, Johnston étant également meilleur rebondeur cette saison. Pourtant les résultats ne suivent pas et avec un bilan de 33-39 ils ne parviennent même pas en playoffs. Mais à l’intersaison, grâce à leur territorial pick, la franchise de Philadelphie hérite de Tom Gola, un des meilleurs joueurs universitaires de l’histoire pendant son cursus à Temple University. Arrière/ailier, aussi bon au tir, qu’à la passe ou au rebond, Gola est encore aujourd’hui le rebondeur le plus prolifique de l’histoire NCAA malgré ses 1m98. Il s’impose immédiatement comme le facilitateur du jeu des Warriors, quatrième meilleur passeur de la ligue pour sa saison rookie il permet à l’équipe d’exploiter tout son potentiel et de terminer avec le meilleur bilan de NBA (45-27). Maintenant son rythme en playoffs, Gola va aider les Warriors à remporter le titre en terminant les finales 1956 face aux Fort Wayne Pistons avec 14 points, 10 rebonds et 6 passes.

1957 : LE SOMMET DES ROOKIES

Celtics-Hawks 1957, sans doute parmi les plus belles finales de l’histoire, c’est également le début du règne de Boston sur la ligue. Avec quatre matchs se terminant sur un écart de deux points, dont les matchs 6 et 7, le suspens était au rendez-vous tout comme les rookies. Trois d’entre eux font leurs débuts lors de ces finales, trois futurs Hall of Famer : Cliff Hagan, Tom Heinsohn et Bill Russell. L’histoire commence en fait à la draft 1956, pendant laquelle, après avoir drafté Tom Heinsohn, les Celtics récupèrent Bill Russell aux St Louis Hawks dans un trade où ils envoient notamment… Cliff Hagan. Ce dernier, après une saison rookie discrète, va se révéler pendant les playoffs avec en point d’orgue 16 points et 12 rebonds en finale. Mais que dire de la série des deux jeunes Celtics, et particulièrement de leur Game 7? Alors que les deux vétérans stars de Boston sont en crise d’adresse avec un Bob Cousy à 2/20 au tir et un Bill Sharman à 3/20, les rookies vont porter l’équipe vers son premier titre. Avec 19 points et 32 rebonds pour Bill Russell et 37 points et 23 rebonds pour Tom Heinsohn, ils font la différence lors de cette victoire en double prolongation face à Cliff Hagan qui malgré ses 24 points et 16 rebonds ne peut sauver les siens. Sur la série Tom Heinsohn tourne à 24 points et 13 rebonds, et Bill Russell à 13 points et 23 rebonds.

1976 ; LES SUNDERELLA SUNS

Celtics-Suns 1976, autres finales magnifiques, autres rookies éblouissants. Cette fois ce sont les Suns qui font confiance à leurs jeunes, en l’occurrence l’arrière Ricky Sobers et le pivot Alvan Adams. Pour le premier ces playoffs sont une révélation, car après une saison régulière correcte, il va progressivement grignoter le temps de jeu du vétéran Dick Van Arsdale pour s’imposer comme un joueur majeur de l’équipe. Pour le second c’est une confirmation du talent entrevu pendant la saison régulière où il a été élu Rookie of the Year. Sur leur parcours en playoffs, les Suns réussissent l’exploit de battre en sept matchs des Warriors champions en titres et favoris à leur succession avec le meilleur bilan de la ligue. Mais ce qui marquera les esprits à jamais seront ces finales et particulièrement le Game 5 surnommé « The greatest game ever played ». Sur cette série face à Boston, Alvan Adams termine meilleur marqueur avec 23 points auxquels il ajoute 10 rebonds et 5 passes. On retiendra particulièrement son Game 3, où les Suns jouent leur premier match à domicile, en étant menés 2-0 après leurs matchs à Boston. Lors de ce troisième match, Adams inscrit 33 points accompagnés de 14 rebonds pour ramener Phoenix dans la série.

1980 : MAGIC A TOUS LES POSTES

Et bien évidemment, Magic lors des finales 1980 entre Lakers et 76ers. Comme écrit précédemment, son Game 6 est probablement la plus grande performance réalisée par un rookie en finales NBA. Suite à la blessure de Kareem Abdul-Jabbar, il démarre le match en tant que pivot et le termine avec 42 points, 15 rebonds, 7 passes, une bague et un MVP des finales. Il est à ce jour le seul rookie à avoir été élu MVP des finales, même si Tom Heinsohn ou Bill Russell auraient pu y prétendre si le trophée avait existé à leur époque.

Cette sélection est évidemment subjective, et certains ont certainement été bien plus marqués par Richard Dumas et ses finales 1993 ou pour les plus anciens par Jamal Wilkes Rookie of the Year et champion en 1975 avec les Warriors. Il est intéressant de noter que ces performances sont pour la plupart assez anciennes, depuis 1980 seuls Richard Dumas, Sam Cassell et Daniel Gibson ont atteint les 10 points par match en finale. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette tendance, comme l’importance grandissante d’un bagage tactique pour les joueurs ou la baisse de l’âge moyen des rookies. De plus, beaucoup des rookies cités dans cet article ont rejoint des équipes déjà solides. Avec l’évolution du scooting et la fin des territorial picks, les meilleurs prospects contemporains rejoignent souvent des équipes de bas de classement qu’il est plus compliqué d’emmener en finales

LEADERS STATISTIQUES 

Infographie @ Laurent Rullier pour Basket Rétro

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