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[Dossier] Ces joueurs qui ont remporté un titre sans mérite ou presque

Dossier

Karl Malone, John Stockton, Patrick Ewing, Reggie Miller, Charles Barkley, autant de grands noms sans couronne. A côté de ça, vous avez des joueurs obscurs avec la bague tant désirée. Oui il faut obligatoirement des rôle-players pour triompher, mais au minimum qui jouent. Vous allez ainsi vous trouver face à des cas de types s’étant retrouvés au bon endroit au bon moment. Dossier partiellement traduit du site Complex.

Sujet à polémique! Sur les quinze joueurs qui suivent, il n’est pas forcément question de juger le mérite de gagner un titre sur l’ensemble de leur carrière, mais bien de l’année où ils remportent le trophée. Certains noms n’ont pas été mentionnés comme Mitch Richmond, une superbe carrière individuelle cloué dans l’ombre de Sacramento et un titre dans l’anonymat en 2002 pour conclure avec les Lakers en jouant des bribes de minutes toute l’année. On peut aussi parler de Rashard Lewis qui a eu aussi une carrière solide entre Seattle et Orlando avant que sa réputation prenne un coup  dans les gencives à cause de son énorme contrat à l’époque. Il coule pour sa dernière saison au Magic, est transféré à Washington sans gloire et joue les faire valoir autour des Three Amigos de Miami pour un titre en 2013.

Dans un autre genre, le cas de Gabe Pruitt. Drafté en 2007 par Boston, il remporte le titre dès son année rookie sans jouer les playoffs et dès la fin de la saison suivante, finit en D-League et ne revient plus en NBA. Dans les années 80, on avait également Scott Hastings, un intérieur blanc qui fait davantage représentant/commercial pour des portails que joueur professionnel, il a pourtant lui aussi gagné un titre avec Detroit en 1990. Il y a aussi les joueurs dont on se souvient par leur physique et attitude que par leur jeu, comme Brian Scalabrine et Matt Bonner. Le premier avait un rôle important à New Jersey puis un titre en 2008 avec Boston sans jouer ou presque. Le second l’a gagné avec les Spurs à deux reprises en 2007 et 2014. S’il n’a pas joué la moindre seconde contre Cleveland, Gregg Popovich lui a fait honneur sept ans plus tard en se faisant plaisir face à Miami. Et vous, qui sont vos chats noirs?

Eddy Curry 2012 (Miami)

2012 a été le premier titre collectif de Lebron James et accessoirement d’Eddy Curry. Un début de carrière intéressant à Chicago où il était protégé des influences et dérives puis la plongée à New York où on lui a laissé carte blanche. Doit-on rappeler le désastre des Knicks? La pire période de leur histoire de 2005 à 2010. Eddy Curry avait chopé le gros contrat, mais en dépit de son potentiel offensif, il a toujours été une catastrophe en défense, au rebond puis vient les blessures, le surpoids et l’oubli. Une année et demie à se remettre en forme, Pat Riley vient le chercher pour le signer à moindre coût et tourner les serviettes comme Patrick Sébastien au fin fond du banc de Miami. Pas un match de playoffs joué, mais une bague quand même…

Scot Pollard 2008 (Boston)

Onze années de carrière en NBA, dix fois en playoffs, un excellent back-up de Vlade Divac à Sacramento, gros rebondeur, dur au mal, une victime de Shaquille O’Neal sur les confrontations Lakers-Kings et la blessure fatale au dos. Une ombre sur le terrain qui a du mal à sauter, à courir, à jouer tout simplement. Pourtant les franchises continuent à le signer comme Cleveland en 2006 où il a fait parti du squad ayant rallié les finales en 2007 (sans jouer). La chance continue la saison suivante où Boston lui offre un strapontin pour faire rire la galerie et apporter son soutien à la bande de Paul Pierce. Comme l’histoire finit bien, Boston gagne le championnat en battant les Lakers qui ont tant fait souffrir le pauvre Pollard au début de la décennie. Oui remporter le titre suprême lors du crépuscule de sa carrière en ayant un bol monstre, c’est quand même incroyable.

Jack Haley 1996 (Chicago)

Ah Jacko, unique en son genre. Aucun talent en particulier et pourtant lui aussi a sa bagouze. Il a débuté sa carrière à Chicago en 1988, a bourlingué un peu partout avant de se retrouver à San Antonio en 1993 pour servir de nounou, de psychologue à Dennis Rodman. Forcément, The Worm transféré aux Bulls, Haley le suit et a eu tout de même l’opportunité de jouer UN match avec Chicago, l’année de leurs 72 victoires. C’était le 21 avril 1996 à Washington, soit un petit cadeau de Phil Jackson pour le dernier match de saison régulière. Sept minutes, cinq points, il s’est surpassé et derrière en spectateur, il gagne le titre, tranquille. Bon ce destin d’origine féerique a pris le chemin des ténèbres, Jack s’étant éteint le 16 mars 2015 à seulement 51 ans. Pas connu, mais très apprécié de ses coéquipiers.

Spencer Haywood 1980 (L.A Lakers)

Spencer Haywood - Lakers 1980Très bon joueur, le meilleur que vous verrez dans cette sélection et de loin. Un super scoreur surtout dans ses années Seattle au début des seventies (29,2 pts en 1973), cinq fois all-star et coéquipier de Magic Johnson et Kareem Abdul-Jabbar en 1979-80. L’année du titre pour les Lakers après sept ans de disette et une histoire très sombre au cours de la finale contre Philadelphia. Sa carrière n’est pas à remettre en cause, loin de là, mais ce qui suit l’a gravement entaché. Addictif à la cocaine, Haywood avait ainsi séché l’entraînement du premier match, ratant la rencontre et n’a marqué que deux points dans le Game 2. Le coach Paul Westhead décide alors de le suspendre pour le reste de la finale.  Rempli de haine, Haywood prend contact avec la mafia locale pour assassiner son coach en pleine finale. Une petite citation: « j’ai quitté le Forum d’Inglewood au volant de ma Rolls en conduisant toute la nuit me disant que ça serait la dernière de Westhead ». Il changera finalement d’avis…

Dickey Simpkins 1996-1997-1998 (Chicago)

Deux titres remportés en 1996 et 1997 en étant sur l’inactive list tout le long des playoffs et enfin sa place dans l’effectif pour le triplé en 1998. Temps de jeu famélique, joueur extrêmement limité globalement, Dickey Simpkins n’a franchement pas fait rêver ni relevé le niveau assez anecdotique des intérieurs des Bulls lors de ce threepeat, si on excepte Dennis Rodman et Luc Longley bien entendu. En étant plus précis, Simpkins avait été transféré en 1997 chez les Warriors contre Scott Burrell avant que la saison ne commence. En février 1998, il est coupé et signé dans la foulée par ses anciens patrons. Il passe donc d’une équipe de bas de tableau à un nouveau titre, sympa.

Brian Cardinal 2011 (Dallas)

Joueur de devoir, lent, courageux, bon shoot extérieur, limité dans tous les autres domaines, mais champion en 2011 avec les Mavs. Il n’est même pas entré sur le parquet en finale de conférence contre le Thunder, une seule fois face aux Lakers. Hormis le Game 1 à Miami pour les NBA Finals, il a joué les suivants passant de une minute jouée à douze dans le match du titre en Floride.

Jacque Vaughn 2007 (San Antonio)

Carrière très honorable où il avait commencé comme remplaçant d’Howard Eisley dès son entrée en NBA avec Utah lorsque John Stockton était blessé. Back-up de ce dernier pendant plusieurs années et on a vu par la suite que Vaughn était vraiment très très juste pour évoluer en NBA, même en simple remplaçant. Défenseur honnête, passeur moyen, shoot peu fiable et back-up faiblard de Tony Parker en 2007 lors du 4ème titre des Spurs.

Darko Milicic 2004 (Detroit)

Il ne pouvait pas y échapper. Connu pour avoir été drafté juste après Lebron James en 2003 et devant les Dwyane Wade, Carmelo Anthony et Chris Bosh, Darko a malheureusement atterri au mauvais endroit, avec Larry Brown. Cloué sur le banc, moqué par les fans et journalistes, le jeune intérieur serbe a coulé moralement. Pourtant loin d’être dénué de talent, il finit par stopper le basket et se consacre aujourd’hui à sa ferme en Serbie après avoir aussi testé le kickboxing en compétition.

Mark Madsen 2001-2002 (L.A Lakers)

Intérieur de devoir, énormément de coeur à l’ouvrage, peur de rien, bon défenseur et rebondeur, mais à rire de l’autre côté du parquet où il pouvait enchaîner des air ball aux lancers-francs et rater le plus facile en étant tout seul. Mark, c’est un peu la pompom girl des Lakers, toujours debout, à rigoler, à encourager ses coéquipiers, comme Ronny Turiaf l’a fait quelques années après. Au cours de la parade des champions à Los Angeles en 2002, il avait au moins réussi à faire rire toute la foule et ses coéquipiers en dansant d’une manière très particulière. Le public aimait aboyer quand Mark était sur le terrain, d’où son surnom de Mad Dog.

Mengke Bateer 2003 (San Antonio)

Quand on parle de joueurs chinois, on pense en priorité à Yao Ming, Yi Jianlian, Wang Zhi-Zhi. Pourtant celui qui a posé en premier un pied sur un parquet NBA, c’est Mengke Bateer, un colosse dénué de toute qualité basketball ou presque. Il fut le premier chinois à devenir champion NBA, c’était en 2003 avec les Spurs, en regardant tout ça au bout du banc bien entendu.

Chris Jent 1994 (Houston)

Il y en a qui sont nés sous une bonne étoile, un vrai conte de fées. Michael Jordan a attendu presque sept ans avant de remporter son premier titre, d’autres ont couru toute leur carrière après sans jamais l’avoir dans les mains. Chris Jent a un record, il a eu sa bague en deux mois. Signé en toute fin de saison par Houston, il joue les trois derniers matchs de la saison et gagne sa place pour les playoffs dans un rôle très très limité. Quatorze matchs, champion NBA, qui dit mieux?

DJ MBenga 2009-2010 (L.A Lakers)

Un corps de culturiste, la frustration d’avoir assisté à la défaite des siens en 2006 lorsqu’il portait le maillot de Dallas et la revanche aux Lakers en 2009 et 2010. L’intérieur belge n’a pas marqué le paysage NBA bien qu’il était un défenseur très correct, mais pour le reste, il n’y a rien à voir.

Sun Yue 2009 (L.A Lakers)

Son meilleur match en carrière? Le 7 décembre contre Milwaukee. Yue joue cinq minutes, marque quatre points, commet quatre fautes et perd deux ballons. Le 28 décembre face aux Warriors, il marque les deux derniers points de sa carrière en NBA. Oui vous avez bien lu, Sun Yue a scoré six points en NBA et a posé un pied sur un parquet américain pour la dernière fois en février 2009. Il a pourtant lui aussi une bague, ça ne vous perturbe pas?

Adam Morrison 2009-2010 (L.A Lakers)

Adam Morrison - LakersLes Bulls et les Lakers ont collectionné un bon nombre de joueurs obscurs. Adam Morrison a eu le « privilège » d’avoir été choisi par Michael Jordan au cours de la draft 2006 aux Bobcats en 3ème position. Une très belle carrière à Gonzaga où il était un scoreur de renom (plus de 28 points par match), mais les scouts et analystes étaient très sceptiques sur une carrière professionnelle à cause de son diabète. Si son année rookie fut honnête, la suite n’a guère fait grande impression excepté son style capilaire sorti tout droit des années 70. Aux Lakers, une rotation au fin fond des abysses où il a tout de même jouer deux matchs de playoffs et donc deux titres dans le palmarès…

Timofey Mozgov 2016 (Cleveland)

Première grande victime de Blake Griffin en 2010, intérieur solide à Denver et à son arrivée à Cleveland en 2015, un vrai plus pour l’équipe. L’année du titre par contre, c’est une autre histoire. Gêné par des pépins physiques, il ne retrouve plus son meilleur niveau, pire les Cavs s’en sortent mieux sans lui. Avec le limogeage de David Blatt pour être remplacé par Tyronn Lue, Mozgov n’est plus qu’une ombre. Jadis très utile face aux Warriors en 2015, il devient un boulet un an après. Pas grave, il a la bague et en bonus, un magnifique contrat avec les Lakers.

DOCUMENTAIRE REDEMPTION OF SPENCER HAYWOOD

LA DANSE DE MARK MADSEN POUR LA PARADE DE 2002

Crédits photo : Complex/Getty Images

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About Anthony "Pred" Saliou (524 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 15 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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