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ITW Jean-Marc Kraidy, le showman des parquets

Interview

Véritable trublion des parquets de Pro A à la fin des années 1990 et au début des années 2000, Jean-Marc Kraidy aura assuré le spectacle tout au long de sa carrière pour le plus grand bonheur des supporteurs. Au delà du show, le Tigre est avant tout un passionné de basket-ball. Basket Rétro est allé discuter en toute décontraction avec le franco-ivoirien.

Basket Rétro : Jean-Marc, tout d’abord peux-tu nous dire comment as-tu commencé le basket ?

Jean-Marc Kraidy : J’ai commencé le basket assez tard vers 12 ans. J’étais plus intéressé par le foot et le taekwondo. Mon beau-frère était basketteur et mon père était assez investi dans le basket en Côte d’Ivoire.

BR :Tu arrives en France à Évreux en 1993, comment cela s’est fait ?

JMK :J’étais en vacances en France. Et je suis allé sur Paris voir un ami. Un dirigeant du club de Sarcelles m’a vu joué sur un playground et m’a proposé de me présenter au club de Levallois avec qui il était en contact. Le rendez-vous a cependant été annulée. Finalement il avait un contact avec les dirigeants d’Évreux, Didier Salvat notamment.

Jean-Marc Kraidy aux côtés de Bruce Bowen à Evreux en 1994-1995.

Jean-Marc Kraidy aux côtés de Bruce Bowen à Evreux en 1994-1995.

Je suis arrivé à Évreux le même jour. Il ne m’a pas vu jouer, il a juste pris ma taille (je faisais environ 1,93m), mon envergure, la taille de la paume de mes mains. Didier Salvat m’a alors dit : « c’est bon, on te fait signer ».

Ça m’a beaucoup surpris qu’il me fasse signer comme ça, sans me voir jouer !! (rires) J’étais estomaqué, je me suis dit : c’est sans doute un devin ! (rires) J’ai appelé mon père qui n’était pas forcément d’accord pour que je reste mais je lui ai dit que c’était que pour trois semaines… Voilà comment je suis arrivé à Évreux.

BR : Avec Évreux, tu connais la montée en Pro A, tu marques le club de ton empreinte, on te surnomme Le Rodman français notamment à cause de ton look : tes coiffures multicolores, ton numéro 4 sculpté en cheveux au rasoir à l’arrière du crane. Tu es connu notamment pour être l’un des joueurs qui tente le plus de dunks. C’était vraiment important pour toi d’être un showman sur comme en dehors du terrain ?

JMK : Déjà, je suis quelqu’un de très extraverti, pas du tout timide ni réservé. J’estime qu’il faut mettre en avant ses atouts. Le basket, pour moi est un plaisir, un jeu, un spectacle. Je regardais souvent les matchs de NBA. Je voyais que c’était des matchs avec beaucoup de spectacle.

Une de Maxi Basket d'Avril 1996.

Une de Maxi Basket d’Avril 1996.

C’était vraiment un show autant sur le terrain que dans les tribunes avec tout un tas d’animations. Pour moi le basket c’est ça alors pourquoi pas essayer de faire cela en France ? A partir du moment où je respecte les adversaires et que je ne suis pas dans l’illégalité, pour moi il n’y avait pas de problèmes. J’étais sur le terrain comme si j’étais dans un match avec des amis. Beaucoup de gens appréciaient ça, ils voyaient que c’était naturel, spontané, pas du tout programmé. J’étais le même sur le terrain et dans la vie.

BR : Tu quittes Évreux pour le PSG en 1998, peux-tu nous parler de cette période ?

JMK : J’avais jamais pensé aller au PSG qui était vraiment une grosse équipe à l’époque. Je m’éclatais bien à Évreux. Avec les supporteurs, les dirigeants ça se passait hyper bien. Je n’avais pas vraiment prévu de quitter Évreux. Ça s’est fait du jour au lendemain. J’ai reçu un coup de téléphone de mon agent Didier Rose qui m’a demandé si ça m’intéressait d’aller à Paris 3, 4 ans. Je suis resté sans voix : mais de quoi tu me parles ? Il m’a dit : « quitte pas, je te passe quelqu’un ».

Là, j’entends quelqu’un qui ne parlait pas très bien français, avec un fort accent : « Kraidy, toi PSG, 3 ans à partir de cette saison ça te va ? » J’ai répondu : « Mais c’est qui ? » « C’est Bozidar Maljkovic ». Je me suis dit : « oh merde ! » (rires)

J’ai juste répondu : « oui, oui ». Je n’étais au courant de rien mais le seul fait que ce soit Bozidar Maljkovic, une légende du basket en France avec notamment la coupe d’Europe gagnée avec Limoges, pour moi, c’était comme si (bon j’exagère un peu) Dieu me parlait ! On ne dit pas non à Dieu ! (rires) Il m’a dit : « à bientôt » et il m’a repassé Didier Rose qui m’a dit : « bon tu prends ton train demain ». Je me suis dit qu’il avait sûrement dû déjà négocié avec les dirigeants d’Évreux. Alors le lendemain ou deux jours après je ne sais plus, on m’apprend que c’est fait que je peux partir à Paris.

Jean-Marc Kraidy sous le maillot du PSG Racing.

Jean-Marc Kraidy sous le maillot du PSG Racing.

Quand j’arrive là-bas, je vois des Arsène Ade-Mensah, des Risacher, des joueurs confirmés, des joueurs qui ont connu l’équipe de France, j’étais assez impressionné. Au niveau des joueurs, j’avais l’impression de connaître les gars depuis 10 ans. J’étais vraiment en osmose avec des mecs comme Ade-Mensah par exemple. Ce qui m’a le plus surpris, c’est au niveau des entraînements.

J’avais passé le début de saison à Évreux où on s’entraînait 1h45 par séance et j’arrive premier entraînement : 3h30 !

Je me suis dit : « je suis pas dans la merde, je suis tombé où ! »(rires) Je finis l’entraînement, j’ai des crampes de partout, du gros orteil jusqu’au cou. Au point que je ne peux plus bouger, j’appelle un ami pour qu’il prenne un taxi et qu’il me ramène avec ma voiture car je ne peux plus conduire ! Il y avait un gouffre au niveau de l’intensité, tu n’avais que 3 pauses boissons pendant l’entraînement. C’était nouveau pour moi. Je m’allonge dans ma voiture de tout mon long jusqu’à chez moi, je ne peux plus bouger ! Je suis rentré, je me suis couché. Bizarrement le lendemain, je n’avais plus de crampes, je suis allé m’entraîner et j’ai mieux supporter la séance de 3h30. Les autres joueurs étaient assez impressionnés de voir un mec qui la veille était plein de crampes et le lendemain qui réussit à gérer sa séance, à faire du shooting après les 3h30. Mais j’étais tellement heureux d’être arrivé au PSG que mentalement j’oubliais la douleur. Ça m’a vraiment permis de passer un palier.

Jean-Marc Kraidy coaché par Ron Stewart à Paris en 2000-2001. (c) PNoviant

Jean-Marc Kraidy coaché par Ron Stewart à Paris en 2000-2001. (c) PNoviant

J’avais entendu parlé de Maljkovic comme d’un coach aux méthodes militaires, spartiates mais ça s’est bien passé. C’est un coach exigeant mais au haut niveau il faut être exigeant. Je l’ai jamais vu terrorisé les joueurs comme j’en avais entendu parlé. Le seul reproche qu’il m’a fait, c’était au niveau de ma coupe et de la couleur de mes cheveux. Il m’a dit : « Kraidy, la couleur de cheveux, c’est obligatoire ? » J’ai rigolé, j’ai répondu : « non pas vraiment… » J’ai compris le message. J’ai coupé un peu mais j’ai pas tardé à remettre de la couleur (rires). L’important pour lui de toute façon, c’était de me voir à 200% sur le terrain et dans les entraînements. Il me parlait souvent, me donner des conseils. C’était vraiment le jour et la nuit entre ce que j’avais entendu parler et ce qu’il était vraiment.
J’étais vraiment dans un cocon. En plus avec Charles Biétry à côté comme dirigeant, c’était l’idéal.

BR :Tu restes à Paris jusqu’en 2002 avec un an de prêt à Montpellier.

JMK : Exactement, je suis allé à Montpellier à la demande de Sylvain Lautié. En plus, il y avait eu un changement d’entraîneur à Paris. Et je sentais que dans le discours de pré saison, ça n’allait pas le faire. J’estimais que ça n’allait pas se jouer sur les performances sur le terrain mais sur le feeling entre le coach et les joueurs. Et ça, ça ne rentre pas trop dans mes principes.

BR : C’était qui le nouveau coach?

JMK : Je crois que c’était Lehman si je ne me trompe pas (en fait Didier Dobbels). Du coup, j’ai accepté le prêt et je suis allé à Montpellier. Et ça a été une super saison ! Je me suis éclaté, j’ai pu vraiment progressé au poste 3. Le club voulait me garder mais Paris a fait la demande de me récupérer. Franchement, j’aurais bien voulu rester à Montpellier mais j’appartenais à Paris donc je suis revenu à Paris. Mais j’ai pas regretté car ça s’est bien passé aussi à Paris.

BR : Après cette période, tu as connu pas mal de clubs et notamment à l’étranger : en Grèce, en Hongrie, en Suisse, en Italie et en Espagne. Après avoir pu voir plusieurs pays, différentes façons de jouer, de s’entraîner, quel est, selon toi, le meilleur pays pour vivre et jouer au basket ?

JMK : Je mets l’Espagne en premier et pas très loin derrière l’Italie. L’Italie ça s’est super bien passé. L’Espagne c’est le top. C’est les deux pays où tu peux vraiment bien t’exprimer au basket. T’as accès à la salle quand tu veux, t’as accès aux assistants du coach quand tu veux pour des séances de shooting, des work-outs, même en dehors des créneaux horaires. La salle là-bas leur appartient. T’as pas besoin d’autorisation de la mairie ou du conseil général… Pour un joueur qui veut progresser, bosser son basket en dehors des entraînements, l’Espagne et l’Italie c’est vraiment impec. Là-bas j’ai beaucoup progressé. J’ai amélioré mon shoot à 3 points, mes passes, ma vision du jeu… J’étais pas trop passeur quand je jouais à Évreux ou Paris.

Et sous les conseils de Laurent Sciarra, qui m’a dit que si je travaillais les passes décisives en plus de mon jeu d’impact et mon shoot, je serais inarrêtable. 

J’ai travaillé ça et ça m’a permis de devenir un joueur un peu plus complet. J’ai pu joué meneur passeur ou deuxième passeur de l’équipe après mon passage en Italie et en Espagne. Marquer ou passer à mon coéquipier était devenu pour moi la même chose.

Jean-Marc Kraidy à Reggio de Calabre en Italie lors de la saison 2005-2006. (c) Reggio Inside Photos

BR : Tu quittes le haut niveau en 2007 après ton passage en Espagne. Tu n’as jamais réellement pris ta retraite. T’as relevé différents défis notamment à Trappes en N2 qui ambitionnait de monter en Pro B entre 2008 et 2012

JMK : Exactement !

BR : T’as participé à des tournois de playgrounds…

JMK : Ah mais ça, je l’ai toujours fait, même durant ma carrière à Évreux, à Paris etc. J’ai jamais arrêté de jouer sur les playgrounds. Je me suis toujours dit que ça venait compléter la formation du basketteur. Tu ne peux pas tout apprendre aux entraînements. J’estime que c’est sur les playgrounds que t’arrives à t’aguerrir. Tu peux faire ce que tu veux, tu peux travailler librement certaines aspects de ton jeu.

Après, aller à Trappes, c’était un choix personnel. Je me suis dit à un certain moment que j’avais sans doute un tout petit peu marqué le basket français, et que le plus important ce n’était plus d’aller en Pro A ou en Pro B mais de prendre du plaisir. Des agents m’appelaient en me transmettant des propositions de clubs en Pro A ou B mais j’ai préféré parfois aller jouer en N2 ou N1.

BR : Et en ce moment t’es à Limoges en N3 ?

JMK : Exactement, je suis à Limoges en N3, juste avant j’étais à Aixe en Excellence Région, en Prénationale. J’ai refusé des propositions qui venaient de clubs de N1, d’Italie en Lega Due (deuxième division). Je suis venu à Aixe non seulement parce que mon pote Fred Weis me l’a demandé. Moi et Fred, c’est une longue histoire donc il y a des choses que je ne peux pas lui refuser ! (rires)

Ça m’a fâché un peu avec les agents ! Parce que quand un agent te trouve un club en Italie ou à certain niveau et que tu refuses pour aller en Excellence région à Aixe, une ville et un club que personne ne connaît (rires) Les mecs ne comprennent pas. Ils se disent soit le gars est fou soit il se fout de notre gueule !

Jean-Marc Kraidy et Frédéric Weis.

Jean-Marc Kraidy et Frédéric Weis.

Mais Fred m’avait appelé, il avait un projet sur 3 ans pour monter le club en N3, N2. J’ai accepté parce que le projet me plaisait, j’allais pouvoir m’éclater. Je n’avais plus rien à prouver, j’ai accepté le challenge. Et ça s’est super bien passé. Se faire simplement plaisir en jouant au basket, ça a toujours été mon credo. Si je dois jouer en 10e division pour me faire plaisir, je vais en 10e division. C’est pas la division qui décide du club où je vais jouer. C’est plutôt le cadre et l’ambiance que je vais trouver. Que je m’éclate avec mes coéquipiers et surtout que le public soit en extase ! Et j’adore ça ! (rires) Si on peut avoir des résultats en ayant du plaisir avec les coéquipiers, le public, c’est le principal. Je pense avoir réussi à allier les trois jusqu’à maintenant.

Je suis arrivé après à la LSA (Limoges Saint-Antoine). La structure du club et les finances à Aixe au niveau du projet, ça n’a pas suivi malheureusement. Alors du coup avec Fred, on a décidé d’aller à la LSA. J’avais d’autres propositions mais comme je me sentais bien à Limoges et que j’avais décidé de passer mes diplômes d’entraîneur là-bas. J’ai préféré rester et signer à Limoges Saint-Antoine en N3.

BR : Et donc au niveau reconversion, tu t’orientes plus vers le coaching ?

JMK : Tout à fait, je suis en train de finaliser mon diplôme. Je suis à la dernière session et j’aurai les résultats en juin donc il faut allumer des cierges et prier ! (rires)
Je ne pourrais pas faire autre chose que du basket. Mon truc, c’est le basket. Je n’ai que des bons retours, les gens ont gardé de bons souvenirs de moi. Ils viennent me voir, me parlent de choses qui se sont passés il y a 15, 20 ans, des choses que j’ai même oublié !

BR : Jean-Marc, si tu devais retenir un coach ?

JMK : Waouh !! Franchement un seul, ce serait dur. Tous m’ont apporté quelque chose. De celui qui m’a fait joué le premier en pro, Michel Veyronnet, à celui qui m’a fait joué en espoir et formé pour jouer en pro Benoist Burguet, celui qui m’a eu au PSG Bozidar Maljkovic, celui qui m’appelé au Havre Éric Girard, les coachs que j’ai eu en Italie, tous m’ont fait progresser. Je peux pas en choisir un. J’ai de l’estime pour chacun d’eux. Ils ont tous mis leur petit pierre à l’édifice (rires).

BR : Et une équipe ?

Jean-Marc Kraidy au dunk pour l'ALM Evreux.

Jean-Marc Kraidy au dunk pour l’ALM Evreux.

JMK : Par contre une équipe, une période je pourrais dire, c’est vraiment Évreux. Parce que c’est là-bas que j’ai commencé, que j’ai fait mes premières armes, que l’on m’a connu, que je me suis éclaté. Tout a commencé à Évreux. C’est là-bas que j’ai eu mon bac, que j’ai eu mon permis. S’il y a bien une équipe, une période qui restera gravé à jamais, c’est bien l’ALM Evreux.

La preuve quand je reviens à Évreux, quand il y a un match par exemple, c’est une standing ovation. On m’a même proposé de faire un coup d’envoi fictif…

BR : Mais j’ai envie de te dire que tu pourrais avoir ta statue devant la salle omnisports tellement tu as marqué ce club ! (rires)

JMK : Oui pourquoi pas ? Je crois que je vais financer ça ! (rires)

BR : Je peux t’assurer que t’es resté dans les mémoires des supporteurs de basket à Évreux, c’est indéniable.

JMK : Ah oui je sais. L’an dernier, je suis allé à Évreux. Je me suis fait arrêter par des gens dans la rue qui m’ont rappelé des souvenirs. Des gamins qui n’étaient même pas nés quand je jouais à Évreux mais qui ont entendu parler de moi par leurs parents, par leurs amis, sont venus me voir. Il y a même un supporteur qui m’a montré un album de coupures de journaux que son père lui avait confié. Évreux c’est au delà de toute comparaison. Au niveau des supporteurs, des dirigeants, de la ville, c’est au delà de tout. Évreux, ce sera vraiment à jamais ! Évreux c’est spécial. J’ai des supporteurs d’Évreux amis sur Facebook, on parle en messagerie privée, ils m’envoient des magazines à signer, des cartes panini à signer que je leur retourne. Ils me montrent des maillots dédicacés qu’ils ont gardé. C’est incroyable ! Non vraiment Évreux c’est spécial.

BR : Et si tu devais retenir un coéquipier ?

JMK : Ce serait trois : Laurent Sciarra qui m’a donné beaucoup de dunks avec ses passes (rires), Joseph Gomis et Thierry Zig que j’ai beaucoup apprécié. Que j’ai réussi à comprendre car beaucoup de gens ont eu du mal avec lui. En le cotoyant j’ai réussi à le comprendre et voir que c’était un gars bien. Mais il y en a beaucoup. Je me suis toujours entendu avec les joueurs même avec les adversaires que je chambrais sur le terrain, ils savaient que c’était juste pour le fun, pas méchant. J’ai jamais eu de problèmes avec quiconque que ce soit avec les joueurs et les arbitres, les journalistes : David Cozette par exemple lui c’est mon pote (rires), un vrai passionné de basket, des gens comme Jacques Monclar… c’est des gens qui comptent vraiment pour moi.

Jean-Marc Kraidy sous le maillot de Limoges Saint-Antoine en Nationale 3.

Jean-Marc Kraidy sous le maillot de Limoges Saint-Antoine en Nationale 3.

Et dans 2 ans, je pense que j’arrêterai, enfin ça dépend de mon corps. Pour le moment mon corps me permet de casser quelques chevilles (rires), de faire des petits scores, des petits cartons (rires) donc ça me va. Quand je n’arriverai plus à faire ça, j’arrêterai, je ne supporterai pas de me faire bouger, de me faire crosser, je ne supporterai pas. Tant que je peux tenir la route et la distance, ça me va.

BR : Merci beaucoup Jean-Marc d’avoir répondu aux questions de Basket Rétro, as-tu quelque chose à ajouter ?

JMK : Oui, mon seul regret c’est de ne pas être aller en NCAA. Quand j’étais à Évreux, j’ai eu des contacts avec plusieurs facs américaines : North Carolina notamment. C’est le seul bémol que je peux mettre à Évreux. Quand j’ai eu mon bac, tout le monde me disait que j’allais partir en NCAA et pourquoi pas intégrer la NBA. J’ai visité plusieurs campus à Arizona State par exemple, ça s’est super bien passé. Je suis allé à l’entraînement des Suns de Phoenix avec Charles Barkley, Michael Finley, je me suis éclaté.

Et quand je suis revenu et qu’Évreux a refusé de me laisser partir à Arizona State ou North Carolina. Quand t’as Vince Carter qui te dit on t’attend pendant que lui il est à North Carolina, et que tu n’y vas pas, t’as un peu les boules.

Les dirigeants d’Évreux m’ont expliqué que j’étais trop important pour le club, j’étais devenu une icône. C’était vraiment à contre cœur qu’ils ne voulaient pas me laisser partir, j’ai compris. C’était la teneur de notre relation, une relation très affective, au delà du simple lien joueur-dirigeant. C’est pour ça qu’il y a eu un blocage. C’est un regret mais je ne leur en tiens pas rigueur parce que finalement Évreux reste dans mon cœur.

Un grand merci à Jean-Marc Kraidy pour sa disponibilité

Montage une Laurent Rullier pour Basket Rétro

Propos recueillis par Julien Hector 

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aime les vieux grimoires surtout quand ils parlent de basket et de l'ALM Evreux Basket !

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