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[Jeux Vidéos] NBA All-Star Challenge ; la Super Nintendo s’offre un All-Star Break

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1992, les jeux vidéos de basket utilisant la licence NBA envahissent les rayons. Les développeurs de chez BEAM SOFTWARE sentant là le bon filon décident de sortir un jeu frappé du sceau de la grande ligue et ils trouvent judicieux d’y ajouter une petite pincée de ALL-STAR GAME. Alors, miracle de la gastronomie vidéo-ludique ou énième jeu micro-ondable sans saveur ? Basket Rétro met les petits plats dans les grands et revient pour vous sur le jeu NBA All-Star Challenge. A table !

ASC1Proposez un jeu qui allie la licence NBA avec le concept du All-Star Weekend, il fallait y penser. Et autant être franc, l’idée de base sur le papier est hyper alléchante. Tout comme la boite du jeu d’ailleurs, qui dévoile les plus grandes et emblématiques stars de l’époque. Ewing, Mullin, Drexler, Wilkins et j’en passe sont réunis pour la postérité dans une explosion de couleurs aussi criardes que fluo. Un concept-art que l’on qualifierait d’osé en 2016, mais un gage de sérieux et de bon gout au début des nineties. Et il va s’en dire que l’addition de tout ces ingrédient a surement convaincu plus d’un gamin à l’époque au moment fatidique de faire un choix parmi les différents jeux disponibles dans les magasins. N’oublions pas que nous sommes en pleine Dream Team Mania (le jeu sort en Décembre 92 aux USA, au début de l’année 1993 sur notre territoire et en Mai de la même année au Japon), et le basket-ball a plus que jamais le vent en poupe. Mais l’expérience à déjà montré par le passé qu’il ne suffisait pas de se reposer sur une licence pour pondre un bon jeu. NBA All-Star Challenge échappera t-il à cette règle ancestrale ? Nous allons essayer de percer le mystère.

Inutile de laisser planer le mystère trop longtemps, ce NBA All-Star Challenge, à la manière d’un premier tour de draft foireux, n’est pas vraiment à la hauteur des espérances placées en lui. Mais ne partez pas tout de suite. On va vous expliquer pourquoi quand même.

POUR 500 BALLES T’AS PLUS RIEN

Tout d’abord, restons impartial vis a vis du jeu de BEAM SOFTWARE, et reprenons notre analyse dans l’ordre logique des choses. Vous venez de claquer 500 Balles pour vous offrir le jeu, parce que l’équation NBA + ALL STAR sur la même boîte, c’est vraiment la classe, et en plus cette boite vend tout simplement du rêve ( si si, Hakeem « The dream »  Olajuwon est dessus..). Alors pourquoi pas après tout ? Jusqu’ici tout va bien. Branchement du paddle, insertion de la cartouche dans votre Super Nintendo (oui, petit détail, on va parler de la version qui tourne sur la 16-bits de Nintendo. Il est a noter que le jeu existe aussi sur Megadrive et sur Game Boy) et en route pour le match des étoiles..

ASCAh bah ouai, mais non en fait ! La route est plutôt courte, et de tip-off il n’y aura point, car pour être clair et concis, il  n’y a pas de match à proprement parler dans NBA All-Star Challenge. Toute la durée de vie du jeu repose sur les mini-challenges que propose le menu de sélection. Vous avez donc le choix entre le concours à 3 points, le « one on one », le concours de lancers-franc et le jeu du Horse (un défi où votre adversaire doit réussir les shoots au même emplacement que vous. Celui qui rate hérite d’une lettre du mot Horse. Une fois que le mot entier est inscrit à l’écran, c’est la défaite). Oui Maryse, tout ça pour la modique somme de 500 francs TTC. Nous voici donc face au problème majeur du jeu de Beam Software ; sa durée de vie calamiteuse. La faute à un concept répétitif. Certes, il existe un tournoi pour  le 1 contre 1, mais ça se limite à affronter 4 adversaires d’affilée. Tout cela est bien léger pour un jeu qui arbore fièrement le terme Challenge dans son titre.

LES ETOILES ÉTAIENT FILANTES

Le pire dans tout ça, c’est qu’on ne peut que regretter ce manque de diversité, car le jeu bénéficie d’une très jolie réalisation pour l’époque. Pour preuves on peut citer les nombreuses images digitalisés de qualité qui illustrent les tableaux de sélection, ou bien encore les reflets des joueurs sur le parquet. Les sprites sont bien détaillés et bénéficient d’une animation dégageant une certaine fluidité pour une console 16-bits. D’ailleurs si on y regarde de plus près, même la licence est plutôt bien exploitée et mise en avant. Les 27 équipes de la saison 91/92 sont disponibles, rangés par division.ASC4 Chacune des franchises est représentée par un joueur qui bénéficie de statistiques en phase avec la réalité. Par exemple Larry Bird est le joueur le plus doué pour le concours de 3 points et Dikembe Mutombo est le joueur le moins bien noté aux lancers-francs. C’est donc plutôt sympathique de découvrir chaque critère particulier de chaque joueur au fur et a mesure que l’on progresse dans le jeu.

Témoignage supplémentaire du soin apporté à l’exploitation de la licence NBA, chacun des joueurs disponibles  est présenté sous la forme d’une carte d’identité qui indique sa taille, son poids, ses stats etc. Des petits détails certes, mais à l’époque ce genre de subtilités n’étaient pas monnaie courante, et les collectionneurs d’Upper Deck ainsi que les fans de statistiques en tout genre aimeront ce styles de clin d’œil. Les règles sont-elles aussi appliquées afin d’insister un peu plus sur l’immersion du joueur et sur l’aspect réaliste du soft. Mais une fois les 27 « All-Star » ( je mets des guillemets car certains joueurs présents dans le jeu n’ont jamais mis les pieds dans une sélection All-Star, je pense notamment à J.R. Reid pour les Hornets ou à Tony Campbell des T-wolves à titre d’exemple) utilisés et testés, l’engouement de la découverte et l’enthousiasme des premières parties retombent et on se dit qu’on a fait le tour du jeu aussi rapidement que les Rockets ont « sweepé » le Magic lors des finales 1995. C’est extrêmement frustrant. Déjà on ne peut que s’émouvoir devant l’absence d’un « Slam Dunk Contest », qui aurait forcément amené une subtilité supplémentaire au gameplay global. Mais on constate également qu’il aurait été simple d’ajouter un match à proprement parler. En reprenant le concept « Est versus Ouest », voir même en ajoutant la possibilité de distinguer 4 équipes en les composant via les divisions. Le fin du fin eut été de construire soi-même sa team All-Star en piochant dans le roster que propose le jeu. Ce concept réapparaîtra dans diverses licences et dans d’autres titres par la suite, mais ce petit plus manque cruellement à NBA All-Star Challenge au moment de sa sortie.

D’ailleurs les magazines spécialisés de l’époque ne s’y trompent pas, et on peut lire la critique suivante dans les colonnes du JOYPAD de Février 1993 :

 » La réalisation technique de NBA All-Star Challenge est excellente. Au niveau du jeu ma réserve sera beaucoup plus grande (..) En effet les jeux en one on one sont très amusants au départ mais deviennent, à la longue, très vite lassants. (..) . Un petit peu dommage, car NBA All-Star Challenge était réellement superbe.  »  

ALL-STAR MAIS PAS MVP

En conclusion, si vous souhaitez jouir au mieux des qualités de ce NBA All-Star Challenge et amortir votre investissement initial, on ne peut donc que vous conseiller d’être né dans une famille nombreuse ou d’avoir des tas de potes fans de la balle orange qui viendront vous affronter en mangeant un petit morceau de marbré papy Brossard. Car oui, c’est bien le mode 2 joueurs qui offre les plus réjouissantes perspectives et le challenge le plus fun et abouti. Autrement, vous êtes condamnés à affronter la console « ad vitam aeternam » au sein des concours proposés. Et vous l’aurez compris désormais, l’ennui ne tardera pas à faire retentir le buzzer de l’horloge, et même pASC2as sur que vous puissiez tenir 24 secondes malgré la possibilité de régler divers aspects de ces concours, comme le nombre de points gagnants par exemple. 1 000 fois dommage que les développeurs de Beam Software nous ai rendu une copie incomplète. L’idée de départ était prometteuse et réjouissante, et on sent bien que les concepteurs avaient à cœur de sortir un produit qui plairait aux fans les plus exigeants grâce à l’ajout de nombreux détails extrêmement pointus (pour l’année 1992 bien entendu, une époque où avoir des joueurs avec une ligne de statistiques dans un jeu vidéo relevait presque du paranormal). Il manque à ce NBA All-Star Challenge le petit supplément d’âme nécessaire pour faire la différence face à la concurrence, qui si on remet les choses dans leurs contextes n’était pas non plus des plus farouches aux débuts des années 90. Mais pour bien faire, à la même période sortira sur la Super Nintendo la sympathique simulation  » Super NBA Basketball  » qui offre un challenge autrement intéressant que le titre chroniqué ici. Une simulation sur laquelle nous reviendrons certainement via Basket Rétro dans un futur proche. En attendant, l’heure était au All-Star Game, et NBA All-Star Challenge était le client idéal pour coller à l’actu’. Et aussi bizarre que cela puisse paraître au regard de la médiatisation de l’événement, il est longtemps resté le seul titre arborant fièrement le match des étoiles en lettres pixelisées sur son écran titre. Pour terminer de vous convaincre j’ajouterais que nous ne sommes plus en 1993, et la cartouche du jeu peut se dégoter pour une misère sur le marché de l’occasion. Ça nous fait donc deux excellentes raisons pour dépoussiérer ce titre en attendant la cuvée 2016 du vrai match des étoiles.

crédits photos : gamefabrique.com/gamefaqs.com

UN PETIT « ONE ON ONE » JORDAN VS EWING EN DEMO

Montage Une : Julien Mc Laughlin

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About Waka Bayashi (94 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

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