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[Dossier] Dans l’ombre des géants – Ils n’ont jamais été MVP !

Dossier

Ils sont tous « Hall of Famer » ou presque, ils ont eu une carrière exceptionnelle, individuelle et/ou collective. Pourtant, ils n’ont jamais remporté un titre de MVP de la saison. Entre être dans l’ombre d’un coéquipier encore plus fort, être né à la mauvaise période ou un bilan pas forcément en adéquation avec les critères conformistes de ce trophée, voici 20 joueurs qui ont marqué l’histoire et qui sont pourtant repartis « fanny ».

PAUL ARIZIN

Paul Arizin - 76ers

Arrière chez les Warriors de Philadelphia et un pionnier en matière de jump-shot, Paul Arizin a évolué en NBA de 1950 à 1965, terminant second du vote MVP en 1956, laissant le trophée à Bob Pettit de Saint Louis. On connaît Arizin de nom, mais très peu ou pas du tout sur son palmarès. Champion NBA en 1956, 10 fois all-star dont le titre de MVP en 1952, 3 fois dans le meilleur 5 NBA, membre des 50 meilleurs joueurs de l’histoire, 2 fois meilleur scoreur de la ligue, mais il y a toujours eu quelqu’un au dessus, plus populaire, plus médiatique, que ce soit Pettit, Russell, Cousy et ensuite Wilt Chamberlain qui était arrivé à Philadelphia en 1960, Arizin n’a malheureusement pas connu le succès qu’il méritait.

DOLPH SCHAYES

Dolph Schayes

Même constat qu’Arizin, une magnifique carrière de 1948 à 1964, 12 fois all-star, un titre NBA, un formidable rebondeur (le meilleur en 1951), rookie de l’année en 1949, le premier IronMan (764 matchs consécutifs), plusieurs records à l’époque (points au total, minutes jouées etc..), joueur et coach pour sa dernière année de carrière puis coach à plein temps, meilleur entraîneur en 1966 et lorsqu’il part, les 76ers remportent le titre… Trop de concurrence pour glaner le trophée de MVP pour le joueur qui a été considéré comme le premier véritable ailier-fort dans l’histoire.

GEORGE MIKAN

George Mikan - Lakers

Quoi??? Comment??? La première superstar du basket professionnel n’a jamais été MVP? Il était le joueur le plus dominateur, il a remporté 5 titres de champion et il s’est retiré en 1956. Date à retenir car au moment où il prend sa retraite, c’est seulement là que la ligue décide de créer le trophée de meilleur joueur de la saison… Vous avez dit injuste?

JOHN HAVLICEK

John Havlicek - Boston Celtics

8 titres NBA, les années glorieuses de Boston. Havlicek était le joueur le plus complet de l’époque, ne laissant rien au hasard. Seulement, il n’a pas eu de stats spectaculaires (comprenez par là, un match de dingue à 60 pts etc…), et pourtant, 8 fois dans le meilleur 5 défensif, 13 fois all-star, une ligne de stats ultra complète (en 1972, il tourne à 27,4 pts, 8,4 rebs et 6,4 asts), mais sa régularité métronomique n’a pas été récompensé. En 1972 justement, c’est la seule fois qu’il a été nommé parmi les 5 meilleurs joueurs au vote de MVP, terminant 4ème…

ELGIN BAYLOR

baylor_350Le poissard ultime. 8 finales NBA jouées, toutes perdues, les Lakers remportent le titre l’année de sa retraite, ancien GM des Clippers lorsqu’ils étaient la risée de la ligue, et en plus, même pas un trophée de MVP. Un scoreur infatigable, un rebondeur de génie (11 fois au dessus des 10 prises en moyenne), athlétique, technique, gros shoot, mais a eu le malheur de jouer à l’époque de Wilt Chamberlain et Bill Russell à leur top niveau…

JERRY WEST

WESTLui aussi était bien parti au panthéon de la malchance. En 1972, il gagne enfin le titre. Lui, Mr Logo NBA, 10 fois dans le meilleur 5 NBA, 14 fois all-star, un phénomène combo/guard bien plus athlétique que n’importe quel joueur blanc de l’époque et rivalisait avec les noirs sans aucun problème. À 4 reprises, il finit second du vote de MVP… Wilt Chamberlain, Willis Reed et encore Jabbar sont passés par là.

RICK BARRY

Rick Barry - Warriors

Entre son caractère spécial et le fait d’avoir joué dans des équipes moyennes (excepté San Francisco), ça l’a hélas desservi. Il n’a jamais été dans le coeur des journalistes, boudé, préférant Kareem Abdul Jabbar et autre Julius Erving. A 4 reprises, il a dépassé la barre des 30 pts de moyenne. Même en remportant le titre en 1975, Barry est un éternel snobé.

ELVIN HAYES

Elvin Hayes - Bullets 1978

Une force de la nature, jamais joué moins de 80 matchs par saison, 10 ans à tourner à 20 points-10 rebonds au minimum, meilleur scoreur de la ligue alors qu’il n’était qu’un rookie et ça, personne ne l’a fait depuis. Efficace mais moins spectaculaire que ses congénères, Hayes a au moins gagné un titre de champion avec Washington en 1978, il est resté dans l’ombre de Jabbar et même de son coéquipier Wes Unseld.

GEORGE GERVIN

George Gervin - Spurs

Avant David Robinson et Tim Duncan, il était le plus grand joueur dans l’histoire des Spurs. Mais contrairement à ses futurs successeurs, il n’a jamais eu l’occasion de glaner ce titre de MVP. 4 fois top scoreur de la ligue, il a terminé second des votes en 1978 et 1979. C’était ses meilleures années, mais à Bill Walton et Moses Malone aussi… Il avait même tenté de faire pencher la balance en sa faveur en 1978 lorsqu’il a marqué 33 pts dans un seul QT dans le dernier match de la saison régulière.

KEVIN McHALE

Kevin McHale - Boston Celtics

Jouer avec Larry Bird a de bons côtés, faire parti de l’élite pendant une décennie, 3 titres NBA. Bird était la star, il était donc l’homme sur qui se focalisait en priorités les équipes adverses, surtout avec ses qualités de passeur d’exception. Le mauvais côté, c’est que les chances de voir le ballon dans un moment décisif sont quasi nulles, médiatiquement parlant, ça compte. Kevin McHale est sans aucun doute l’ailier fort le plus technique dans l’histoire de la NBA, possédant une panoplie de feintes au poste bas inépuisable et inégalée. 7 fois all-star, 6 fois nommé dans une équipe défensive, 6ème homme de luxe pendant des années (jamais consacré…), et même quant il marque 56 pts en 1985, Bird le dépasse quelques jours plus tard avec 60 unités. Toujours dans l’ombre malheureusement, 4ème au vote de MVP en 1987 tout de même.

ISIAH THOMAS

Detroit Pistons vs. Portland Trailblazers

Son meilleur classement? 5ème en 1984! Leader incontesté des Pistons pendant 13 ans, 2 titres de champions, MVP des finales en 1990, détesté par Michael Jordan et beaucoup d’autres, ami proche de Magic Johnson, 12 fois all-star, mais toujours barré par Larry bird et Magic pour le titre de MVP. Le meilleur meneur des années 80 (avec Earvin) s’est donc vu snobé Team USA en 1992 et par les journalistes, pas très amateur du jeu rugueux de Detroit.

JOHN STOCKTON

stockton illustration

Pas spectaculaire, petit, pas de détente, jouer à Utah, jouer avec un monstre statistique comme Karl Malone, jouer pendant la période de domination totale d’un certain Michael Jordan, autant de points pour comprendre pourquoi l’un des meilleurs meneurs de l’histoire n’a jamais gagné ce trophée. Certes, il n’a pas eu de stats flamboyantes au scoring qui est un argument essentiel pour ce titre, mais Steve Nash qui avait grosso modo le même jeu (en plus showman et scoreur) l’a eu 2 fois! Pas la même concurrence, et surtout pas de MJ… Pas grave, meilleur passeur et meilleur intercepteur de l’histoire, double champion olympique, 11 fois nommé dans les all NBA team, 10 fois all-star dont co MVP en 1993 avec son coéquipier Malone, une légende sans couronne battu par cet insolent de Chicago, 2 fois en finale NBA…

CLYDE DREXLER

Drexler finger roll layup

Sa meilleure saison? 1992 finissant second des votes (25 pts – 6,6 rebs – 6,7 asts), Portland en finale et le point commun dans tout ça? Jordan l’a battu à chaque fois (80 voix contre 12). Les blessures ont fini par le rattraper et la chance qu’en février 1995, il se voit tradé à Houston pour rejoindre son ancien compère Hakeem Olajuwon et chercher son seul titre de champion quelques mois après dans un run historique en playoffs, une bonne façon de compenser.

DOMINIQUE WILKINS

Dominique Wilkins (c) Andrew D. BernsteinNBAEUne très belle carrière de soliste, jamais été au delà d’une demi-finale de conférence, double champion du slam dunk contest (et volé 2 fois en prime), on se souvient davantage de Wilkins pour ses dunks ravageurs, le windmill était sa spécialité, une ou deux mains. Scoreur insatiable, des duels légendaires avec Michael Jordan pour le fun, beaucoup plus sérieux avec Larry Bird, Boston s’en sortant à chaque fois gagnant (1986-1988). Son face à face contre la légende des Celtics au Game 7 de 1988 est un grand classique. En 1986, il tourne à 30,3 pts, 7,9 rebs et porte Atlanta sur ses épaules, un bilan de 50 victoires n’est pas suffisant pour obtenir son trophée de MVP car un bonhomme était juste intouchable et injouable cette année-là, le 33 de Boston (3ème trophée de MVP consécutif, champion NBA).

PATRICK EWING

Patrick Ewing - New York Knicks

2ème en 1990 et 1991, problème, son équipe ne termine que 5ème et 8ème de la conférence Est. En 1993, les Knicks ont le meilleur bilan à l’est (comme cette saison mais dans le sens inverse), Ewing est fabuleux mais… Barkley cartonne à Phoenix, Olajuwon est sublime à Houston, Michael reste Michael. Entre 1990 et 1998, c’est 20 pts et 10 rebonds au service minimum, soit 9 saisons consécutives pour le grand Pat. Pas de titre de MVP, pas de titre NBA, heureusement qu’il avait gagné le championnat universitaire et la médaille d’or à Barcelone, sinon c’était la loose…

SCOTTIE PIPPEN

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L’exemple type d’une star dans l’ombre du roi. Il a beau faire parti des 50 meilleurs joueurs de l’histoire, une révolution dans le terme all-around-player, un point forward génial, du début jusqu’à la fin de sa carrière, Pippen = lieutenant de Jordan. Scottie était pourtant un joueur monstrueux qui a pris toute son ampleur à la saison 90-91, l’année du premier titre de Chicago. Pourtant il a eu l’occasion et il l’a saisi lorsque MJ a pris sa retraite en 1993. La saison suivante, 55 victoires pour Chicago, soit 2 de moins que la saison précédente avec His Airness, MVP du all star game, un niveau de jeu hallucinant, playoffs y compris, et même sans Michael, c’est Hakeem Olajuwon et David Robinson qui truste les premières places. Dommage, ceci dit, 6 titres de champion, MVP officieux des Finals 1997, et sans aucun doute le meilleur défenseur à son poste qu’on ai jamais vu.

GARY PAYTON

GaryPayton

L’homme qui a bien « emmerdé » Michael Jordan en finale 1996, c’est lui. Le meilleur meneur défenseur de l’histoire, The Glove. Entre 1994 et 2003, c’est du 20 points – 8 passes en moyenne. Si les débuts ont été très difficiles, la révélation a commencé lors des playoffs 1992 avec son compère Shawn Kemp. Par la suite après le départ du Reign Man, Payton explose ses stats et joue le meilleur basket de sa carrière, hélas dans une franchise sur le déclin où il ne passe plus un tour de playoffs, voir même pas une qualification. En 1998, il termine 3ème du vote derrière Jordan et Malone.

JASON KIDD

Illustration Nash Kidd

Souvent candidat, mais excepté 2002, jamais dans les premiers. Il a banalisé le triple-double, faisant briller les partenaires avant tout, à Phoenix, il n’avait pas l’équipe, une demi-finale au mieux en 2000, profitant de l’absence de Tim Duncan au premier tour. Son transfert contre Stephon Marbury en 2001 a été un déclic. Il se retrouvait ainsi dans une conférence faible avec un effectif enfin épargné par les blessures pour amener les Nets au sommet, 2 finales consécutives. 2002 était l’année de sa consécration, il termine second de peu derrière Duncan. Un peu injuste, mais encore une fois, Steve Nash reste l’exception parmi les derniers MVP de ces 20 dernières années à avoir chopé le trophée sans cartonner au scoring. Sans compter que les marais de New Jersey, c’est peu sexy et recommandable.

CHRIS PAUL

Chris Paul Hornets 2008

Avec Lebron James et Kevin Durant, la possibilité de voir CP3 avec le titre de MVP semble désormais improbable et ses chances derrière lui. En 2006, Kobe Bryant avait réalisé une saison historique, mais le bilan des Lakers n’était pas fameux (encore que 7ème avec un effectif de pro B, mini exploit) et pour beaucoup d’observateurs, le titre de MVP en 2008 pour Kobe, c’est plus une récompense pour l’ensemble de son oeuvre et non de sa saison (excellente, mais pas sa meilleure). 2008, c’est surtout l’année de Chris Paul qui a été démentiel. 21.1 pts + 11,6 asts + 2,7 stls et en playoffs, les chiffres sont du même acabit que l’année précédente, plus scoreur et meilleur pourcentage à clé. 56 victoires contre 39 en 2007, 2ème à l’ouest, champion de la division southwest devant les Spurs, Rockets, Mavericks. Dallas et Jason Kidd au premier tour? Humiliés. San Antonio a du cravacher en étant mené 3-2 et remporter le G7 à la Nouvelle Orléans, fin d’un duel de titans CP3/TP.

DWYANE WADE

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Sans ses problèmes récurrents de blessure depuis 2007, il aurait peut-être eu ce trophée dans les mains. En 2009, c’était juste le meilleur arrière de la ligue avec Kobe, Juste comme ça, il joue quasiment l’intégralité de la saison 2008-2009 (79 matchs), meilleur scoreur de la ligue avec 30,2 pts en plus de ses 7,5 asts, 2,2 stls… 2 problèmes majeurs se posent, Miami n’est plus qu’une équipe moyenne et termine 5ème, éliminés par Atlanta, et un certain Lebron James détruit tout sur son passage avec le meilleur bilan de la ligue avec Cleveland, pourtant pas spécialement mieux entouré. Tant pis!

CONCLUSION

Maintenant qui d’autre peut faire parti de ces immenses joueurs qui n’ont jamais obtenu cette récompense ultime en terme individuel? Carmelo Anthony? Tracy McGrady? Le premier n’a pas la carrure, juste le potentiel, le second n’a pas été épargné par les pépins physiques et reste un éternel loser. Quitte à peut-être choquer, pourquoi ne pas mentionner Tony Parker? Il faut pourtant reconnaître qu’il a fait parti de l’élite à la mène de 2007 à 2014, Barkley l’avait même nommé MVP il y a 2-3 ans. Dans un collectif aussi huilé où les individualités ne brillent pas avec des stats folles, il lui était pourtant impossible de réaliser un tel exploit, sans compter que le monstre Lebron est dans toutes les pensées. On peut remonter davantage dans le temps comme Nate Thurmond, Walt Frazier ou encore Robert Parish.

D’autre part, comparons les titres de MVP. L’obtenir dans les années 80 était difficile, Larry Bird et Magic Johnson étaient intouchables. Sans vouloir dénigrer Lebron, regardez juste la concurrence qu’il a eu pour ses 4 titres et vérifier avec Michael jordan. Sans le bon vouloir des journalistes pour faire un peu de changement, Charles Barkley et Karl Malone n’auraient pas eu non plus ce titre, le meilleur joueur du monde entre 1988 et 1998 n’a jamais été un autre que le numéro 23 des Bulls. Voyez par vous-même les joueurs qui ont marqué l’histoire de la balle orange et les époques, combien de joueurs récents avons-nous? Combien Jordan en a t-il privé à lui seul? Pour finir, voici le tableau récapitulatif de tous les joueurs ayant remporter ce titre aussi prestigieux. Gageons que Stephen Curry rentre dans le cercle privé de ceux qui en ont gagné plusieurs.

12 joueurs ont remporté le titre de MVP au moins 2 fois en 58 ans d’existence!

  • Kareem Abdul Jabbar: 6
  • Bill Russell: 5
  • Michael Jordan: 5
  • Wilt Chamberlain: 4
  • Lebron James: 4
  • Magic Johnson: 3
  • Larry Bird: 3
  • Moses Malone: 3
  • Steve Nash: 2
  • Tim Duncan: 2
  • Karl Malone: 2
  • Bob Pettit: 2

Ceux qui l’ont gagné une fois, soit 18 joueurs

  • Willis Reed
  • Kevin Durant
  • Allen Iverson
  • Kobe Bryant
  • Dirk Nowitzki
  • Shaquille O’Neal
  • Julius Erving
  • Wes Unseld
  • Bill Walton
  • Bob Cousy
  • Oscar Robertson
  • Dave Cowens
  • Bob McAdoo
  • Hakeem Olajuwon
  • David Robinson
  • Kevin Garnett
  • Derrick Rose
  • Stephen Curry
  • Charles Barkley

MIX TOP 10 NBA PLAYERS WITHOUT AN MVP AWARD

Crédits photo : NBA/Doug Sibor

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About Anthony "Pred" Saliou (442 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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