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[Euroleague] Alex Acker, le maillon fort d’Olympiakos (2006-2007)

Euroleague

Alex Acker - Olympiakos (c) AFP

Éprouvant des difficultés à s’imposer en NBA, Alex Acker a poursuivi sa carrière en Europe. Il connaît sa première expérience hors des Etats-Unis en signant à Olympiakos en 2006-2007. Il deviendra l’atout majeur du club grec qui est allé jusqu’en quart de finale de l’Euroligue.

Il a fêté ses 33 ans le 21 janvier dernier. Les supporters du Mans et de l’Asvel le connaissent pour l’avoir vu joué à Antares et l’Astroballe. Après avoir intégré la fac de Pepperdine pendant 4 ans (2001-2005), Alex Acker est drafté en 2005 en 60ème position par les Pistons de Detroit. L’arrière d’1m96 a peiné pour s’imposer dans la franchise du Michigan. Il est envoyé un mois en NBDL au Patriots de Fayetteville avant de revenir à Détroit. Cette toute première expérience en NBA est un échec. Acker, rebondit à Olympiakos, quintuple champion de Grèce de suite (93, 94, 95,96 et 97) où il signe en août 2006 à 23 ans. On imagine que le natif de Compton en Californie avait « Acker » de se rattraper et d’oublier ses premiers pas en NBA.

En enfilant le maillot d’Olympiakos, Acker montra toutes ses vertus en Euroligue au côté de Baby Shaq, Sofoklis Schortsanitis et de son nouveau coach Pini Gershon, connu pour entraîner le Maccabi Tel-Aviv. Il se frotte alors aux meilleurs joueurs européens et étrangers qui évoluent dans ce continent. Au premier tour de cette prestigieuse compétition, le club grec est intégré au Groupe A avec Vitoria, Istanbul, Bologne, Sopot, Dynamo Moscou, Le Mans et Cologne. Les 24 équipes qualifiées en Euroligue sont réparties en 3 groupes de 8. Les 5 premiers et le meilleur sixième se qualifient pour le Top 16 (4 nouveaux groupes de 4 seront constitués).

SA PREMIÈRE PARTICIPATION A L’EUROLIGUE

Alex Acker - Olympiakos (c) Euroleague.net

Alex Acker – Olympiakos (c) Euroleague.net

Pour son premier match de l’Euroligue en carrière, Acker ne se rate pas et conclut avec un double-double face au Vitoria de Luis Scola et Pablo Prigioni. L’Américain signe 25 points (8/12 aux tirs et 9/11 aux lancers-francs) et 13 rebonds, 3 interceptions, 34 d’éval en 36 minutes. Victoire large d’Olympiakos 97-78 le 25 octobre 2006.(voir vidéo en fin d’article). Sur les 14 matchs disputés dans cette première phase de poules, Acker a délivré plusieurs bonnes prestations dont :

  • 14 points (6/12 aux tirs dont 2/3 à 3-points), 7 rebonds et 9 passes face à Sopot le 9 novembre 2006, victoire 97-74.
  • 21 points (7/11 aux tirs et 7/7 aux lancers-francs), 7 rebonds, 2 passes et 4 interceptions, 28 d’éval face au Mans (Nicolas Batum, Eric Campbell) le 16 novembre 2006. Victoire 88-81.
  • 18 points (9/17 aux tirs), 10 rebonds (second double-double) face à Efes Pilsen Istanbul le 22 novembre 2006. Victoire 95-77.
  • 16 points (5/7 aux tirs et 6/6 aux lancers-francs), 3 rebonds et 4 interceptions face à Cologne le 6 décembre 2006. Victoire 88-81
  • 20 points (7/12 aux tirs dont 1/2 à 3-points et 5/6 aux lancers-francs), 9 rebonds et 4 passes face à Cologne le 13 décembre 2006. Défaite 89-74
  • 18 points (8/15 aux tirs dont 1/2 à 3-points et 1/1 aux lancers-francs), 5 rebonds, 3 passes et 4 interceptions face à Bologne le 20 décembre 2006. Victoire 94-67
  • 13 points (3/7 aux tirs 7/7 aux lancers-francs), 7 rebonds, 3 passes face à Sopot le 4 janvier 2007. Victoire 73-64
  • 17 points (8/15 aux tirs dont 1/2 à 3-points et 1/1 aux lancers-francs), 6 rebonds, 3 passes et 2 interceptions face à Dynamo Moscou le 25 janvier 2007. Défaite 84-69

Avec 10 victoires et 4 défaites, Olympiakos a fini troisième de la poule. Acker affiche de bonnes stats : 15 points, 6,5 rebonds, 2,7 passes et 2 interceptions. Le public du Pirée a alors découvert cet arrière américain qui apporté a coup sur une aide précieuse dans les rangs du club grec.

Le club grec se retrouve ensuite dans le Groupe E en Top 16 avec le CSKA Moscou, le Partizan et la Joventud Badalone. Bon manieur de ballons, excellent passeur, joueur calme, Acker trouve toujours son rythme de croisière dans cette nouvelle phase :

  • 14 points (4/7 aux tirs dont 2/2 à 3-points et 2/2 aux lancers-francs), 4 rebonds, 3 passes face au Partizan le 14 février 2007. Victoire 92-84
  • 25 points (7/14 aux tirs dont 2/4 à 3-points et 9/10 aux lancers-francs), 6 rebonds, face au Partizan le 25 janvier 2007. Victoire 79-75
  • 12 points (5/12 aux tirs et 2/2 aux lancers-francs), 7 rebonds, 3 passes et 5 interceptions face à Badalone le 25 mars 2007. Victoire 81-65

Olympiakos se qualifie pour les quarts de finale grâce à 3 victoires en six matchs. Il affronte Vitoria. Dans ce Top 16, Acker signe des moyennes de 13,2 points, 4,3 rebonds et 1,7 passe.

INSUFFISANT POUR ALLER EN DEMI

Alex Acker - Olympiakos 2 (c) Euroleague.net

Alex Acker – Olympiakos 2 (c) Euroleague.net

En quart de finale aller, le club grec s’incline lourdement 84-59 face à celui espagnol. Acker n’a cette fois-ci pas réussi à trop peser dans cette première manche. Pour rester en vie, le club du Pirée se devait d’égaliser à 1-1 lors du deuxième match. Malgré un bon Acker au retour (19 points à 7/13 aux tirs et 4/5 aux lancers-francs, 3 rebonds, 4 passes et 3 interceptions), Olympiakos perd à nouveau en faisant cependant un meilleur match 95-89 le 5 avril 2007. Fin de parcours dans cette Euroligue. En 22 matchs disputés en Euroligue, les stats globales d’Acker sont de 14,3 points, 5,6 rebonds, 2,4 passes et 1,6 interception en 32,6 minutes. Il est ainsi le meilleur scoreur, passeur et intercepteur d’Olympiakos. Puis second meilleur rebondeur. Très bonne pioche pour Olympiakos.

La saison suivante en 2007-2008, Acker quitte la Grèce pour rejoindre le championnat espagnol et le FC Barcelone en remplacement de Juan Carlos Navarro, parti au Memphis Grizzlies. Il évoluera par la suite en Italie (Milan : 2009-2010) en Pologne (2012 : Gdynia), et dans le championnat de France (Le Mans : 2010-2012 ; Boulazac, Asvel  2012 -2013 ; 2014-2015 : Limoges). Entre ses différentes excursions en Europe, il a essayé de revenir en NBA (Pistons et Clippers en 2008 et 2009) mais sans le succès escompté. Acker n’est pas le seul joueur américain, formé en NCAA et drafté en NBA, à avoir raté son passage dans la Grande Ligue mais montré de quoi il était capable en Europe.

 Le premier match d’Euroligue d’Alex Acker 

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About Richard Sengmany (365 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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