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ITW Delaney Rudd : « C’est mon amour pour la France qui a fait que je ne suis pas retourné en NBA »

Interview

De tous les joueurs U.S. passés par la Ligue Nationale de Basket durant les 28 dernières années, Delaney Rudd est probablement celui qui a le plus bonifié son équipe et transcendé ses coéquipiers. Au bord du gouffre en 1993, l’ASVEL fait le pari de confier les clés du club à un meneur d’1m88, qui sort d’une intervention chirurgicale. Rudd fera revenir l’ASVEL sur le devant de la scène, pour le meilleur et pour le pire.

Après vous avoir proposé le portrait du meneur Américain, BasketRétro a contacté Delaney Rudd, chez lui, en Caroline du Nord.

BasketRetro : Delaney, plus de 15 ans après t’être retiré des terrains de basket comme joueur, que deviens-tu ?

Delaney Rudd : Et bien aujourd’hui, je dirige une académie de basket en Caroline du Nord : la Forest Trail Academy.

BR : Durant ta carrière, quel coach t’as apporté le plus ?

DR : Greg Beugnot a été génial avec moi. On s’est poussé l’un l’autre, jour après jour, et c’est ce qui a fait de moi un joueur meilleur. A l’université, Ernie Nestor (son coach à Wake Forest, NDLR) était le meilleur !

Delaney Rudd - Marc Lefebvre - Brian Howard © Philippe Juste, Le Progrès

Delaney Rudd – Marc Lefebvre – Brian Howard © Philippe Juste, Le Progrès

BR : As-tu des regrets concernant ta courte carrière NBA ?

DR : Non. J’y ai fait quatre saisons géniales. A vrai dire, c’est mon amour pour la France qui a fait que je n’y suis pas retourné.

BR : Quels souvenirs gardes-tu de ce passage en NBA ?

DR : Rien que revêtir ce maillot « NBA » et réussir de gros shoots a été comme un rêve pour moi…

BR : Quels souvenirs gardes-tu de tes 6 fabuleuses années en France ?

DR : (enthousiaste) Je me souviens de chaque jour, de tout, de tout le monde !!! J’ai adoré mon expérience là-bas. Ça c’est la vie !!!

BR : Avec quel coéquipier préférais-tu partager la balle ?

DR : J’ai adoré tous mes coéquipiers… et j’ai essayé de m’assurer qu’ils touchaient bien tous la gonfle. J’ai toujours voulu qu’ils soient tous heureux, sur et en dehors du parquet.

Delaney et sa fille Lucky © Courtesy of Delaney via ESPN

Delaney et sa fille Lucky © Courtesy of Delaney via ESPN

BR : Quel adversaire t’as posé le plus de problème ?

DR : (catégorique) Limoges ! Ils étaient si bons et détestés…

BR : Si tu devais refaire quelque-chose différemment au cours de ta carrière ?

DR : … Je serais bien resté à Lyon. Pour toujours.

BR : En France, on garde la terrible image de tes larmes, ce soir de juin 1999. Alors ? Ce championnat que tu aurais du remporter ?!

DR : (pensif) Oui… C’est toujours douloureux… Je l’ai tellement voulu pour nous tous…

BR : Tu sais que, plus de 15 ans après que tu aies quitté la Pro A, nous attendons toujours le retour d’un joueur aussi dominant et charismatique que toi ? Tu n’aurais pas quelques prospects à nous envoyer ?

DR : (rires) Si ! J’ai une fille qui joue à l’université de North-Carolina State. Lucky Rudd ! Jersey numéro 4 ! J’espère qu’un jour, elle aura la chance de pouvoir jouer en France ! C’est ce que j’aimerai bien. Elle porterait mon nom et mon numéro… #4… Alain / Delaney / Lucky… Ça sonnerait bien, non ?!

Un grand merci à Delaney pour avoir pris le temps de nous donner de ses nouvelles

Propos recueillis par Sandy Rond’1

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