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[Jeux Vidéos] Shut Up and Jam ! : « Sir » Charles vient l’ouvrir sur Super Nintendo

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Shut Up and Jam ! Forcément avec un titre pareil, il n’est pas étonnant de retrouver cette grande gueule de Charles Barkley au générique de ce jeu de l’éditeur Accolade sorti en 1994. L’emblématique ailier fort de la Dream Team sera choisi comme ambassadeur pour porter haut les couleurs de ce soft. Est-ce que « Sir » Charles aura les épaules assez solides pour emmener le jeu vers les hautes sphères des simulations de basket ? Réponse immédiate.

Au milieu des années 90, quand on parle de jeu de basket, tout les regards se tournent vers le mythique NBA JAM. Le jeu de Midway et d’Acclaim sorti sur borne d’arcade en 1993 avait mis tout le monde d’accord. Accolade va tenter de marcher dans les traces de son illustre prédécesseur avec Barkley Shut Up and Jam ! . Et on préfère vous prévenir tout de suite, hormis quelques points communs entre les deux projets, l’élève ne rattrapera pas le maître.

SIMPLICITÉ = EFFICACITÉ ?

BAR1Là ou les deux jeux se ressemblent c’est dans leur approche ludique du basket. Barkley Shut Up and Jam ! , comme NBA JAM prend le parti de s’éloigner de la réalité et de la simulation pure et dure pour offrir beaucoup de libertés au joueur. Les matchs se jouent en deux contre deux (encore un point commun avec NBA JAM), mais là ou Barkley Shut Up and Jam ! se démarque de son concurrent, c’est que nous sommes en présence ici d’un jeu de streetball. Alors qui dit streetball, dit playground. De ce côté là, le jeu d’Accolade offre diverses aires de jeu véritablement variées. Vous traversez les USA pour affronter les meilleurs binômes du pays. De Miami où vous jouerez en bord de mer à Seattle où vous aurez le plaisir de jouer sur le toit d’un immeuble, vous allez voir du pays. Le système de jeu est ultra-simpliste, et il offre ainsi une prise en main rapide.

Vous choisissez votre duo parmi une liste de joueurs extrêmement typé années 90. Normal pour un jeu de 1994 me direz vous. Chaque perso’ est affublé d’un look différent. Entre le punk, le chicanos ou le gangsta, vous aurez l’embarras du choix puisque seize stars des playgrounds s’offrent à vous. Parmi tout ces bad boys en puissance, on retrouve bien entendu Charles Barkley. Une fois votre duo composé, vous choisissez votre capitaine, et c’est parti pour le show. On vous le disait plus haut, le jeu offre une prise en main très instinctive. Seuls deux boutons sont nécessaires pour diriger vos joueurs ; un pour tirer, un pour passer. Easy ! En défense la donne est la même.

DUNK FOIREUX ET CRISE DE NERFS

BAR3Alors, est ce qu’il suffit de bénéficier d’un gameplay intuitif pour forcément s’amuser ? La réponse est non. Tout d’abord le premier soucis provient du fait que les actions se font souvent au hasard. C’est l’intelligence artificielle du programme qui décide de l’action que vous allez effectuer en fonction de l’endroit ou votre joueur est placé. A manipulation identique, action différente. Ce système que l’on qualifiera de bancal (pour ne pas être vulgaire) est beaucoup trop aléatoire et vite agaçant.

Il arrive même par exemple que notre joueur rate un dunk seul sous le panier sans aucune explication valable. La première fois on en rigole, au bout d’un moment ça en devient terriblement frustrant. Ceci dit, après ça vous êtes tellement énervé que votre défense devient hyper agressive et vos adversaires n’ont pas fini de se retrouver la face contre le bitume. Il faut bien passer ses nerfs quelque part, et puisqu’on fait du streetball, autant en profiter pour balancer quelques coups et abuser de l’absence de l’autorité arbitrale.

T’ES MÊME PAS BEAU D’ABORD !

La réalisation du jeu ne sauvera pas non plus ce Barkley Shut Up and Jam ! de la débandade. Déjà sorti l’année précédente sur la Sega Megadrive, la conversion Super Nintendo que nous passons ici au crible aurait pu bénéficier de quelques retouches graphiques et artistiques. Mais les employés d’Accolade n’ont pas trouvé judicieux de retravailler ces détails, faisant fi des capacités supérieures de la console de Nintendo sur sa consœur de chez Sega. Dommage. C’est ainsi que l’on se retrouve face à des graphismes granuleux et des couleurs ternes et peu variées. La musique qui oscille entre hip-hop et funk, quoique bien réalisée, ne suffit pas à redresser la barre. Les thèmes sont répétitives et ils couvrent constamment les bruitages du jeu, qui de toute façon ne sont pas à la hauteur non plus.

RENDEZ NOUS NBA JAM !

BAR2MVP en 1993, Charles Barkley et la team Accolade sont cette fois accusés de « tanking » caractérisé. Les têtes pensantes de l’éditeur se sont surement persuadées qu’avoir un poids lourd comme Barkley au générique suffirait à mettre leur jeu sur le devant de la scène. Erreur monumentale ! On peut éventuellement trouver du plaisir lors des premières parties de  » Shut Up and Jam « . Le temps de découvrir les différents smashs que l’on peut réaliser et d’explorer tout les playgrounds disponibles. Mais c’est loin d’être suffisant pour exister, surtout quand la concurrence s’appelle NBA JAM.

Pourtant en Juin 1995 une suite verra le jour. Heureusement, nous serons cette fois épargné, le jeu n’étant distribué qu’aux USA. En 2008 la licence refait surface en téléchargement. Le jeu s’intitule alors « Barkley Shut Up and Jam : Gaiden » et se déroule à la manière d’un RPG (ndlr : Role Playing Game, à l’instar par exemple de Final Fantasy). On dirige alors Charles Barkley dans une espèce de séquelle du scénario du film SPACE JAM. N’ayant pas eu l’opportunité de tester ce jeu, nous nous abstiendrons d’émettre un avis. Par contre concernant le jeu original, vous l’aurez compris, nous serons sans pitié. « Sir » Charles s’est fichu dans une jolie mouise avec cette licence, et en plus de ça, son contrat avec Accolade l’éjectera du roster de NBA JAM (dans les versions consoles sorties après la signature de ce contrat d’exlusivité) et de sa suite NBA JAM TOURNAMENT EDITION. Finalement la carrière de Charles Barkley dans le monde du jeu vidéo ressemble un peu à sa carrière NBA ; au mauvais moment au mauvais endroit pour finir sans titre. Allez Charles, c’est pas grave, on t’aime quand même. Surtout quand tu dis pas trop de conneries. Alors une bonne fois pour toute : Shut Up and Jam !

DÉMO DU JEU

SPOT TV AMÉRICAIN

Crédits photos : Gamefaqs/Just-gamers.fr

Montage Une : Laurent Rullier

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About Waka Bayashi (94 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

2 Comments on [Jeux Vidéos] Shut Up and Jam ! : « Sir » Charles vient l’ouvrir sur Super Nintendo

  1. Et je viens de voir qu’un studio indépendant avait réalisé, il y a quelques temps, ce jeu en mode RPG et qu’une suite est en préparation! http://www.talesofgames.com/related_game/barkley-shut-up-jam-gaiden/

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  2. Yes, c’est précisé dans l’article ^^

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