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ITW Mary Patrux – Part 2 : « Sur mon bureau, il y a du Stephen Curry »

Interview

Basket Rétro vous fait découvrir aujourd’hui la seconde partie de notre entretien avec Mary Patrux accordé le 7 mai dernier dans les locaux de Bein Sports. Stephen Curry, NBA Extra, ses collègues à BeIn, l’Equipe de France, voici les sujets que nous avons abordés avec l’ancienne joueuse de Franconville et la journaliste. A vos clics et souris.

Mary Patrux (c) Panoramic

Mary Patrux (c) Panoramic

Basket Retro : Votre nom est associé à celui de Stephen Curry.

Mary Patrux : Ouai très bien (sourire).

BR : On se demande pourquoi (sourire). Beaucoup sont fans de Michael Jordan, de Lebron James mais vous vous ne cachez pas votre adoration pour Stephen Curry. Comment on en devient fan ?

MP : En regardant jouer ce joueur tout simplement.

BR : C’est un joueur que vous avez suivi depuis qu’il était à la fac ?

MP : Non je le suis pas depuis longtemps. Moi j’adore ce genre de joueur, la manière dont il arrive à mettre ses trois-points alors qu’il a trois joueurs sur lui, est en déséquilibre. Il a un des plus beaux tirs de la ligue voire si ce n’est pas le plus beau même.

BR : Stephen Curry a donc été élu MVP. C’est logique qu’il ait reçu cette distinction ?

MP : Impossible que ce soit quelqu’un d’autre. Même si on peut féliciter l’énorme travail de James Harden à Houston évidemment. Même Jacques Monclar disait que c’était une bête de foire. Il dit que Curry est un artiste.

BR : Vous êtes donc supportrice de Stephen Curry. Est-ce au point d’avoir des maillots de lui, des posters collés au mur ?

MP : Vous n’avez pas vu mon bureau ?

BR : Non je ne l’ai pas vu. Il est décoré aux couleurs de Golden State ?

MP : Oui oui. Sur mon bureau, il y a une énorme photo de Stephen Curry. Vous savez en NBA, il y a dans les gradins les têtes géantes des joueurs, des big heads. J’ai ça. J’ai deux maillots. J’ai le stylo. Les gars qui voyagent me ramènent un petit trophée. Sur mon bureau, en effet, il y a que du Stephen Curry.  

Le bureau de Mary Patrux avec le notamment le "big head" Stephen Curry

Le bureau de Mary Patrux avec notamment le « big head » Stephen Curry

BR : Parlons de l’actualité NBA, voyez-vous les Warriors atteindre les Finales NBA ?

MP : Oui tranquille.

BR : Contre qui ?

MP : Je suis partagé. J’adore Chicago. Mais j’ai un amour secret pour Lebron James.

BR : Ah oui, on apprend quelque chose avec vous. (sourire)

MP : Oui j’aime bien Lebron. C’est quand même un joueur extraordinaire.

BR : Donc une finale Golden State-Cleveland ?

MP : Ouai ça me dit bien.

BR : Qui serait champion NBA entre les deux ?

MP : Golden State. Faut pas déconner (rires).

BR : En 7 matchs alors ?

MP : Oui voilà pour que ce soit parfait.

BR : Et à quand une interview avec Stephen Curry ?

MP : Je sais pas. C’est mon défi de l’année prochaine. Mais c’est tellement compliqué.

BR : Préparez donc un billet pour San Francisco l’année prochaine.

MP : Ouai en plus, c’est une belle région. C’est un bel endroit.

BR : Vous avez parlé de Stephen Curry et de Lebron James. Y a-t-il d’autres joueurs NBA qui vous ont particulièrement touché sur les 5 dernières années en NBA ?

MP : (Elle réfléchit et me montre une photo de son bureau décoré aux couleurs de Golden State issue de son smartphone) Des joueurs qui m’ont marqué ? J’ai trouvé Boris Diaw très bon pendant les playoffs. J’adore Kevin Durant avec son côté « All Around » (polyvalent). J’adore Nicolas Batum même si je trouve qu’il est mal exploité à Portland. Tim Duncan aussi. La technique de ces joueurs-là est incroyable. J’aime bien Dédé Jordan aussi même s’il est nul aux lancers-francs. C’est son côte showtime.

MP : En dehors de la NBA, y a t-il des équipes en France que vous aimez bien que ça soit par le passé ou actuellement chez les filles comme chez les garçons ?

BR : J’ai grandi avec Bourges. J’ai été quand même touché par Ann Wauters qui est inusable. J’ai trouvé ça génial ce qu’elle a fait cette année. Je suis très impressionné par le travail de Vincent Collet à Strasbourg et par le coach lui-même.

BR : Pour revenir sur votre travail, peut-on s’attendre à une implication plus importante dans NBA Extra en faisant plus de terrains et un petit peu moins de présence en plateau ? Avez-vous envie d’effectuer des déplacements, des reportages ?

MP : C’est mon métier à la base de présenter l’émission. C’est une quotidienne. C’est compliqué. Pour l’instant, je pense qu’on est tous à la bonne place, toutes les personnes qui travaillent dans le service. Moi je suis très heureuse dans ce que je fais aujourd’hui. Si ça peut s’accompagner comme cette année un peu avec des événements omnisports à couvrir. Mais je suis très heureuse.

BR : C’est la saison 3 de NBA Extra. Rémi me disait en début de saison que la NBA est ravie du traitement en France avec votre émission quotidienne et que ce que vous faites avec votre équipe devrait inspirer les autres pays. Avez vous eu le même ressenti, le fait que la NBA mette en avant la France ?

MP : C’est le traitement de la NBA sur BeIn Sports qui est très appréciée. Ce qui est fait sur cette chaîne n’est fait nulle part ailleurs chez les autres détenteurs de droits. Le fait qu’il y ait une quotidienne joue beaucoup. Puis on diffuse je ne sais plus combien de matchs dans la semaine et dans l’année. Il y a des plateaux le dimanche maintenant. Cette case commence à évoluer. La NBA n’est plus une niche comme on appelle ça en télé. La NBA a véritablement sa place sur BeIn. Je pense que c’est ça qui plaît bien aux Américains.

BR : J’en parlais avec Xavier Vaution il y a deux semaines. Dans NBA Extra, on relève le côté sérieux mais il y a aussi ce coté divertissant comme sur le Sunday Night Live et les commentaires de matchs. C’est important de montrer ce coté à la fois sérieux et décontracté entre collègues à l’antenne ?

MP : On parle de sport. Je pense qu’il y a d’autres sujets qui peuvent être traités avec sérieux. Je sais qu’il y a des stakhanovistes de la NBA qui aiment qu’on soit sérieux. Quand je parlais d’authenticité et de naturel, ça serait pas à nous de ne pas rigoler. Un, on parle de sport, on a la chance de parler NBA tous les jours. Faut quand même pas oublier que c’est sympa, c’est détente. On parle pas de Cac 40 ou de guerres. Nos personnalités sont ainsi. On joue pas un rôle en se marrant. Si vous venez à la réunion de ce matin, c’est comme ça. Joffrey Lauvergne qui a déjeuné avec nous à midi, je pense qu’il s’est bien marré. On s’est bien marré. On est tel qu’on est à l’antenne.

Mary Patrux - Xavier Vaution - Eric Micoud - Chris Singleton - Rémi Reverchon (c) Panoramic

Mary Patrux – Xavier Vaution – Eric Micoud – Chris Singleton – Rémi Reverchon (c) Panoramic

BR : Xavier Vaution m’a parlé de vous quand je l’ai interviewé. Il m’a dit que vous étiez quelqu’un de très perfectionniste, de carré pour faire le conducteur de l’émission. Vous ne laissez donc rien passer.

MP : C’est pour leur plus grand malheur. C’est ce qui a changé dans ce service (sourire). Non mais il faut de la rigueur dans le journalisme. On peut pas raconter n’importe quoi. Les gens qui nous regardent, pour eux c’est la vérité. C’est capital pour moi de ne pas se tromper, qu’on sélectionne les bonnes infos. Ok on est détendu mais on raconte pas de la « merde ». Oui je suis tout à fait d’accord avec Xavier. Je l’assume totalement.

BR : Chris Singleton me disait également que vous étiez la seule fille de la bande. On sait que les chefs d’édition sont des hommes. Peut-on dire que vous apportez quelque chose de nouveau du fait que vous soyez une femme dans ce groupe ?

MP : Oui je pense comme n’importe quelle personne. Je leur apprends à dire moins de gros mots. C’est important.

BR : C’est pour ça qu’on vous attribue le rôle de maîtresse et les hommes, ceux des élèves ?

MP : C’est ça. Donc je leur apprends à ne pas parler pendant les réunions, à écouter, à arriver à l’heure, venir avec son stylo (rires). Je pense que je regroupe un peu tout le monde.

BR : Vous êtes la chef de bande ?

MP : Non, c’est Xavier, le chef pas moi. J’écoute les soucis, les gens qui ne vont pas venir. Je suis la bonne copine (sourire)

« Sur le côté sérieux et décontracté de la NBA sur BeIn : « On parle de sport. Je pense qu’il y a d’autres sujets qui peuvent être traités avec sérieux. Je sais qu’il y a des stakhanovistes de la NBA qui aiment qu’on soit sérieux. Quand je parlais d’authenticité et de naturel, ça serait pas à nous de ne pas rigoler. Un, on parle de sport, on a la chance de parler NBA tous les jours. Faut quand même pas oublier que c’est sympa, c’est détente. On parle pas de Cac 40 ou de guerres. Nos personnalités sont ainsi. On joue pas un rôle en se marrant. Si vous venez à la réunion de ce matin, c’est comme ça. On est tel qu’on est à l’antenne ».

BR : Je passe à une autre photo (ndlr : je lui montre une photo de ses collègues de NBA Extra. Voir ci-dessous). 

BR : Donc vous les connaissez. Pour chacun pouvez-vous m’associer une phrase. On va commencer par Eric Micoud.

MP : Bradley Beal (sourire)

BR : Pourquoi Bradley Beal ?

MP : C’est le sosie officiel de Bradley Beal (rires).

BR : Mise à part qu’il ressemble à ce joueur.

MP : Il est au régime jusqu’aux finales. Non mais Eric est tellement gentil. C’est l’envie de bien faire. C’est vraiment un joueur d’équipe. Tu n’auras jamais rien de mal à dire à ce mec dans notre groupe. C’est le coéquipier parfait.

BR : Xavier Vaution m’a dit que c’était le MIP sur le fait qu’il progresse d’année en année sur les commentaires de matchs. Vous l’avez ressenti sa progression ?

MP : Je pense qu’il se sent de plus en plus légitime dans ce rôle là.  C’est ça qui est important.

BR : Jacques Monclar

MP : The Voice. C’est Jacques. Pour moi, l’émission, c’est Jacques avant tout. Il est tellement important pour nous. Je suis allé à Limoges avec lui, à San Antonio aussi. Il est capital, indispensable.

BR : Chris Singleton

MP : C’est l’homme à la cravate de lapin (sourire). Très sympa. J’adore travailler avec lui. Je sais pas si c’est son côté américain. C’est la facilité. Je trouve que Chris et Jacques en plateau, ça cartonne.

BR : Et Rémi Réverchon

MP : Rémi, c’est l’américain. Il a vécu là-bas. Il a fait ses études à Denver. Il connaît pas mal de joueurs. Rémi a un côté très rigoureux aussi. C’est un vrai journaliste. C’est quelqu’un qui va vraiment être au contact des joueurs, de la ligue. Que ce soit en Euroligue ou en NBA, il va prendre régulièrement des nouvelles des gens. Je dirais vrai journaliste dans le sens investigation.

BR : Xavier Vaution me disait qu’il était multitâche.

MP : Oui, il sait tout faire. C’est un vrai journaliste.

BR : Il en manque un. Xavier Vaution. (ndlr : je lui montre 3 photos de Xavier : deux à l’époque de Canal, une récente à BeIn. Voir ci-dessous)

MP : Je vais la garder celle-là (rires). Je vais la mettre sur son bureau. Xavier Vaution, c’est le père de famille. On a des enfants tous les deux. Pas ensemble mais on se retrouve dans ce côté parent. C’est le patron. C’est un visionnaire. C’est quelqu’un qui a un coup d’avance. On est dans le quotidien, il faut préparer l’émission, les matchs, le weekend. C’est l’homme au-dessus de la mêlée. C’est un excellent commentateur. Quand Xavier commente un match, tout le monde se retrouve bien dans ses petites habitudes. Le duo Xavier-Jacques fonctionne très bien. C’est un ravissement que de les entendre. Et puis il y a nos petits chefs d’édition qui abattent un travail énorme (Erwan Abautret, Matthias Duchez, Oicem Saidoun, Adio Lala, Florian Michel et Florent Aubert). Sans eux on est rien.

BR : Avec toute l’équipe de NBA Extra, faites-vous des parties de basket entre vous ?

MP : Alors ça commence, il fait beau. Il y a eu un premier basket sur un playground il y a deux semaines.

BR : Alors qui est le meilleur, le plus mauvais ?

MP : Alors j’étais pas là. Il y a des gens qu’on ne voit pas en photos. Je pense que Rémi est un bon joueur quand même.Le plus mauvais, c’est Xavier, c’est sûr.

BR : Il m’a dit qu’il était fatigué, qu’il prenait de l’âge.

MP : Ouai mais il restera nul.

BR : On lui fera passer le message (sourire).

MP : J’y compte bien.

BR : L’année dernière, vous m’avez dit que vous aviez déjà commenté des matchs masculins et féminins à Eurosport. Sachant que Bein a les droits sur la WNBA, vous voir aux commentaires, est-ce possible ?

MP : Je sais pas. C’est pas mon travail. Pour moi le métier de commentateur est un boulot à part. Si on me le demande, je m’y essayerai avec grand plaisir mais pour l’instant, il n’en est pas question.

BR : Les mentalités changent dans le basket. On le voit avec l’arrivée de Becky Hammon en tant qu’assistante coach des Spurs, et celle d’Audrey Sauret, manager général de Charleville-Mezieres en Pro B . Peut-on s’attendre à voir d’autres femmes à ces postes d’ici 5 ans ?

MP : Si elles en ont les aptitudes, et savent le faire, pourquoi pas. Le sélectionneur de l’équipe de France féminine est une femme. A partir du moment où on peut le faire, et qu’on a le CV pour le faire, et qu’on a démontré ce qu’on savait faire, il y a pas de soucis. Donc oui, j’imagine que ça peut arriver. Pourquoi pas.

BR : C’est l’Euro 2015 en France en septembre. Pensez-vous que la France cet été et dans les cinq années à venir seront dans le Top 3 européen et mondial ?

MP : Les cinq années à venir, c’est peut-être beaucoup. J’ai acheté mes places pour la finale de l’Euro du mois de septembre. La France a intérêt à être en finale (rires). Ca m’a coûté un bras. Cette année, j’ai un peu peur car le championnat d’Europe va être très relevé. J’ai une petite pointe d’inquiétude. Mais j’ai très confiance dans l’équipe qu’on va aligner. Je pense qu’au Jeux de Rio en 2016, la France peut faire quelque chose, que la génération Batum et celle de Parker dans un an, a de quoi faire encore. On peut compter sur quelques médailles encore.

BR : Top 3 donc pour la France à l’Euro 2015 et les JO 2016 ?

MP : Oui j’y crois à mort.

BR : Par la suite, on sait que Parker et Diaw ne vont pas jouer jusqu’à 40 ans en équipe nationale.

MP : Oui mais il y a d’autres joueurs. Antoine Diot, Nando de Colo sont très forts. Rudy Gobert est très très fort. La transition est entrain de se faire. On se rend pas compte de la chance qu’on a. On a une génération qui suit et qui est pas mal aussi.

BR : Même question pour l’équipe de France féminine, vice-championne olympique en 2012 à Londres, vice-championne d’Europe en 2013. On sait que Céline Dumerc arrêtera à un moment ou un autre la sélection nationale. Voyez-vous cette équipe s’installer dans le Top 3 européen et mondial ?

MP : Il y a des clubs français qui gagnent des Coupes d’Europe. Il y a des jeunes joueuses françaises qui sont montés sur des podiums internationaux l’été dernier. J’ai l’impression que la formation en France se porte très très bien. On n’a pas trop de soucis à se faire. Ca va se poursuivre du côté des filles. Donc oui j’y crois.

BR : J’en viens à ma dernière question. Quel serait le mot de la fin ?

MP : La NBA, ça ne s’arrête jamais. Donc il y a pas de fin en fait (rires). C’est ça, il y a pas de fin. C’est jamais fini. Et c’est ça qui est bien. Vivement les finales NBA. C’est le 4 juin sur BeIn. Qu’on sache enfin qui va gagner ce trophée cette année car on est un peu perdu par moment.

BR : Merci pour cette interview.

MP : De rien, merci.

Propos recueillis par Richard Sengmany

Merci au service communication de BeIn Sports pour avoir organisé cet entretien. 

 Ci-dessous des photos de Mary Patrux à BeIn Sports et son message aux lecteurs de Basket Rétro

Montage Une : Clément Demontoux

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About Richard Sengmany (365 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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