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The Book of Basketball de Bill Simmons – Le livre référence sur le basket

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Bill Simmons est l’un des journalistes sportifs les plus réputé aux Etats-Unis. Auto-proclamé « Sports Guy » et natif de la région de Boston, il a été l’une des figures les plus importante d’ESPN dans les années 2000 avant de créer son propre site, grantland.com et de devenir consultant avant-match pour NBA Countdown ou pour des événements comme la draft NBA. Remercié par ESPN en mai 2015, focus sur l’un de ses plus grands ouvrages. 

En Octobre 2009, il publie ainsi son second livre : « The Book of Basketball : The NBA According to the Sports Guy ». Issu d’un travail de plus de trois ans, cet ouvrage de 627 pages retrace l’histoire de la NBA, de a création jusqu’à maintenant, avec un œil d’export et une touche d’humour qui caractérise son auteur.

bill-simmonsAprès une introduction au concept de « The Secret », cette chose inexplicable qui fait qu’une équipe et qu’un joueur est grand, il s’en suit un retour sur les différentes époques de la NBA, de sa création jusqu’au sacre des Lakers en 2009, en passant par les années Mikan, la domination des Celtics des années 60’s, la période sombre ABA/NBA avec les soucis de drogues de certains joueurs, la renaissance avec l’arrivée de Larry Bird et Magic Johnson ou l’explosion de la ligue grâce à Michaël Jordan.

Dans le chapitre « the What-if game », Simmons revient sur les décisions qui ont changé l’histoire de la NBA en essayant d’imaginer ce qui se serait passé si l’histoire avait été autrement : Par exemple, que ce serait-il passé si Chris Webber et Penny Hardaway n’avait pas été échangé le jour de la draft ? Que ce serait-il passé si Memphis au lieu de Cleveland avait eu le 1st pick à la draft 2003 ? Que ce serait-il passé si Len Bias n’avait pas succombé d’une overdose le lendemain de la draft 1986 ? Et si les Houston Rockets de 1986 n’avaient pas explosé en plein vol ?

Enfin, un tiers du livre est consacré à la « Hall of Fame Pyramid », ce classement des 96 meilleurs joueurs de l’histoire à partir de critères bien précis. De Tom Chambers à Michaël Jordan en passant par Pete Maravich ou Willis Reed, Simmons argumente chacun de ses choix en les rangeant dans 5 catégories. Il s’en suit un classement de meilleures équipes de tous les temps.

book-of-basketballAu-delà des innombrables anecdotes rares sur la NBA, l’humour de Simmons rend encore plus plaisant : lui, le fan absolu des Celtics ne manque pas une occasion pour se moquer de Kareem Abdul-Jabbar ou Vince Carter (ses cibles préférées) ou encore de la tenue épouvantable de Rick Barry dans les années 70. Les nombreuses notes en bas de page rajoutent le côté décalé à cet ouvrage et Simmons se prend parfois au jeu de créer des équipes « originales » selon certains critères : par exemple, l’équipe des joueurs blancs qui jouent comme des joueurs noirs

EXTRAITS

Titulaires : Dave Cowens,  [Tom] Chambers, [Billy] Cunningham, [Paul] Westphal et Jason William, ou comme j’aime les baptiser, les frères honorifiques. Vous savez ce qui est excitant avec ce groupe autre que le manque total du complexe de l’homme blanc : ils auraient fait un 5 de départ excellent ! Qu’il y aurait eu de plus fun que de regarder le « White Chocolate » lancer les contre-attaques avec Cunningham et Chambers sur les ailes ou Westphal et Cowens poser des écrans haut dans le money time ?

Sixième homme : Bobby Jones – l’un des joueurs les plus déroutant de l’histoire de la NBA – un maigrichon, diabétique non assumé qui jouait au dessus du cercle plus que n’importe quel autre joueur, noir ou blanc. Autre que Big Shot Rob [Robert Horry], aucun autre ailier maitrisait mieux le « couvrir le terrain, protéger le cercle, défendre le scorer adverse, se battre sur tous les rebonds et tout donner sur le terrain »que Bobby Jones. Même son nom laisse penser qu’il est noir

Banc : Dan Majerle, Brent Barry, Bobby Sura, Raef LaFrentz (avant sa blessure au genou), Andrei Kirilenko et Chris Andersen. Un mélange détonant pour une équipe moderne même si ils encaisseraient probablement 125 points par rencontre.

Coach : Doug Collins, qui aurait pu prendre la place de titulaire de Paul Westphal s’il était resté en bonne santé en tant que joueur NBA.

Petit extrait de la présentation de Tom Heinsohn, classé 57 dans la pyramide.

 « Les vieilles histoires de Heinsohn sont très drôles – tu ne peux qu’aimer l’époque où les cigares explosifs et les lacets fait entre eux étaient des vrais bonne blagues. Tommy semble être le genre de personne qui rentrerait dans votre chambre d’hôtel, pour couler un horrible bronze, ne pas tirer la chasse et le laisser mariner pendant 10 heures dans votre chambre jusqu’à ce que vous rentriez et vous évanouissiez »

 Ou encore celle de Jason Kidd:

 « A chaque fois que je regarde Kidd jouer, c’est comme voir rentrer une fille canon dans un bar, mais, lorsque Kidd lance une de ces briques, c’est comme si la fille canon enlevait sa veste et laisser apparaître des piqures de moustiques comme poitrine »

 En résumé, ce livre est un indispensable, il sera peut-être un jour traduit en Français : en attendant, il est recommandé à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’histoire de la NBA.

« The Book of Basketball : The NBA According to the Sports Guy » Bill Simmons – ESPN Books

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Twitter : @junkyardswan

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