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ITW Chris Singleton – Part 2 : « Je fais le métier de consultant pour divertir »

Interview

Après la première partie publiée mardi, suite de notre entretien avec Chris Singleton pour Basket Rétro. Les souvenirs NBA, son travail de consultant NBA sur BeIn Sports, ses collègues de NBA Extra sont les thèmes notamment que nous avons abordés avec l’ancien coach franco-américain du PSG Racing. Deuxième partie.

BR : Justement, vous parliez de votre rôle de consultant basket par la suite. Vous vous êtes levé un matin en vous disant «  ah je veux commenter des matchs pour une chaîne » ou c’est venu naturellement ?

CS : Ah non. Je n’avais jamais pensé à ça. Quand BeIn Sports s’est créé, je savais que le basket était venu un peu plus tard. L’unique raison pour laquelle je suis à BeIn, c’est que la chaîne cherchait des consultants.

BR : Qui vous contacte ?

CS : C’est Charles Biétry. Il était à l’origine du service des sports de la chaîne. Il m’a appelé un jour en me demandant ce que je faisais. A cette époque là, j’étais à Biarritz. Mais je pensais rentrer à nouveau à Paris car je voulais remettre un pied dans le basket. En m’appelant, je lui réponds donc que je vais remonter sur Paris. Il me dit « passe à Bein , on va te faire un test. Je cherche des consultants pour la NBA ».  Je me suis rendu à BeIn. J’ai commenté avec Xavier Vaution un match la nuit qui a commencé à 2 heures du matin. A 2h10, Charles Biétry m’envoie un texto pour me dire que je suis engagé.

BR : C’est aussi Charles Biétry qui vous contacte pour commenter des matchs sur Canal+ également ?

CS : Oui. Tout simplement, Charles était le président de PSG Omnisports quand je suis arrivé. Il m’a recruté pour le poste de coach. Après j’étais son voisin. On est devenu amis. C’est la seule unique raison. Il savait que j’avais des connaissances en NBA car on avait travaillé ensemble. On en a discuté. J’avais commenté quelques matchs pour Eurosport : matchs français, Coupe d’Europe. J’avais déjà fait du commentaire mais pas beaucoup.

BR : A Canal, vous commentiez donc des matchs. C’était juste des piges ?

CS : Oui des piges car à cette époque là, j’étais entraîneur à plein temps. Je ne pouvais pas faire consultant à temps plein. Vous faites les entraînements à 10h du matin, le soir. Vous avez des matchs et des déplacements à préparer. C’était pas possible. De temps en temps, j’étais invité à commenter des matchs.

BR : Vous commentez les matchs NBA depuis 3 ans sur Bein. Comment vous vous préparez à commenter les matchs ? Avez-vous une méthode ?

CS : Il y a l’information globale à savoir. Même si tu commentes Houston-Dallas, t’es obligé de savoir ce qui s’est passé dans le match entre Cleveland et Boston. Donc tu ne prépares pas qu’un match. C’est le fil conducteur. Vous avez un dossier. Le soir, je fais Houston-Dallas, donc je vais prendre les dossiers de chaque équipe, savoir l’historique, ce que chacun a fait face à l’autre. Les playoffs, c’est plus simple car c’est condensé. On va faire 4-5 matchs probablement d’une même série. Si je commente Houston-Dallas, Xavier me met dessus et j’y reste. Pareil pour Eric. Ainsi, on essaie de suivre la même série. La préparation est simple, tu prends les deux dossiers. Tu rentres les informations dans ta tête. On essaie de chercher à côté des anecdotes, les petites histoires pour pouvoir meubler. Des fois, il faut faire des bibliothèques. Parfois, il y a plus 30 points d’écart dans un match à 3h du matin, c’est là que les blagues doivent sortir (rires).

BR : Justement, vous parlez des blagues. Des spectateurs écoutent vos commentaires comme d’autres. Il y a aussi une partie sérieuse dans le commentaire de matchs en plus de ce côté décontracté. Est-ce donc important pour vous de ne pas être tout le temps trop sérieux et de montrer ce côté divertissant ?

CS : Je pense qu’il faut changer le mot. C’est pas une question de ne pas être sérieux. On a les connaissances. Le match est préparé. Moi je sais parfaitement bien que je fais un métier pour divertir. Tu vas pas forcément plaire à tout le monde. Par contre, je peux vous dire que depuis un mois et demi, j’ai 900 nouvelles personnes qui me suivent sur Twitter. Ça veut dire que les gens écoutent mes commentaires et que ça leur plaît et que tu es différent dans ce métier. Il faut être absolument naturel. Moi je commente un match comme si j’étais sur mon canapé avec trois potes.

BR : On retient aussi les commentaires de votre part sur les images des pom-pom girls qui sont diffusées à l’écran.

CS : Je dis ce que tout le monde pense. Le problème est qu’on dit «  Euh il a dit ça, oh oui il est sexiste, machin ».

BR : La chaîne vous laisse cette liberté. Il y a pas d’interdiction de dire certaines choses. On vous demande pas de faire attention à vos propos ?

CS : Du tout. Quand les gens vous écoutent à trois heures du matin, si vous donnez l’impression de faire un ronron, si je regardais ça, je me dis « bon allez je vais me coucher ».  Mais on garde les gens car ils attendent et attendent que Chris dise une connerie quand il y a + 30 à un match. Ils vont se dire peut-être que ça va me faire rire. Je suis là pour divertir, être naturel. Je suis là pour être comme Eric Micoud, Xavier Vaution. Je rentre dans mon métier en me disant « restes comme tu es ». C’est ça qui va intéresser les gens.

« Sur l’aspect sérieux et amusant des commentaires sur BeIn. « C’est pas une question de ne pas être sérieux. On a les connaissances. Le match est préparé. Moi je sais parfaitement bien que je fais un métier pour divertir. Tu vas pas forcément plaire à tout le monde. Par contre, je peux vous dire que depuis un mois et demi, j’ai 900 nouvelles personnes qui me suivent sur Twitter. Ça veut dire que les gens écoutent mes commentaires et que ça leur plaît et que tu es différent dans ce métier. Il faut être absolument naturel. Moi je commente un match comme si j’étais sur mon canapé avec trois potes. »

BR : J’ai montré ce matin une photo à Xavier Vaution.

CS : Ah tu me fais peur.

BR : (ndlr : Je lui montre la photo. Il s’agit d’une photo avec les membres de NBA Extra. Voir ci-dessous).

Mary Patrux, Jacques Monclar, Rémi Réverchon, Eric Micoud (c) Panoramic

Mary Patrux, Jacques Monclar, Rémi Réverchon, Eric Micoud (c) Panoramic

BR : Je pense que vous les connaissez depuis 3 ans. Vous faites partie d’une belle équipe dans NBA Extra. Pouvez-vous me dire quelques phrases sur chacun. On commence par Mary Patrux.

CS : (Il réfléchit). Ça attendrit la chose. C’est quand même un métier d’hommes. Enfin quand on parle de basket, et de NBA, on voit rarement les femmes. Mary, c’est la maîtresse.

BR : Oui c’est souvent ce mot qui ressort auquel on l’associe.

CS : C’est ce qui ressort. Souvent on parle entre nous. On rigole. Et c’est elle qui est là et a la capacité de nous calmer. Si c’était un homme, elle aurait moins la capacité de nous calmer ou de nous gérer. Je dirais donc maîtresse.

BR : Jacques Monclar

CS : Professeur. Jacques a toujours été le curateur du musée basket. C’est lui qui est depuis longtemps et historiquement dans le basket français. Il connaît très bien le basket NBA, tout le basket en Europe. Il possède des informations. C’est une vraie bibliothèque dans sa tête. Et à tous les niveaux du basket. Quand il dit quelque chose, on dit que c’est le prof qui l’a dit.

BR : Rémi Réverchon

CS : Il est déjà mal habillé (rires). Pour un pique-nique, la chemise servirait à quelque chose.

BR : On lui dira alors.

CS : Ah tu peux. Si je l’ai dit là, c’est que probablement je l’ai déjà dit. J’ai absolument rien à cacher. (il réfléchit). Je dirais sérieux. C’est un peu le mormon du groupe. Dès fois quand on dit les choses, tu sens qu’il est tout gêné.

BR : C’est lui qui prend beaucoup de vannes on peut remarquer.

CS : Je dirais que c’est un peu le « mouton » du groupe. Il est gentil. Il est mignon. Tu as envie de lui gratter la tête. C’est pour ça qu’il prend. C’est le garçon à l’école. C’est un bon.

BR : Eric Micoud

CS : Eric, c’est ce que j’appelle « My Scrubs ». C’est le mec qui est toujours au bout du banc et que tu fais rentrer à la fin. On se dit ça mais très gentiment. Nous deux travaillons dans la cave. On se partage les 4-5 matchs la nuit. On n’est pas en première ligne comme tous ceux qui partent aux Etats-Unis Mary, Xavier, Rémi et Jacques. On est les « scrubs » de l’équipe à rester à la cave pour assurer le travail.

BR : Il n’était pas sur la photo précédente mais voici d’autres photos (ndlr : je montre à Chris les trois photos de Xavier Vaution que lui-même a vu le 24 mai – voir ci-dessous. voir ITW- Part 1).

(Rires de Chris)

BR : Vous appelez Xavier Vaution le Boss comme je l’ai entendu ce matin. Un mot sur lui également.

CS : Je pense que c’est lui la définition dans tout ce qu’on fait. Depuis que Xavier est à Canal, c’est la référence de la NBA avec George Eddy. George était très important pour le basket car il a fait connaître la NBA en France. On a tous suivi les finales NBA la nuit. Et Xavier assure la transition. Il a amené le sérieux à Bein qu’il avait avant. Mais quand tu travailles avec lui, justement si je suis comme je suis, c’est grâce à lui. Il nous donne cette liberté de s’exprimer. Il y a pas d’interdit. On les connaît nous-mêmes. On sait où ne pas aller. Mais l’évolution de chacune des photos est énorme. Sur la première, il est tout jeune, c’est les débuts. Je dirais qu’il est presque trop sérieux. Sur la deuxième, c’est le vrai Xavier. Il a 40 ans mais à l’intérieur de lui-même, il a 21 ans. Sur la troisième, c’est Xavier le Boss.

BR : J’en viens à la NBA. Quels sont vos premiers souvenirs de la NBA ?

CS : Mes premiers souvenirs, c’est lorsque je suis arrivé aux Etats-Unis pour la première fois. Et on commençait à regarder le basket à la télé. J’ai commencé à suivre les équipes de Los Angeles à l’époque de Wilt Chamberlain, Jerry West, Elgin Baylor Je suis tombé amoureux du basket en regardant ces joueurs-là jouer. Quand tu prenais ton ballon, tu allais sur les playgrounds, tu rêvais de ça.  Tu te dis, moi je suis tel joueur et je refais ce qu’il fait. Donc ces grandes équipes des Lakers sont mes premiers souvenirs.

BR : Quels sont les joueurs du passé et actuels que vous aimez bien en NBA et pourquoi ?

CS : Jerry West et Wilt Chamberlain car ce sont des joueurs que je regardais. Il y avait la puissance et l’adresse. Il y avait aussi cette équipe des Lakers dans les années 80. C’était le showtime avec Magic Johnson. C’était les confrontations face aux Celtics de Larry Bird. C’était vraiment des grandes équipes. Ensuite, il y a Michael Jordan qui arrive et fait évoluer le basket. Aujourd’hui, tu as maintenant des joueurs comme Lebron James, Kobe Bryant qui ont marqué les esprits.

BR : Quels sont les équipes du passé et actuelles dont vous êtes fan ?

CS : C’est les Lakers de Magic, James Worthy, Kareem Abdul-Jabbar, Byron Scott. C’était ce basket à grande vitesse, spectaculaire. Une équipe qui était championne NBA. On pouvait à  cette époque là jouer comme ça et gagner des titres.

BR : Et actuellement ?

CS : Actuellement, ce qui ressemble un peu à ces Lakers,  c’est le jeu de Golden State. On est donc forcément fan. D’une les Warriors gagnent avec la manière dont elle joue. Et de deux, ils ont un public autour d’eux. Tu as cet assemblage de ce qui est bien en NBA.

BR : Et vous êtes né à Brooklyn ?

CS : Oui

BR : Vous êtes pas fan des Nets ni des Knicks ?

CS : J’ai un maillot avec Singleton dessus. J’étais né à Brookyln mais pas élevé. Ca fait partie du portfolio mais j’y ai vécu peut-être 6-7 mois. Après j’ai vécu de 5 à 20 ans à Los Angeles. Donc j’étais un fan de tous les sports à Los Angeles.

BR : Ya t-il des coachs du passé et actuel qui vous ont inspiré quand vous aviez entrainé ?

CS : Celui qui m’a fait rêver et que je regardais, c’est Pat Riley. Il coachait les Lakers avec un jeu extrêmement attractif. J’aimais bien l’homme. Quand j’ai commencé à entraîner, j’étais le premier à mettre une cravate et un costume car je voyais la grande classe d’un entraîneur comme Pat Riley. Je me suis un peu formé en le regardant.

BR : Et actuellement, un coach que vous admirez ?

CS : Je dirais le coach de Chicago, Tom Thibodeau. Son équipe est disciplinée. Il y a cet équilibre entre le basket défensif et le basket en attaque. J’aime sa rigueur, la manière dont il parle.

BR : Parmi tous les matchs NBA passés ou actuels ou ceux que vous avez commenté, quels sont  ceux qui vous ont le plus marqué (performance d’un joueur, matchs de playoffs, All-Star Game, finales NBA) ?

CS : On en a commenté tellement, regardé tellement. Je retiens celui que j’ai commenté avec les 81 points de Kobe. Je me dis que c’est pas possible. Il arrivera jamais à atteindre les 100 points de Chamberlain. C’était une démonstration de Kobe. Il rentre dans une zone du terrain et tu peux absolument rien faire. Ce match m’a vraiment marqué. Il y a aussi le match des Lakers dans les années 80 face à Philadelphie en finale NBA. C’était le match 7 où Kareem Abdul-Jabbar était blessé. Il avait une entorse. Et c’est Magic Johnson qui a joué pivot. Il avait fait un gros match à Philadelphie. Il rigolait car tout le monde se disait qu’il allait jouer pivot.

BR : Sur place, quelle est la plus belle salle NBA que vous ayez vue, la plus impressionnante ?

CS : C’est forcément le premier. C’est le Forum Inglewood, l’ancienne salle avant le Staples Center. C’était impressionnant car tout simplement c’était sous terre. Tu arrivais au-dessus et puis boum le terrain était en bas. C’était la première fois que j’y allais. Je devais avoir 13-14 ans. J’étais déjà impressionné. Je crois qu’il y avait 19 000 places. C’était rempli.

BR : A cette époque, y avait-il de grands supporters des Lakers en furie ?

CS : Non pas en furie. Ca n’a jamais été le cas. C’est à l’époque des Lakers showtime où le public était tout le temps debout, enthousiasmé par le jeu. Mais Los Angeles n’est pas un endroit où le public est très enthousiaste.

BR : Qui sont les meilleurs supporters de NBA pour vous alors ?

CS : Aujourd’hui, ce sont ceux de Golden State. C’est un endroit où tu vois que tout le monde est habillé en jaune. C’est l’endroit où il y a le plus de bruit. Le Rose Garden de Portland, pareil. C’est un endroit qui est reconnu pour être difficile d’y aller.

BR : Si vous étiez coach, quel serait le 5 majeur idéal de toute la NBA pour vous ? Vous pouvez choisir 7 remplaçants si vous voulez.

CS : Je prendrais Magic Johnson comme meneur. Michael Jordan en deuxième arrière. Au niveau de la puissance, je prendrais Lebron James au poste 3. Je mettrais Larry Bird au poste 4 pour son intelligence de jeu. Et Kareem Abdul-Jabbar au poste 5.

BR : Vous êtes donc franco-américain. Vous êtes plus supporter de Team USA ou de l’équipe de France ? Y a-t-il un partage des deux ?

CS : (Rires). Il faut rester honnête. Même si j’habite en France depuis 35 ans, je suis américain. Toute mon éducation a été faite aux Etats-Unis. Si je suis formé comme personne, comme homme, c’est grâce à cette période-là. La France m’a permis d’évoluer autrement. Les racines vont toujours être américaines. Forcément si tu as Team USA contre la France, je serai fan de l’équipe américaine. C’est normal même si ça donne des litiges entre amis.

BR : Depuis 2-3 ans, on voit que l’équipe de France a des bons résultats (Vainqueur de l’Euro 2013, médaille de bronze au Mondial 2014), pensez-vous que la France conservera son titre à l’Euro 2015 ? Suivez-vous cette équipe ?

CS : Bien sûr, on suit cette équipe car elle pratique un basket d’un certain niveau. Cette équipe joue à une période où il n’y a pas de championnat. Donc tu peux la suivre, la regarder. Je pense que forcément l’équipe de France évolue. Beaucoup de leurs joueurs partent à l’étranger. Ils ont cette culture, ce jeu plus élevé. Ils sont formés à des endroits différents. Il y a des joueurs qui évoluent en NBA, en Europe. On a forcément des joueurs plus forts qui jouent dans des championnats très élevés. Ca leur permet d’arriver en été en pleine forme. Avec ça et ce qui a été toujours un peu les difficultés de la France, c’était d’avoir des intérieurs pour défier les big men des autres nations. Aujourd’hui, on les possède. Il y a une amélioration qui va se produire ainsi. D’avoir en France cet Euro est une occasion en or. C’est de la bonne publicité pour le basket français. J’espère de tout cœur qu’elle arrivera à être championne d’Europe car ça sera magnifique pour la France, le basket. On va les suivre, les pousser et espérer que ça se passe bien.

BR : En parlant de cette équipe de France, il sera temps pour Boris Diaw, Florent Piétrus et Tony Parker d’arrêter la sélection. Il y a une nouvelle génération qui arrive avec Nicolas Batum, Antoine Diot, celle avec Alexis Ajinca, Rudy Gobert. Avec cette future équipe de France, pensez-vous qu’elle sera toujours dans le Top 3 des meilleures nations du basket à la fois en Europe et dans le monde dans les 5 ans qui suivent ?

CS : Tout dépend de comment se passe la transition. Il va y avoir un changement d’équilibre. Aujourd’hui, la France a réussi car ils avaient des arrières performants, un jeu intérieur où il fallait mettre un Piétrus ou un Diaw en poste 4 ou des fois poste 5. Là tu te dis qu’il y avait un problème. Là ça va changer. On va avoir des munitions à l’intérieur avec des costauds à mettre dans la raquette. Ensuite qui va diriger le jeu ? C’est vrai que Tony Parker était le patron de l’équipe de France pendant très longtemps. Tout passait par lui. On était toujours sûr de ce qu’on allait avoir. Maintenant les Joakim Noah, Nando De Colo et d’autres qui sont forts en Europe et réussissent des choses vont-ils être des patrons au niveau international? Vont-ils pouvoir gérer cette équipe et l’amener plus haut ?

BR : Quel serait la finale des deux conférences dans ces playoffs 2015 ? La Finale NBA et le Champion NBA ?

CS: Golden State-Houston à l’Ouest. Et Chicago-Cleveland à l’Est (ndlr : ils se jouent en demi-finale). Je vois passer Golden State en finale face à Cleveland. Les Cavs seront champion.

BR : Curry ou Harden se livre un duel pour le titre de MVP. Lequel des deux va l’avoir ? (ndlr : question posée le 24 avril avant la désignation du lauréat)

CS : Il y a pas de duel. C’est James Harden. Il y a pas de doute sur le niveau basket de Stephen Curry. C’est un des meilleurs joueurs NBA. Il mérite d’être dans la discussion et va probablement l’avoir. Je trouve que James Harden a eu moins de soutien autour de lui. Faut pas oublier que Dwight Howard a raté plus de la moitié de la saison. Harden avait certes des joueurs autour de lui. Mais quand tu vois la qualité de l’équipe des Warriors, Curry avait des situations de tirs car il y a Klay Thompson à ses côtés. Il est capable de mettre 30-40 points si vous le laissez seul. Il y a Draymond Green qui fait une grande saison. Curry a beaucoup plus d’aide dans son équipe pour qu’on lui libère de l’espace. Harden était un peu seul car il n’avait pas des joueurs du même calibre des Warriors. Il mérite amplement et c’est vraiment James Harden qui a fait en sorte que Houston finisse deuxième à l’Ouest.

BR : J’en viens à ma dernière question. Quel serait le mot de la fin pour nos lecteurs de Basket Rétro qui vont lire l’interview ?

CS : Le mot de la fin, c’est qu’on aime le basket. On l’adore. Je suis très content que BeIn soit autant impliqué dans le basket car cette couverture de la NBA est sans précédent : avoir des matchs toute la nuit, une couverture des playoffs comme on la fait avec 2 matchs par nuit. Travailler pour cette chaîne est pour moi énorme. J’imagine les gens qui aiment la NBA. On voit qu’il y a de plus en plus de gens qui aiment. On est dans un cocon de plaisir dirais-je. La NBA est exposée un maximum. Et que cela dure.

BR : Merci Chris pour cette interview.

CS : De rien, avec plaisir.

Merci à Chris Singleton pour sa disponibilité et au service communication de BeIn Sports pour l’organisation de cet entretien.

Son message pour les lecteurs et l’équipe de Basket Rétro 

Affiche BR Chris Singleton

 Montage Une : Clément Demontoux

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About Richard Sengmany (374 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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