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Le Maccabi Tel Aviv, une institution hégémonique du basket Israélien en Euroligue

Euroleague

Maccabi champion d'europe 2005 (c) Javier Gancedo - euroleague.net

Le Final Four de l’Euroligue cette année se déroulera à Madrid du 15 au 17 mai prochain. Basket Rétro revient sur les grands moments de cette compétition phare qui rassemble les géants du basket européen. Parmi eux, on y retrouve le Maccabi Tel Aviv, 9 fois vice-champion et 6 fois vainqueur de l’Euroligue. Détails du parcours d’un des clubs dominants dans ce tournoi prestigieux.

C’est une véritable marée jaune et bleue qui déferle à Tel-Aviv depuis tant d’années. Les joueurs du Maccabi, pénétrant dans la chaude ambiance de leur salle à domicile, en ont eu tous les soirs la preuve lors des joutes européennes. Habitué à évoluer à Euroligue tous les ans grâce à leur titre de champion d’Israël, le Maccabi est l’une des équipes puissantes du basket européen qui atteint souvent le Final Four de cette compétition.

Maccabi Tel Aviv logoUNE RÉGULARITÉ DANS LES ANNÉES 80 EN EUROLIGUE

Et c’est en 1977 que le club écrasant du championnat d’Israël va décrocher son premier titre en Euroligue en gagnant face à Varèse sur le score de 78 à 77. Quatre ans plus tard, Tel-Aviv va inscrire son nom pour la deuxième fois au palmarès de l’Euroligue. En 1981, ils battent un autre club italien d’un point d’écart une nouvelle fois : le Virtus Bologne (80-79). Une belle revanche pour eux après avoir perdu en finale lors de l’édition 1980 face au Réal Madrid : 89-85. C’est dans ses années 80 que le Maccabi va encore se sublimer en Euroligue en atteignant la finale. Mais toutes se soldent par des échecs dont 3 défaites d’affilées : face à Cantu (86-80 en 1982), deux fois contre le Pall. Olimpija Simac (71-69 en 1987 et 90-84 en 1988), (75-69 contre Split en 1989).

2000 : PAS LOIN DE LA TROISIÈME ETOILE EUROPÉENNE

Prouvant leur hégémonie sur la scène nationale depuis leur création en 1932 (51 titres de champion et 42 coupes d’Israel), le Maccabi rejoue une nouvelle finale en 2000. Elle réussit cette performance après avoir terminé troisième du Groupe C avec 6 victoires (dont une face à l’ASVEL) et 4 défaites (dont une face à l’Asvel aussi). En deuxième phase (les trois meilleures équipes du Groupe C formaient avec les trois moins bonnes équipes du Groupe D, le groupe G), ils gagnent six fois en autant de matchs avec à la clé la première place du Groupe G. En 8ème de finale, ils éliminent en trois manches le Paok Thesalonnique.

Dans le Game 1, le 29 février 2000, devant 10 000 spectateurs, le Maccabi domine le club grec notamment avec un +14 à la mi-temps (45-31). L’écart du score final est de 15 points : 77-62. Cette première victoire, le Maccabi la doit à Derrick Sharp auteur de 18 points à 6/7 aux tirs dont 4/5 à 3 points. Son coéquipier Nate Huffman a été bien actif dans la raquette avec un double-double : 13 points et 11 rebonds. Ariel Mcdonald, meneur américain naturalisé slovène, a terminé ce premier match de phase finale avec 16 points.

Derrick Sharp (c) ybs.co.il - Flickr

Derrick Sharp (c) ybs.co.il – Flickr

Trois jours après, le 2 mars, lors du match retour, les rôles s’inversent. Le PAOK domine les débats chez eux pour la deuxième manche. La décision s’est faite au cours de la deuxième mi-temps. Après un score serré à la mi-temps (31-30), le club grec gagne la seconde période sur le score de 36-25. Score final : 67-55. Le Maccabi s’est fait enrhumer sur des actions rondement bien menés par les joueurs du PAOK : Bill Edwards, ancien joueur de l’Asvel (17 points et 7 rebonds) et Joe Alexander (16 points, 14 rebonds). 1-1, le Maccabi finira le travail à domicile.

En effet, le Maccabi a joué un match d’appui sous le signe de la révolte. La preuve en est avec une première mi-temps dévastatrice des joueurs de Tel-Aviv : 48-25.  Ils auront géré tranquillement leur avance. Doron Sheffer termine meilleur marqueur avec 21 points à 9/12. Nate Huffman est allé de son double-double avec 12 points et 12 rebonds. Ariel Mcdonald conclut avec 18 points. Direction les quarts de finale.

A ce stade de la compétition, les Israéliens croisent le chemin du Winnington Group de Bologne. Et ils vont se faire surprendre lors du premier match avec une défaite 65-62 sur le terrain de Tel-Aviv. Malgré un excellent retour en deuxième mi-temps (37-25), le Maccabi a mal démarré la partie en étant mené de 15 points à la mi-temps (40-25). En face, le collectif italien était bien en place avec une bonne répartition des points entre les joueurs : Marko Jaric et Gianluca Basile (13 points chacun), Gregor Fucka et Arturas Karnisovas (10 points chacun),  Stojan Vrankovic (12 points). Le Maccabi est à ce moment-là dos au mur et doit arracher un match d’appui sur le terrain des Italiens en tentant d’égaliser à 1-1 dans le match 2.

Nate Huffman et Velibor Radovic (c) fibaeurope

Nate Huffman de dos (c) fibaeurope

Et cette fois-ci, le Maccabi a pris le contrôle de la partie sous l’impulsion d’un super Nate Huffman. Le pivot américain marque 29 points dont 19 lancers-francs réussis en autant de tentatives. Doron Sheffer et Ariel Mcdonald ont bien soutenu leur intérieur avec respectivement 17 et 12 points inscrits. 1-1 grâce à un succès 80-73. Match d’appui dans la folie ambiante de Tel-Aviv.

Contrairement au match aller, le Maccabi va écarter définitivement son adversaire italien avec encore la belle activité de Nate Huffman  dans le Game 3: 18 points et 8 rebonds. L’intérieur américain a bien répondu aux 19 points de Carlton Myers pour Bologne. Une nouvelle fois Sheffer et Mcdonald ont réalisé du bon travail avec 16 et 14 points. Le Maccabi s’impose 79-64 après avoir été autoritaire après la pause (36-22 en deuxième mi-temps).

Le Maccabi, 12 ans plus tard, découvre à ce moment-là à nouveau le Final Four en 2000 qui s’est déroulé en Grèce à Thessalonique. Dans cette 43ème édition de l’Euroligue, ils affrontent le FC Barcelone en demi-finale, une rencontre classique dans ce tournoi dans les années qui vont suivre. Ce soir du 18 avril, les joueurs du Maccabi se sont défaits du Barça avec une première mi-temps clinquante et une défense solide : 38-22 à la mi-temps. Au retour des vestiaires, Tel-Aviv se contente de bien gérer leur avance. Vainqueur 65-51, ils vont disputer leur huitième finale d’Euroligue. Nate Huffman a encore livré un match génial : 24 points à 9/12 et 5 rebonds. Panathinaikos, autre géant du basket européen, attendent de pied ferme chez eux en Grèce le Maccabi pour disputer cette finale.

Dans cette grande finale de l’édition 2000 de l’Euroligue, malgré le double-double de Huffman (26 points et 10 rebonds), le Maccabi s’est incliné de six points 73-67 grâce notamment aux 20 points et 8 points de Zeljko Rebraca. En dépit d’une bonne adresse à 3 points (7/12, soit 58%), le Maccabi n’a pas pu assez contesté les tirs à deux points du Pana qui se sont traduits par 63% de réussite (17/27).

2001 : LA TROISIÈME CONSÉCRATION 20 ANS APRES

Cette année 2001 est particulière car le basket fait face à un quiproquo entre la FIBA et l’ULEB. L’Euroligue était organisée par la FIBA, depuis sa création en 1958 jusqu’à la saison 1999-2000 incluse. L’ULEB (Union des ligues européennes de basket-ball), est alors créée par 24 équipes européennes parmi les plus puissantes dont ceux d’Espagne, d’Italie et de Grèce.

La FIBA n’ayant jamais déposé la marque « Euroleague », l’ULEB s’est simplement réapproprié le nom, sans que la FIBA ne puisse avoir à un recours juridique. La FIBA a alors renommé sa compétition. Exit l’Euroligue, place à la Suproligue. La saison 2000-2001 est alors marquée par deux compétitions européennes de haut niveau : la FIBA Suproligue et la nouvelle ULEB Euroleague.

Les meilleurs clubs ont été également scindés entre ces deux compétitions suivant l’appartenance de ceux-ci à l’ULEB ou à la FIBA. Le Panathinaikos, le Maccabi Tel-Aviv, le CSKA Moscou et Efes Pilsen Istanbul participent à la Suproligue, tandis que l’Olympiakos le Pirée, le Kinder Bologne, le Real Madrid, le FC Barcelone, le Tau Vitoria et le Benetton Trévise jouaient l’ULEB Euroligue. Après ce conflit, place aux terrains, ce qui est beaucoup plus intéressant aux yeux du public.

Dans cette Suproligue à laquelle participe le Maccabi, 20 équipes au départ sont réparties en 2 groupes de 10 (9 matchs aller-retour). Les huit premiers de chaque groupe se qualifient pour les huitièmes de finale qui se jouent au meilleur des trois matchs. C’est le cas du Maccabi qui termine premier du groupe A avec 15 victoires et 3 défaites. En 8ème de finale, ils affrontent le Zepter de Wroclaw. Ils les battent en deux manches : 2-0. 81-78 dans le Game 1 avec 16 points de Ariel Mcdonald et 15 de Anthony Parker, la nouvelle recrue. Dans le Game 2, le Maccabi a connu moins de difficultés en s’imposant à l’extérieur sur le score de 85-62. Mcdonald finit meilleur marqueur avec 23 points mais à la peine au niveau de l’adresse (8/18). Quart de finale.

En quart de finale, il joue face au Scavolini Pesaro le premier match à domicile marqué par le collectif extrêmement bien huilé du Maccabi : 18 points pour Derrick Sharp, 17 pour Huffman (et 11 rebonds), 12 pour Parker et Curcic, 15 pour Mcdonald. Tous ces points en attaque ont permis au Maccabi de gagner la première manche 80-69. Le 19 avril, la deuxième manche se déroule à Pesaro. Et les Italiens vont subir la loi du duo Huffman – Mcdonald, auteur chacun de 20 points. Anthony Parker suit bien le mouvement avec 15 unités et 8 prises aux rebonds. Sans vraiment trembler et avec de la maitrise, le Maccabi file vers un nouvel Final Four qui se déroule à Paris cette année-là au Palais des Sports de Bercy.

Le 11 mai 2001, ils jouent en demi-finale face à la meilleure formation du championnat russe, le CSKA Moscou dans la capitale parisienne devant 13 200 spectateurs.  Grâce une nouvelle fois au duo Huffman-Mcdonald, 17 points chacun, le Maccabi dominera de 6 points le CSKA, 86-80. Le club israélien a infligé un sévère 23-9 dans le troisième quart-temps. Il a pu compter également sur d’autres hommes forts de leur effectif : Nadav Henefeld et Anthony Parker, auteur de 14 points chacun plus 5 rebonds pour le premier nommé, et 9 rebonds pour le second. Tel-Aviv se hisse pour la première fois en finale de cette Suproligue et un parfum de revanche commence à se diffuser puisqu’il retrouve le Panathinaikos. Le club grec les avait ainsi défaits en 2000 en finale de l’Euroligue.

En finale, on prend les mêmes et on recommence donc. Le Maccabi s’appuie sur sa doublette pour rivaliser sur le parquet parisien face au Pana. La soif de revanche est bien présente ainsi pour le tandem Huffman – Mcdonald. Le meneur réalise une première mi-temps parfaite : 15 points dont un 3/3 derrière la ligne à 3 points et 5 caviars. Grâce à son apport, le Maccabi termine de la plus belle des manières cette première mi-temps avec un avantage de 14 points : 37-23. Le Pana aura bien essayé de recoller au score avec les 27 points de Dejan Bodiroga à 9/13 aux tirs et 8 rebonds. Mais Mcdonald aura pesé sur le match avec de belles contre-attaque et fini avec 21 points et 9 passes dont plusieurs destinés à Curcic et Parker. Huffman n’est pas loin du double-double (21 points et 9 rebonds). Cette fois-ci, c’est bel et bien le Maccabi qui gagne cette « Euroligue bis » 86-80. Mcdonald est élu logiquement MVP de cette finale. A l’issue de cette saison en Suproligue, il termine avec des bonnes statistiques moyennes : 12,8 points, 2,3 rebonds et 3,5 passes par match.

Box score de la finale 2001

Nate Huffman et le Maccabi vainqueur de la Suproligue en 2001 (c) Photo Bardou

Nate Huffman et le Maccabi vainqueur de la Suproligue en 2001 (c) Photo Bardou

2004 : UNE ÉCRASANTE DOMINATION EN FINALE FACE A BOLOGNE

En 2004, les 24 équipes sont réparties en 3 groupes de 8 jouant 7 matchs aller-retour. Les cinq premiers de chaque groupe se qualifient le Top 16 ainsi que le meilleur sixième. Les 16 équipes restantes sont réparties en 4 groupes de 4 jouant 3 matchs aller-retour. Le premier de chaque poule se hisse au Final Four. Ainsi le Maccabi finira 2e du Groupe B avec 11 victoires et 3 défaites. Dans son groupe au Top 16, il finit premier avec 4 victoires et 2 défaites. Il s’envole vers le Final Four qui se déroulera dans une ville qu’il connaisse parfaitement : Tel-Aviv dans la salle du Nokia Arena.

Anthony Parker (c) FIBA - AFP

Anthony Parker (c) FIBA – AFP

En demi-finale, il croise une fois de plus la route du CSKA Moscou. Et c’est dans un véritable chaudron avec un public déchaîné maquillé et habillé aux couleurs du Maccabi que le club champion d’Israel va se sublimer. En première ligne : Anthony Parker. L’américain passé par Cleveland score 27 points dont plusieurs points au dunk et alley-oop avec à la passe le serial shooteur lituanien Sarunas Jasikevicius. Le meneur aura délivré 6 passes et marqué 18 points. Victoire 93-85.

En finale, face au Skipper Bologne, le Maccabi a réalisé une démonstration de basket en infligeant une correction au club italien le 1er mai. Victoire nette et sans bavure : 118-74. Avec ce quatrième titre européen, ce succès du Maccabi est le plus large de toutes les finales d’Euroligue : 44 points d’écart. Anthony Parker a confirmé sa belle performance réalisée en demi-finale. Avec ses 21 points, il est élu MVP du Final Four. Il a été bien secondé par David Bluthenthal, auteur de 20 points en 17 minutes. Jasikevicius inscrit 18 points et Tal Burstein a joué un match plein comme le prouve sa belle feuille de stats : 17 points, 10 rebonds et 6 passes. Le meneur lituanien figure parmi le meilleur cinq de l’Euroligue (15,9 points tout comme Anthony Parker et 4,7 passes par rencontre en 21 matchs). Nikola Vujcic dans la deuxième (16,8 points de moyenne et près de 7 rebonds par rencontre en 21 matchs). Le Maccabi a fêté son titre dans la nuit au Parc National de Tel-Aviv dans une ambiance incontestablement de feu et pleine de communion.

Réactions d’après match (source : euroleague.net)

Anthony Parker : « Je suis heureux d’avoir gagné devant tous nos fans qui nous ont soutenus toute l’année. On a eu des hauts et des bas. Je veux leur donner beaucoup de crédit. Ils ont été merveilleux. Cette victoire est peinte en jaune pour eux. Le titre de MVP, je le mérite pas. Nous avons beaucoup de gars qui ont joué dur. C’est un effort colectif. Le skipper est une bonne équipe. On a pris de l’avance sur eux dès le début et je pense qu’ils sont une jeune équipe sans trop d’expérience dans ce type de cas et certainement dans cette atmosphère. Les moments clés du match, selon moi, se sont passés à la fin du premier et second quart-temps lorsqu’on a rentré les derniers tirs et qu’on a gardé une avance de 20 points.

Sarunas Jasikevicius : « Nous avons joué un tel match. Je respecte le Skipper et les capacités qu’ils ont en tant qu’équipe. Ils ont montré ce qu’ils ont pu faire toute la saison. C’est un sentiment incroyable. L’effort en équipe a été la clé. Cette équipe a beaucoup travaillé pour ça, en commençant par mes coéquipiers et coachs et pour finir avec cette structure de club qu’est le Maccabi. Quand vous vous unissez beaucoup, c’est juste jolie de dire que nous sommes champions en Euroligue ».

Box score de la finale 2004

Maccabi champion d'Europe 2004 (c) Euroleague.net

Maccabi champion d’Europe 2004 (c) Euroleague.net

2005 : UN FANTASTIQUE DOUBLE AU COULEUR JAUNE

Un an plus tard, bis repetita. Le Maccabi sort de la phase de poule en finissant premier (10 victoires et 4 défaites). Au Top 16, il finit invaincu dans leur poule à 4 avec 6 victoires en 6 matchs. Contrairement à 2004, en 2005, les deux premiers de chaque groupe au stade du Top 16 se qualifient pour les quarts de finale qui se jouent au meilleur des trois matchs.

Le Maccabi en découd ainsi avec les Italiens de Pesaro. Le champion d’Israël ne va pas faire de détails et écarteront leurs adversaires dans cette première manche (88-60) grâce aux 18 points de Jasikevicius avec un joli 4/4 à trois points. En revanche, au match 2, les Italiens se révoltent et vont tenir tête au Maccabi en fournissant des efforts considérables en attaque. Les paniers tombent de partout. Mais au final, le dernier mot revient au champion d’Europe 2004 qui gagne la rencontre 103-100, synonyme de qualification pour le Final Four.

Malgré une avance de 9-10 points sur plusieurs séquences, le Maccabi s’en sort de justesse de cette rude confrontation dans le Game 2. Les joueurs majeurs ont répondu présents à commencer par Nikola Vujcic : 26 points à 9/12 aux tirs et 6/6 aux lancers-francs. Anthony Parker a scoré 20 points (6/8 aux tirs et 6 rebonds), Maceo Baston a marqué 17 points à 7/9 aux tirs et Derrick Sharp, neuvième saison au club a inscrit 15 points. En face, Charles Smith aurait pu faire basculer la rencontre avec ses 32 points pour Pesaro. Tel-Aviv prend la direction de Moscou à l’Olympinski Arena, salle ou s’est déroulé le Final Four de 2005.

Nikola Vujcic - Maccabi

Nikola Vujcic – Maccabi

Maceo Baston - Maccabi (c) Euroleague.net

Maceo Baston – Maccabi (c) Euroleague.net

En demi-finale, le Maccabi était opposé au Panathinaikos. Les Grecs ont été gênés par la défense du Maccabi et ont dû prendre beaucoup de shoots derrière l’arc. Sur 27 tentatives, seulement 10 sont rentrés dans le cylindre. En face, le duo d’intérieurs Vujcic-Baston a fait des merveilles en début de rencontre en inscrivant les 12 premiers points de leur équipe. Mené de 8 points à la mi-temps (49-41), le Pana prendre l’avantage grâce à un run 14-5 à la 26ème minute : 56-55. Mais le Maccabi veut jouer sa deuxième finale d’Euroligue de suite. Et le ton a été donné grâce à son collectif. Six joueurs ont inscrit 11 points et plus : Maceo Baston (14), Derrick Sharp (20), Vujcic (15), Parker (19), Jasikevicius (15). Ce qui a permis au Maccabi de s’imposer de 9 points : 91-82.

En finale, le Maccabi a dépensé son énergie face au Tau Vitoria devant les 13 500 spectateurs de l’Olympiyski Arena.  Dans ce dernier match d’Euroligue de cette saison-là, super départ des hommes en jaune avec une avance de 11 points prise au bout de 8 minutes de jeu : 26-15. Ils maintiennent leur avance. L’écart va gonfler avec + 14 : 36-20. A la mi-temps 50-39 pour Tel Aviv. Au retour des vestiaires, Vitoria va effacer progressivement son retard : 52-44. Hansen ajoute un trois points pour les Espagnols : -7 (59-52). Hansen avec un nouveau trois points et Macijauskas qui réussit ses lancers-francs permettent à Vitoria de croire à la victoire finale. Plus qu’une possession de retard : – 2 (62-60 pour Tel Aviv). Vitoria parvient à égaliser ensuite mais le Maccabi résiste et prend l’avantage grâce à un trois points de Jasikevicius : 65-62 à la fin du troisième quart-temps.  

Le Maccabi crée un nouvel écart au bout de 4 minutes dans le quatrième quart : 74-66. Puis + 12 : 78-66. Les choses se compliquent pour Vitoria et un nouveau come-back dans le match devient improbable. Fin du match, Les jaunes et bleus ont pris le meilleur sur le club espagnol en s’imposant de 12 unités : 90-78. L’Olympiysky Arena est en trombe et couvert de jaune avec la présence de 7 000 supporters du Maccabi.

parker-shelef-and-jasikevicius vainqueur de l'Euroligue en 2005 à Moscou (c) euroleague net

Parker,Shelef et Jasikevicius vainqueur de l’Euroligue en 2005 à Moscou (c) euroleague.net

Grand artisan de ce succès, Sarunas Jasikevicius a réalisé un match monumental avec 22 points, 6 rebonds et 5 passes. Ses coéquipiers ont tout aussi brillé : Maceo Baston s’est bien battu en marquant 18 points à 8/12. Kommatos ajoute 13 points en sortie de banc. Vujcic marque 13 points et délivre 7 passes. Anthony Parker, 12 points. En face de grands joueurs ont tenté de répondre aux assauts du Maccabi tant bien que mal : Luis Scola frôle le double-double (21 points, 9 rebonds). Jose Manuel Calderon inscrit 16 points, Arvydas Macijauskas et Travis Hansen 13.

Le Maccabi rentre un peu plus dans l’histoire de l’Euroligue en étant la première équipe à gagner deux fois d’affilée cette compétition depuis 1991 avec le doublé de Split (succès en 90 et 91).

Réactions d’après match (source : euroleague.net) :

Sarunas Jasikevicius (MVP de la finale) : « Nous n’avons jamais eu le control total du match. Tau Vitoria était une si bonne équipe de basket. Ils sont restés à notre contact. A plusieurs reprises, nous pensions avoir le contrôle du match. Mais dès que nous pensions à cela, Tau a réussit des shoots à trois points pour revenir dans le match. C’est une excellente équipe qui mérite des félicitations pour leur superbe saison. Ecoutez, la couleur jaune est toujours à la mode dans le basket européen. Laissez-moi dire quelque chose, le Maccabi est bon ».

Anthony Parker : « C’est un sentiment différent par rapport à l’année dernière où on a gagné à Tel-Aviv avec l’Arena entier avec nous. Cette fois, on gagne à Moscou et nous avons écrit l’histoire. Je suis heureux. Je veux remercier les organisateurs, nos fans qui sont venus nous supporter toute l’année. C’est magnifique. Le Final Four n’est pas aussi facile que l’année dernière et cette saison, on  a eu beaucoup de problèmes de blessures auxquels on a fait face. On a fait avec et on a essayé d’être meilleur avec les absences. Depuis notre défaite dans la phase de groupe face à Barcelone, on a enchaîne 10 victoires de suite. Notre principal objectif est de gagner. Les gens ont beaucoup critiqué notre défense. Mais je trouve qu’on s’est bien débrouillé.  Au Maccabi, il y a un superbe système, un bon coach, une belle structure. Et je suis très content de gagner l’Euroligue encore ».

(Sur le match de Jasikevicius) Saras est un gagneur. Il est toujours prêt pour les grands matchs. Il essaie de tout faire pour gagner. Il le fait d’années en années et l’a prouvé partout pas seulement en club mais aussi en équipe nationale.

Box Score de la finale 2005

Champion d'Europe en 2005, le Maccabi réalise le back-to-back (c) Euroleague.net

Champion d’Europe en 2005, le Maccabi réalise le back-to-back (c) Euroleague.net

2006-2011 : TROIS FINALES PERDUES EN 5 ANS

  • LORS DE L’EDITION 2006

En 2006, le Maccabi sort de la phase de poules du premier tour. (3 groupes de 8 équipes) en finissant premier avec 9 victoires et 5 défaites (7 matchs aller-retour). Il s’en sort parfaitement par la suite en phase de groupes du deuxième tour (4 groupes de 4 équipes) avec 5 victoires et une défaite (3 matchs aller et retour). Les deux premiers de chaque poule se qualifient en quart de finale. Et à ce niveau de la compétition, le Maccabi éliminera Olympiakos en 3 manches : victoire 87-78 à l’aller, défaite 70-76 au retour et succès 77-73 en match d’appui.

Il se retrouve en finale de l’Euroligue à nouveau après avoir écarté à nouveau le finaliste de 2005 en demi-finale (85-70) : Vitoria. Il peut ce soir du 30 avril réaliser un triplé historique (comme Riga en 58,59 et 60 et Split en 89,90 et 91) pouvant encore ainsi laisser une grande trace en plus dans le basket européen. Mais le champion d’Israel 2006 va connaître à nouveau la défaite en finale après celle subit six ans en arrière, en 2000. La faute à un grand CSKA Moscou qui a décroché sur le parquet de Prague sa cinquième Euroligue 35 ans après le quatrième. Succès 73-69.

Pourtant le Maccabi avait pris un excellent départ en signant un 7-0 d’entrée. Ettore Messina, coach du CSKA, demande temps-mort. Réponse identique des Moscovites avec un 7-0 également. Les deux équipes ne se lâchent pas après 10 minutes de jeu, soit la fin du premier quart-temps (18-18). A égalité 25-25 à la 14e minute de jeu, le CSKA creuse un écart en réalisant un run de 10-0 : 35-25. Mais le Maccabi limite les dégâts à la mi-temps accusant 5 points de retard : 35-30. Un moindre mal pour le Maccabi qui a perdu 9 ballons et possède un taux catastrophique aux shoots (10/28).

Avec un retard de 11 points, 42-31, le Maccabi retrouve les ressources pour se rapprocher au plus près du CSKA et les faire trembler jusqu’au bout : 44-39 ; 46-42 ; 49-48 à la fin du troisième quart-temps. Un point de retard pour le Maccabi. Le CSKA répond à l’entame du dernier quart avec un 6-0 (55-48) Mais le Maccabi recolle à 55-55. A une minute de la fin, Moscou prend à nouveau ses distances en menant de 7 points : 66-59. Et pourtant, le CSKA va être bousculé dans les dernièrs instants de la rencontre puisque le champion d’Europe 2005 revient à -2 grâce à un tir longue distance d’Arnold : 71-69. Il reste 5,8 secondes. Trajan Langdon, le meneur de Moscou ajoute deux lancers-francs. Le Maccabi ne reviendra pas et cède son titre au CSKA Moscou qui s’est fait peur mais remporte cette finale 73-69. Tel-Aviv a rien pu faire face à la furie de Theodoros Papaloukas, auteur de 18 points et 7 passes.

Avec deux titres en Euroligue en 2004 et 2005 puis une finale perdue en 2006, le coach Pini Gershon, quittera son poste de head coach après 2 ans (2004-2006) C’est son second départ du club après avoir entraîné le Maccabi entre 1998 et 2001. Mais il sera rappelé à nouveau pour coacher de 2008 à 2010.

Pini Gershon, ex-coach du Maccabi (c) Maccabi.co.il

Pini Gershon, ex-coach du Maccabi (c) Maccabi.co.il

Réactions d’après-match (source : euroleague.net)

Maceo Baston : « La défense a été leur clé. Nous avons perdu des ballons et pris des mauvais tirs. C’est de notre faute et ils en ont profité. La foule ne nous a pas aidés à gagner. Nous jouons toujours au basket et jouons pour gagner mais nous ne l’avons pas fait ce soir. Dans un match comme ce soir, les pertes de balles, les rebonds, ont beaucoup compté. Ils ont réussi à rentrer les tirs dans le cercle ».

Anthony Parker : « Il faut donner du crédit au CSKA. Ils ont bien joué. Ils nous ont ralenti, rentré des gros shoots difficiles. Les deux dernières minutes du match ont été la clé. Nous avons perdu deux ballons au moment où nous avions besoin de prendre des bons tirs. Tout le monde veut gagner quand vous atteignez ce niveau. Nous n’avons pas pu trouver le rythme en attaque. On a été bon défensivement mais pas en attaque. Nous avons perdu trop de ballons. Ce n’était pas notre match. Je veux remercier tous ceux qui ont bien joué. Ils ont réalisé un bon match. Quand  nous sommes revenus, le CSKA a rentré des gros tirs. Je ne sais pas si c’est de la chance ou s’ils sont juste très bons. Cela n’a pas d’importance maintenant. Je veux remercier tous les fans qui nous ont supportés ». 

Box score de la finale 2006

  • LORS DE L’EDITION 2008 

Anthony Parker a quitté le club à la fin de la saison en 2006. Mais sans lui et avec d’autres joueurs, le Maccabi réussit à sortir de la phase de groupes au premier tour : deuxième avec 11 victoires et 3 succès (toujours au format les cinq premiers des trois groupes de 8 équipes + le meilleur sixième se qualifie pour le Top 16).

Les 16 équipes restantes en lice sont réparties en quatre groupes de quatre et les deux premiers de chaque poule vont en quart de finale. Le Maccabi sort premier de son groupe ex-aequo avec Olympiakos (4 victoires – 2 défaites). Il croise sur sa route le FC Barcelone en quart et élimine le géant du basket espagnol en trois matchs : succès 81-75, défaite 74-83 et victoire 88-75. Nouveau Final Four et direction Madrid. Le club israélien poursuit donc son chemin en demi-finale en jouant face au Montespachi de Sienne le 2 mai 2008.

Et que ce fut dur pour le  Maccabi après une entame de match catastrophique avec seulement 8 points inscrits après la fin du premier quart-temps contre 20 pour le club italien. Dans les 10 minutes suivantes, le Maccabi souffre avec une dizaine de points de retard sur plusieurs séquences : 31-14, 36-22, 40-31 et 45-33 à la mi-temps. Le Maccabi fournit une meilleure copie lors du second quart-temps (égalité 25-25), malgré ce retard de 12 points.

Totalement vexé de leur mauvaise entame de match, Tel-Aviv sonne la révolte. Et efface petit-à-petit son retard. Plus que trois points d’avance pour Sienne : 64-61 Le Maccabi signe son retour dans cette demi sous l’impulsion de David Blu et Alex Garcia, tous deux auteur de paniers longue distance importantissime. Le Maccabi démarre le quatrième quart-temps par un 6-0. Il prend pour la première fois l’avantage dans le match : 67-64.  Ils vont conserver leur avance avec des paniers à trois points et à mi-distance, une pénétration avec panier plus la faute de Will Bynum, un alley-oop : 85-78. Ils gagnent cette rencontre de sept points : 92-85 avec un banc extraordinaire qui a marqué 70 de 92 points, soit 76 % du total de l’équipe. Nouvelle finale en perspective face au CSKA Moscou, deux ans après leur dernier face-à-face au même stade de la compétition. De la revanche dans l’air.

Le 4 mai, les deux finalistes se répondent coup pour coup à chaque minute du premier quart-temps qui se conclut par une avance d’un point pour le CSKA : 22-21. Après un mano-à-mano lors du deuxième quart, Trajan Langdon creuse l’écart pour Moscou grâce à un panier à trois points : 38-31. Mais le Maccabi répond avec un 7-0. Rien n’est fait à la mi-temps avec ce score toujours aussi serré : 42-41 pour le CSKA. Dans le troisième quart-temps, David Andersen donne un avantage plus conséquent à Moscou avec un shoot dos au panier : 52-43. Le Maccabi court après le score et n’est qu’à -6 à la fin du troisième quart-temps : 57-63. Le CSKA conforte son avance en infligeant un run 10-0 (73-57). Le Maccabi est dans le dur et ne reviendra pas. Le match est plié. Deuxième défaite en deux ans en finale du Maccabi face au CSKA : 91-77.  Will Bynum, 23 points et 4 passes n’a pas pu avec ses coéquipiers assez étouffé le CSKA en attaque.

Will Bynum : « J’aurais aimé savoir si ne pas pouvoir jouer du tout signifiait que le Maccabi aurait gagné l’Euroligue. Le CSKA a bien mieux joué que nous et on ne peut pas les laisser prendre le rythme du match si nous voulions les battre. Cela a été la grosse clé du match. C’est important pour le Maccabi de revenir en finale de l’Euroligue. Et nous y retournerons dans un futur proche ».

Zvi Sherf, coach du Maccabi : « Nous sommes tous désolés et tristes. Personne ne veut perdre une finale. Je voudrais féliciter les vainqueurs. Ils méritent leur victoire. Le CSKA est une vraie, vraie bonne équipe. Ils ont bien joué à l’intérieur et à l’extérieur. Mais je voudrais aussi féliciter mes joueurs. Ils ont donné tout ce qu’ils avaient. La première mi-temps était équilibrée. Nous avons raté quatre lancers-francs à la fin du deuxième quart-temps. Nous avons mal joué dans le troisième quart-temps et le CSKA ont montré une bonne défense sur mes joueurs. Nous n’avons pas bien défendu comme on l’avait voulu et avons trop raté de tirs ».

Box Score de la finale 2008

  • LORS DE L’EDITION 2011

Trois ans plus tard, le Maccabi est coaché par David Blatt, actuel entraîneur de Cleveland, arrivé en 2010. Il a effectué son retour sur le banc de Tel-Aviv après une expérience entre 2001 et 2003, après avoir été l’assistant de Pini Gershon de 99 à 2001 au sein de ce même club. Blatt commence l’aventure Euroligue en 2011 avec un nouveau format de la compétition modifié depuis la saison 2008-2009 :

  • Un premier tour de quatre groupes de six équipes au lieu de trois groupes de huit équipes, les années précédentes. Le nombre de rencontres dans ce tour passe de 14 à 10 dans chacun des groupes constitués. Les 4 premiers de chaque groupe se qualifient pour le Top 16.
  • le top 16 : les 16 équipes restantes sont réparties en 4 poules de 4. Les 2 premiers de chaque se hissent en quarts de finale.
  • les quarts de finale se déroulent sous la forme de série disputée au meilleur des cinq rencontres, et non plus au meilleur des trois matchs comme les quatre dernières saisons.
  • Les 4 vainqueurs des quarts de finale vont au Final Four

Ainsi, le Maccabi sort au premier tour de son groupe presque invaincue avec une défaite et 9 victoires. Il connait plus de difficultés au Top 16 dans leurs groupe avec 3 victoires pour autant de défaites. Mais cela suffit pour se qualifier à nouveau pour les quarts de finale et affronter le TAU Vitoria du

Après avoir perdu la première manche 76-70 le 22 mars 2011, le Maccabi va dominer le club espagnol en alignant trois succès d’affilée surtout largement dans le Game 3 et 4 : 83-81 le 24 mars ; 81-60 le 29 mars ; 99-77 le 31 mars. Il se dirige vers un nouveau Final Four au Palau Sant Jordi de Barcelone.

En demi-finale, ils affrontent le Real Madrid. Face aux Madrilènes, le Maccabi mène que de deux points dans un match très défensif : 14-12 à la fin du premier quart-temps. Aucune des deux équipes jusqu’à la mi-temps ne prendra le large : 32-29 pour le Maccabi. Mais le champion d’Israël en 2011 va donner un coup d’accélérateur après les 15 minutes de pause. Après avoir mené 47-41, puis 55-47 en fin de troisième quart-temps, le Maccabi colle un joli 13-2 qui fait mal au Real à cheval entre le troisième quart jusqu’aux 5 premières minutes du dernier quart-temps : 66-49. A trois minutes de la fin, grâce à un lay-up de Sofoklis Schortsanitis dit Big Sofo, le Maccabi mène de 20 points : 71-51. Une véritable démonstration de basket de Tel-Aviv. Le match est plié. Les hommes de David Blatt gèrent leur avance confortable. Victoire 82-63. Le Maccabi se hisse en finale de l’Euroligue pour la quatorzième fois de son histoire. Fabuleux.

En finale, ils retrouvent le Pana pour la troisième fois de l’histoire après celle en 2000 (victoire des Grecs) et en 2001 (victoire des Israeliens en Suproligue). Dans une ambiance sublime de Barcelone, le duel entre les deux ténors du basket européen tient toutes ses promesses. Le score est serré à la mi-temps : 33-30 en faveur du Pana. Grâce à Sato, les joueurs d’Athènes vont créer un premier écart conséquent au bout de huit minutes de jeu dans le troisième quart-temps : 51-40. Ils vont conserver leur avance + 14 (61-47). Le Maccabi continuera à courir après le score. Le Pana assoit sa domination dans le quatrième quart-temps. Ils s’imposent 78-70. Le Maccabi perd sa troisième finale d’Euroligue en 5 ans malgré les bonnes aides offensifs de Chuck Eidson (17 points et 7 rebonds), David Blu (14 points), et Jérémy Pargo (12 points). Et n’a pas pu ajouter un sixième trophée d’Euroligue comme le CSKA Moscou, ce qui est le cas du Pana avec sa nouvelle victoire.

David Blatt (c) Asaf Kliger

David Blatt, coach du Maccabi arrivé en 2010 (c) Asaf Kilger

David Blatt : « Félicitations à coach Obradovic, son staff et son équipe. Ils sont les vainqueurs légitimes de cette finale aujourd’hui. Nous concernant, je peux dire seulement que le basket, ce n’est pas Hollywood et chaque histoire ne se finit pas avec une heureuse fin. Ce n’est pas non plus une mauvaise histoire. Personne ne nous donnait une chance d’atteindre le Final Four et de gagner au moment des playoffs (quart de finale) après le Top 16. Nous avons réalisé de bonnes choses toute la saison. Nous avons constitué une équipe pour qu’elle joue dur, qui veut gagner, prenne du plaisir. Même si à la fin nous n’avons pas gagné, l’histoire est très bonne pour nous ».

Guy Pnini : « La meilleure équipe a gagné ce soir et malheureusement ce n’est pas nous. Nous sommes très fiers de chacun. Nous avons fait du chemin. Nous avons tout donné mais cela ne suffit parfois. Je veux remercier nos formidables supporters pour leur magnifique soutien. C’était mon premier Final Four et j’espère que cela ne sera pas le dernier. Je n’oublierais certainement pas cette expérience. Avec un peu de chance, nous gagnerons l’Euroligue la prochaine fois ».

Box score de la finale 2011

Le Maccabi Tel Aviv est un monstre du championnat dans son pays comme nous l’avons souligné précédemment. Le club est tout aussi colossal sur la scène européenne avec 6 finales d’Euroligue dans les années 80 (un succès en 81) et 6 finales dans les années 2000 (3 succès en 2001, 2004 et 2005). Et un autre triomphe célébré dans les années 2010 (2011).

Le club de Tel-Aviv restera t-il pour vous une franchise légendaire dans l’histoire du basket européen ? Pensez-vous que d’autres clubs gigantesques en Europe du même « Maccabi », détenant aussi un immense palmarès en Euroligue, soient plus puissant que le club israélien ? Le débat est ouvert.

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About Richard Sengmany (374 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

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