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All Star Game 1983 – Marvin Gaye revisite le Star Spangled Banner

Musique

C’est une tradition aux Etats-Unis depuis de nombreuses années, l’hymne américain est chanté avant chaque événement, qu’il soit sportif, politique ou autre…

Nombreuses sont les stars qui se sont prêtés à l’exercice, d’Elvis Presley à Beyoncé, en passant par Bruce Springsteen ou Whitney Houston. Certaines prestations sont même restées gravées à jamais dans l’histoire comme celle de Jimmy Hendrix en 1969 lors du festival de Woodstock, ou celle de Marvin Gaye lors du All-Star Game 1983.

Magic Johnson, Larry Bird, Kareem Abdul-Jabbar, Julius Erving, Isiah Thomas, … le parquet du Forum d’Inglewood est rempli de stars en cet après-midi de février 1983. Pourtant, tous vont se faire voler la vedette par l’une des plus grandes légendes de la soul des années 70 : Marvin Gaye. De retour sur le devant de la scène après une descente aux enfers, grâce notamment au tube « Sexual Healing » sorti en 1982, Marvin Gaye a été choisi par Len Rosen, responsable marketing des Lakermarvin_gaye_all-star83_2s pour interpréter le Star Spangled Banner. Le choix est risqué, le légendaire chanteur du label Motown sort d’une période trouble avec des problèmes de drogues et d’alcool et se fait rare devant les caméras. Gaye est d’ailleurs en retard et introuvable quelques minutes avant le coup d’envoi, si bien de Rosen a trouvé une remplaçante de dernière minute.

Finalement, Marvin Gaye fait son apparition sur le parquet des Lakers, costume bleu et lunette noire sur les yeux. Son interprétation va au delà du simple chant de l’hymne, il le revisite, révolutionne à sa sauce, ajoutant un air de soul grâce un beat rythmé et sa voix. Dès les premières notes, la magie prend dans le Forum, le tout dans un silence de cathédrale. Au fur et à mesure de l’interprétation, les spectateurs se lèvent allant jusqu’à claquer des mains dans le rythme en fin d’hymne. Du jamais vu ! Alors que les 17 505 spectateurs exultent et ovationnent Gaye après le fameux « … home of the brave » qui conclue l’hymne, certains membres de l’organisation se demandent ce qu’il se passe. Lawrence Tanter, annonceur pour les Lakers se rappelle :

 « Je me suis dis pendant les premières notes : Oh mon dieu ! Nous avons passé la mauvaise cassette, c’est Sexual Healing ! »

Len Rosen, grand fan de Marvin Gaye est partagé par un double sentiment : il adore ce qu’il vient d’entendre mais sait qu’il risque gros : la version de Gaye renverse toutes les traditions et certains puritains trouveront probablement cela scandaleux. Larry O’Brien, commissionnaire de l’époque passera d’ailleurs un savon à Rosen durant le premier quart-temps. Rosen trouvera à la mi-temps le soutien de son patron, propriétaire des Lakers, Jerry Buss.

 « Quel est le problème Len ? déclarera Buss. C’est le plus grand hymne de l’histoire, tu plaisantes ! »

Les joueurs présents sur le parquet garderont également un souvenir unique de cette performance.

 « C’était nouveau, c’était différent, c’était unique, et c’était surtout très bon ! » declarera Reggie Theus.

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Kiki Vandeweghe sera également dithyrambique :

« Je n’avais jamais entendu quelque chose d’aussi beau. C’est juste un moment que personne n’oubliera jamais. Être si proche de lui pendant son interprétation, on pouvait entendre sa voie amplifiée. Wow, c’était quelque chose. Je ne me souviens pas la moitié de ce match, par contre je peux vous dire que je me rappelle de l’hymne ! »

L’ailier des Nuggets résume parfaitement l’impression que laisse cette performance. Aujourd’hui encore, le All-Star Game 1983 reste dans les mémoires pour son hymne et non pour la victoire de l’Est avec 25 points de Julius Erving, MVP de la rencontre. Ce sera d’ailleurs la dernière apparition publique de Marvin Gaye, qui sera assassiné par son père un an plus tard dans sa résidence de Los Angeles à l’age de 43 ans.

La NBA rendra plusieurs fois hommage à Marvin Gaye. En 1996 lors de la sortie de la compilation NBA at 50 où l’hymne y figure et lors du All-Star Game 2004, de nouveau à Los Angeles, moment durant lequel sa fille Nona Gaye, interprète l’hymne en duo virtuel avec son père.

LA VERSION ORIGINALE

 Source : Grantland.com

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Twitter : @junkyardswan

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