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L’arrogance du Shaq à Minneapolis en 1994, synonyme d’échec

All Star Game

Il aurait mieux fait de se taire le « Shaq », à l’approche d’un 44ème All Star en 1994, qui devait, en l’absence de Charles Barkley, victime de douleurs dorsales chroniques, être son match (l’ailier des Phoenis Suns avait récolté 794 936 voix dans le vote des fans pour ce All Star Game, Shaquille O »Neal arrivait en deuxième position avec 603 346 votes).

Quelques heures avant le match, on ne voyait déjà que lui à Minneapolis, chanteur de rap sur MTV, histoire de promouvoir en direct son disque « Shaq Diesel », en bringue télévisée au Glam Slam, la boite de Prince, , la divinité mondiale du funk, native du coin. Le géant d’Orlando commençait sûrement à en agacer plus d’un. L’avant-veille du match, il crut devoir en rajouter une grosse couche lors de la traditionnelle conférence de presse.

« Je fais beaucoup de choses, mais je n’oublie pas ce que c’est le basket qui m’a fait connaître. Reste que oui, je suis un homme bourré de talent. Quelqu’un d’aussi grand et d’aussi fort, avec autant de talents, vous n’en avez jamais vu… »

Pas du genre à faire dans la dentelle, Shaq, que ce soit pour martyriser un panneau ou évoquer ses qualités. Sans doute la déclaration contribua-t-elle à énerver certaines des autres stars présentes pour ce rassemblement annuel de toute la famille NBA. Ainsi, on peut se demander si l’équipe de la Conférence Ouest n’eut pas pour but premier, encore plus crucial qu’une victoire, de mettre l’arrogant en échec.

Shawn Kemp, Hakeem Olajuwon et Karl Malone se chargèrent si bien de son cas que le jeune O’Neal (22 ans) du se contenter de stats minables à l’égard de son rang, de 8 points à 2 sur 12 aux tirs, 4 sur 11 aux lancer-francs, 10 rebonds et une perte de balle. D’emblée, le Shaq avait compris : sur ses trois premier shoots, il essuyait 3 contres de Shawn Kemp, la vedette de Seattle. Et sur chaque ballon qui lui parvenait à l’intèrieur, ce sont deux voire trois monstres sacrés qui surgissaient sur son dos.

« C’est vrai que je me suis senti la cible tout le match. Chaque fois que je touchais la balle, il y avait deux ou trois gars sur moi. Cela m’a rappelé le collège. je n’avais jamais vu une telle défense sur moi, même en match de saison régulière », confia le Shaq.

Malgré cet échec, le Shaq rajouta quand même :

« Cette attention des autres joueurs prouve qu’ils me respectent »

« On a quand même gagné et mon dunk sur Olajuwon a permis à l’équipe de se mettre complètement à l’abri ».

C’est qu’en interdisant le Shaq de faire la star, les Olajuwon, Kemp et autres Malone sacrifiaient complètement le résultat du match, avec au final la victoire de l’Est sur le score de 127-118 et laissaient la vedette aux extérieurs de l’Est, Dominique Wilkins, Mark Price et surtout Scottie Pippen, élu MVP  avec 29 points dont un excellent 5 sur 9 à trois-points et 11 rebonds.

LE DUNK DU SHAQ SUR LA TÈTE D’HAKEEM OLAJUWON

 Crédits photo : Sports Illustrated/Getty Images

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About Patrick Parizot (781 Articles)
Fondateur et rédacteur en chef de Basket Retro. Grand passionné de la balle orange et surtout adepte du basket en tout genre. Apprécie particulièrement le basket vintage et notamment celui des années 70.

2 Comments on L’arrogance du Shaq à Minneapolis en 1994, synonyme d’échec

  1. Une tactique tu chaque pour faire gagner son équipe ? ^^

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  2. Oh pardon QUELLE ERREUR !!! du Shaq et non tu chaque lol 🙂

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