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TOP 100 BasketRetro : POINT-GUARDS

Top 100 BasketRétro

1984. Il y a 30 ans, au sein d’une promotion de rookies particulièrement talentueuse, la NBA enregistrait l’arrivée du jeune Michael Jordan. Grâce à son talent, son exigence et son caractère, celui-ci fait alors entrer la Grande Ligue dans une nouvelle ère, ajoutant son côté athlétique, à la classe de grands joueurs déjà bien en place, comme Julius Erving, Larry Bird ou Earvin Johnson. Avec la réussite que l’on connait pour la NBA et le basket-ball en général.

1984-2014. Pour fêter le 30ème anniversaire de l’arrivée de Jordan en NBA, date que l’on retient souvent comme étant celle de la naissance et l’avènement du basket « moderne », BasketRetro vous propose son classement des 100 meilleurs joueurs de ces 30 dernières années.

Une seule vraie règle pour pouvoir figurer dans ce Top 100 : être ou avoir été en activité entre 1984 et aujourd’hui, en NBA… ou ailleurs.

Les critères à favoriser pour établir un tel classement ? Plutôt subjectifs : la trace laissée dans l’histoire, le fait de rendre les autres meilleurs, le palmarès collectif ou la popularité auprès des fans du monde entier… Et donc pas exclusivement les facteurs objectifs comme les statistiques personnelles ou le palmarès individuel.

Ainsi, BasketRetro s’est mis au travail pour vous proposer son Top 100 : 20 point-guards, 20 shooting-guards, 20 small-forwards, 20 power-forwards et 20 pivots.

Le jury est composé de 8 membres de la rédaction de BasketRetro, qui ont chacun donné leur classement selon la règle communément établie : 1er = 20 pts, 2ème = 19 pts, … 20ème = 1 point. Un joueur pouvant donc récolter au maximum 160 points.

100 joueurs. Les 100 meilleurs sur la période 1984-2014.

POINT GUARDS

Avant de compter dans ses rangs les meneurs-scoreurs hyper-athlétiques actuels (comme Rose, Westbrook ou Wall, par exemple), de nombreuses équipes NBA alignaient de vrais playmakers, littéralement des « créateurs de jeu ». Ce profil est moins courant de nos jours, mais des gars comme Mark Price, John Stockton ou plus récemment Jason Kidd ont dominé la ligue à leur poste.

Avant eux, dans les années 60-70, des légendes comme Jerry West « The Logo » ou Oscar Robertson ont façonné le poste à leur image. « Big O » (visiblement véritable chouchou de la rédaction de BasketRetro) est tout de même le seul joueur de l’histoire à avoir clôturé une saison en triple-double de moyenne (en 61-62). Grâce à l’image qu’ils ont laissé derrière eux, ces deux légendes des seventies ont bien obtenu des voix lors de ce vote ouvert (surtout Robertson, donc), mais leur carrière s’étant terminée en 1974 et… la règle étant la règle, ils n’ont pas pu être inclus dans ce Top Point Guard…

Les 20 meilleurs meneurs de ces 30 dernières années, c’est maintenant.

Stephon Marbury20. STEPHON MARBURY – Scratch : 23 pts

Stephon Marbury est l’archétype du joueur dont on ne sait quoi penser. Si vous mettez de côté ses shows « youtube » où il s’enfile des tubes de vaseline, ce gars a un talent incroyable. Il grandit dans la délicatesse des quartiers pauvres de Big Apple, où il devient une légende rapidement. Il prend le pouvoir à Minnesota dès son entrée en NBA, où il forme un duo très prometteur avec un autre fou, Kevin Garnett. Il est transféré à New-Jersey où il réalise ses meilleures années au scoring (23,4 pts en 98’-99’), puis file à Phoenix où sa carrière sera en quelque sorte à son apogée. Il devient par exemple la véritable bête noire du jeune Tony Parker. Transféré à New-York, Marbury deviendra un peu plus chaque jour la caricature de lui-même : un meneur hyper-talentueux, mais définitivement porté sur l’exploit individuel. 2 fois all-star et 2 fois dans la NBA 3rd Team (00’ et 03’). Après un suicide social médiatisé à outrance, Marbury continue aujourd’hui de faire parler son talent dans le championnat Chinois, où il joue maintenant depuis 6 ans. Un personnage à part…


Dimítris Diamantídis19. DIMITRI DIAMANTIDIS – Scratch : 23 pts

Un extra-terrestre. Ou plutôt un vrai petit homme vert. Après un début de carrière à l’Iraklis Salonique, Diamantidis porte le maillot du Panathinaikos d’Athènes depuis 2004. Pouvant jouer sur les 3 postes extérieurs, le Grec n’excelle jamais autant que lorsqu’il joue meneur, son poste de prédilection. Fort défenseur (grande taille, grande envergure), il possède une vision du jeu extraordinaire et un sens de la passe assez bluffant. Peut aussi se créer son propre shoot, en pénétration comme à longue distance. Avec la sélection grecque, identifié comme le tueur officiel de l’équipe de France, durant de nombreuses années (Cf. Euro 2005). A l’image d’un joueur comme Bodiroga, on aurait aimé voir Dimitri Diamantidis en NBA, où il a (largement) le talent pour s’imposer. Ce challenge ne semble pas l’intéresser pour un sou. 7 titres de Champion de Grèce et 3 Euroligue à son palmarès.


Šarūnas Jasikevičius18. SARUNAS JASIKEVICIUS – Scratch : 26 pts

C’est une légende du basket-ball mondial qui vient de tirer sa révérence à la fin de la saison dernière. Avant la prise de pouvoir autoritaire de Tony Parker, Sarunas Jasikevicius a longtemps été reconnu comme le meilleur meneur Européen des années 2000. Et de très loin. Un vrai Dieu vivant en Lituanie, où il débute sous le maillot du Lietuvos Rytas. Une superstar au Barça, au Maccabi Tel-Aviv ou au Panathinaïkos. 2 fois champion d’Espagne, 3 fois champion de Grèce, 2 fois champion d’Israël, champion de Turquie et 4 fois vainqueur de l’Euroligue, il ajoute à cette liste de trophées, un Euro (2003), le bronze à l’Euro 2007 et le bronze au JO 2000… Ouf ! Celui qui aura le tir de la gagne (raté) au bout de son fusil pour abattre Team USA, aux JO de Sydney fera un passage plutôt correct en NBA (8 pts à Indiana, puis 4 pts à Golden-State). Mais déçu de son utilisation, il décide de revenir en Europe. Un attaquant génial, un assassin, un caractère détestable, parfois une tête à claque. Un personnage incontournable.


Mark Price17. MARK PRICE – Scratch : 27 pts

Mark Price ne ressemble à pas grand-chose. Ou plutôt si, il ressemble à un… commentateur tv. Mais le bonhomme a été un sacré playmaker. Il effectue la majeure partie de sa carrière aux Cavs de Cleveland, où il forme avec Brad Daugerthy, un axe 1-5 de très bon niveau. Bon passeur (7 assists en carrière) et sniper légendaire (40% en carrière à 3 pts, 2 fois vainqueur du 3 pts shoot-out). 15,2 pts en carrière. 4 fois All-Star. NBA 1st Team en 92-93 et trois NBA 3rd Team. Un des seuls Cavs qui aimait particulièrement tenir tête à Michael Jordan. Et qui est aujourd’hui assistant aux… Bobcats.


Kevin Johnson

16. KEVIN JOHNSON – Scratch : 33 pts

Kevin Johnson est un des tous premiers modèles de meneurs hyper-athlétiques, comme chaque équipe en possède aujourd’hui. Il était à la fois un bon créateur dans le jeu (9,1 assists), un excellent attaquant (17,9 pts) et pouvait monter au dunk sur le plus féroce des pivots défensifs (hein, Hakeem ?!). Souriant, poli, beau à voir jouer, son duo avec Sir Charles au Suns était particulièrement sexy. 3 fois all-star, 3 fois NBA 2nd Team et une 3rd Team. Médaille d’or aux Championnats du monde 1994. Honteusement toujours pas intronisé au Hall Of Fame, mais devenu maire de la ville de Sacramento, en Californie.


Jason Williams

15. JASON WILLIAMS – Scratch : 34 pts

Un magicien de la balle orange. A l’instar d’un Pete Maravich, Jason Williams était un véritable esthète du poste de point guard. Passes lasers, no-look game, dribbles dans le dos lancé à pleine vitesse en contre-attaque, feintes de passes à 3 endroits différents avant de lâcher la gonfle… Parfois brouillon, souvent génial, « White Chocolate » donnait au public ce qu’il était venu chercher. Du show. Il a transformé les Sacramento Kings, une équipe moribonde avant son arrivée, en une machine à faire du spectacle. Et à gagner. Les Kings décollent grâce à leur maestro. 10,5 pts 5,9 assists en carrière, Williams passera par les Grizzlies, le Heat (où il remporte le titre en 2006) et le Magic. Il terminera sa carrière sans vraiment briller.


Derrick Rose14. DERRICK ROSE – Scratch : 40 pts

Si Derrick Rose se classe 14ème, c’est essentiellement grâce à sa saison de MVP (25 pts 7,7 passes et 4 rbds en 2010-11). De nombreux membres du jury ne l’ont d’ailleurs pas inclus dans leur liste, jugeant qu’il n’avait pas encore suffisamment montré… Assurément talentueux, Derrick n’a pas pu encore faire ses preuves sur la longueur à cause de vilaines blessures ayant mis un coup d’arrêt à sa carrière. N’a pas encore gagné avec ses Bulls. Si ses genoux tiennent le choc, l’avenir lui appartient. Sinon… c’est déjà fini…


Dereck Fisher13. DEREK FISHER – Scratch : 40 pts

Un joueur clutch. Un coéquipier vanté de tous, même par Kobe Bryant himself. Un petit général sur le terrain, doublé d’un tireur d’élite hors-pair. Les highlights de ses tirs à 3 points au buzzer tournent toujours en boucle sur NBA TV. Lorsque les Playoffs se rapprochaient, Derek Fisher prenait de plus en plus d’importance. Il est de ceux qui rassurent une équipe rien que par leur présence. Fisher n’attirait pas les spot-lights, mais grâce à sa capacité à rester calme, précis, décisif et même autoritaire, il se retrouvait souvent sur le devant de la scène. Homme de confiance de Phil Jackson, président du syndicat des joueurs, après une longue carrière de joueur, Derek s’apprête à diriger le banc des Knicks. Bon courage.


Mark Jackson

12. MARK JACKSON – Scratch : 50 pts

Mark Jackson a eu 2 carrières en une. La première comme meneur star des New-York Knicks, où il crève l’écran à ses débuts et forme avec Pat Ewing un axe 1-5 du tonnerre. Jackson colle parfaitement à l’image des Knicks et sur le terrain, il sait tout faire (11 pts 8 ass 4 rbds en 7 saisons). Et un second épisode avec les Indiana Pacers (après avoir vécu le purgatoire des Clippers pendant 2 ans), où il dirige la manœuvre dans une belle équipe (2000 NBA Finals), courre peut-être un peu moins mais poste davantage avec son puissant fessier (8 pts 8 ass 4 rbds en 6 saisons). Quatrième meilleur passeur de l’histoire et 1 all-star game. Une autorité sur le terrain.


Chauncey Billups11. CHAUNCEY BILLUPS – Scratch : 57 pts

Billups a commencé sa carrière… en étant régulièrement tradé d’une franchise à l’autre : drafté en 3ème position par Boston, il file vers Toronto, puis aux Nuggets et enfin aux Wolves. Avant d’arriver à Detroit. Et là, c’est une autre affaire. Detroit a une histoire. Chauncey et sa bande de cols bleus vont la faire revivre. Les Bad-Boys vont en quelque sorte renaitre de leurs cendres et Detroit va aller au bout en piétinant une équipe des Lakers pourtant en mode galactique. Le pot de terre aura gagné contre le pot de fer. Et si toute l’équipe des Pistons est à féliciter, cette année 2004 appartient bien à Billups, élu MVP des Finals. Sous-estimé avant cette date, largement respecté après, bizarrement, tout le monde semble redécouvrir à cette occasion les qualités du joueur (5 fois all-star, une NBA 2nd Team et deux 3rd Team). « Mister Big Shoot » aime prendre ses responsabilités quand le game se joue et dirige le jeu comme personne. Un grand joueur.


Chris Paul

10. CHRIS PAUL – Scratch : 59 pts

Chris Paul est un joueur frustrant. Tout le monde s’accorde à reconnaître le talent du bonhomme. Et talentueux, il l’est. Mais le problème, c’est que… Paul n’a encore rien gagné et que les matchs où ça compte, il dérape dangereusement… Excellent défenseur (2.4 steals en carrière) et parmi les meilleurs playmaker de l’histoire à son poste (9,9 assists), Chris Paul n’a jamais réussi à faire la différence sur une bascule de Playoffs. Un de ces moments où une série se joue. Quasiment tous ceux de cette liste des meilleurs PG l’ont fait à un moment ou à un autre. Paul pas encore. 18,6 pts en 9 saisons. Une liste de distinctions individuelles longues comme le bras, en NBA, comme en équipe nationale. S’il remporte un titre, il fera un sérieux bond dans ce classement. Mais pas avant…


Penny Hardaway

9. PENNY HARDAWAY – Scratch : 59 pts

La véritable icône du Orlando Magic des années 90. Ce que Shaq, avec qui il formait un duo du tonnerre, ne supportait guerre (et quand Shaq n’est pas LA star, il s’en va). Penny était un point guard atypique. Grand, athlétique, aérien, flashy, il était un véritable meneur dans un corps d’ailier. Longtemps comparé à Magic Johnson, dont il partageait l’aisance dans le jeu, aussi bien dans la lecture que dans l’exécution, sa carrière a été stoppée brutalement par plusieurs graves blessures. Alors que tout le monde voyait en lui le futur de la Grande Ligue (19 pts 6 ass 5 rbds sur ces 6 premières saisons ; 4 all-star game, 2 fois NBA 1st Team), la suite de sa carrière ne sera qu’un très loooong chemin vers une retraite dorée. Un autre talent lâché par son corps.


Tim Hardaway

8. TIM HARDAWAY – Scratch : 68 pts

Tim Hardaway a marqué l’esprit des fans de basket. Il est d’ailleurs le premier joueur à être nommé par tous les membres du jury. Il a été un des « micro » point guards (1m83, taille « NBA ») les plus vifs et les plus techniques de son époque. Son cross-over est le plus célèbre de l’histoire de la NBA, avant même celui d’Iverson. Tim Hardaway était un attaquant doué. Il a fait les beaux jours des Warriors, avec le RUN TMC (Tim-Mitch (Richmond)-Chris (Mullin)), qui artillaient dans tous le sens. Lui aussi stoppé par une grave blessure, il va rebondir chez le Heat de Miami, une des plus grosses équipes défensives de l’Est. Le profil « petit taureau » de Tim Hardaway lui permet de parfaitement bien s’y adapter et de continuer son chantier. 17,7 pts 8,2 assists en carrière, 5 all-star game, une fois NBA 1st Team, deux fois 2nd Team et une fois 3rd Team. Un grand petit-bonhomme.


Steve Nash

7. STEVE NASH – Scratch : 101 pts

Ça y est. On entre dans la catégorie supérieure : on fait un grand bond de +33 pts dans le classement scratch pour arriver au niveau des joueurs à + de 100 pts (sur 160 possibles). Steve Nash est le premier joueur non-américain élu double-MVP (2005, 2006). D’une main de maître, le Canadien a dirigé les équipes de Dallas et Phoenix, 2 places fortes de la NBA (14,4 pts 8,5 assists en carrière). Mais c’est aux Suns qu’il a fait la plus forte impression avec un jeu parfaitement ajusté à la philosophie de son coach Rick Adelman et des coéquipiers au diapason, qu’il a su sublimer (il a même fait scorer Boris Diaw à près de 25 pts/game en Play-offs !!!). Steve Nash est un faux-lent cérébral, technique, altruiste et qui excelle dans l’art du shoot, sous toutes ses formes. Il peut même être assez flashy. Oui. Son corps l’ayant lâché depuis quelques années déjà, la fin de sa carrière, en queue de poisson, n’est pas à la hauteur du personnage. 8 all-star game et 3 NBA 1st Team.


Gary Payton6. GARY PAYTON – Scratch : 109 pts

« The Glove » était une poisse. Et l’est probablement toujours aujourd’hui. Un défenseur féroce, hargneux, vicieux, parfois violent et… qui parlait tout le temps. Nombreux sont ceux qui ont pété les plombs face à lui. Michael Jordan a avoué que ses confrontations face à Payton étaient les plus difficiles de sa carrière. Dans le jeu, comme dans la tête. Payton était un voyou. Mais un voyou charmeur, souriant, insolent. Il était aussi un scoreur patenté (16,3 pts), un très bon passeur (6,7 ass) et formait avec Shawn Kemp, un duo spectaculaire à Seattle. Un peu en perte de vitesse en fin de carrière, Payton s’en va tout de même avec une bague, gagnée en 2006, comme joueur de banc avec le Heat. Médaillé d’or avec Team USA aux J.O. 96’ et 2000.


Tony Parker

5. TONY PARKER – Scratch : 110 pts

Et pour un point de plus au classement scratch, arrive TP. Notre frenchie a démarré sa carrière pro au PSG Racing, avant de brûler toutes les étapes avec les Spurs. Il a aussi atteint des sommets inespérés en équipe nationale. 4 bagues, 1 titre de Champion d’Europe, élu MVP des Finals en 2007… Largement sous-estimé, on dit chaque année de Parker qu’il a atteint son meilleur niveau. Mais on dit cela depuis bientôt 7 ou 8 ans… Où va-t’il s’arrêter ?!!


Jason Kiddtif

4. JASON KIDD – Scratch : 115 pts

Jason Kidd. Un nom de bandit de grands chemins. Une tête de bandit de grands chemins. Et bien… un vrai bandit des parquets ! Bon défenseur sur interceptions (2ème all-time), scoreur correct (12,6 pts en carrière), Kidd n’a surtout pas d’égal dans sa vision du jeu et sa qualité de passe (7,7 ass). Il commence à Dallas, où il se chicotte un peu avec ses coéquipiers d’alors (Jackson & Mashburn), puis prend la direction de Phoenix où il assure. Sa carrière prend une autre tournure en atterrissant à New-Jersey. Il arrive dans une franchise fantôme, qui ne joue pas vraiment au basket et… l’emmène en finale NBA, 2 ans d’affilée. Un vrai virtuose de la balle orange qui rendait tous ses coéquipiers largement meilleurs. Avec lui, même Richard Jefferson et Kenyon Martin semblaient savoir jouer au basket. 10 All-Star Game, 5 NBA 1st Team et une pléthore d’autres distinctions, Team USA comprise. Tente le coaching. En a la tête et les épaules.


Isiah Thomas

3. ISIAH THOMAS – Scratch : 118 pts

Isiah Thomas était beau, souriant et séducteur. Sur le parquet, il était l’une des pires pourritures qui soient. Le leader de la formidable équipe des Bad-Boys de Detroit était un fort attaquant. Très bon joueur de un contre un, plutôt bon shooteur, excellent passeur, « Zeke » était avant tout un meneur d’homme extraordinaire. Il mettait derrière lui tous ces carnivores de la balle orange et partait en guerre à chaque match. Lui, assénait la pression défensive. Donnait les petits coups vicieux qui font mal. Les gros derrières (Mahorn, Laimbeer…) s’occupaient de découper ce qu’il restait de l’adversaire. Très ami avec Magic, le contact était toujours tendu avec Jordan. Les deux hommes ne se sont jamais appréciés (appel au boycott de passe vers MJ lors d’un All-Star Game et… vengeance de Jordan qui demandera à ce que Thomas ne fasse pas partie de la Dream Team de 92). Un vrai joueur, talentueux, dur et viril.


John Stockton2. JOHN STOCKTON – Scratch : 143 pts

Si les joueurs classés de 3 à 6 se tiennent dans un mouchoir de poche, on a par contre ici une catégorie encore bien supérieure (+ 25 pts au niveau du classement scratch). Tout le monde a plébiscité ce joueur toujours sous-estimé aujourd’hui (8 votes, entre la 2ème et la 4ème place). John Stockton ne ressemblait a pas grand-chose : petit, mince et plutôt raide. Il est sortit de Gonzaga sans histoire. Il a joué toute sa carrière dans une équipe sans histoire, les Utah Jazz. Lors des JO de Barcelone, où il est présent avec la Dream Team, il se ballade tranquille dans la rue, quand les autres se barricadent de milliers de fans hystériques. Voilà, tout ça c’est John Stockton. Ah, oui, j’oubliais : il est hall of famer, détient le record d’assists (15806) de la NBA, celui des steals (3265) également. Il a formé durant 16 ans, le duo le plus efficace et complémentaire de l’histoire du basket-ball, avec Karl Malone. Et en plus de tout cela, il était un très bon shooteur et avait peut-être la meilleure lecture de jeu de l’histoire de ce sport. C’est ça John Stockton.


Magic Johnson top 1001. EARVIN MAGIC JOHNSON – Scratch : 155 pts

Un sourire. Des mimiques. Un lanceur de mode (le high-five, la no-look pass). Un dribble haut. Des passes foudroyantes. Le regard à l’opposé. Un petit hook. Un shoot bizarre. Des fingers-rolls magiques. Un rassembleur. Un compétiteur. Un côté Jet-set. Une vision : le showtime. 5 titres de champions. Des titres individuels. Un drame. Une retraite. 155 points sur 160 possibles. Pour BasketRetro, le roi des Point Guards c’est bien Magic.

MENTION SPECIALE

Également nommés et dans l’ordre « hors classement » :

Sam Cassel, Denis Johnson, Rajon Rondo, Mugsy Bogues, Stephen Curry, Spud Webb, Russel Westbrook, Doc Rivers, Mike Bibby, Steve Francis, Nick Van Exel, Deron Williams, Terry Porter, Gilbert Arenas, Mahmoud Abdul-Rauf, Kyrie Irving, Andre Miller, Goran Dragic, Baron Davis, Derek Harper, Sacha Djordjevic, Théo Papaloukas & David Rivers.

A noter que Oscar Robertson et Jerry West qui ont reçu des votes, ont été sortis du classement, car inactifs sur la période concernée 1984-2014.

Montage photos : Clément Demontoux pour Basket Rétro

Montage Une : ALP HOOP

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10 Comments on TOP 100 BasketRetro : POINT-GUARDS

  1. Je suis choqué… Comment peut-on mettre Jason Williams dans un top 100? Comment peut-on le mettre devant KJ ou Mark Price? Fisher et Rose??? Ils n’ont rien à faire là. Cassell pourquoi pas, DJ bien entendu, même Derek Harper mérite mieux. J-Will, c’était juste une machine à highlights, les Kings n’ont jamais été aussi dangereux du moment où Bibby l’a remplacé. Il a été honnête dans le parcours des PO en 2006 avec Miami, mais c’est tout. Joueur surcôté.

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    • Vous risquez malheureusement d’avoir une crise cardiaque quand vous lirez la suite des Top SG-SF-PF & C…

      Le propre d’un classement comme celui-ci est de pouvoir donner libre court à la subjectivité de chaque votant. Composer un jury de 8 votants permet de trouver un équilibre entre ceux qui pensent que Nick Galis est meilleur qu’Allen Iverson (et il l’est…) et les autres. C’est pourquoi il nous a fallu définir des éléments de référence (que vous pouvez retrouver dans l’entête de l’article) et il nous est apparu judicieux de donner de l’importance à des critères comme « la popularité auprès des fans ».

      Et là, auprès du fan lambda (et pas seulement des aficionados de l’Histoire de la NBA ou pire, du basket FIBA) le « White Chocolate », il met une bonne trempe à l’ami Kevin Johnson ou encore au mythique Mark Price (pour info, tous les trois ont obtenu de la part d’un membre du jury, une 9ème place comme meilleur classement). Tentez le coup au prochain entraînement cadets-juniors de votre club (et même avec l’équipe séniors)… vous verrez !

      Par rapport à Derek Fisher… je ne sais trop quoi répondre… J’ai juste hâte de connaître votre réaction quand vous prendrez connaissance du classement de notre gars « Big Shot Rob » Horry.

      En ce qui concerne Dennis Johnson, Mike Bibby ou Derrick Harper (wow, j’adore ce gars), sachez qu’ils se classent respectivement 22ème, 29ème et… 40ème. Comme vous, je trouve que le jury a été cruel avec D-Harp (d’ailleurs, comme vous, je n’avais personnellement pas inclus Jason Williams dans mon Top PG, mettant Bibby largement avant). Ce sont malheureusement les limites de la démocratie dans ce type de vote… mais aussi sa plus grande force.

      Ceci dit, la vraie indignation vient de l’absence de Sacha Djordjevic dans ce Top PG. Mais nous vous promettons au moins un nouveau scandale à chaque nouvel épisode de ce Top100 BasketRetro !!!

      Alors, rendez-vous dans quelques jours pour dresser la liste des joueurs honteusement floués par notre jury !!

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  2. Magic n’a pas eu 160pts ? :-p 1ere place plus que mérité et TP 5e c’est également logique !
    Sinon quel travail !!!!! Félicitation ^^

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  3. TP a été MVP des finals 2007 et pas 2003 erreur à corriger les gars

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  4. J’adore ce que vous faites les gars. Ce classement me plait bien. Après, j’aurais juste mis Parker derrière Payton et Nash mais il a gagné plus de titres.
    Continuez comme ça

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  5. Un classement reste toujours subjectif, par exemple, je mettrais Penny dans le top 5, uniquement parce que c’était mon joueur préféré lors de mon adolescence… Après, en réalité, il est bien classé eu égard à son palmarès =)
    Il faudra effectivement rétablir les joueurs « honteusement » floués lors de ce classement par la suite =)

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