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[Jeux Vidéo]David Robinson’s Supreme Court : L’Amiral aux manettes

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Si en plus de ses stats et de son palmarès, il vous fallait une preuve supplémentaire que l’Amiral David Robinson a véritablement marqué son époque, en voici une irréfutable.  En 1992, Robinson devient l’un des premiers joueurs à s’introduire dans l’univers vidéo-ludique. Il prêtera son nom au jeu Megadrive, Supreme Court du studio Acme Interactive, qui deviendra donc  » David Robinson’s Supreme Court  » . L’Amiral fait partie des précurseurs dans ce domaine, car au début des années 90, rares sont les joueurs à avoir eu cet honneur. On pourra citer cependant, Larry Bird et Michael Jordan qui figureront au générique de leur propre jeu, intitulé sobrement   » Jordan Vs Bird « . Pat Riley fera lui aussi une incursion sur console en 1990 (cependant son nom ne sera plus présent dans la version européenne du jeu). Quelques années auparavant Kareem Abdul-Jabbar de son côté prêtera son image pour soutenir la marque Atari. David Robinson voit donc son nom apposer aux côtés de véritables légendes dans un domaine qui n’était alors pas très développé. Le jeu sous licence prendra vraiment son envol au milieu des années 90, avec la création de la série NBA LIVE. Nous reviendrons certainement un jour sur l’historique de cette licence dans les colonnes de Basket Retro. Pour l’heure, place à  » David Robinson’s Supreme Court « .

david-robinson-s-supreme-court-usa-europeDémarrons le focus de ce jeu par les points noirs, enfin disons, le point noir. Tout d’abord, il faut savoir que malgré la présence de l’Amiral à l’écran titre, vous ne retrouverez aucune franchise connue. En soit, ce n’est pas forcément un soucis, le véritable hic provient du nombre restreint d’équipes jouables. Elles ne sont que 4 à être sélectionnables. C’est peu. On retrouve Chicago, Détroit, Los Angeles et New-York. Ce point faible du jeu est compensé par la possibilité de composer vous-même votre roster. Avant chaque partie, vous pouvez, un peu à la manière d’une draft choisir votre cinq majeur parmi un réservoir de 20 joueurs ayant chacuns leurs caractéristiques. Une idée sympathique qui allonge la durée de vie du jeu. Une fois votre équipe composée, vous pouvez choisir entre un match exhibition ou entrer directement dans le tournoi. Dans ce dernier mode vous devrez affronter tour à tour les autres équipes, et si vous parvenez à les éliminer, c’est l’équipe de David Robinson en personne qui se dressera sur votre chemin vers le titre.

Grâce à une excellente réalisation graphique, le jeu s’impose parmi les titres majeurs du genre sur les consoles 16-bits à cette époque (début des 90’s). Des graphismes et une animation léchées donnent la réplique à une ambiance sonore plutôt passable mais qui suffit à retranscrire les bruits habituelles qui entourent les matchs de baskets (crissements des baskets sur le parquet, l’ambiance de la foule etc.). La cerise sur le gâteau de  » David Robinson’s Supreme Court  » provient de sa vue en 3D isométrique. Une innovation à l’époque, les jeux étant habituellement vue de côté.  A la mi-temps des matchs, Robinson viendra vous donner quelques conseils et commenter votre prestation. Jouable en duo, le soft vous propose également un système de password vous permettant de reprendre votre tournoi là où vous en étiez avant d’interrompre votre partie. Un luxe en 1992.

Cependant, avec uniquement 4 équipes à battre (certes en 2 manches gagnantes) il ne vous faudra pas longtemps pour voir la fin du jeu. Au niveau de la jouabilité, le gameplay souffle le chaud et le froid, avec par exemple la quasi-impossibilité de chiper un ballon dans les mains adverses, ou un arbitrage le plus souvent totalement farfelue. Au-delà de ça, le jeu grâce à sa représentation en 3D isométrique offre une excellente visibilité à une époque ou les autres jeux proposent de la bouillie de pixels rendant souvent difficile la compréhension du déroulement des actions à l’écran. Avec le recul, et si on replace la sortie du jeu dans son contexte historique (1992), il en résulte un agrèable jeu de basket qui a eu le courage de mettre en avant David Robinson, et ainsi permettre a la famille des jeux sous licence de poursuivre son implantation et son développement.

354219-david-robinson-s-supreme-court-genesis-screenshot-the-tipPar la suite, d’autres jeux emprunteront cette voie en utilisant les plus grands noms de la ligue, on pense notamment à NBA JAM, NBA All-Star Challenge ou encore Charles Barkley Shut up and Jam, tout ça avant la déferlante NBA LIVE. Un jour peut-être les colonnes de Basket Rétro vous permettront de redécouvrir tout ces jeux. En attendant, ressortons des placards ce  » David Robinson’s Supreme Court « , un jeu dynamique et agréable. Pas forcément le plus flashy ni le plus tapageur, mais doté d’une certaine technique et d’un esthétisme classieux. Autant d’arguments qui rapprochent le jeu du joueur dont il utilise l’image. Heureux hasard. Rejouez à  » David Robinson’s Supreme Court « , c’est comme se rematter une vidéo de l’Amiral ; on regarde avec passion et délectation, en y prenant toujours du plaisir. Sans faire de bruit, a la manière de David Robinson dans la ligue, le jeu du studio Acme aura su se faire une place de choix dans la ludothèque des fans de basket . Un moindre mal pour un jeu dont le prête-nom finira MVP en 1995.

Pour l’anecdote, l’Amiral associera son image à un autre jeu de basket justement en 1995. On le retrouvera au générique de NBA Action 95 de Sega. Mais ça c’est une autre histoire..

L’INTRO DU JEU

Crédits photos : Mobygames

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About Waka Bayashi (94 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

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