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ITW Geoffroy Garetier (Canal Plus) – Partie 1 : « Le match 6 de la finale 1980 Lakers-Sixers est légendaire »

Consultant football pour différentes émissions diffusées sur les antennes du groupe Canal, Geoffroy Garetier est un journaliste aussi amateur de basket. Pour Basket Rétro, dans la rubrique « le basket vu par », l’ancien reporter du Journal du Dimanche et l’ex-rédacteur en chef du quotidien l’Equipe nous fait partager ses souvenirs de la balle orange dans la première partie de cette interview. 

Geoffroy Garetier, consultant football pour le groupe Canal, évoque ses souvenirs du basket.

Geoffroy Garetier, consultant football pour le groupe Canal, évoque ses souvenirs du basket. (c) Jean-Christophe Marmara – Le Figaro

Basket Rétro : Tout d’abord, comment avez-vous découvert le basket ?

Geoffroy Garetier : Je l’ai découvert gamin, à la télévision en regardant les matchs qui étaient diffusés sur les chaines publiques. Je voyais Villeurbanne, Bagnolet, Denain, Antibes, Le Mans, Tours, et Berck. Mes premiers souvenirs sont donc le basket français. Cela remonte aux années 70.

BR : Avez-vous joué au basket ? Si oui, à quel niveau, poste et dans quel club ?

GG : Oui mon premier sport licencié, c’était le basket. Je jouais à la Rochelle. J’étais licencié en poussin 3. Je suis resté qu’une seule année. Après j’ai joué au rugby. Je n’ai plus souvenir du poste auquel je jouais mais ce n’était pas pivot. Ca c’est clair (rires).

BR : Vous avez évoqué vos premiers souvenirs du basket français. Et quels sont ceux de la NBA ?

GG : Pour moi la découverte de la NBA date des années 80 avec Canal Plus. J’ai un peu de mal à me souvenir précisément. J’étais un grand lecteur de l’Equipe Magazine qui publiait des reportages sur la NBA. A l’époque, il n’y avait pas de sites internet. Dans les années 70, il y avait, après les jeux de Montréal, un magazine qui s’appelait Sport Magazine. C’était le seul magazine omnisport qui a existé en France avant l’Equipe Mag. Il était très bien calqué sur le modèle de Sport Illustrated. Ils proposaient des reportages sur la NBA et sur le hockey avec la NHL. C’était la première source d’information sur les sports américains. L’aventure du magazine n’a pas duré très longtemps pour des problèmes économiques. Avoir des infos sur le sport US était très compliqué. Il n’y avait quasiment pas de diffuseurs. Les magazines français à part l’Equipe ne donnaient aucune nouvelle. Pendant tous ces années jusqu’à la naissance de Canal, la popularisation, la diffusion des sports US (NHL, NFL, NBA), le basket européen était la première source d’information d’intérêt première. Le service public diffusait régulièrement des matchs de basket : ceux de Limoges en Coupe Korac en 1982 et 1983 puis la victoire de Pau Orthez en 1984 dans cette même compétition. C’est un sport que j’aimais bien, que je suivais régulièrement comme tous les autres sports : le  foot, le rugby, le hand, et le volley. J’avais une culture transversale.

BR : Quels sont vos joueurs/équipes/coachs que vous préférez et pourquoi ?

GG : Les Lakers de Magic car le glamour, le show de cette équipe à ce moment là correspond tout à fait à l’éruption de la NBA dans les écrans français. La grande rivalité des années 80 était celle des Lakers contre les Celtics. Avec du coté de L.A Magic Johnson, Kareem Abdul Jabbar, James Worthy et ses lunettes, AC Green, Byron Scott. C’était l’équipe des Lakers dans toute leur splendeur. Puis tout cela a bougé avec la montée en puissance des Pistons de Isaiah Thomas et les Bulls de Jordan. J’étais un dévoreur de sport tous azimuts et j’ai aussi appris les records de Wilt Chamberlain et ses 100 points en un match, plus de 60 rebonds (ndlr, 55 en fait).

« Les Lakers de Magic étaient l’équipe dans toute leur splendeur. »

Geoffroy Garetier voit la NBA pour la première fois notamment avec les Lakers de  Magic Johnson. (c) c) Andrew D.Bernstein - NBAE - Getty Images

Geoffroy Garetier voit la NBA pour la première fois notamment avec les Lakers de Magic Johnson. (c) Andrew D.Bernstein – NBAE – Getty Images

BR : Et inversement quels sont les joueurs/équipes détestés et pourquoi ?

GG : Non ce n’est pas mon cas pour la NBA.  J’étais plus un spectateur, un admirateur. Je n’avais pas cette dimension identitaire. Mais j’étais toujours eu un avis critique avec le recul. Dans un match, il fallait toujours un joueur adroit, un génie, un grand passeur, des équipes avec des joueurs puissants à l’intérieur pour faire la bagarre. Fallait des bad boys, des Dennis Rodman pour prendre les rebonds. Et d’ailleurs je ne détestais pas les Bad Boys de Detroit.

BR : Vous parlez de la rivalité Lakers-Celtics précédemment. Avez-vous un ou plusieurs autres souvenirs marquants de NBA (matchs de playoffs, performances d’un joueur, un All Star Game…) ?

GG : (rires) J’ai souvenir d’un match que je n’ai pas vu mais tellement légendaire entre les Lakers et les Sixers qui jouaient le match 6 de la finale 1980 où Magic Johnson, 20 ans, doit pas jouer. Le joueur prend l’équipe en main et inscrit je crois 42 points, une vingtaine de passes (ndlr : en fait, Jabbar blessé à la cheville lors du match 5 est forfait pour le match 6. Magic le remplace au poste de pivot et termine la rencontre avec 42 points et 15 passes lors du match 6). C’est un des premiers titres que les Lakers remportent dans les années 80. (ndlr :  voir la vidéo du match à la fin de cette première partie d’interview). Sinon, lorsque j’étais reporter pour le Journal du Dimanche, j’allais voir un match dans la ville où j’étais. A l’époque où la Guerre du Golfe a éclaté, on m’avait envoyé à Atlanta pour faire un reportage sur CNN. En arrivant à Atlanta, en sortant de CNN, un gars démarchait les gens et vendait au black sur le trottoir des tickets d’un match. C’était celui des Hawks contre les Bulls. C’est la première fois que je voyais un match de saison régulière NBA dans une salle. Je suis retourné quelques mois plus tard aux Etats-Unis à Portland pour un autre reportage, et cette fois-ci j’ai vu les Bulls contre les Blazers de Clyde Drexler, Terry Porter en novembre 91. Les deux équipes se sont retrouvées en finale en 92 d’ailleurs.

« J’ai souvenir d’un match que je n’ai pas vu mais tellement légendaire entre les Lakers et les Sixers qui jouaient le match 6 de la finale 1980 où Magic Johnson, 20 ans, doit pas jouer. Le joueur prend l’équipe en main et inscrit je crois 42 points, une vingtaine de passes. »

BR : Vous avez donc déjà assisté à des matchs NBA. Pouvez-vous décrire l’ambiance, l’après match, le public américain, le show à la mi-temps, la différence par rapport à d’autres pays comme la France ?

GG : J’ai été très très marqué et impressionné par leur cadre, le coté spectateur tranquille, la musique, les spectateurs qui annoncent «  Defense, defense ». C’est une ambiance très bon enfant. Cette différence de culture m’a assez intrigué entre le sport spectacle américain et les supporters de football européen.

BR : Possédez-vous des produits dérivés NBA ?

GG : Oui. Mais je n’ai jamais été un fan de produits dérivés. Mais je ramène pour mes amis des maillots, des casquettes. Un de mes potes a un maillot des Knicks et un autre des Bulls de la période de Jordan.

BR : Quel est votre 5 majeur idéal de toute l’histoire de la NBA (pas forcément un pivot, deux ailiers, deux arrières) ?

GG : Difficile d’en choisir cinq. En pivot Wilt Chamberlain, Kareem Abdul Jabbar. De ceux que j’ai vu joué et qui m’ont vraiment épatés, je dirais Magic Johnson, Michael Jordan qui le mettrait pas ? Charles Barkley, Karl Malone, et John Stockton, un passeur hors pair.

Suite de l’interview mercredi avec Geoffroy Garetier qui nous évoquera dans la seconde partie ses souvenirs de basket en tant que journaliste puis nous fera part de son analyse du basket à sa manière.

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About Richard Sengmany (365 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

1 Comment on ITW Geoffroy Garetier (Canal Plus) – Partie 1 : « Le match 6 de la finale 1980 Lakers-Sixers est légendaire »

  1. A chaque fois qu’il se trouvait dans une ville, les Bulls y jouait ^^

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