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ITW Gaëlle Millon – Equipe 21 (Partie 1) : « Le Final Four de l’Euroligue 1997 avec l’Asvel reste un souvenir incroyable »

Gaëlle Millon officie sur l'Equipe 21 (c) Pauce -l'Equipe

Passionnée de basket, en charge des éditions spéciales et journaliste sur l’Equipe 21, Gaëlle Millon a accepté de répondre à nos questions le 5 mars dernier dans les locaux de la chaîne. C’est le nouvel entretien à découvrir sur Basket Rétro dans la rubrique « le basket vu par ». Voici le premier volet avec la journaliste de 31 ans : passion et souvenirs du basket, actu NBA et Pro A. 

Gaëlle Millon officie sur l'Equipe 21 (c) Pauce -l'Equipe

Gaëlle Millon officie sur l’Equipe 21 (c) Pauce – l’Equipe

Basket Rétro : Tout d’abord, comment avez-vous découvert le basket ? D’où vous vient cette passion ?

Gaëlle Millon : Mes parents sont fans absolus de basket. J’ai plongé assez tôt et petite dans l’univers du basket. Je suis originaire de la région lyonnaise. Et mes parents sont de grands fans de l’ASVEL Villeurbanne. Ils s’y sont rencontrés d’ailleurs. Et j’y suis allé voir des matchs depuis que je suis toute petite. La voie était toute tracée.

BR : A quel niveau, poste et dans quel club avez-vous joué ?

GM : J’ai joué à très petit niveau, le plus bas qui existe, dans le club de mon village. J’y ai joué 7 ans de 10 à 17-18 ans.  Malheureusement, je n’y joue plus du tout maintenant, je n’ai plus le temps.  

BR : A quelle occasion avez-vous découvert la NBA pour la première fois ?

GM : Je suivais le basket français forcément. Le tournoi de l’Open Mcdonald est le premier souvenir de NBA que j’ai. Cette compétition s’est déroulée à Paris avec la présence des Bulls de Chicago de Michael Jordan et Scottie Pippen. C’est à ce moment là que j’ai commencé à me rendre compte que le basket se jouait aussi outre-Atlantique.

BR : Quels sont vos joueurs/équipes que vous préféré et pourquoi ? (NBA, Pro A)

GM : Aujourd’hui, je suis beaucoup les Spurs de San Antonio par affection particulière pour Tony Parker. Après je suis la NBA. Mais je trouve que le gros souci que l’on a, c’est qu’il est très difficile de suivre ce championnat en France. Quand on travaille à des horaires normaux, on ne voit pas de matchs. Il y en a énormément. Pour suivre les résultats d’une équipe, même quand on est dedans en permanence, c’est très compliqué. Je me mets vraiment à suivre avec attention la NBA au moment des playoffs. Je regarde régulièrement le match du dimanche soir sur BeIn  à 19h ou 21h.

BR : Et inversement quels sont les joueurs/équipes détesté et pourquoi ? (NBA, Pro A) Ou quelles sont celles qui vous déçoivent cette saison ?

GM : Non, je suis incapable de vous le dire.

BR : Vous parlez de l’Open Mcdonald. Mais avez-vous un ou plusieurs autres souvenirs marquants de NBA (matchs de playoffs, performances d’un joueur, un All Star Game…) ?

GM : A l’époque je ne suivais pas assez la NBA pour avoir des matchs marquants en tête. Toute la période de Jordan est forcément marquante car c’est à partir de celle-ci que j’ai commencé à découvrir le basket US, le personnage et le phénomène. Mais je n’ai pas de matchs références. De tous les sports aujourd’hui, je n’ai que très peu de souvenirs précis… c’est peut-être  au fait d’en « manger beaucoup » ! Je me souviens des compétitions mais pas de matchs précis.

BR : Même question pour un match européen, de l’Equipe de France par le passé ?

GM : Le titre européen de l’Equipe de France en 2013. Certes c’est le plus frais mais en même temps, c’est celui qui délivre presque tout un pays. Ils attendaient cela depuis longtemps. Après je retiens forcément la victoire de Limoges en 1993. Etant fan de l’ASVEL Villeurbanne, le final four de 1997 à Rome reste un souvenir incroyable, même si ça ne s’est pas bien passé au final, pour une équipe française qui n’était pas du tout programmée pour en arriver là. Et le club se retrouve au milieu des géants que sont Ljubjana, Barcelone et Olympiakos. C’était juste incroyable. C’est des souvenirs plus perso mais cette épopée là reste gravée pour un bon moment. 

BR : Avez-vous déjà assisté à un match NBA. Si oui, dans quelle salle ?

GM : Oui. J’en ai fait plusieurs. Récemment, j’étais à New York au Madison Square Garden et au Barclays Center. Grâce au boulot, j’ai pu aller à San Antonio, Dallas, Charlotte, Chicago, et Portland (ndlr : dans le cadre du reportage consacré aux joueurs français de la NBA « Dans leur monde » réalisé il y a 2 ans dont on parlera plus tard dans la seconde partie de l’interview)

BR : Pouvez-vous décrire l’ambiance, l’après match, le public américain, le show à la mi-temps, nous parler de la différence par rapport à d’autres pays comme la France ? Je suppose que ce n’est pas comparable avec une salle française comme l’Astroballe ?

GM : C’est incomparable. Je dirais même que ce n’est pas le même sport parfois. On ne va pas voir la même chose. Là bas, on va voir un spectacle. Il n’y a pas forcément dans les salles américaines plus d’ambiance, en termes de supporters, qu’il peut y en avoir en France.  Il y a plus de monde, de spectacle. La salle de Portland en est une très belle avec un public très proche de son public. Il y avait de nombreux et de très jeunes fans. C’était assez sympa comme ambiance. La salle de Chicago a été marquée par l’histoire aussi. Les salles sont pleines et assez chaudes à Chicago car il y a pas grand-chose à faire en hiver dans cette ville. La salle des Spurs est très belle aussi et très sympa.

 » Ambiance dans les salles NBA ? C’est incomparable. Je dirais même que ce n’est pas le même sport parfois. Il y a plus de monde, de spectacle ».

BR : Possédez-vous des produits dérivés NBA ? Et même la panoplie du supporter de l’Asvel que vous êtes ?

En vrai supportrice, Gaelle Millon possède tout plein de produits dérivés de l'ASVEL.

En vrai supportrice, Gaelle Millon possède tout plein de produits dérivés de l’ASVEL.

GM : Oui j’ai eu. Plus forcément maintenant. J’ai tout ce qui va bien concernant l’Asvel : écharpes, fanions, casquettes, posters, stylos, porte clés, tout ce qui peut exister (rires). Pour la NBA, surtout des maillots pour mon fils, avec celui de Tony Parker. En allant à New York, on  a ramené des t-shirts des Knicks, un mug par ci par là.

BR : Quel serait votre 5 majeur idéal de toute l’histoire de la NBA (pas forcément un pivot, deux ailiers, deux arrières) ?

GM : (Elle réfléchit) : Michael Jordan, Charles Barkley, Lebron James, Kobe Bryant et Tony Parker parce que je suis un peu chauvine (rires). TP est quand même juste incroyable avec ce qu’il a réussit à faire. Il a été vraiment un détonateur dans ce sport je pense.

BR : Venons-en à l’actualité NBA. On parle du duel entre Lebron James et Kevin Durant pour le titre de MVP. D’après vous, lequel des deux soulèvera le trophée du meilleur joueur de la saison régulière ?

GM : Ah j’ai vu les deux joueurs à New York du coup il y a un mois. Je pense que ça sera encore Lebron James. L’équipe de Miami est encore plus dépendante de lui que ne peut l’être celle de Kevin Durant. Quand KD n’est pas là, je trouve qu’Oklahoma existe. Lebron est encore plus complet, plus fort et même plus présent médiatiquement. Sincèrement, je trouve qu’on parle que de lui même en France. On en parle un peu de Kevin Durant. Mais on donne les stats de James en permanence. Après c’est la vision d’ici, en France. Mais je pense que Lebron va garder le trophée de MVP.  

 » Lebron va garder le trophée de MVP « .

BR : Les playoffs NBA approchent à grands pas, y aura-t-il des surprises cette saison ?

GM : En début de saison, on parlait des deux clubs de Los Angeles : les Clippers et les Lakers. L’équipe de Kobe va être la grande absente des playoffs. C’est peut être la première des surprises même si tout au long de la saison, on a pu s’en douter. Si on prenait la liste des clubs en début de saison, on imaginait que les Lakers iraient un peu plus loin. Après c’est difficile à dire. Miami sera un sérieux candidat à sa propre succession. Malheureusement, je ne vois pas les Spurs refaire la campagne des playoffs comme celle de l’an dernier. Ils passeront un tour de playoffs. Après le coup tenté de Gregg Popovich cette année en laissant au repos Tony Parker a été payant puisque le français revient et est en pleine bourre. Si Pop arrive à mettre au repos ses joueurs, un peu vieillissants malheureusement, avec un Boris Diaw qui revient bien, j’aimerais bien que San Antonio fasse le même parcours qu’en 2013. J’ai un peu de mal à y croire. Après OKC c’est fort. Enfin, j’ai peur que ce ne soit pas la bonne année pour Chicago et Joakim Noah.

 » Miami sera un sérieux candidat à sa propre succession « .

BR : Qui voyez-vous en finale NBA en 2014 ?

GM : Miami – OKC.

BR : Qui sera le futur champion  2013-2014 dans ce cas ?

GM : Miami si James n’est pas blessé, et ne connait pas de chute. Franchement, le Heat est fort partout. C’est un vrai rouleau compresseur.

BR : Quant à la Pro A,  malgré un bilan positif, l’ASVEL n’a pas encore validé définitivement son ticket pour les playoffs ? Grande supportrice de Villeurbanne, les voyez-vous en playoffs ? Avec un championnat de France très serré, qui va remporter la Pro A selon vous ?

GM : Oui, ils sont sur une dynamique super ascendante (ndlr : 9 victoires sur les 11 derniers matchs de championnat). Ils ont trouvé un équilibre avec les nouveaux joueurs qui sont arrivés. Ça ne fait pas de doute. Après le championnat est très bizarre cette année. Toutes les équipes sont capables de faire des coups. Le championnat est très serré. Il y a très peu d’écarts de victoires entre le podium et les six sept équipes qui suivent au classement. Le sort est fait pour les derniers du classement.

Astroballe, salle où évolue l'Asvel.

Astroballe, salle où évolue l’Asvel. Le club jouera les playoffs selon Gaelle Millon. (c) asvelbasket.com

BR : Avez-vous un pronostic pour le champion de France de Pro A cette année ?

GM : Vu notre histoire avec l’Equipe 21, j’aimerais bien que Nanterre continue son petit chemin. Et ce serait un vrai déchirement si Nanterre affrontait l’ASVEL en finale. Mon club de cœur primerait bien sur. Mais l’histoire de la JSF Nanterre est belle malgré ce qu’on peut entendre des clubs jaloux, des dirigeants. Nanterre a fait beaucoup de bien au basket français.

Propos recueillis par Richard Sengmany

Retrouvez dés vendredi sur Basket Rétro le second volet de l’entretien avec Gaëlle Millon. Nous évoquerons en grande partie avec la journaliste de la médiatisation du basket sur les antennes de l’Equipe 21. 

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About Richard Sengmany (375 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

1 Comment on ITW Gaëlle Millon – Equipe 21 (Partie 1) : « Le Final Four de l’Euroligue 1997 avec l’Asvel reste un souvenir incroyable »

  1. Perso, je ne vois pas comment le titre de MVP peut échapper à KD. Surtout quand on sais que la NBA n’aime pas donner ce titre à la même personne années après années. Maintenant que KD semble en tête pour le remporter, la NBA n’hésitera pas selon moi.

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