Dernières publications

Harun Erdenay, le panier comme cible

Portrait

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Retro

Le nom de Harun Erdenay fleure bon les années 90 en Turquie, même aujourd’hui. Une époque durant laquelle les équipes locales ne comptaient pas pléthore d’internationaux étrangers et s’appuyait sur quelques figures locales bien identifiées. Il y avait cepedant des investissements de gros mastodontes voulant profiter de la libéralisation du pays pour s’attirer les bonnes grâces du public. Mais le basket en était à ses balbutiements, loin des standards actuels. Dès lors, cette période visible sur Internet avec des vidéos retraçant ce passé révolu permet de mieux mesurer le chemin parcouru par le basket turc. Parmi les représentants de cette génération, il est en un qui apparait souvent en haut de l’affiche. Pas tellement en raison de son caractère. Discret et taciturne, il n’a jamais été un joueur sanguin comme Mirsad Türkcan, volubile comme Hidayet Türkoğlu ou médiatique comme İbrahim Kutluay. Mais par sa capacité phénoménale à marquer en toutes circonstances, il a marqué de son empreinte cette période. Son nom ? Il l’écrit à la pointe de ses mains. Harun Erdenay, arrière de formation, représente également un nom. Une histoire familiale liée au basket turc et aux précurseurs des années 60.

Pour bien mesurer le personnage, il faut se plonger dans cette histoire où le père est une figure tutélaire pour son fils. Pas tant pour le chemin qu’il lui aurait tracé, les deux intéressés reconnaissant dans des interviews que cela n’a pas été le cas. Le père était, volontairement ou non, critique des performances de son fils et pensait même qu’il ne serait jamais professionnel.  C’est dire que le chemin était loin d’être tracé pour le jeune Harun qui était souvent « challengé » par un paternel déjà accompli dans sa carrière professionnelle. Pourtant, cet enseignement, que les apôtres de Maria Montessori prendraient en grippe aujourd’hui, plaide davantage pour une éthique de travail. Un entraînement à haute intensité et une capacité à répéter des efforts pour atteindre la plénitude.

Ce père prénommé Kemal Erdenay, 82 ans aujourd’hui, est aussi un ancien international turc ayant participé à trois Euros avec la sélection nationale dans les années 70 (entre 1971 et 1975). En tant que joueur, il a également raflé cinq titres de champion de Turquie entre 1968 et 1973. Au-delà de sa carrière de basketteur, Erdenay Senior est aussi connu pour son lien indéfectible avec l’İTÜ. L’Institut Technique d’Istanbul qui est une véritable institution en Turquie. Sorte de HEC et Ponts & Chaussés réunis, ayant formé quantité d’ingénieurs, cette tentaculaire université a été fondée en 1773 par le Sultan Mustafa III. Mais ce qui rend ce lieu d’études si spécial est sa section de basket. En effet, l’İTÜ a la particularité d’avoir une équipe de basket qui oscille entre la première et deuxième division turque depuis de nombreuses années. Dans ces conditions, Kemal Erdenay (10 saisons au club en tant que joueur) a fait partie des cadres dirigeants de cette équipe une fois sa carrière terminée. Rien d’étonnant donc que son fils, né en mai 1968, ait lui aussi oscillé toute sa carrière entre l’İTÜ et les gros clubs d’Istanbul. On l’a dit, le père ne croyait pas en la capacité de son fils à élever son niveau, peut-être aussi pour titiller un fils qui n’est pas connu pour être le plus communicatif des joueurs. Dès lors, bercé durant son enfance par la balle orange, l’histoire pro de Harun Erdenay débute de manière somme toute classique lors de la saison 1985/1986 au sein de l’İTÜ.

Une première saison d’apprentissage puisque le jeune homme ne participe qu’à huit rencontres pour un total d’une dizaine de points. Erdenay découvre les entraînements et le milieu du basket, entouré par trois joueurs que les plus assidus des suiveurs turcs connaissent. Tout d’abord, Levent Topsakal, deux ans de plus que lui, qui sera un des meneurs de l’équipe nationale turque dans les années 90. Ensuite, Necati Güler dont les deux fils, gauchers, seront eux aussi professionnels. Muratcan et surtout Sinan Güler (20 ans de carrière chacun) écumeront toutes les principales équipes d’Istanbul. Enfin, citons Recep Şen, qui mène depuis de nombreuses années une carrière d’assistant coach et qui est passé notamment par Anadolu Efes.

Une première saison de découverte mais Harun Erdenay, en bon scientifique qu’il est (il est diplômé de physique) apprend vite et la saison suivante lui permet de se mettre en valeur. Plus de participation au jeu et davantage de points inscrits lui permettent de grappiller des minutes régulièrement. Tant et si bien qu’à 18 ans, il commence à se faire un nom dans le microcosme local, comme le jeune qui monte. Cet élan commence véritablement lors d’une rencontre disputée le 1er novembre 1986 face un club d’Ankara, Şekerspor. Sur le papier, pas la rencontre la plus sensationnelle de l’année mais Erdenay termine avec 20 points la partie avec une victoire de l’İTÜ, 120-96. Citons aussi les 39 points de Michael Kennedy, un pivot jamaïcain qui évoluera en France par la suite au Racing Paris et à Montpellier. Pour le jeune arrière turc, cette rencontre sert surtout de bascule puisqu’il prend confiance en lui. Au-delà, cette saison sert de galop d’essai avant la prochaine. Lors de la saison 1987/1988, Erdenay, toujours entouré des quatre coéquipiers cités précédemment, participe au jeu et a de très bonnes stats en termes de points marqués. Avec même des pointes allant jusqu’à plus de 20 points à plusieurs reprises. Le bilan permet d’obtenir une huitième place pour l’İTÜ avec un bilan parfaitement équilibré (11 victoires contre 11 défaites) et même la meilleure attaque de l’élite composée de douze clubs. 1962 points inscrits pour l’İTÜ, belle gageure sachant que le champion cette saison-là, Fenerbahçe, en est à 1911 points marqués.

La saison 1988/1989, Erdenay continue sa progression et devient désormais la plaque tournante de son équipe. Topsakal ayant quitté le club pour Efes Pilsen, Harun, tout juste 20 ans, prend les clés du camion. L’İTÜ termine même à la septième place et le jeune homme plante régulièrement entre 20 et 30 points à chaque rencontre. Mais la statistique la plus folle concerne sa dernière saison à l’İTÜ, en 1989/1990. Sur les premières rencontres de la saison, il est dans ses standards puisqu’il inscrit respectivement 27 et 28 contre Efes Pilsen et Çukurova Sanayi, un club disparu en 1992 mais qui a fini deux fois vice-champion de Turquie en 1988 et 1989.

Erdenay fait reparler la poudre par la suite avec 38 et 41 points inscrits mais le summum du scoring arrive lors de la 14ème journée de championnat. Plantons le contexte immédiatement, l’adversaire de Erdenay et consorts est une équipe au bord du gouffre. Sümerbank Beykoz, du nom d’une banque et d’un quartier d’Istanbul, qui terminera la saison avec 22 défaites en… 22 journées. Une autre époque qui évoque l’extrême précarité des clubs face au lâchage des gros sponsors en cours de saison. Mais la performance de Harun Erdenay mérite d’être signalée puisqu’il plante… 81 points. Le même nombre de points qu’un certain Kobe Bryant en janvier 2006 face à Toronto. L’idée n’est pas de comparer le niveau des deux équipes, mais Erdenay, à peine deux ans après le record de 153 points inscrits par Erman Kunter, est une machine à marquer en pleine ascension. Le reste de sa saison sera du même acabit puisqu’il marquera 20 points ou plus lors des journées suivantes, hormis deux rencontres où il finit à 11 et 5 points. Des petites journées pour lui… Dès lors, l’İTÜ reste dans les mêmes eaux et se maintient tranquillement avec 11 victoires pour 11 défaites et a même la troisième meilleure attaque du championnat (1980 points) derrière Beslenspor (2027) et le champion, Galatasaray (1994).

Cependant, après cinq saisons de scoring effréné, l’heure de l’envol approche et à 22 ans, il débarque à Istanbul au sein du club de Paşabahçe. Un club dont le sponsor principal est spécialisé dans les verres et que l’on retrouve même dans certains magasins français pour les amateurs de services à thé. Sur le terrain basket, Erdenay découvre son équipe rapidement et fait ce qu’il sait faire, à savoir marquer de manière frénétique. Dans cette équipe, il a Tunç Girgin comme coéquipier, un ailier de devoir qui ira ensuite faire les beaux jours de l’équipe sponsorisée par les télécoms turques, PTT Ankara. Surtout, Harun rencontre Orhun pour un duo d’enfer qui fera les beaux jours de la sélection turque et d’un autre club d’Istanbul deux saisons plus tard. Orhun Ene, meneur de talent, joueur à l’ancienne que l’on pourrait comparer à un John Stockton, toute proportion gardée. D’un an son aîné, il sait mettre ses coéquipiers en valeur tout en marquant, lui aussi. La première saison, Paşabahçe termine à la quatrième place et Harun Erdenay est dix fois le meilleur marqueur (22 journées et 4 rencontres de playoffs) concurrencé en cela par Marty Embry. Ce dernier, aujourd’hui chef cuisinier reconnu aux États-Unis, et Erdenay sont alimentés en passes par Ene. La seconde saison, en 1991/1992 est beaucoup plus lucrative pour l’équipe turque mais sur fond d’équilibre précaire. Côté pile, Erdenay termine meilleur marqueur à 15 reprises (avec 26 rencontres de championnat et 9 de playoffs).

Son duo avec Ene prend de l’épaisseur et ils sont récompensés en glanant la Coupe de Turquie face à Efes Pilsen de Petar Naumoski. En saison régulière, l’équipe termine aussi à la seconde place derrière Fenerbahçe et perd en finale des playoffs face à Efes Pilsen. Non sans avoir opposée une farouche résistance puisque Efes remporte la première manche sur le score de 78-76, en prolongations. La seconde partie est glanée par les hommes d’Aydın Örs, 75-74. Paşabahçe rafle la troisième rencontre 53-63 mais Efes Pilsen, à l’expérience, glane le titre (score de 78-69) malgré 20 points pour Erdenay et 18 pour Ene. Côté face toutefois, la structure basket de Paşabahçe ferme ses portes et laisse les joueurs sur le carreau. Mais pas longtemps pour certains puisque Harun revient au bercail au sein de l’İTÜ lors de la saison 1992/1993. Orhun Ene partant lui à Fenerbahçe à la fin de cette saison. Lors de cette saison de transition, Erdenay permet à son club de cœur de finir à une belle neuvième place (sur 16 équipes) avec des stats de scoring oscillant rarement en deçà des 20 points (quatre fois seulement en 34 rencontres, playoffs inclus). Sans doute un peu frustré de son expérience à Paşabahçe, il a toutefois très bien récupéré et est devenu une arme fatale difficile à arrêter.

Alors, que dire de Harun Erdenay à ce stade, finalement ? Il marque, beaucoup, est décisif et devient international. Mais il faut plus que cela pour qu’un joueur rentre dans la légende et le cœur des supporteurs turcs. Ce petit plus intervient lors de la saison 1993/1994 puisqu’il est transféré à Fenerbahçe. Un club loin des standards actuels au basket puisqu’à ce stade, le Fener a remporté quatre titres de champions. Dont trois en 1957, 1959 et 1965, soit une éternité pour une entité comme celle-là. Après un dernier remporté lors de la saison 1990/1991 avec à la manette Levent Topsakal et Larry Richard, Fenerbahçe cherche un second souffle et souhaite reconstruire sa section basket. Pour cela, le club accueille donc Erdenay comme une bénédiction avec quelques joueurs expérimentés pour l’aider à redorer le blason des « Canaris ». Il y retrouve Topsakal, son ex-coéquipier à l’İTÜ ainsi que le jeune phénomène İbrahim Kutluay, 19 ans. Le regretté Conrad McRae apporte du muscle, l’ailier-fort Cenk Renda, actuellement manager de Fenerbahçe Beko et l’ailier Hüsnü Çakırgil, gros marqueur lui aussi, sont également présents dans l’effectif. Dès lors, avec ce que l’on peut appeler pour l’époque un petit porte-avion tout équipé, Erdenay continue son travail de sape et Fenerbahçe termine la saison régulière à la deuxième place.

Malheureusement pour Erdenay et ses coéquipiers, Efes Pilsen les élimine en demi-finale des playoffs, deux manches à zéro. Mais la déception ne dure pas pour Harun qui, à 26 ans, découvre un quatrième club d’Istanbul la saison suivante. Il débarque donc à Ülkerspor, conglomérat spécialisé dans les chocolats, biscuits et autres produits sucrés lors de la saison 1994/1995. Le petit plus évoqué précédemment survient finalement avec l’arrivée en 1993 de Orhun Ene.

Dans une équipe qui compte également le Couteau suisse Haluk Yıldırım, présent au club lui aussi depuis 1993 et pour une décennie également. Le massif Tanoka Beard et le pivot Pete Williams complètent la rotation d’une équipe entraînée par Çetin Yılmaz. Dès lors, durant près d’une décennie, entre 1994 et 2003, Harun Erdenay découvre la joie de jouer dans des salles remplies en Turquie et à l’étranger ainsi que la compétition reine, l’Euroleague. Mais aussi et surtout des titres puisqu’il remporte trois championnats nationaux (1995, 1998 et 2001), une Coupe de Turquie en 2003 et trois Supercoupes de Turquie (1995, 2001, 2002).

Dans cette équipe qui tient la dragée haute à Efes Pilsen, Fenerbahçe et autres Galatasaray ou Beşiktaş sur la scène locale, Erdenay se retrouve avec quelques valeurs sûres. Outre Ene et Yildirim, gardiens du temple des « blancs et orange », il évolue avec quelques noms patentés du basket européen. Parmi ces joueurs, les plus marquants sont les pivots US Dan Godfread (saison 1996/1997), Charles Shackleford (1995/1996) et Kenny Green (1997/1998). Le meneur Michael Anderson (1997/1998), Kevin Rankin, un pivot américain naturalisé turc et le meneur turc Kerem Tunçeri (1998/1999) sont également présents. L’ancien Limougeaud Jerome Allen (1999/2000) traîne également ses guêtres et alimente en passes le Turc.

Même si les saisons, les joueurs, turcs ou étrangers, ou les coachs passent Harun Erdenay continue de marquer, encore et toujours. Ülkerspor affronte également les cadors européens de l’Europe mais Erdenay ne suffit pas toujours à combler les lacunes d’une équipe trop légère pour ce niveau. Hormis lors de la saison 1995/1996 qui voit l’équipe réussir l’exploit d’arriver en quarts de finale. Malheureusement, le FC Barcelone passe par là et les Turcs se font éliminer, deux manches à zéro, avec respectivement 28 et 30 points d’écarts dans la besace. Mais cette expérience lui est utile puisqu’il affronte des défenses resserrées et différentes qui le force à varier sa palette offensive.

Ces saisons européennes le voient finalement marquer sa douzaine de points en moyenne, lui qui est devenu, en parallèle, un membre de l’équipe nationale turque depuis 1993. Sur ce tableau, il participe à quatre Eurobasket entre 1993 et 2001, excepté 1999. Si les premières compétitions sont laborieuses avec des résultats catastrophiques, il fait partie de l’effectif qui parvient à obtenir une médaille d’argent, chez elle, en 2001. Guidés par İbrahim Kutluay et surtout Hedo Türkoğlu qui prend le leadership sur l’équipe, la Turquie s’offre une finale face à la Yougoslavie de Dejan Bodiroga et Predrag Stojaković, perdue 78-69. Une défaite mais un beau parcours qui permet à Erdenay, toujours accompagné des fidèles Orhun Ene et Haluk Yıldırım, de participer, sans Ene, au championnat du monde qui se déroule un an plus tard à Indianapolis. Avec 8,1 points de moyenne en 16 minutes, il démontre qu’à 34 ans, il en a encore dans le moteur.

Côté club, lors de la saison 2003/2004, il retrouve son cocon de l’İTÜ où il continue de marquer encore et toujours. Avec des fulgurances allant jusqu’à 37 points lors de la saison régulière. Ce qui permet à son équipe de terminer à la neuvième place. 2004/2005 est du même acabit malgré une douzième place pour son club (sur 14 équipes). Alors, une dernière opportunité s’offre à lui de découvrir un nouvel environnement en intégrant Mersin Büyükşehir Belediyesi S.K. soit l’équipe de la municipalité de Mersin, dans le sud-est du pays. Un beau cadre de vie pour la saison 2005/2006. Pour la petite histoire, son agent lui propose une pige dans cette équipe qui lutte pour le maintien car Erdenay est l’époux d’une joueuse de volley bulgare qui évolue dans la section éponyme de la ville. Erdenay accepte le défi qui sera le dernier de sa carrière professionnelle. Il participe à sauver l’équipe de la relégation en terminant douzième du championnat avec 14,7 points de moyenne, dans une équipe sans grand nom à ses côtés. Ironie de l’histoire, l’İTÜ cette saison termine à la dernière place avec 30 défaites en… 30 journées.

Dès lors que retenir finalement de la carrière du bonhomme ? Harun Erdenay est un passeur dans le jeu. Il représente, quelque part, une histoire du basket turc à son niveau. Faisant le lien entre la génération des Erman Kunter et celle des Hedo Türkoğlu, il fait la jonction entre deux époques du basket. Celle du professionnalisme et de la généralisation du jeu collectif. Un joueur qui, lors de ses meilleures années, notamment avec Ülkerspor, avait cette capacité d’être régulier comme une horloge suisse en marquant près de 20 points de moyenne. Un homme qui restera fidèle toute sa carrière et son après-carrière à l’İTÜ de son père.

Une filiation qui leur a permis de se retrouver également avec un paternel qui lui témoigne désormais respect et admiration. Son duo avec Orhun Ene a également marqué les esprits dans un club, Ülkerspor, qui voulait prendre les rênes du pouvoir à Istanbul. La carrière de Erdenay, c’est aussi une certaine idée du jeu, de l’attaque à tout va. Tant et si bien que son surnom en Turquie est « Pegasus ». Une dénomination donnée en direct à la télévision par le commentateur İsmet Badem en raison des capacités athlétiques et techniques de Harun Erdenay. Depuis la fin de sa carrière, Erdenay, 57 ans aujourd’hui, n’a pas disparu du paysage basket de son pays. Il a été tour à tour manager de l’équipe nationale qui a glané une autre médaille d’argent lors du championnat du monde de 2010, en Turquie. Il est aussi devenu président de la Fédération de basket turque durant un an, entre 2015 et 2016. Avant de laisser la place à son ancien coéquipier Hedo Türkoğlu et en devenant cadre fédéral à la Fédération turque.

Il n’a pas eu la longévité d’un Türkoğlu en NBA ou un titre de champion NBA comme Mehmet Okur avec les Pistons en 2004. Il n’est pas aussi « bling-bling » qu’un İbrahim Kutluay qui est devenu commentateur en compagnie d’un certain Alain Digbeu parlant parfaitement le turc sur une chaîne Youtube. Il n’a pas un caractère de winner absolu comme Mirsad Türkcan, capable de faire peur à ses adversaires et de mettre la tête là où les autres ne mettraient même pas le petit doigt. Mais Harun Erdenay a eu très tôt la volonté de réussir et la capacité de repousser ses limites continuellement. Un des derniers grands scoreurs du pays en termes de stats et sa place est à part dans le panthéon du basket turc. Celle d’un joueur capable de se sublimer dans n’importe quelle position avec la volonté de marquer toujours plus que les autres. Pour se prouver à lui-même et aux autres que le basket est un jeu qui mérite que le spectacle soit à la hauteur des attentes. Harun Erdenay,  le « Pegasus » turc.

Avatar de Volkan Ozkanal
About Volkan Ozkanal (41 Articles)
Fan de basket européen, d'Anadolu Efes, de Fenerbahçe du KK Partizan Belgrade et du CSKA Moscou, je voue un culte à l'immense Željko Obradović ainsi qu'à Petar Naumoski, grâce à qui j'ai appris à aimer la balle orange. Passionné également d'histoire, j'essaye de transmettre ma passion à travers Basket Retro.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.