La carte du mois : Charles Barkley en 35mm
NBA Cards
Depuis 1991 et l’arrivée de l’éditeur américain Upper Deck sur le marché des cartes à collectionner, on n’arrête plus les innovations. Cinq ans après, en 1996, les cartes holographiques (nouveauté technologique la plus impactante de l’époque, apportée par UD) ont envahi les classeurs et comme pour tout produit nouveau, à force d’en voir partout, on a tendance à se lasser. Les « memorabilia », (autographes et morceaux de maillots intégrés aux cartes) vont très vite prendre le pas mais avant cela, d’autres tentatives vont être menées dont, dans la collection 1996-97 Upper Deck SP, le set d’inserts « Game Film ».
Voici donc la carte du mois, de Charles Barkley, sous le nouveau maillot des Houston Rockets, équipe qu’il venait de rejoindre à l’intersaison 1996.

Comme son nom l’indique, le set « Game film » met en avant une ou plusieurs actions sous le format bande de film de cinéma, qui rappelle sans aucun doute les bobines 35mm de nos ancêtres. (ou de nos jeunes années, sans vouloir offusquer quiconque !)
Positionnez la carte à la lumière et appréciez les couleurs éclatantes d’une action de Sir Charles, l’un des power forward les plus impactant de l’histoire de la NBA que je trouve très sous-estimé en termes de collection. En prime, dans un uniforme qui aura fait couler beaucoup d’encre, les Rockets choisissant après leurs deux titres consécutifs de passer à une DA plus moderne, espérant attirer les plus jeunes fans (comme les Utah Jazz, les Pistons de Detroit…) Barkley espérait enfin remporter le titre ultime, entouré du pivot archi dominant Hakeem Olajuwon et de l’ailier -un peu moins- bondissant Clyde Drexler. Malheureusement pour lui, dans l’équation, il n’avait peut-être pas envisagé le retour et la domination écrasante d’une équipe de légende menée par son grand ami -encore à l’époque- Michael Jordan. Sans oublier son dos, qui lui aura valu près de 30 matchs d’absence lors de la saison régulière.
Dans ce set, dix joueurs, dont ceux que l’on voyait dans 90% des sets d’inserts de l’époque, Penny Hardaway, le Shaq, Rodman, Grant Hill, Alonzo Mourning, Shawn Kemp et évidemment Michael Jordan. Pour l’originalité, un autre joueur pas mal collectionné dans ces années, Jim Jackson (Dallas) et Kevin Garnett dont la cote est aussi des plus hautes pour un jeune joueur.

SI j’ai choisi cette carte, dont le prix dépasse rarement les $15 pour Barkley, (la Jordan, comme c’est toujours le cas culmine entre 200 et 300 Dollars), c’est pour vous montrer qu’il existe une quantité de pépites accessibles, sur des joueurs ayant vraiment marqué l’histoire du Hobby mais aussi du basket. Ouvrir un classeur et tomber sur une carte de ce set m’assure immédiatement un flashback au milieu des années 90, me donne envie d’entendre la voix de George Eddy et mettre un beau maillot flashy d’une équipe NBA que je ne supportais même pas vraiment, me rappelle à la légèreté des étés à jouer sur le playground du coin, à la difficulté de choisir entre un paquet de Upper Deck SP à 20 Francs ou trois packs de Topps pour le même prix… et surtout de baver devant les vitrines pleines de ces cartes trop souvent ignorées.
Car même si Barkley terminera sa carrière NBA sans titre de champion, il fait partie des joueurs grâce à qui des dizaines (centaines ?) de milliers de kids des années 90 ont entrepris la démarche d’acheter des paquets de cartes, trouver quelques-unes de ses cartes, les ranger soigneusement dans un classeur sur lequel ils auraient collé des photos découpées dans des magazines, tout en refusant de les échanger au fil des années. Tout cela, avant de parfois retomber dessus par hasard quelques années plus tard et les re-découvrir de nouveau avec émotion.
Pour finir, si l’envie vous venait de découvrir des pépites d’hier et d’aujourd’hui sur Barkley, jetez un œil ici, vous ne serez pas déçus puisque c’est le compte du plus gros collectionneur du joueur au Monde et il est français, cocorico !


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