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[Portrait] Yinka Dare, colosse au cœur fragile

Portrait

Montage Une : Aurélien Sohard pour Basket Rétro

La carrière du pivot nigérian n’a rien de glorieuse. Elle suscite même les moqueries. Lui qui est l’un des prospects les plus prometteurs des années 90 s’avère être un des bust les plus célèbres de la décennie. Une histoire qui commence comme un conte de fées, mais qui s’assombrit, pour prendre un tournant comique, puis tragique.

COOL ASSIS SUR UN BANC

Nous sommes en 1991. Lloyd Ukwu, avocat de métier, est en déplacement au Nigeria, à Lagos, métropole de plus de 15 millions d’habitants. Si Lloyd Ukwu est avocat, il est aussi un recruteur de talents. Toujours à l’affût de nouvelles pépites qu’il aide à rejoindre le continent américain afin de les placer dans des écoles en recherche de jeunes prospects.

Un jour il est au volant de sa voiture lorsqu’il aperçoit un colosse assis sur un banc, Ukwu s’arrête et entame la discussion avec le jeune géant. Il lui demande combien il mesure, le jeune homme répond qu’il ne connaît pas sa taille. Mais peu importe les mensurations exactes, il vient de dénicher au milieu de l’immensité de Lagos un adolescent aux mensurations et au corps incroyables, de quoi faire fantasmer tous les recruteurs américains.

Ce profil colle d’ailleurs exactement à ce que recherche l’une de ses connaissance, Ed Meyers, qui travaille pour l’Université de George Washington et qui a pour mission de scouter le continent africain. À l’annonce de la trouvaille de Ukwu, Ed Meyers se rend à Lagos pour voir de ses propres yeux le phénomène nommé Yinka Dare.

Une fois sur place, Meyers assiste à une rencontre de l’équipe nationale des moins de 18 ans. Comme tous les recruteurs, il doit se contenter de regarder le match depuis les tribunes. Il est immédiatement conquis. C’est un homme de 2m15 qui évolue au milieu d’adolescent, et même si les lacunes purement « basketballistiques » sautent aux yeux, le joueur bouge merveilleusement bien pour son gabarit.

En cause, des années à pratiquer le tennis, son sport de prédilection. Meyers, dont la mission est de trouver la perle rare, vient de décrocher le Jackpot.

UN TRÉSOR À CACHER

Avant toutes choses, il doit convaincre Yinka de le suivre aux Etats-Unis. Au départ réticent, car il désire terminer ses études dans son lycée, il se laisse finalement convaincre.

Ensuite sa mission est d’intégrer le joueur dans une High School sans que cela ne s’ébruite. Mais Ed Meyers a la réputation d’être quelqu’un de secret. Il sait qu’il ne doit faire aucune publicité autour de Dare sous peine de voir d’autres programmes lui chiper son joyau. C’est donc dans la plus grande discrétion que le pivot rejoint le lycée de Milford Academy à New Berlin dans l’État de New York.

C’est avec un certain soulagement que Meyers constate les débuts difficiles de Yinka. Avec une année sportivement médiocre, il ne fait pas parler de lui. L’université de George Washington tient son big man de 2m15 pour 120 kilos.

Malgré toute cette discrétion, un homme repère le phénomène, il se nomme Larry Gillman, son rôle dans la carrière de Dare va être primordial.

Yinka Dare est né à Kano, capitale de l’État du même nom et deuxième plus grande ville du pays. Il grandit et vit à Kabba dans l’Est du Nigéria, en compagnie de son frère et ses deux sœurs. Son père est un ingénieur dans le bâtiment et sa mère une femme d’affaire réputée. C’est toutefois une famille modeste.

Lorsqu’il arrive sur le sol américain c’est vêtu d’une robe traditionnelle nigériane, un choc des cultures bien qu’il soit parfaitement anglophone. L’adolescent se retrouve loin de ses proches qu’il ne peut contacter que par écrit, car ses parents ne possèdent pas de téléphone. Avec Adama Kah un de ses équipiers originaire de Gambie, et amis les plus proches, ils parlent de l’Afrique, ils discutent de politique et d’économie, de tout ce qui rapproche leurs pays respectifs.

Mais Yinka a des difficultés d’intégration, il a des choses à apprendre sur le terrain et ses coéquipiers se montrent parfois durs avec lui. Pourtant un homme est bien là pour s’occuper de lui et de la meilleure des manières.

Il s’agit de Mike Jarvis, le Head Coach de l’Université de George Washington, c’est lui qui est à l’origine du départ d’Ed Meyers en Afrique afin qu’il lui trouve des talents à développer.

Avec Yinka, Mike Jarvis est aux anges, entraîneur de Patrick Ewing avec le lycée de Cambridge, il voit débarquer un nouveau pivot à former. A l’époque Ewing est aussi un expatrié qui arrive de Jamaïque vers le froid de l’Est américain. Avec lui Cambridge établit un record de 77 victoires pour une seule défaite. Mike Jarvis se souvient :

«Patrick était un jeune grand, mince et dégingandé. Il ne ressemblait pas à un athlète, mais il était agressif et se donnait à 120% chaque jour.»

Avec Dare, il possède désormais une force de la nature, un diamant brut qu’il faut polir. Il en est persuadé, il tient un joueur capable de devenir un grand professionnel. Grâce à son physique, si le joueur travaille, il peut dans le futur allier sa force à une technique qui peut faire de lui un pivot redoutable.

Il est tout de même inquiet à l’arrivée de Dare dans l’effectif. Lors des premiers entraînements, il est impossible pour le pivot nigérian de tenir plus de deux minutes sans être complètement essoufflé. Malgré son imposante stature, il semble totalement hors de forme. Après des examens , il s’avère que Dare souffre d’asthme. Une forme assez sévère, mais qui peut être traitée et ainsi permettre à Yinka de jouer.

EXPLOSION

Désormais le temps de la discrétion est révolu, vient le moment pour Dare de se montrer, au grand plaisir de son coach Mike Jarvis.

«Sur le terrain on dirait Superman !»

Si le joueur demeure pour l’instant peu efficace en attaque, il se montre redoutable aux rebonds et en défense, plus de 10 rebonds et presque 3 contres chaque soir. Sa mobilité, sa détente et sa force font de lui une arme de destruction massive qui permet à George Washington de rejoindre le tournoi NCAA, ce qui est une première depuis la saison 1960/61.

© Getty Images

Avec 21 victoires et 9 défaites, les performances de Dare permettent à son équipe d’atteindre le Sweet 16 , avant de se faire éliminer par le fameux Fab 5 de Michigan avec Chris Webber et consort.

Puis lors de la saison 1993/94 Mike Jarvis continue de faire progresser son intérieur. Maintenant, il score près de 16 points par match, contre 12 la saison précédente. L’équipe se qualifie encore pour le tournoi NCAA mais c’est Connecticut qui cette fois leur barre la route au second tour.

Suite à ces résultats historiques pour George Washington, tout semble aller pour le mieux, mais en réalité les choses ne vont pas bien. Cela fait maintenant 3 ans que Dare ne voit plus sa famille. Sur le campus, il est décrit comme quelqu’un de méchant, car peu souriant et pas très bavard. Il va jusqu’à s’entraîner la nuit pour que personne ne le voit faire, témoigne son ami Adama Kah.

 

Alors que Mike Jarvis fait de son mieux pour former Dare et en faire le meilleur professionnel possible, c’est bien vers un autre homme que celui-ci se tourne, le fameux Larry Gillman. Depuis leur rencontre à l’époque de Milford Academy, les deux hommes cultivent une relation forte, quasi filiale. Larry est disponible pour Dare à chaque instant.

« Je me suis présenté à lui et je lui ai dit que je resterais en contact. Je lui ai dit que s’il avait besoin de parler, il pouvait m’appeler. »

Cette relation va faire exploser en plein vol le projet de George Washington University. Larry Gillman est un homme au passé sulfureux dans le milieu du basketball universitaire. Il est notamment contraint de démissionner de son poste d’entraîneur de l’université d’ East Carolina pour violation des règles de recrutement. Charles Shackleford admet que Gillman lui propose 40 000 dollars pour devenir son agent lors de son cursus à North Carolina State en 1990.

Mais Dare se fiche de tout cela. Il lui fait confiance et c’est dès le mois d’avril, en pleine saison, qu’il fait connaître à Gillman son désir de quitter l’université pour tenter sa chance en NBA. Il raconte :

« Yinka m’a demandé : ‘‘Si je pars, serais-je choisi haut ?’’ J’ai dit : ‘‘Oui, assez haut.’’ Il a dit : ‘‘Serais-je choisi assez haut pour gagner beaucoup d’argent afin de pouvoir faire des choses pour ma famille et avoir une sécurité financière ?’’ J’ai dit : ‘‘Oui, tu vas gagner beaucoup d’argent’’».

Tout cela sans que Mike Jarvis ne soit au courant. Ce dernier ne se doute même pas que son joueur est en relation avec un agent. Reste un flou sur la nature de cette décision qui est annoncée de façon brutale et qui voit Yinka Dare disparaître du jour au lendemain du campus, emmené par Gillman venu le chercher pour le ramener chez lui dans le Connecticut. Les proches de Dare estiment que cette décision vient essentiellement du joueur, mais d’autres pensent que l’influence de Gillman est cruciale dans ce choix si soudain. La vérité est certainement entre les deux et les torts sont sûrement à partager entre toutes les parties.

D’un côté, certains ne cessent de vanter les louanges d’un joueur qu’ils estiment plus fort qu’Hakeem Olajuwon, ou Patrick Ewing au même âge. De l’autre Larry Gillman qui explique à Dare que beaucoup de franchises recherchent un pivot et qu’il va être drafté entre la sixième et la dixième place, lui assurant 3 millions de dollars par saison.

Dans ces conditions, comment ne pas se laisser tenter et ne pas se présenter à la Draft ? Mike Jarvis, bien que déçu, accepte cette décision avec philosophie.

«Il n’y a rien que vous puissiez vraiment faire quand un jeune décide qu’il ne veut plus aller à l’école»

Il pense également qu’une année de plus à l’université est le meilleur moyen de faire progresser Yinka Dare et de lui assurer un meilleur avenir chez les pros. Pat Williams, directeur général du Orlando Magic, pense la même chose. Il prévient même Dare qu’il peut finir comme Tito Horford, le père d’ Al Horford. Un autre pivot de talent qui en quittant trop tôt l’université de Miami à amoindrit ses chances de réussite en NBA.

Larry Gillman lui, veut mettre en avant le fait que la décision de Dare est motivé par la sécurité financière que peut lui offrir la NBA :

«Ce qui me dérange le plus, c’est que les gens disent qu’il n’est pas prêt, pas prêt, pas prêt. C’est très bien. Mais qu’ils ajoutent aussi que si la sécurité financière est ce qu’il veut, nous comprenons.»

DE YINKA À STINKA

Le tumulte de son départ de l’Université de George Washington derrière lui, Yinka Dare peut se présenter à la Draft de 1994. Gillman lui certifie être dans la top 10 de cette cuvée, mais il n’en est rien. Il n’est choisi qu’en 14e position par les New Jersey Nets.

Si la plupart des clubs font l’impasse sur le dossier Dare, sceptique au vue de son manque de fondamentaux, les Nets eux sont plus tolérants. C’est tout le staff même qui voit un avenir radieux pour leur nouveau pivot.

Butch Beard le coach de l’équipe confirme :

«Il est rapide sur ses jambes, il a du Olajuwon en lui.»

Willis Reed, le General Manager des Nets et Paul Silas qui occupe le poste d’assistant coach, deux anciens pivots de renom, veulent aider Dare à s’imposer dans la ligue en devenant leur mentor.

Avec toutes ces comparaisons et dans ce climat qui semble propice à la réussite, Yinka Dare se sent pousser des ailes. 

«Quand je me vois jouer, je pense à Hakeem Olajuwon, Patrick Ewing et Shaquille O’Neal. Shaq est explosif près du cercle, et moi aussi. Si je joue de mon mieux, je serai meilleur que certains des meilleurs pivots qui aient jamais joués. Je vais être un All-Star, les équipes qui ne m’ont pas choisi à cette Draft ont fait une erreur.»

Cette déclaration le suivra toute sa carrière. 

Il ne reste plus qu’à valider ses dires sur les parquets. Le 11 novembre 1994, il fait ses grands débuts face au Washington Bullets. Résultat : seulement 3 minutes de jeu avant de subir une rupture du tendon d’Achille. Cette blessure met un terme à sa saison. Commence alors les moqueries à son sujet, il se voit affublé du surnom «Three Minute Eggs» en référence au temps de cuisson d’un œuf à la coque !

Si cette équipe des Nets est moribonde, elle ne manque pas de jeunes intérieurs prometteurs. Avec P.J Brown, Jayson Williams, et Derrick Coleman il y a de quoi construire sous les panneaux dans le New Jersey, et de quoi vite oublier l’absence de Yinka Dare. Avec cette blessure, il rate l’occasion de se montrer et de se faire une place dans cet effectif, il doit absolument performer pour espérer intégrer la rotation.

Plus tard, Derrick Coleman exporte son caractère de Diva du côté des Philadelphia Sixers, en échange de Shawn Bradley qui arrive dans le New Jersey à sa place. Pas très rassurant pour le Nigérian, qui voit débarquer un pivot titulaire de 2m28, largement assez grand pour lui faire de l’ombre. Dare ne parvient pas à s’imposer. Il joue 58 matchs en 1995/96, seulement 11 minutes de jeu, pour 3 points et 3 rebonds par match. Les espoirs de devenir le nouveau Hakeem Olajuwon semblent bien loin. Les quolibets eux continuent de plus belles. Yinka Dare devient un running gag, un joueur dont on désespère de le voir réussir une passe décisive. Lors de sa saison sophomore, en 626 minutes de jeu, il n’y parvient pas. Il est désormais la risée de la ligue. Son propre coéquipier, le meneur Kenny Anderson, le surnomme «Stinka» (le puant), tellement il trouve son partenaire nul.

Pour ne rien arranger, les Nets draftent Ed O’Bannon, l’ancienne star universitaire de UCLA. Il le sélectionne en 9ème position mais se révèle être un choix horrible. Coup sur coup la franchise du New Jersey grille ses tours de Draft pour des joueurs qui ne donnent rien. Après avoir perdu Drazen Petrovic, victime d’un accident de voiture, avoir bazardé Derrick Coleman, un cas aussi désespéré que talentueux, et gaspillé deux haut choix de Draft, ils décident d’appuyer sur le bouton rouge et de faire sauter l’effectif. 

La saison 1996/97 va être un joyeux bordel. Les transferts s’enchaînent. Au total, pas moins de 23 joueurs différents portent la tunique bleu,blanc,rouge cette année-là.

La situation de Yinka Dare ne s’arrange pas au milieu de ce marasme. On attend toujours de le voir réussir sa première passe décisive. Il faut attendre le 32ème match de la saison pour qu’arrive enfin la première assist de sa carrière. Il établit ainsi un record All-Time de médiocrité, avec 91 matchs et 770 minutes passées sans jamais réaliser la moindre passe décisive.

La saison qui suit est sa dernière dans la ligue. Il n’apparaît qu’à  10 reprises sur les terrains. Comme d’habitude, les fans les plus taquins scrutent les box scores à la recherche de ses passes décisives, il n’en réalise qu’une seule. Il est échangé en fin de saison à Orlando qui le coupe dans la foulée, son parcours en NBA prend fin ainsi. Comme annoncé par Mike Jarvis, Yinka n’était pas prêt. Mais comme annoncé par Larry Gillman, son agent, Yinka Dare a pu s’assurer une belle sécurité financière avec les 9 millions de dollars engrangés lors de son passage chez les Nets.

Il n’abandonne pas pour autant le Basketball et vadrouille dans les ligues mineures puisqu’il joue tout d’abord pour les New Jersey ShoreCats en USBL. Il signe ensuite un contrat avec l’équipe de CBA des Fort Wayne Fury en 2000. Enfin il prend sa retraite en 2003 alors qu’il fait partie des Pennsylvania ValleyDawgs autre équipe de USBL.

FROM BUST TO DUST

Le 9 Janvier 2004 Yinka Dare revient de son footing quotidien. Il déjeune en présence de son ami et ancien colocataire, Adama Kah, quand, tout à coup, il s’effondre au sol, un arrêt cardiaque le terrasse et lui coûte la vie, il n’a alors que 31 ans. Dare a pourtant connaissance de ses problèmes cardiaques détectés dès l’Université. Mais à l’époque le médecin parle de souffle cardiaque et d’avoir décelé quelques murmures.

Cependant, toujours selon Kah, jamais personne ne préconise à Dare de ne pas jouer au basketball. Le verdict du médecin légiste confirme que le cœur du Nigérian s’est au fil du temps élargi, entraînant une arythmie et son décès.

Ils ne sont que quelques-uns à rendre hommage à Yinka Dare. Parmi eux, Mike Jarvis, Jason Kidd, Lucious Harris ou encore Kerry Kittles. Tous dévastés de voir un tel athlète mourir si jeune. Ils le décrivent comme un homme bon, calme, ne disant jamais un mot plus haut que l’autre.

La NBA est sans cesse à la recherche d’un nouveau untel, le nouveau Michael Jordan par exemple, Harold Miner, Felipe Lopez et Jerry Stackhouse ont subi cette comparaison jusqu’à ce que Kobe Bryant ne s’impose comme son héritier. Yinka Dare lui est le premier de la liste des nouveaux Hakeem Olajuwon. Après lui, c’est Michael Olowokandi, ou encore Hasheem Thabeet qui ont dû vivre avec cette même comparaison en subissant parfois les mêmes désagréments que Yinka Dare.

Aujourd’hui, on se souvient de la pauvreté de sa carrière NBA et de son incapacité à distiller une passe décisive. Certains cultivent encore le culte de Yinka Dare par le seul prisme de la médiocrité. On oublie cependant le joueur qui a permis de placer l’Université de George Washington sur la carte, de la qualifier pour la première fois en plus de 30 ans au Tournoi NCAA, de l’amener jusqu’au Sweet 16 pour la seule fois de son histoire.

Son ancien coéquipier Sonni Holland dit de lui:

«Il était ciselé comme un Dieu Grec, beaucoup de nos adversaires se sont sentis désavantagés dès qu’il mettait un pied dans le gymnase et qu’il enlevait sa veste, il était si imposant !»

Du banc public où il est découvert aux bancs de l’Université où il domine les raquettes, jusqu’au banc des New Jersey Nets, il laisse le souvenir d’un gentil géant, d’un athlète hors normes qui mérite mieux que les moqueries.

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