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[Portrait] Ron Artest : le nom qui a fait trembler la NBA

Portrait

Ron Artest (40 ans aujourd’hui) n’a jamais cessé de donner du fil à retordre aux arbitres et à ses adversaires, parfois même à ses coéquipiers. Souvent sanctionné, rarement récompensé, sa réputation n’est plus à faire.

Toute la NBA tremble encore du drame du 19 novembre 2004, quand Ron Artest transforme un match en véritable pugilat. Il reste malgré tout un joueur talentueux, un défenseur incroyable et un personnage unique en NBA, bien que de nombreuses accusations pèsent sur lui. Heureusement que sa défense est solide…

UN TEMPÉRAMENT QUI S’AFFIRME TRÈS TÔT

Ronald William Artest est l’aîné de ses six frères et sœurs. Il grandit à New York, dans le Queens des années 80. Son environnement est un quartier où les gangs et les dealers de drogue font la loi. Il est entouré de rappeurs et de gangsters, dans un contexte familial difficile. Sa famille est déchirée par la relation entre ses parents. Son père, boxeur et ancien militaire, frappe sa mère. Dès 8 ans, il développe un tempérament très colérique, Ron est un enfant turbulent, qui vit dans un environnement peu encourageant, délabré par la violence et la drogue. Son père tente de le pousser vers la boxe pour tenter de canaliser cette violence et l’éviter de mal tourner. Un médecin lui conseille plutôt de dépenser son énergie dans un sport collectif et sans contacts : le basketball.

« J’ai l’habitude de jouer très dur au basket. Quand je suis arrivé dans la ligue, j’étais déjà habitué à me battre sur le terrain. C’est comme ça que j’ai grandi, en jouant au basket. » Ron Artest

Ron Artest y passe alors ses jours et nuits sur le terrain de basket en bas de chez lui, travaillant sa technique inlassablement, comme pour fuir sa situation familiale. Ils relèvent tous les défis face aux joueurs de la ville. En grandissant, lui et son frère Daniel deviennent à New York le duo infernal sur le terrain, ils s’imposent à la force des coudes et comme des maîtres de l’art du trashtalk.

« Quand on était ensemble sur le terrain, on faisait beaucoup de dégâts. » Daniel Artest

A 15 ans, dès ses premiers matches officiels, dans une équipe de la ligue amateur (AAU) composée de nombreux camarades de son quartier, Ron Artest impose son tempérament bouillant et explosif sur le terrain. Il est le protagoniste de nombreux incidents, notamment lors d’un match à Phoenix, où lui et son coéquipier Elton Brand (qui aura aussi une belle carrière en NBA) provoquent une bagarre générale dès l’échauffement, avant même que le match ait commencé. Pourtant, l’équipe de Riverside Church Hawks de 1996 écrase le championnat, avec 69 victoires pour une seule défaite, la bande de potes de New York s’impose à chaque tournoi au talent et à l’intimidation.

« On s’entendait tous très bien. Il y avait une forte camaraderie entre chacun de nous. On jouait dur et on jouait bien. » Elton Brand

UN POTENTIEL MONTANT

Ainsi, ces trois saisons faites de victoires mais aussi d’incidents en tous genres forgent à Ron Artest une forte réputation.  Dans l’équipe de basket de son lycée à New York (La Salle Academy), l’histoire se répète. Ron Artest est le leader d’une équipe invaincue, 27 victoires pour aucune défaite. Il est surnommé « The True Warrior » et réalise une saison magistrale, consacrée par la récompense du co-meilleur joueur de New York de l’année et une sélection à la sélection All-America McDonald.

En 1997, il entre à l’université de St John, à sept stations de métro de chez lui dans le Queens, Artest choisit, malgré de nombreuses propositions, de rester jouer à domicile. Il y apporte toute son énergie, se fait craindre de ses adversaires pour sa défense et sa hargne. Fran Fraschilla, son coach, l’avait déjà repéré quelques années plus tôt à Riverside Church, et il ne le ménage pas car il connaît la solidité du personnage. Il s’assure personnellement que ses coéquipiers ne fassent aucun cadeau au jeune freshman de 18 ans, et le travail paye. Dès sa première année, Ron Artest est élu dans l’équipe des meilleurs rookies, et aide son équipe à accéder au tournoi NCAA pour la première fois.

SES DÉBUTS A CHICAGO

Ron Artest a muri et a grandi très vite. Il quitte l’université avant de finir son cursus pour commencer sa carrière en NBA. A 20 ans, il monte en larmes sur le podium de la draft. Il est drafté en 16ème position par les Chicago Bulls. Il y retrouve son coéquipier Elton Brand, drafté la même année. Tandis qu’Elton assure 20 points de moyenne, Ron prouve sa valeur dès son année rookie, et tient sa place de role player. Il est chargé d’apporter son énergie défensive dans une équipe totalement démantelée après le départ de Jordan en 1998. La paire des gamins terribles de New York est l’une des rares satisfactions d’une équipe très jeune, ils obtiennent donc rapidement des responsabilités importantes. En 30 minutes de jeu, Artest assure 12 points, 4,3 rebonds et 1,7 interceptions. Malgré tout, son équipe réalise le pire bilan de son histoire avec 17 victoires et 65 défaites. Pour l’anecdote, Ron Artest est un des joueurs qui a assisté aux entraînements secrets à Chicago de Michael Jordan, qui prépare son retour avant la saison 2001-2002. Pour son premier 1 contre 1 face à His Airness, Ron lui donne un coup de coude qui lui brise deux côtes.

Les Bulls connaissent ensuite une nouvelle saison désastreuse. Ron Artest, blessé au doigt, manque les 23 premiers matches de la saison. Il est très frustré par cette blessure, par les défaites à répétition, par le transfert surprenant de son ami Elton Brand aux Clippers et par les critiques de son coach Tim Floyd. Celui-ci est remplacé au cours de la saison par Bill Cartwright, qui laisse alors plus de libertés à son sophomore. Les statistiques de Ron-Ron et son niveau de jeu sont en hausse, et son profil intéresse de plus en plus Donnie Walsh, le General Manager des Pacers.

SUR LA ROUTE DES PLAYOFFS AVEC LES PACERS

En 2001, après plus de deux saisons complètes mais relativement discrètes à Chicago, Ron Artest est transféré chez les Indiana Pacers, une équipe bien plus compétitive (avec notamment Reggie Miller et Jermaine O’Neal), et en course pour les playoffs. Ses débuts sont différés par une nouvelle blessure au doigt, mais il apporte ensuite sa défense très dure, avec plus de deux interceptions par match en moyenne, il est dans la course du meilleur défenseur de l’année. C’est là, coaché par Isiah Thomas (qui fait une totale confiance à sa nouvelle recrue) que Ron Artest va sans doute jouer le meilleur basket de sa carrière. En mars, contre le Miami Heat, il est tout près de réaliser un quadruple-double : 24 points, 9 rebonds, 9 passes et 8 interceptions. Indiana décroche sa place en playoffs et affronte au premier tour les New Jersey Nets, favoris à l’Est. Artest est un grand acteur de la victoire au Game 1 en réalisant 3 interceptions dans les 90 dernières secondes du match. Indiana posera problème aux Nets, qui arracheront une qualification au deuxième tour en gagnant la série 3-2, après deux prolongations lors du Game 5.

En 2003, le pivot des Pistons Ben Wallace le distance de quelques voix pour la nomination du meilleur défenseur de l’année, qui aurait pu consacrer une excellente année au niveau sportif, collectif et individuel. Mais Ron Artest reste égal à lui-même, il est souvent suspendu pour des incidents sur le terrain. Il accumule les fautes techniques et les expulsions. Il bat des records sur la saison 2002-2003 : une éjection, 14 fautes techniques et 9 flagrantes, le tout pour près de 150 000 dollars d’amende. Pour la troisième année d’affilée, Indiana ne dépasse pas le premier tour. Alors qu’ils sont à la troisième place de la conférence Est, les Pacers perdent la série 4-2 face aux Boston Celtics. Les espoirs de victoire s’éloignent pour cette équipe pourtant pleine de talents.

Les Pacers se relancent pour la saison suivante. Indiana semble n’avoir jamais aussi bien joué. Les joueurs se connaissent mieux et s’entendent à merveille. Cette fois, avec un bilan de 61 victoires et 21 défaites, Indiana s’impose comme les favoris, ils sweepent les Celtics au premier tour puis se débarrassent du Heat de Miami en 6 matches. C’est contre les Pistons de Detroit, futur champion 2004 que les Pacers échouent cette fois. Si Ron Artest a été irréprochable en défense, il est frustré par des erreurs offensives sur cette série. Néanmoins, il réalise une année prolifique avec une sélection au All Star Game, il fait partie de la troisième All-NBA Team, et obtient enfin le titre de meilleur défenseur de l’année. C’est amplement mérité. Cette année-là, lors des victoires d’Indiana, Ron Artest restreint les meilleurs joueurs de la ligue à 8,6 points de moyenne.

THE BRAWL : LE JOUR OU RON ARTEST EST DEVENU UN ENNEMI PUBLIC

La saison suivante, malgré d’excellents débuts, est marquée par un tournant majeur dans la carrière de Ron Artest. Le 19 novembre 2004, il prend part à la plus grave bagarre de l’histoire de la NBA, un événement qui traumatise la grande ligue pour plusieurs années. Ce jour-là, Indiana retrouve les Pistons, les « Bad Boys » coachés par Larry Brown, au palace d’Auburn Hills. A 45,9 secondes de la fin d’un match dominé de 15 points par les Pacers (97-82), Artest commet une faute sur le pivot Ben Wallace. Frustré et énervé, Big Ben réplique et pousse Ron Artest violemment à la gorge à deux mains et commence une première altercation entre les joueurs.

L’ambiance est très tendue, les arbitres ne parviennent pas à séparer tous les joueurs de chaque équipe. Alors que Ron-Ron, désinvolte, est allongé sur la table de marque. C’est alors qu’un supporter lui lance son gobelet de bière sur la poitrine. Artest veut se faire justice lui-même, et se jette dans le public pour le corriger, et se trompe de cible. Stephen Jackson et Rasheed Wallace, loin d’être des enfants de chœur eux aussi, se mêlent à la bagarre qui commence dans les tribunes entre joueurs et supporters. De retour sur le terrain, Ron Artest met à terre un supporter provoquant d’un seul coup de poing. La scène devient chaotique, les coups pleuvent de partout, dans les tribunes et sur le terrain. Le pugilat doit être interrompu par la police, qui viennent ensuite arrêter les joueurs dans les vestiaires. Des spectateurs sont blessés, de nombreuses sanctions et mesures de sécurité sont prises après ce qui va rester comme l’un des plus importants scandales de la NBA.

« C’est la chose la plus horrible qu’il m’ait été donné de voir en tant que coach ou joueur. » Larry Brown

Ron Artest écope de la plus importante suspension pour une bagarre : 86 matches, la saison complète, un triste record jamais égalé. Sa réputation est définitivement écrite, Ron Artest est considéré un « Bad Boy », un joueur violent voire dangereux. De plus, les nombreuses suspensions plombent les performances et l’entente au sein de l’équipe. Après sa longue suspension et 56 matches disputés chez les Pacers durant la saison 2005-2006, il demande à être transféré. Malgré ses performances toujours solides (19,4 pts, 4,9 rebonds, 2,2 passes et 2,6 interceptions sur les matches disputés aux Pacers en 2005-2006), les recruteurs sont sceptiques face à son profil, Ron Artest semble être un joueur incontrôlable et instable. Après six semaines d’attente sur la liste des joueurs inactifs, les Kings de Sacramento tentent le pari. L’enfant terrible de la NBA s’envole pour la Californie.

LE BAD BOY A SACRAMENTO

A Sacramento, Ron Artest semble n’avoir rien perdu de ses qualités défensives. Il aide sa nouvelle équipe à décrocher une place en playoffs avec 17 points, 5 rebonds, 2,2 passes et 2,7 interceptions sur sa première saison. Mais dès le premier match des playoffs, face aux San Antonio Spurs champions en titre, il retombe dans ses travers. Dès la première action, Ron Artest, en défense sur Manu Ginobili, encaisse un coup de coude au visage que les arbitres jugent involontaire et sanctionnent d’une simple faute offensive. Exaspéré, Ron Artest répliquera dans le troisième quart temps en mettant à son tour un coup de coude à la tête de Manu Ginobili. Une faute personnelle est sifflée, l’ailier argentin se relève et le match reprend. Mais sur décision de la NBA, Artest est suspendu pour le Game 2. La décision est contestée, mais le protagoniste de « The Brawl » profite maintenant d’un traitement particulier. Ginobili déclarera après qu’il n’a pas été blessé et qu’il n’a pas trouvé la faute si grave, Gregg Popovich, le coach des Spurs, avoue lui-même qu’il n’avait aucun problème avec le style de jeu agressif de Ron Artest. Mais Sacramento laisse échapper la série, que les Spurs remportent 4-2.

Les deux saisons suivantes, les Kings ne gagnent pas, malgré les bonnes performances de leur « True Warrior » au niveau individuel. Aux Kings, Artest ne semble pas faire d’efforts pour s’intégrer dans le collectif. Si ses statistiques restent constantes, Ron Artest ne semble pas être un coéquipier agréable, encore moins un leader. Il a même parfois tendance à tirer son équipe vers le bas. rEn dehors du terrain, Ron Artest est accusé de malveillance à l’égard de son chien, puis arrêté pour violences domestiques en mars 2007, ce qui lui vaut une nouvelle suspension. Sur le terrain, il garde parfois un comportement instable, comme lors d’un match dingue face au Jazz (voir la vidéo). Avec 11 fautes techniques, une flagrante et une expulsion sous le maillot de Sacramento, Ron Artest réclame quand même des responsabilités importantes et va jusqu’à à critiquer ses coéquipiers par des petits commentaires bien placés, comme à propos de la défense du meneur Mike Bibby.

« J’imagine qu’il va falloir que je défende aussi sur les meneurs… » Ron Artest

A HOUSTON, UNE SAISON POUR SE RELANCER ?

Avant le début de la saison 2008, Ron Artest est transféré à Houston. Il voit les Rockets comme une nouvelle chance. Il s’intègre dans un roster déjà solide constitué notamment de Yao Ming, Tracy McGrady. Forts de cette armada, les Rockets remportent 57 matches et sont cinquièmes à l’ouest, notamment grâce aux 17 points par match de Ron Artest sur la saison régulière. Au premier tour des playoffs 2009, les Rockets assurent la victoire face aux jeunes Blazers de Portland, et défient les favoris : les Los Angeles Lakers de Kobe Bryant. Malgré tout, les Rockets surprennent, et remportent le premier match, poussés par un Ron Artest en mode guerrier : 21 points et 7 passes. Il se positionne comme l’un des seuls joueurs de la ligue capable de gêner Kobe Bryant en défense. C’est la grande histoire de cette série : le duel entre la superstar Kobe Bryant et le gangster Ron Artest. Au Game 2, sur un rebond, Kobe Bryant donne un coup de coude litigieux à son défenseur (voir la vidéo), à la limite du cou, qui peut lui valoir une expulsion immédiate.

« Si j’avais répondu, je l’aurais blessé bien plus qu’il ne m’a blessé. Je l’aurais probablement frappé avec la même force qu’il a utilisée contre moi. C’est pourquoi je ne donnerai de coup de coude à la tête à personne, c’est dangereux. » Ron Artest

Ron Artest ne frappe pas Kobe Bryant mais il ne garde pas totalement son sang-froid. Il part se plaindre auprès des arbitres avant d’aller s’expliquer directement auprès de Kobe, sans doute pour échanger quelques amabilités. Ses protestations lui valent une faute technique et de rentrer au vestiaire après avoir scoré 25 points. Au Game 3, pour arrêter le chrono, Ron Artest fait faute volontairement sur Pau Gasol. La faute est jugé flagrante, sa deuxième, ce qui lui vaut une nouvelle expulsion. Houston remporte le match 4, avec un Ron Artest à 10 rebonds et 6 passes, mais qui est à la peine offensivement. La série ira jusqu’au Game 7, que les Lakers arrachent avant de s’envoler pour le quatrième titre de Kobe Bryant. Mais la performance de Ron Artest n’est pas passé inaperçue à Los Angeles.

LES ANNÉES LAKERS, VERS LE TITRE ET LA RÉDEMPTION

Les Lakers sont séduits et veulent Ron Artest dans leur équipe, et le transfert a lieu dès l’été suivant. Malgré toutes les tensions accumulées en playoffs, Ron Artest et Kobe Bryant se respectent mutuellement en tant que joueurs, et ils sont ravis de devenir coéquipiers alors que les Lakers remettent leur titre en jeu. Ron Artest, l’ancien démon de la NBA débarque dans la Cité des Anges.

Ron Artest LakersIl reste chez les Lakers égal à lui-même. Favoris en playoffs, les Lakers enchaînent les victoires pour se hisser une nouvelle fois jusqu’à la finale contre leurs ennemis de toujours, les Boston Celtics. Ron Artest est le baromètre des performances des Lakers dans la série. Quand il shoote bien, Los Angeles gagne, comme au premier et sixième match, où il score 15 points. La série et la saison entière se joue sur un match 7 ultime. Ron Artest donne tout ce qu’il a : interceptions, défense rugueuse et spectacle offensif, il finit avec 20 points. Phil Jackson dira que c’est Ron Artest qui a apporté toute l’énergie à son équipe et au public, qui l’adore. Les Lakers sont une nouvelle fois champions. Ron Artest ajoute un titre NBA à sa carrière. Cette saison est la preuve que Ron Artest, lorsqu’il se maîtrise et qu’on lui permet de jouer son jeu est un pari gagnant. Le gamin terrible achève sa quête de rédemption. Scène surréaliste, il remercie son psychiatre dans une interview émouvante.

Ron Artest restera trois saisons supplémentaires chez les Lakers. Mais son niveau de jeu n’a plus l’éclat de ses plus belles années, il est moins rapide, sa condition physique se dégrade. Ron Artest a changé, mais sportivement parlant pas toujours en mieux, ses statistiques sont en baisse malgré un temps de jeu qui reste conséquent. En 2011, il demande à changer de nom, il devient Metta World Peace. Difficile d’oublier les nombreux débordements de Ron Artest, même si désormais on lit « Paix universelle » sur son maillot. Mais une chose est sûre, le fougueux Bad boy a terminé sa thérapie, tout en gardant un côté complètement imprévisible, mais plutôt de doux dingue. Interrogé sur sa condition physique par une journaliste (des doutes existaient sur son poids), il lui répond : « Si tu voyais mes abdos, tu quitterais ton mari. »

Metta World Peace est désormais plutôt réputé pour sa répartie complètement dingue face aux questions. Il est presque impossible de lui arracher une réponse sérieuse. Metta World Peace est encore plus compliqué à cerner que Ron Artest, un joueur fantastique, capable du pire et du meilleur, qui malgré tous ses déboires est parvenu à avoir une carrière incroyable. Aujourd’hui exilé en Chine, Metta World Peace régale ses fans de sa personnalité et pense à changer de nom pour devenir « The Panda’s friend ». Ron Artest, peu importe son nom, a toujours été dans un autre monde.

PALMARÈS EN CARRIÈRE

  • 13,8 points, 4,7 rebonds, 2,8 passes, 1,8 interceptions en carrière, 931 matches en NBA
  • Sélectionné au All-Star Game 2004
  • Élu dans la All-NBA Third Team en 2004
  • Meilleur défenseur de la ligue en 2004
  • Champion NBA avec les Los Angeles Lakers en 2010
  • J. Walter Kennedy Citizenship Award en 2011

Crédits photos : NBA.com/imageglides.com/rantsports.com/ESPN.com

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About BBMover (11 Articles)
Etudiant passionné de basket depuis quelques années, je m'intéresse à la NBA sous tous ses aspects, historiques et techniques. Rédacteur du site Basketball Moves.

1 Comment on [Portrait] Ron Artest : le nom qui a fait trembler la NBA

  1. Les vidéos résument très bien le personnage. J’adore ses punchlines ^^

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