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[Portrait] Bruno Coqueran, l’équilibre !

Portrait

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

Le 4 janvier 1994, Cholet Basket, dans une Meilleraie en fusion, met la fessée aux Croates de Zadar en Coupe d’Europe. Le meilleur joueur de la rencontre est un jeune intérieur, formé au club. Son nom : Bruno Coqueran. 

Dresser le portrait de Bruno Coqueran n’est pas une mince affaire. Ce n’est pas l’exercice d’écriture qui pose soucis. Vous en vous doutez bien… Ce qui pose problème, c’est que Bruno est un joueur de devoir. Il est bon mais ne brille pas chaque soir de match. C’est un joueur d’équipe, un coéquipier modèle. Dans la NBA actuelle, je le comparerais à Tristan Thompson des Cavs. Un joueur dur, présent en défense et qui laisse briller les autres offensivement. Il est celui qui n’a pas besoin de la balle mais  il reste un pion essentiel (indispensable ?) dans une équipe. Alors, quand ce 4 janvier, il y a 25 ans, il écrabouille les intérieurs Croates de Zadar en Coupe des Coupes, c’est l’apothéose pour ce besogneux. Avec 16 points et 9 rebonds, Coqueran s’éclate. CB est alors leader de son groupe à égalité avec l’ Aris Salonique. Pourtant génial, voilà ce qu’il déclare, encore transpirant sur le parquet, au journaliste du Courrier de l’Ouest :

« On a su aborder la rencontre comme il le fallait en jouant très bien la contre-attaque. Les Croates jouent sur 25 secondes en attaque puis ils accélèrent et c’est quelque fois un jeu difficile à contenir. On a toujours gardé 10 points d’avance. C’était l’essentiel. Je crois que j’avais une bonne pêche ce soir, et une grande confiance en attaque. Mais c’est vrai qu’avec les passes décisives d’Antoine (Rigaudeau), tout est plus facile. »

Sa présence aide à l’ indispensable équilibre du jeu choletais. Derrière les leaders  naturels de Cholet que sont Antoine Rigaudeau, Mike Jones ou José Vargas, Bruno reste humble. Sa détente, des qualités naturelles hors normes, mais aussi un travail d’acharné à l’entrainement : voilà de quoi se constitue Coqueran. De plus, il cherche constamment à s’améliorer et c’est un dur au mal : 

« Bannister (ex joueur des Knicks et des Clippers) m’a encore donné du soucis. Il met pas mal de coups, mais j’encaisse bien et je crois que je lui en ai donné autant. Ce type d’affrontement ne me dérange pas à partir du moment où j’en sors pas avec des dents cassés. »

DES BLEUS…

A Cholet, Bruno y a débarqué en 1989. Il y débute chez les espoirs sous la coupe de Jacques Castel, l’ancien directeur du Centre de Formation des rouges et blancs.  Encore tendre, il va patienter et se bâtir un physique hors norme de joueur de devoir mais capable d’exploit. C’est ainsi qu’il colle 43 points avec ces mêmes espoirs Choletais contre Monaco ou 31 points face à St Quentin. En 1991-92, dans le rôle de remplaçant de Ian Lockart, un bahaméen passé par les Suns de Phoenix, il débute réellement. Coqueran est alors sous les ordres de Jean Paul Rebatet ex coach de Nantes. 3ème de l’Euro Espoir aux côtés de Yann Bonato puis prêté à Villeurbanne pour prendre du temps de jeu, il éclate. Coaché par Eric Beugnot, il devient le 6ème meilleur rebondeur de la Ligue. En plus, il cumule 7 points par rencontre. C’est alors qu’il est retenue pour l’Euro. D’ailleurs, Bruno Coqueran compte 21 sélections en équipe de France. Au Championnat d’Europe 1993, les bleus battent la Turquie, la Bulgarie, l’Allemagne de Dirk Nowitzki et l’Estonie mais chutent contre la Croatie avant d’affronter la Grèce en 1/4 de finale. La défaite de deux points 61 à 59 sera difficile à accepter. Au final, les tricolores terminent à une modeste 7ème place.  Devancé par Courtinard et Ostrowski dans la rotation ou bien Jim Bilba, Coqueran joue peu.

93-94

Cholet Basket (1993 – 1994). Numéro 15 : B.Coqueran

AUX BLEUS !

Devenu un joueur défensif respecté, sous les ordres de Laurent Buffard, Bruno est malheureusement trop souvent handicapé par les blessures. Il se fait entre autres, un trait de fracture aux vertèbres lombaires. Au final, en Pro A, on le retrouve à Cholet (1989 – 1992 puis 1993 – 1997), Villeurbanne (1992 – 1993), Le Mans, Evreux ou Strasbourg. Un temps, il courre pour Angers St Léonard (National 3) , La Séguinière (Nationale 2) Et là, c’est souvent une histoire d’amitié (Olivier Alinei à St Léonard) (Ron Anderson à La Séguinière). Au total, Coqueran totalise 225 matchs dans l’élite pour 7 points de moyenne en carrière. La meilleure saison de sa carrière, sur le plan statistique, a lieu à Evreux où il plante plus de 11 points/rencontre et gobe 9,5 rebonds de moyenne. Le tout en 34 minutes de jeu.

Francilien d’origine, né à Créteil dans le Val de Marne en 1970. notre gentil géant de 2m06 a tourné la page du basket depuis ses exploits sur les terrains. En effet, un temps,  il est en gestion d’une société de vêtement de grande taille (Menkino). 
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Cholet – Maville.com

A présent, il est coach sportif dans les entreprises pour développer le bien-être. Il donne encore des cours de cross training, Place Mondement, en plein cœur de Cholet sa ville d’adoption. Dans cette mission, Bruno est accompagné par Damien Gaudin, le vainqueur du prologue de Paris Nice en 2013 et ancien coureur cycliste professionnel. 

PALMARÈS

  • 1993 – 1994 : All Star LNB
  • 1992 : Médaillé de Bronze au Championat d’Europe U22

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About sunkiddbr (14 Articles)
Amoureux de Gozilla depuis mon plus jeune âge, je suis devenu fan des Suns ! De Sir Charles à Dan Majerle en passant par Nash, via Stoudemire pour aller jusqu'à Devin Booker : PHX a le monopole de mon coeur. Je veux du soleil !

1 Comment on [Portrait] Bruno Coqueran, l’équilibre !

  1. ça faisait un bail que je n’avais pas revu le nom Bruno Coqueran, ça fait plaisir. Un joueur de devoir que j’ai eu la chance de voir un paquet de fois du temps de son passage au Mans… Par contre j’ai noté une coquille, en 1993, Dirk Nowitzki avait 15piges. A l’époque, les leaders de la nationalmanschaft étaient, le légendaire Henrik Rodl plus le trio du Bayer Leverkusen, le shooteur, Michael Koch, l’ailier au bandana, Henning Harnisch (un joueur que j’adorai) et la tour de contrôle Christian Welp. Une équipe improbable qui avait fini championne d’Europe malgré l’absence de leur star, Detlef Schrempf.

    Ps: Bruno Coqueran, en plus basket, il me semble que Bruno Coqueran a été champion de rameur…

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