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[Jeux Vidéos] Team USA Basketball ; le rêve pixelisé de la Dream Team

Hormis la Dream Team de 1992, aucune autre équipe de basketball ne pouvait décemment prétendre tenir le haut de l’affiche d’un jeu vidéo à elle toute seule. En 1992 Electronic Arts l’a bien compris, et décide de sortir sur la Megadrive de Sega, un jeu sobrement intitulé Team USA Basketball. L’occasion unique d’incarner, certes de manière virtuelle, les membres de cette équipe légendaire.

Team_USA_BasketballAu début des nineties, les jeux de basket estampillé NBA commencent tout doucement à innonder le marché du jeu vidéo. Electronic Arts, l’éditeur américain qui possède les droits de la NBA en profite pour sortir la série des « NBA Playoffs ». Une série qui est en quelque sorte considérée comme les prémices de NBA Live. Sans entrer dans les détails inhérent à cette licence (nous tâcherons de nous y atteler plus tard sur Basket Rétro), il est important de souligner que Team USA Basketball est en fait une sorte de « spin-off » de la série NBA Playoffs. Pour faire simple, disons que Electronic Arts, afin d’économiser un peu d’argent (bouuuh) et dans l’optique de sortir le jeu dans les délais (ouaiiii) pour coller aux calendriers des JO, réutilise ici la mécanique, ainsi que le charte graphique ou encore le gameplay de NBA Playoffs, et plus précisément de Bulls VS Lakers sorti la même année. Au delà de ces petits aspects techniques de fabrication, voyons plutôt si Team USA Basketball mérite qu’on s’y attarde.

UNE LICENCE BIEN EXPLOITÉE

Tout d’abord, on peut compter sur le sérieux et le savoir faire des gens de chez EA. Ils bichonnent leurs produits sous licences, et à cette époque, ils sont les rois en la matière. TUB (ça ira plus vite) ne déroge pas à la règle. Ainsi, si vous retrouverez au grand complet le roster de la Dream Team, d’autres équipes nationales viennent embellir l’écran de sélection. Et là aussi les équipes sont représentés par les véritables joueurs. L’éditeur prend cependant quelques libertés avec le line-up du tournoi final de Barcelone. Vous pourrez ainsi choisir d’incarner l’Italie ou la France, toutes deux absentes des JO 1992, et à contrario, le Brésil ou l’Allemagne ne sont pas jouables bien que présents lors des jeux cet été là.

team-usa-basketball-01Quoiqu’il en soit, il est agréable de retrouver les joueurs internationaux ayant marqué cette époque bénie des nineties. Et on ne va pas se plaindre de la présence de notre équipe nationale, n’en déplaise à Oscar Schmidt et au peuple « auriverde ». Une équipe supplémentaire intègre le plateau. Il s’agit de la sélection internationale des All-Star. Regroupant les meilleurs joueurs du jeu, hors USA, cette équipe montée de toutes pièces est bien entendu présente pour tenir la dragée haute à la Dream Team. Avec Toni Kukoc, Luc Longley, Rik Smits ou encore Arvydas Sabonis dans ces rangs, cette sélection fictive a fière allure. Elle s’impose tout naturellement comme le véritable rival virtuel de Team USA dans le jeu.

DES OPTIONS ET DÉCEPTION

team-usa-basketball-04Avant d’enfiler votre paire de Sneakers, un passage par le menu des Options sera nécessaire. Il vous est proposé de choisir le temps de la rencontre, ainsi que le niveau de difficulté (de pré-saison pour les débutants à Showtime pour les joueurs confirmés) par exemple. Vous aurez également le choix entre un match exhibition, ou le mode tournoi. Une fois votre équipe sélectionnée, place aux hymnes. Une bonne idée des programmeurs. En plus de retrouver les mélodies des hymnes nationaux, les avants matchs sont l’occasion de revenir en images sur les principales caractéristiques du pays choisi. Ainsi, sous forme d’une petite carte postale, les principaux monuments ainsi que l’histoire des nations qui sont sur le point de s’affronter s’affichent à l’écran. Un petit détail, mais qui a le mérite d’exister et qui vous permettra de réviser votre histoire-géographie de façon ludique.

Du côté du gameplay, comme on le dit souvent lorsque l’on parle de rétrogaming, il est important de se resituer dans le contexte de l’époque. Ainsi, les actions se limitent au strict minimum. Passes et shoots en attaque,et contres et interceptions en défense. Débrouillez vous avec ça ! On peut préciser qu’une feinte de shoot existe en pressant avec délicatesse le bouton d’action, et que si vous partez seul au panier, votre joueur exécutera un dunk de façon aléatoire.

team-usa-basketball-08En plus de proposer les rosters officielles des équipes, Electronic Arts a pensé à inclure les us et coutumes de jeu de la FIBA. Là aussi, si ça reste dans le domaine du détail et de l’anecdotique, c’est bien vu de la part de l’éditeur US. De ce fait les matchs sont découpés en mi-temps et les raquettes ont la forme trapézoïdale de l’époque. Concernant les règles à proprement parler, l’arbitre interviendra pour siffler les classiques passages en force ou les défenses un peu trop agressives. Attention à ne pas vous faire expulser après les 5 fautes de rigueur. Dans la rubrique détail, on peut aussi ajouter que lorsque vous mettez le jeu en pause, vous accédez à l’interface « replay », qui vous permet de revenir en arrière pour décortiquer vos actions. Encore une petite option sympathique mais qui va vite trouver ces limites.

dreamteamCar oui, si l’emballage du jeu de Electronic Arts est plutôt joli au premier regard, il souffre de plusieurs lacunes lorsque l’on s’attarde un peu plus son cas . Tout d’abord, dans son déroulement. Le jeu est saccadé. Lent. On se traîne. Magic Johnson joue forcément en tongs pour être aussi lent tandis que « His Airness » semble avoir abusé des tapas sur les Ramblas de Barcelone tant il n’a jamais aussi mal porté son surnom de « Air » Jordan. Ensuite le jeu est souvent fouillis. On ne distingue que difficilement le ballon lorsque 4 ou 5 joueurs s’agglutinent autour du cuir. On se surprend alors à  appuyer au hasard et avec insistance sur la touche interception en priant pour réussir à chiper la gonfle sans faire faute. Techniquement aussi, TUB n’est pas à proprementparlé mal réalisé, nous sommes en 1992, faut-il le rappeler.

Mais l’absence de bruits d’ambiance pendant les parties plombent un peu l’atmosphère, le public ne se réveillant que pour les paniers inscrits. C’est vraiment dommage que Electronic Arts se soit juste contenté de transposer le jeu Bulls Vs Lakers avec ses défauts pour accoucher de Team Usa Basketball. Certes quelques petites sucreries viennent embellir le tout par ci par là, comme les présentations des pays où la présence d’une équipe All-Star Internationale, mais dans l’ensemble ça reste un peu du réchauffé. Pourtant il y avait matière à réaliser un soft un peu plus relevé et emblématique. Manque de temps ou d’ambition ? Surement un peu des deux, à notre grand désarroi.

PAS DE PODIUM POUR TEAM USA BASKETBALL

Malgré tout ses petits défauts, Team USA Basketball, de part la licence qu’il exploite reste un jeu particulier dans l’histoire du jeu vidéo. Malheureusement pour lui, c’est finalement le seul aspect notable qui le différencie de la concurrence. Pour le reste il est à peine un jeu de basket-ball honorable. Une partie ou deux auront vite raison de votre patience. Juste le temps de mettre Jim Bilba en opposition défensive sur Karl Malone et d’envoyer Hugues Occansey au dunk par dessus Pat EwingTeam USA Basketball peut se regarder comme un objet insolite ou collector, témoin d’une époque où une équipe de 12 mecs en Jersey étaient en mesure de porter à eux-seuls la licence d’un jeu vidéo. Et juste pour ça, Team USA Basketball trônera toujours en bonne place dans la vitrine où sur les étagères des fans de la balle orange que nous sommes.

Montage une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

Crédits photos : gamefabrique.com

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About Waka Bayashi (94 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

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