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[50 Years of Bulls] Toute l’histoire des Chicago Bulls : la saison 1969-70

50 Years of Bulls

Fondée le 16 janvier 1966, les Chicago Bulls vont fêter cette année leur 50ème anniversaire. Et à cette occasion, Basket Rétro a prévu de fêter cet événement à sa manière, par l’intermédiaire d’un des plus grands experts en la matière, Chicago_6. Après vous avoir proposé le recap de la saison 1968-1969, place aujourd’hui à la saison 1969-1970.

L’intersaison est quelque peu agitée pour les Bulls, avec les sélections à la Draft de Larry Cannon et Norm Van Lier, un meneur ultra combatif que Chicago décide pourtant d’envoyer à Cincinnati. Lorsque les deux équipes s’affrontent en pré-saison, Van Lier et Jerry Sloan en viennent aux mains et se battent jusque dans les tribunes, assommant même un vendeur de pop corn par mégarde avant d’être séparé par les autres joueurs ! Mais surtout, grâce à ses bonnes relations avec les 76ers, le GM Pat Williams parvient à monter un trade pour obtenir Chet Walker, triple All Star et Champion NBA 1967 avec Philadelphie, un joueur d’expérience et un scoreur de qualité à l’aile. Mais si au départ Walker est plus que réticent de quitter une équipe solide pour une Franchise jeune et sans repère, allant jusqu’à menacer de prendre sa retraite, une augmentation de salaire et un contrat de 3 ans à 55.000$ par an finissent par le convaincre.

Mais la bonne surprise du début de saison, c’est Bob Love. Longtemps blessé lors de l’exercice précédent, l’ailier fort est désormais en grande forme et dispose de la confiance de son coach, qui n’a pas hésité à trader Bob Boozer pour lui offrir la place de titulaire au poste 4. Avec 27 pts contre Philadelphie le 4 novembre, 27 également face à Boston 4 jours plus tard puis 32 devant Atlanta au match suivant, il lance les bases d’une saison de haute volée ou ses feintes incessantes et son shoot mi distance font ravage, avec aussi 34pts face à San Francisco et 30 contre Philadelphie alors qu’on est encore en novembre. De quoi faire dire à Pat Williams qu’il a eu raison de tenir tête à Dick Motta qui voulait le trader …

Tom Boerwinkle @ Sports Illustrated

Tom Boerwinkle @ Sports Illustrated

Le duo Walker/Love cartonne et permet à l’équipe de s’équilibrer entre sa défense, toujours dirigée par un Jerry Sloan intraitable, et son attaque, avec un Clem Haskins au sommet de sa forme et dans un rôle de créateur qui lui va à merveille. Il dispose d’une variété d’option pour distribuer la balle et se régale, doublant sa moyenne de passe par rapport à la saison précédente ! Les résultats suivent, avec un bilan de 13-11 après une victoire en prolongation sur le parquet des Lakers. Hélas, le mois de décembre sera loin d’être du même acabit, avec seulement 4 succès pour 12 revers dont quelques cartons assez violent comme 146 points encaissés à San Diego, 125 à Baltimore ou encore 126 puis 129 lors de 2 matchs à Philadelphie…

Le 8 janvier 1970 restera comme une grande date pour les Bulls. Une panne de chauffage menace la tenue de la rencontre face à Phoenix, sachant qu’on est sur 10 jours de suite en dessous de 0 à Chicago à ce moment là. Le match a finalement lieu avec des gros blousons distribué aux spectateurs. Sur le parquet, le pivot Tom Boerwinkle capte 37 rebonds en 35 minutes, une marque qui n’a pas été battue depuis, seul Moses Malone l’égalant quelques années plus tard. Chicago établi également quelques records dont 152pts inscrits, 56/71 aux lancés francs et 5 joueurs à plus de 20 pts (dont 22 pour Boerwinkle) !

Mais l’équipe ne parviendra pas à construire sur cette folle soirée. Les défaites s’accumulent et la blessure au genou de Jerry Sloan perturbe l’équilibre défensif de l’équipe. Il manquera 23 rencontres et sans lui le groupe souffre énormément. D’ailleurs, c’est quelques matchs après son retour que l’ensemble retrouve des couleurs. Une qualification en Play-off est encore jouable, mais il faut absolument gagner un maximum des matchs restants.

A l’époque, il n’était pas rare de voir des équipes jouer 3 fois en 3 jours, mais c’est une série de 5 matchs en 5 jours qui attend les Bulls du 13 au 17 mars. Chicago gagne les 3 premiers mais Sloan se casse deux côtes et se fend le sternum sur un contact un peu viril. Il insiste pour jouer et supplie Dick Motta de le faire jouer contre Cincinnati.

« Je l’ai mis titulaire » racontera plus tard le coach des Bulls « Mais il avait 2 côtés cassées et ne pouvait pas lever le bras, Chet Walker et moi avons du lui mettre son maillot et sa veste ». Lors d’un temps mort en 2ème mi-temps, Jerry motive ses partenaires : « Allez les gars, on peut remonter 33pts, c’est faisable ». Devant les visages incrédules de ses partenaires, il regarde le tableau d’affichage et se rend compte que l’écart n’est que de 3pts. « Il était tellement fatigué qu’il ne savait même plus ce qu’il disait » reprend Coach Motta. Les Bulls s’imposent 142-140 en prolongation et assurent la qualification, ce qui permet à Motta de laisser Sloan au repos pour les derniers matchs de saison régulière.

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Jerry Sloan @ Getty Images

Les Bulls finissent à 39-43, un bilan similaire à Phoenix, mais restent devant l’équipe de l’Arizona grâce à leur supériorité dans les confrontations directes (4-2). Opposés à Atlanta, meilleur bilan de l’Ouest (48-34) et grosse équipe défensive, Les Bulls savent qu’ils sont loin d’être favoris et lorsque Joe Caldwell et Lou Hudson cumulent 75pts à eux 2 lors du Game 1, on sent que ça va être compliqué. Les Hawks remportent le Game 1 de 18 pts, le Game 2 de 20 pts et arrivent confiants à Chicago, ou ils prennent le Game 3 dans un match plus serré (106-101). Les Bulls prendront le Game 4 (131-120), avec 39pts de Chet Walker et 29pts/13asts de Clem Haskins mais s’inclineront de manière assez logique lors du 5ème match à Atlanta.

Néanmoins Chicago a retrouvé les Play-Offs et de l’ambition. Les très bonnes saisons de Chet Walker (Sélectionné au All Star Game, 21.5pts à 47.7%, 7.7rbs), Bob Love (21.0pts, 8.7rbs), Jerry Sloan, sélectionné dans le 2ème cinq défensif de la ligue (15.6pts et 7.0rbs pour un arrière !) et la montée en puissance de Tom Boerwinkle (10.4pts, 12.5rbs) rendent optimiste. D’ailleurs le public l’a bien compris et vient de plus en plus nombreux au Chicago Stadium, augmentant considérablement l’affluence par rapport à la saison précédente (de 3790 à 10050 en moyenne). Il faut dire que le GM Pat Williams a des idées pour les faire venir, en créant Benny the Bull (la 1ère mascotte de la NBA), ainsi qu’en étant le 1er à installer des Cheerleaders le long de la touche ! L’ensemble apparaît enfin cohérent et apporte un peu d’espoir pour la suite …

LA SAISON 1969-70 DES BULLS EN CHIFFRES

  • Bilan : 39 Victoires – 43 Défaites
  • Classement : 3ème de la Western Division
  • Attaque : 114.9 points marqués (10ème sur 14)
  • Défense : 116.7 points encaissés (6ème sur 14)
  • Meilleur marqueur : Chet Walker (21.5 points)
  • Meilleur rebondeur : Tom Boerwinkle (12.5 rebonds)
  • Meilleur passeur : Clem Haskins (7.6 passes)

Ecrit par Chicago_6

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

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About Patrick Parizot (765 Articles)
Fondateur et rédacteur en chef de Basket Retro. Grand passionné de la balle orange et surtout adepte du basket en tout genre. Apprécie particulièrement le basket vintage et notamment celui des années 70.

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