Jesse Owens, un athlète noir face à Hitler
22 août 1951. Le stade olympique de Berlin était bourré à craquer, 75 000 personnes en coude à coude pour assister à ce match de basket. Quinze ans après que l’Allemagne nazie ait célébré dans un faste martial les Jeux Olympiques de 1936. Quinze ans après qu’un certain Adolf Hitler ait quitté ce stade pour ne pas avoir à serrer la main d’un athlète noir, Jesse Owens, juste après qu’il ait triomphé dans l’épreuve du 100 mètres.
Ce 22 août 1951, restera une date dans l’histoire du sport. Un symbole de l’après-guerre, alors que la « Guerre Froide » bat son plein. 75 000 allemands, un record absolu pour un match de basket à l’époque, sont installés pour ovationner dix athlètes noirs, coachés par un américain juif, sur le lieu même d’un holocauste racial. Plus qu’un symbole. Une incroyable émotion.
A la mi-temps du match, un hélicoptère se pose au milieu du stade. Un athlète noir en émerge, descend du gros frelon bourdonnant en saluant. C’est Jesse Owens. De retour dans ce stade, quinze ans plus tard pour obtenir l’ovation qu’il avait toujours méritée. Le maire de Berlin s’avance vers lui, lui prend les deux mains :
« Il y a quinze ans sur ce stade, Adolf Hitler vous avait refusé sa main. Moi, aujourd’hui, je vous tend les deux… »
Un cataclysme d’applaudissement s’abat sur le stade. Jesse Owens et les dix athlètes noirs entament un tour de piste. Les gens ne se rassoiront qu’après dix longues minutes de standing ovation. Jesse Owens reçoit l’hommage d’une foule monstrueuse accourue pour saluer les plus fantastiques ambassadeurs qu’ait jamais eu le basket : les Harlem Golbe Trotters. Ces derniers entament une tournée mondiale qui émerveillera les cinq continents, qui en fera l’équipe de sport la plus connue de la planète tous sports confondus.
JESSE OWENS FACE A HITLER
Crédits photo : Arizona Daily Star


Une magnifique histoire !
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jesse owens affirme lui meme d’avoir serrer la main au furher
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